Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 juin 2007

L’intervention de Bertrand Delanoë au Conseil National

Filed under: 01 - Etudes et analyses,14 - Refondation du PS — iledere @ 20:03

delanoe.jpgConseil National du Parti socialiste.

samedi 23 Juin

Mes chers camarades,

Les Français se sont exprimés. Une période s’achève, un cycle commence. Prenons d’abord conscience qu’en presque cinquante ans de Vème République, nous n’avons gagné que trois élections nationales : en 1981, 1988 et 1997. Cette dimension presque exceptionnelle de nos succès, nous devons l’intégrer à une évaluation lucide de ces trois victoires. Et de ce que nous avons fait de chaque période qu’elles ont ouverte ! Car l’autocritique partielle devient partiale et donc sans grande portée, si elle ne s’appuie pas à la fois sur nos insuffisances passées, bien sûr, mais aussi sur nos réussites au pouvoir, qui ont réellement fait progresser la société française.

Ce qui caractérise également ces trois dates, c’est la conjonction d’une situation politique bien appréhendée, d’un projet identifié et d’un leader dont l’ambition légitime est mise au service d’un dessein collectif qui le dépasse. Cette analyse doit nous servir pour assumer les devoirs qui nous engagent, maintenant.

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29 juin 2007

Rénovation du PS: La position des partisans de Ségolène Royal

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 21:43

meetingsego1.jpgPARIS (AFP) – « Nous pensons qu’il faut consulter les militants sur le calendrier (proposé par François hollande au Conseil National, et approuvé à l’unanimité moins 3 voix), qui doit être resserré », a déclaré Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à la sortie du BN. Selon lui, cette consultation doit intervenir « avant l’été ».

Egalement proche de Ségolène Royal, le sénateur David Assouline a estimé qu’un tel référendum interne « donnerait plus de force au processus de rénovation » et constituerait donc un atout « pour les élections municipales » de mars 2008. François Rebsamen, par ailleurs numéro deux du PS, est aussi de cet avis.

M. Roger s’est d’autre part prononcé pour un congrès « en octobre-novembre » et a souhaité que le parti puisse ensuite « déterminer très rapidement qui serait la personne » incarnant le projet des socialistes. « Je pense qu’on peut le faire à partir de 2008 ».

Les partisans de Ségolène Royal contestent ainsi le schéma prévu par le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, qui préconise un congrès à l’automne 2008, conformément au rythme triennal de ces réunions.

Les députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce ont demandé « un changement de direction » du parti, au profit d' »une direction collégiale », selon le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll.

Cependant, a-t-il indiqué, « la majorité des interventions » a tourné autour de l’idée qu’il faut « un processus long de débat » avant de poser la question du leadership du PS et de la gauche. Est intervenu dans ce sens, entre autres, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli, lors d’un débat « où chacun a pu s’exprimer de manière franche et claire », a rapporté M. Le Foll.

Sont aussi sur cette ligne, selon des participants interrogés après la réunion, les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Martine Aubry.

M. Hollande « fera une proposition globale, portant à la fois sur le calendrier et sur les thèmes » du processus de reconstruction de la gauche, samedi lors du Conseil national du parti. Cette proposition, qui « n’est pas encore arrêtée » selon M. Le Foll, sera soumise au vote du CN, a-t-il confirmé.

De son côté, Benoît Hamon (gauche du parti) a estimé qu’organiser un vote de tous les militants reviendrait à « délégitimer le CN » élu par le congrès de novembre 2005.

25 juin 2007

Le O.U.I de la Social-Démocratie française : Outils – Utopies – Idéologie

Filed under: 01 - Etudes et analyses,14 - Refondation du PS — iledere @ 8:29

dsk_31.jpgI. La social-démocratie : idéologie, outils et utopie

Le PS s’est enrichi de nombreux nouveaux adhérents, mais certains semblent plus attirés par telle personnalité que par le contenu idéologique de ses propositions.

Beaucoup sont favorables à la rénovation du PS et ne semblent pas s’opposer fondamentalement à la social-démocratie dans ses objectifs. Cependant, nous constatons tous qu’un grand nombre d’entre eux sont prêts à suivre des « icônes » populaires, même dans leurs errements d’image, d’affect, d’effet de groupe …, ce qui est loin d’un engagement citoyen réfléchi et constructif.

C’est pourtant un point essentiel qui caractérise le militant socdem. Pour être entendus, pour ne pas laisser le PS dériver dans la démocratie d’opinion et le culte de la personnalité, il nous faut faire preuve d’une pédagogie qui fasse bien faire comprendre notre idéologie, et si nous devons faire un effort de diffusion, il doit porter sur la doctrine. La majorité des électeurs, qu’ils soient socialistes ou non, semble avoir une perception erronée de la social-démocratie. Pour beaucoup, il suffit d’être réaliste dans la gestion de la société capitaliste, d’avoir des valeurs plus humanistes que cyniques pour se voir classé ipso facto parmi les socdems. Donc Borloo et Bayrou seraient des socdems, ce qui est loin de la réalité.

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24 juin 2007

Notre camarade Pierre Guillemain nous a quitté…

Filed under: 16 - Ile de Ré — iledere @ 8:48

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23 juin 2007

Conseil National du 23 juin 2007 : Motion présentée par François Hollande

Filed under: 01 - Etudes et analyses,14 - Refondation du PS — iledere @ 19:45

cn2.jpgCette motion détaille le processus de réflexion et de rénovation que le Parti socialiste doit conduire d’ici le prochain congrès : ses objectifs, son calendrier et sa méthode. Elle a été adoptée par l’unanimité des exprimés, moins 3 voix contre et une abstention.

Les socialistes viennent de subir deux défaites successives. Elles sont honorables, mais lourdes de conséquences.

Lors de la présidentielle, nous avons, avec Ségolène Royal, franchi largement l’étape du 1er tour, mais nous avons échoué à 47 % au second tour.

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Est-ce une question de timing ?

Filed under: 01 - Etudes et analyses,14 - Refondation du PS — iledere @ 17:32

filoche.jpgGérard Filoche, est un homme politique français de gauche né en 1945. Après avoir été pendant 25 ans un dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire, il rejoint en 1995 le Parti socialiste avec 150 autres militants et intègre immédiatement son conseil national. Depuis 2000, il est membre du bureau national du Parti socialiste. Engagé depuis 1995 au courant Gauche socialiste, il rejoint en 2002 le courant Nouveau Parti socialiste.Il est également connu de par sa profession d’inspecteur du travail. Il nous livre ici son analyse de l’échec à l’élection présidentielle

Est-ce parce que Ségolène Royal a été désignée trop tard et est-ce parce qu’elle n’a pas maîtrisé le « projet socialiste » si nous avons perdu le 6 mai ? On entend ce double argument, qui évite d’aller au fond politique des choses : on aurait perdu à cause d’une erreur de « timing ».

Sarkozy s’est préparé pendant quatre ans pour gagner, pas la candidate de la gauche, nous dit-on. Il aurait fallu et il faut faire pareil à l’avenir.

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21 juin 2007

Fadela AMARA : »Ni pute, ni soumise » Vraiment ?

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 10:21

amara.jpgFadela Amara a donc rejoint le gouvernement Sarkozy/Fillon II…
Militante des quartiers populaires depuis son adolescence, marquée à gauche, la fondatrice du mouvement féministe « Ni putes ni soumises » Fadela Amara sera chargée de la politique de la ville.
« Ni putes ni soumises » est un mouvement égalitariste mixte français, fondé officiellement en 2003, qui dénonce le sexisme qui règne dans les banlieues et les violences dont sont victimes les femmes, mais aussi l’existence même de « ghettos »

Fadela Amara, Fatiha Amara, à l’Etat civil, a vu le jour en 1964 dans une famille algérienne originaire de la Kabylie. La jeune fille rêve de faire des études de Lettres, mais elle doit se contenter d’un CAP d’employée de bureau. Elle ne renonce pourtant pas à tous ses rêves : celui d’un monde plus juste depuis la mort prématurée de son frère, à l’âge de 14 ans. La jeune Fatiha voit la police protéger le chauffard responsable du drame. Désormais, le militantisme au sein du monde associatif sera sa manière à elle de rétablir des équilibres sociaux qu’elle estime rompus.

Fadela Amara en négligera même ses devoirs de conseillère municipale lorsqu’elle le devient en 2001 pour le compte du Parti socialiste dans sa ville natale : elle ne siègera jamais…
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20 juin 2007

Revalorisation du SMIC : un instrument de régulation économique et sociale à préserver.

Filed under: 01 - Etudes et analyses,03 - Economie — iledere @ 15:39

smic.jpgAvant même que les partenaires sociaux n’en débattent, le gouvernement a indiqué la semaine dernière (Cf. F. Fillon, dans le Figaro du 15-06-07) que, cette année, la revalorisation du SMIC à intervenir au 1er juillet 2007 ne donnerait pas lieu à un « coup de pouce ».
Conformément à la loi, la hausse du SMIC serait donc limitée à 2,06% (17 centimes d’€ supplémentaires par heure de travail), soit à la somme de l’inflation et de la moitié de la progression annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire brut ouvrier.

Dans le même temps, le Premier ministre vient de faire savoir qu’il souhaite pour l’avenir que « les partenaires sociaux assument cette responsabilité de fixer le SMIC » (Cf. les Échos du 18-06-07).
Cette déclaration est une invitation claire à l’accentuation de la décentralisation de la négociation salariale, revendiquée de longue date par les organisations patronales.
Si le SMIC devait devenir un « filet de sécurité déterminé selon des critères économiques », comme le demande le MEDEF, on assisterait inévitablement à la multiplication, à terme, de salaires minima, selon les branches ou les régions, dont la fixation serait exonérée « de critères politiques ou de générosité » susceptibles de « créer des dégâts économiques graves »… En somme, des SMIC, au gré des rapports de forces sectoriels ou locaux !

L’on ne peut que dénoncer cette caution gouvernementale apportée à une revendication patronale. Celle-ci méconnaît la double fonction du SMIC, minimum social devant permettre à tous les salariés à temps complet de vivre de leur travail, mais aussi, instrument de régulation de la concurrence et d’incitation au développement de la productivité.
Remettre en cause cette seconde dimension, c’est-à-dire, freiner structurellement la croissance du SMIC, c’est assurer la survie d’entreprises archaïques, à la limite de la rentabilité et accréditer l’idée fausse selon laquelle la déflation du coût salarial est la clé du progrès économique et social.

A l’opposé de cette conception rétrograde et par ailleurs contradictoire avec la volonté affichée de « revaloriser le travail », l’on doit souligner que le SMIC est le seul instrument dont disposent les pouvoirs publics pour inciter à la négociation sur la revalorisation des minima hiérarchiques de branches.
Si l’on peut considérer que les « coups de pouce » doivent être accordés avec discernement et en tenant compte des réalités économiques, l’on doit aussi réaffirmer la nécessité de leur principe même, qui conduit les partenaires sociaux à négocier dans les branches des minima hiérarchiques maintenant ou recréant une cohérence entre les distributions des salaires et des qualifications.

Ainsi, l’on ne saurait cautionner une politique qui prétexterait l’écrasement de la hiérarchie des salaires pour remettre en cause un instrument essentiel de la régulation salariale et du pouvoir d’achat des salariés et, au-delà, de la croissance économique et de l’emploi, via la consommation des ménages.

Jean Louis Besnard

Jean Louis Besnard est Conseiller National de l’UNSA. Il est membre du “Conseil d’Orientation des Retraites”.

19 juin 2007

culture et politique… Je t’aime, moi non plus…

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 22:46

ogres.jpg« Quand j’entend le mot culture je sors mon révolver !!! »
Cette phrase est souvent attribuée à Goebbels, Elle est, en fait, du dramaturge Nazi Hans Johnst dans « Schlageter ». Mais Goebbels aurait pu en être l’auteur, lui qui, ministre de l’information et de la propagande, fit un autodafé de 20.000 livres le 10 mai 1933 sur la place de l’Opéra à Berlin.
En tous cas, elle illustre bien le rapport particulier qui lie Culture et Politique.
Multiculturalisme, droits d’auteurs, financement des arts, exception culturelle, etc., les questions culturelles sont omniprésentes dans l’agenda politique des sociétés contemporaines. Touchant à des enjeux technologiques, industriels et de cohésion sociale, mais aussi, de plus en plus, de régulation des échanges internationaux, les politiques culturelles dépassent les intérêts sectoriels du monde des arts et de la culture. Les recherches en sciences sociales sur l’art et la culture font d’ailleurs nettement ressortir l’extension des enjeux et la pluralité de leurs dimensions politiques.
Il en va ainsi toutes les fois que que l’analyse des échanges internationaux des biens et des services culturels est envisagée sous l’angle des rapports de force entre les nations ou les territoires ou que la variété des styles de vie et des registres culturels est envisagée comme la dimension symbolique des rapports de classe.
L’analyse des arbitrages collectifs relatifs au financement des arts, des équipements culturels ou des « grands travaux » donne aux économistes un domaine nouveau pour élaborer et pour tester des formes originales d’intervention publique.
L’hstoire d’Oyonnax illustre bien la vision culturelle étriquée d’un édile UMP qui semble, selon la délicieuse expression de nos cousins de Québec « solide entre les oreilles ».

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