Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

8 juillet 2007

APPEL A LA RENOVATION

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 20:47

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Quinze élus socialistes, pour la plupart quadragénaires et parlementaires, ont lancé dans une déclaration commune un appel à la rénovation du PS, menacé selon eux par l’immobilisme.

Evoquant le potentiel « immense » du parti, ses adhérents « plus nombreux que jamais », les signataires du texte, dont le député-maire d’Evry Manuel Valls et le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, ajoutent : « Pourtant, l’immobilisme demeure la tentation doninante ».

« Le parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre », ajoute ce groupe, qui dit rassembler des personnalités venant des différents courants du parti.

« Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère », déclarent les signataires.

« Disons le tout net: le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007? », s’interrogent-ils.

Outre Manuel Valls et Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, le texte est notamment signé de Christophe Caresche, député de Paris, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, et Marisol Touraine, député d’Indre-et-Loire.

Les signataires appellent « ceux qui se reconnaissent dans cette démarche » à se retrouver le 20 juillet à Evry (Essonne) pour un séminaire de travail qui, dit-on dans l’entourage du groupe, portera un diagnostic sur les défaites électorales successives de la gauche et réfléchira sur une première série de thèmes, comme la sécurité et l’autorité.

10 réponses à “APPEL A LA RENOVATION”

  1. Lu dans libération du 9 Juillet 2007 :

    Socialistes, parlons de nos désaccords !

    L’Europe et la question sociale constituent les deux principales querelles qu’il ne faut pas gommer mais dépasser.

    Par Guillaume Bachelay, Laurent Baumel, Alexis Dalem François Kalfon ET, membres des instances nationales du PS.

    Parfois décrié, caricaturé comme un règlement de compte interne au Parti socialiste, le débat sur la défaite présidentielle de 2007 est indispensable. Comment préparer les rendez-vous futurs sans comprendre ce qui a conduit la gauche à manquer à ce point celui de 2007 ? Dans ce travail d’interprétation, il n’y a pas, par principe, à jeter un voile sur les déficits et les erreurs de la candidate socialiste. Mais le même souci de lucidité et d’efficacité doit conduire à regarder en face les causes structurelles qui, en amont de la campagne, ont grevé la qualité de l’offre politique et programmatique des socialistes.
    Le PS a notamment été victime d’une radicalisation parfois excessive de clivages politiques surgis en son sein au cours des années précédentes. Sur fond de compétition présidentielle, les divergences, réelles, fortes et légitimes, à propos de la défaite de 2002, puis du traité constitutionnel européen, ont été exacerbées avant d’être dissoutes dans une synthèse artificielle. Au total, les socialistes français sont sortis de cette période avec des querelles intactes mais sans une ligne politique opérationnelle sur les sujets essentiels.
    L’objectif ne saurait être d’effacer ou de supprimer ces contradictions. Elles ne sont pas seulement celles du PS, mais celles de la gauche tout entière. Mais il est nécessaire d’organiser le débat indépendamment des échéances de pouvoir pour le dépassionner et permettre de clarifier ce qui nous sépare vraiment. La refondation et la reconquête de notre électorat sont à ce prix. Notre intuition – qui motive notre démarche – est que, pour nous socialistes, qui avons tous intériorisé l’effondrement du communisme et l’expérience du pouvoir, qui sommes tous réformistes, désireux de gouverner, soucieux des réalités, unanimement conscients des transformations du monde et de la nécessité de construire l’Europe face à la mondialisation, nos désaccords ne nous interdisent ni de nous rassembler dans le même parti, ni, le jour venu, d’exercer ensemble les responsabilités. Ils ne doivent pas être gommés, mais ils peuvent être circonscrits et, peut-être dans certains cas, dépassés.
    Considérons par exemple la question européenne qui a tant divisé les socialistes dans les années 2004-2005 et, au fond, qui «travaille» le PS depuis fort longtemps. De quoi était-il question en réalité ? D’un traité apportant quelques avancées institutionnelles, sans apporter toutes celles que souhaitaient les ­socialistes, et en y ajoutant une constitutionnalisation contestable de dispositions libérales, d’ailleurs combattues par tous les socialistes français. Voilà de ce dont il fallait discuter, au lieu de caricaturer les uns en archaïques et les autres en libéraux. Dans quelques mois, lorsque le nouveau Traité sera rédigé par la CIG, la question va se reposer. Profitons de cette période pour débattre ensemble de ce que nous attendons réellement de la construction européenne, des compromis que nous sommes prêts à faire, des limites que nous ne voulons pas franchir et des stratégies politiques que nous voulons mettre en œuvre dans l’espace public européen. Avancer de la sorte, en remettant à plat et sans anathème, l’ensemble du débat sur les voies et les moyens de notre engagement européen nous permettra, le moment venu, d’avoir des débats doctrinaux plutôt que caricaturaux.
    On pourrait dire la même chose à propos de la question sociale. Au cours des années précédentes, deux analyses se sont opposées : celle des «deux France» et celle de «la fragmentation sociale». Moins spectaculaire que le différend européen, cette querelle sur la réalité sociale française n’en est pas moins aussi profonde. Elle a empêché de penser collectivement un bon programme économique et social. Or tout le monde sait, en vérité, qu’il y a deux France et notamment une France des couches populaires et moyennes, composée d’exclus, de travailleurs précaires et de salariés modestes, vivant dans les citées, le périurbain et le monde rural, avec les difficultés de logement et des transports et l’angoisse de l’avenir. Tout le monde sait, en même temps, que cette grande base sociale ne se vit pas comme une classe homogène, traversée qu’elle est aussi par la diversité de ses situations. Tout le monde sait, enfin, que c’est la stratégie de la droite de diviser le salariat pour faire en sorte que chaque catégorie sociale se vive en concurrence avec les autres.
    On pourrait gagner du temps et de la pertinence politique si on se décidait à affronter ensemble deux questions essentielles: comment reconstruire par la politique, à travers des revendications réellement fédératrices, sinon une «classe sociale», en tout cas une dynamique d’alliance des couches populaires et moyennes ? Quel type de compromis redistributif interne, au sein de ces couches populaires et moyennes, faut-il imaginer pour rendre possible cette agrégation ? Le Parti socialiste a programmé pour l’année qui vient un processus de refondation rythmé des conventions thématiques et un Congrès. Ce processus sera utile s’il s’inspire de l’état d’esprit et de la méthode que nous proposons (voir notre site http://www.gagner-2012.net). Appartenant à différentes sensibilités de ce parti mais aussi à une génération qui veut retrouver le plaisir fraternel du débat (et parfois du combat) des idées, nous prendrons toute notre part, en commun et chacun de son côté, à ce travail de clarification et de reconstruction.

  2. SERGE dit :

    Tous ces commentaires font enfin plaisir. on a l’impression de vouloir enfin sortir du tunnel.

    Même si je conteste très activement les rivalités au sein de notre famille, je me refuse d’opposer ceux qu’on appelle à mon avis à tort les éléphants et la plus jeune génération dite des lionceaux.

    Mais il faut absolument donner les rênes aux « quinqua » et aux « quadra » tout en s’appuyant sur l’expérience des plus anciens.

    Il y a parmi ces plus jeunes des têtes « solides » et « bien pleines » mais avec une dialectique et des idées plus modernes pour faire évoluer notre mouvement et mieux répondre à l’attente de nos concitoyens.

    Parler de rénovation me paraît mieux adaptée que de parler de refondation car si effectivement les dernières échéances éléctorales constituent un échec, il ne faut pas oublier qu’en termes de score en valeur absolue est particulièrement encouurageant, on ne peut-être trop défaitiste.
    Cependant ,il faut rapidement trouver une stabilité pour ne plus être attaqué par ce nouveau pouvoir qui n’a pour règle que de laminer ceux qui lui résiste.

    Sous ses airs de tolérance et d’ouverture « notre éminence grise voire plutôt noire » n’a que pour objectif d’éliminer tous ceux qui lui résistent.

    Il suffit de voir comment il agit avec sa majorité, il est le seul maître a bord.

    Il faut combattre ses idées en se méfiant de ses mesures qui peuvent paraître alléchantes .

    Je maintiens mon point de vue de toujours que compte tenu de ses déclarations parfois nauséabondes qu’il a exprimées depuis plusieurs années, je considère qu’il présente un certain danger pour la paix civile, le naturel revient malheureusement toujours au galop !

  3. Démocryte dit :

    « C’est dur de tirer contre son camp… » Cela dit, c’est devenu un sport aussi.

    « Feu à volonté sur le Quartier Général » a dit le président Mao avant de s’engager dans la révolution culturelle. Oui, il y a quelque chose de pourri au royaume du PS, mais voilà : éradiquer le mal peut se révéler plus tragique que de le subir.

    D’où vient le mal, sinon du fait que le PS s’est mué en un parti d’élus complètement décalé de sa base sociale ? C’est là une crise que la sociale démocratie à toujours connues, périodiquement : relire les critiques de Saurel contre le bureaucratisme de Jaurès et celle de Lénine contre Kautski. Avec la même conclusion : ce bureaucratisme (on dit aujourd’hui technocratisme) conduit à la trahison. Pour Saurel, Jaurès limite la liberté syndicale ; pour Lénine, Kautski (SPD allemand) est coupable d’adhérer à la guerre de 14-18.

    Il faut regarder à la tendance à la bureaucratisation (ou « technocratisation ») comme une tendance normale de la social-démocratie. De plus, il me semble que, paradoxalement, ce qui est la faiblesse actuelle (la tendance au technocratisme) peut devenir l’atout de demain. Si la technocratie PS implantée dans les collectivités locales bloque aujourd’hui toute réforme, elle peut devenir un acteur du changement pour peu que l’on ait l’audace de renverser un certain nombre de perspectives.

    1. Face à la mondialisation, la priorité est de renforcer les solidarités, la cohésion sociale, car c’est précisément ce qu’entame la mondialisation. La concurrence entre les nations ne se joue que marginalement par rapport au nombre de multinationales que « possède » chaque pays ; elle se joue à la capacité de « supporter » la mondialisation, un peu comme un pays « supporte » une guerre. La plupart des guerres sont perdues parce que « l’arrière », les civils n’en peuvent plus.

    2. Cette cohésion sociale sera plus facile à construire à partir des collectivités locales où la gauche est fortement implantées. Elles peuvent, mieux que l’Etat, valoriser les ressources locales (développer des réseaux, adéquation des formations professionnelles et des besoins locaux, etc.) et développer les solidarités. L’Etat à lui un rôle de plus en plus marginale que nous n’avons pas encore actualisé dans nos consciences. Il a perdu ses fonctions régaliennes (la BCE bât monnaie à sa place ; l’OTAN et l’ONU sont des cadres quasi obligés pour des opérations militaires ; la justice française est de plus en plus tributaire des législations européennes et de l’OMC et la lutte contre le crime organisé nécessite des coopérations internationale). Autrement dit, l’Etat n’a plus qu’un prestige symbolique et Sarkozy à beaucoup joué de la crainte de « perdre » l’Etat volontariste des Trente glorieuses (mais celui-ci ne reviendra pas, quelque soit notre nostalgie). Autrement dit, la modernité appelle un : « tout le pouvoir aux soviets (conseils en russe) ». Tout le pouvoir aux Conseils régionaux, généraux et communaux.

    Dans cette perspectives, la bureaucratie/technocratie PS devient un atout, mais à la condition qu’elle renonce à la dogmatique « libérale » et à « l’étatisme » sarkozien et qu’elle s’appuie sur les valeurs de gauche, celle de la solidarité, qui favorise la cohésion sociale, qui favorise la créativité et la capacité d’initiative des individus et des groupes.

  4. Suite à l’article, il semblait logique de publier le communiqué des 15 élus, le voici :

    Communiqué de 15 élu(e)s socialistes : « Rien ne peut plus être comme avant ! »
    5 juillet

    Les Français n’ont pas voulu que la gauche disparaisse. Lors du second tour des élections législatives, ils ont été des millions à nous donner encore une chance. Ce sursaut ne peut toutefois en rien dissimuler l’ampleur de la tâche exigée de notre parti. Son potentiel est immense, ses adhérents plus nombreux que jamais et pourtant, l’immobilisme demeure la tentation dominante. Riche de multiples talents, de plusieurs générations de militants et d’élus, le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre. Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, notre Parti n’a d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère.

    Disons le tout net : le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il constitue la réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002. Comment dans ces conditions empêcher que 2012 ne connaisse les mêmes funestes résultats que 2007 ? C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin ! Et si cette exigence a été différée, elle finira par s’imposer. La condition en est simple : que toutes celles et tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité, mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre ; que toutes celles et tous ceux qui veulent d’abord répondre à la crise des idées, rebâtir un projet, réinventer un parti et une gauche modernes, oublient leurs différends, tirent partie de leurs désaccords, inventent un nouvel espace politique…

    Venant d’horizons différents, assumant nos itinéraires, mais soucieux de leur confrontation créative, nous prenons nos responsabilités en décidant de travailler ensemble. A la différence de ceux qui s’expriment en fonction d’intérêts trop visibles ou d’ambitions trop prévisibles, nous annonçons aujourd’hui notre volonté d’entamer au service de la Gauche et du Parti socialiste, sans leader ni présupposés, un véritable travail de rénovation, sans lequel l’avenir du Parti socialiste serait déjà écrit. Nous invitons celles et ceux sui se reconnaissent dans cette démarche à un premier rendez-vous, le vendredi 20 juillet 2007 à Evry.

    Signataires : Patricia Adam, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Guillaume Garot, Louis Gautier, Jean-Patrick Gille, Gaëtan Gorce, Christophe Masse, Arnaud Montebourg, Pierre-Alain Muet, Christian Paul, Gilbert Roger, Marisol Touraine, Manuel Valls, Philippe Vuilque.

  5. Le Hezo dit :

    Nous électeurs de base du parti socialiste, on en a marre…de chez marre ! Marre de ces querelles de petits coqs, de ces pamphlets qu’on attend pour la rentrée (même Lienemann remet ça, c’est dire !), de ces lèches sarkosiennes (Kouchner, Lang, DSK,…manque plus que Lionel !), de ces fausses querelles, de ce boulevard des hommes ivres… Pendant ce temps la NEP sarkosienne se met en place. En face le néant en cours.

    N’ayant jamais été encarté et n’en éprouvant jusqu’à ce jour nul besoin, je me suis interrogé récemment pour savoir s’il n’était pas nécessaire face à Sarko de rejoindre le Parti socialiste afin de rejeter à la mer ces vieux blédards qui essaient tant bien que mal de sauver leur peau (Lang pour lequel j’avais grande admiration et qui va manger dans l’écuelle tendue par l’Elysée, DSK soutenu par Sarkozy, Fabius reçu comme un Prince de Jahina et raccompagné jusque sur le perron)… j’ai voté socialo les quatre tours mais j’ai honte, honte du parti de Jaurès qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

    Ces petites trahisons à la Peillon, à la Lienemann, à la Vals, à la Mélenchon…ces petits éclopés qui trottinent derrière leurs petites idées et tirent à courte paille pour connaître celui qui tiendra la dague et crachera le plus loin. Tandis que Sarkozy joue de la machette dans les couloirs de la rue de Solférino. Là où il faudrait un front uni (avec ou sans Ségo, la question n’est même plus là), il n’y a plus que débandades boulevardières…Qui est cocu et qui cocufie qui ?

    Le héros nantais tape sur Lang qui s’en offusque comme un vieux chibani pris la main dans le burnous à faire des choses pas très jolies… tout est à l’encan ; tout est dans le dérisoire, dans le superficiel, dans la molécule quantique ! Le trou noir. C’est tellement petit, tellement bas, tellement grotesque, tellement con… qu’on a honte pour eux ! On a presque envie de crier : Jospin reviens, tes frères en petitesse sont en train de casser les dernières assiettes. Je sais c’est dur de tirer contre son camp…mais quand on voit les dégâts que va faire la NEP sarkozienne, on reste confondus par la gravissime bêtise de ces gens-là.

    Il n’est que temps de faire monter en première ligne des têtes nouvelles… Je regardais l’autre jour sur LCP la jeune députée qui a remplacé Ségo. Elle utilisait des phrases un peu empruntées mais il y avait tellement de bonheur dans sa voix que je me suis dit que tout n’était pas complètement perdu. Mais ça me fait mal quelque part cette chienlie…C’est sans doute pourquoi je vais encore attendre… et resterai non encarté ! A moins que…

    Le H.

  6. Gaby dit :

    Kader Arif, député européen PS ; Harlem Désir, Jean Glavany, député PS ; Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS ; Annick Lepetit, Stéphane Le Foll, Mehdi Ouraoui, délégué national du PS.

    LOL ! Elle est bien partie la reconstruction avec cette bande de pieds nickelés qu’on a vu a l’oeuvre dans de multiples coups douteux comme Anne Hidalgo, ancienne DRH de Vivendi, volant au secours des majors du disque et donc… de Vivendi lors du vote de la loi sur la licence globale… ; Kader Arif : affaire de la MNEF ; Glavany , mouillé dans l’affaire Destrade ; ou encore Stéphane Le Foll, archétype de l’apparatchik stérile voire nuisible !

  7. Le monde.fr dit :

    Une génération d’élus socialistes se désespère au fil des présidentielles perdues

    Eléphanteaux ou jeunes lions, toute une génération d’élus socialistes se consume dans l’attente. Deux défaites présidentielles, en 2002 et 2007, les ont privés de ministères et les condamnent encore aujourd’hui à jouer les seconds rôles dans le parti. Pis, les éléphants qui opèrent aujourd’hui un repli stratégique dans les organes de direction du PS regardent délibérément par-dessus leurs épaules en se tournant vers une génération, moins connue, de trentenaires ou de jeunes quadras, au nom du « renouvellement ».

    François Hollande a promu Benoît Hamon, 40 ans, député européen, dans le rôle de porte-parole ; des jeunes fabiusiens et strauss-kahniens, prenant les sièges laissés par leurs mentors au bureau national, ont créé un club informel. Du coup, quinze élus ont lancé le 4 juillet un appel à une rénovation « exigeante et sincère » dont ils ne veulent pas faire les frais.
    « L’immobilisme demeure la tentation dominante, écrivent-ils. Le processus engagé par la direction n’est pas à la hauteur. » Parmi les signataires, qui se réuniront une première fois le 20 juillet, figurent les députés Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Patrick Bloche, Christophe Caresche, Christian Paul et quelques nouveaux venus comme Guillaume Garot, 41 ans, élu le 17 juin dans la Mayenne.

    Mais la plupart n’en sont pas à leur première tentative de rénovation, loin de là. En 1997, plusieurs d’entre eux, dont MM. Gorce et Montebourg, avaient créé le groupe « Rako » – du nom d’un restaurant proche de l’Assemblée. En 2002, après la défaite présidentielle, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, et, dans un premier temps, Julien Dray, avaient créé dans le même esprit le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) pour permettre à la jeune garde de s’imposer. Peine perdue. Jusqu’ici, toutes ces tentatives ont échoué. « On ne peut pas assurer une perpétuité en politique, se désole M. Gorce. Dans tous les autres pays européens, le renouvellement se fait assez naturellement. Chez nous, il ne se passe jamais rien. » « Rendez-vous compte, il y a encore des fabiusiens et des jospiniens qui se réunissent et qui écrivent ! », ironise Manuel Valls, qui fut pourtant le porte-parole de Lionel Jospin à Matignon jusqu’en 2002.

    Atterrée, cette génération voit la droite présenter de nouveaux visages quand elle, au PS, piétine et s’épuise dans les joutes internes depuis dix ans déjà. Rocardiens hier, fabiusiens, hollandais, plus récemment royalistes, ils ont tâté de tous les courants, rejoint toutes les écuries. Les reproches pleuvent sur François Hollande. Mais beaucoup reconnaissent que la responsabilité incombe à… Lionel Jospin, quand, en 2000, après le départ de Dominique Strauss-Kahn, il rappelle au gouvernement les plus capés, Laurent Fabius et Jack Lang, et rate le tournant du renouvellement au pouvoir, comme dans le parti. Le 23 juin, au conseil national du PS, Manuel Valls avait prévu de conclure son intervention à la tribune ainsi : « Il n’y a aucune fatalité, nous ne sommes pas condamnés à être les éternels seconds ! »

    « LE SOCIALISME MUNICIPAL »

    Des mots qu’il choisira finalement d’escamoter, mais inscrits dans l’esprit de nombre d’élus qui voient s’éloigner chaque jour un peu plus la perspective de s’imposer aux avant-postes. Pour certains, la tentation de se replier sur les responsabilités et les mandats locaux, « le socialisme municipal », comme on dit au PS, s’accentue. Pour d’autres, comme Vincent Peillon, qui se tient pour le moment prudemment à l’écart de l’initiative des quinze députés, la question du renouvellement est un « piège ». NPS, qui a strictement reproduit les batailles d’appareil de ses aînés, est aujourd’hui à bout de souffle et M. Peillon voudrait « dépasser » la question des courants pour « rassembler le plus largement possible ». « La direction va jouer le rajeunissement contre le renouvellement », redoute Gaëtan Gorce. Qui ajoute dans un soupir : « J’ai adhéré à l’âge de 16 ans, alors quand on me taxe d’impatience, ça me fait sourire. »

  8. Pas ininteressant non plus la tribune dans le Monde du 4/7.07 :

    A gauche, le temps de la refondation est venu. Le combat électoral vient de s’achever sur une défaite qui nous commande de repenser, de rassembler et de renouveler la gauche. Cette profonde rénovation doit être un processus maîtrisé, une oeuvre collective, un débat libre, qui ne doit pas s’abîmer dans les divisions et les querelles d’ambitions. La rénovation n’est le monopole d’aucune sensibilité, d’aucun parti, elle est un devoir pour l’ensemble des forces de progrès dans notre pays. Dans l’unité et la liberté, nous avons l’ardente responsabilité de réinventer la gauche.

    La crise est, selon Gramsci, le moment auquel le monde ancien disparaît tandis que le monde nouveau peine à naître. C’est ce moment politique que connaissent actuellement le Parti socialiste et la gauche. L’élection présidentielle a été un échec, principalement en raison de notre incapacité à incarner, aux yeux des Français, l’espérance d’un avenir meilleur. Pourtant, malgré la logique du quinquennat et l’hyperprésidentialisme de Nicolas Sarkozy, la déroute annoncée aux élections législatives n’a pas eu lieu. Les Français ont fait le choix d’une opposition efficace, avec à sa tête le Parti socialiste. Nous devons aujourd’hui faire émerger un monde nouveau à gauche, fondé sur de nouvelles idées, de nouvelles pratiques et de nouveaux visages.

    Le premier pilier de la refondation sera de repenser la gauche.

    La droite a, avant tout, remporté la bataille des idées. Face aux nouveaux habits conservateurs de la droite française, la gauche doit proposer un discours cohérent et inédit sur les grands enjeux de notre temps, comme la régulation de la mondialisation, l’efficacité de nos systèmes de protection sociale, le partage du progrès technique ou la réforme de nos institutions.

    Comprendre les difficultés concrètes et les préoccupations quotidiennes des citoyens est une condition nécessaire mais pas suffisante de l’action politique. La politique ne peut se résumer à l’écoute et à la gestion des intérêts particuliers et doit permettre aux individus de mieux vivre ensemble dans la société française. La gauche doit être fière de son identité et de ses valeurs.

    Face à une droite décomplexée, la gauche ne doit pas s’excuser d’être la gauche et doit proposer un projet de société alternatif, crédible et ambitieux. Pour bâtir ce projet, toutes les gauches – intellectuelle, associative et politique – doivent se rencontrer pour échanger, mutualiser leurs idées et leurs expériences.

    Le deuxième pilier de la refondation sera donc de rassembler la gauche.

    En premier lieu, il faudra rassembler le Parti socialiste autour d’un réformisme assumé et résolument ancré à gauche. Il est temps de dépasser les affrontements stériles sur cette question. Depuis longtemps, les socialistes ont accepté le cadre de l’économie de marché. La question est : comment mettre les performances économiques au service des conquêtes sociales, de l’emploi de qualité pour tous et du partage des fruits de la croissance ?

    Le dernier gouvernement socialiste, celui de Lionel Jospin, a concilié, dans son pacte de développement et de solidarité, croissance économique et avancées sociales : création d’un million d’emplois, de la CMU, des 35 heures… Dès lors, la concurrence entre la social-démocratie et le socialisme intransigeant semble anachronique, et ne correspondre ni aux réalités ni aux besoins de notre pays.

    En second lieu, il faudra rassembler la gauche. Nous devons construire l’union autour du Parti socialiste, qui doit être la poutre maîtresse de la maison commune. Nos stratégies d’alliance doivent être actualisées à la lumière des résultats de la gauche à l’élection présidentielle, les plus faibles depuis plus de trente ans. L’union de la gauche, dans toute sa diversité, n’est pas un théorème caduc.

    Néanmoins, comme les élections législatives l’ont démontré, il est indispensable de convaincre les électeurs progressistes du centre de nous rejoindre, en s’adressant directement à eux plutôt qu’aux états-majors du MoDem ou, encore moins, du Nouveau Centre. Ces alliances doivent donner naissance à une nouvelle coalition, dont le coeur doit être un grand Parti socialiste rénové, à même de mener la confrontation avec la droite fédérée dans l’UMP. Dans les mois à venir, nous devrons déployer toutes nos forces, toute notre imagination dans la préparation des assises de la gauche, pour construire cette nouvelle union.

    Le troisième pilier de la refondation sera de renouveler la gauche.

    Si nous voulons créer un grand parti populaire et progressiste, capable de réaliser le rassemblement le plus large, nous devons créer une gauche plus à l’image de la France d’aujourd’hui. Un effort sans précédent devra être réalisé pour reconquérir les milieux populaires. De même, trop peu de jeunes, de femmes siègent à l’Assemblée nationale, et aucun élu issu de l’immigration. La représentation politique est un droit et une nécessité pour la pleine citoyenneté de tous les Français. Le renouvellement et la diversité de nos cadres ne peuvent donc pas être des objectifs incantatoires. En particulier, la nouvelle génération du PS doit accéder aux responsabilités publiques pour préparer l’avenir de la gauche et du pays. La gauche de demain devra s’adresser à toutes les générations, ses responsables doivent donc allier dès aujourd’hui le renouvellement et l’expérience dans leur entreprise de reconstruction.

    En adoptant la démarche proposée par François Hollande, les socialistes viennent d’ouvrir un nouveau cycle politique, celui de la rénovation avant la reconquête. Cette démarche lucide de refondation collective représente une chance historique pour la gauche, celle d’un nouvel Epinay. Pour exercer une opposition active, pour que les Français retrouvent confiance en sa capacité à changer la vie, la gauche doit se remettre en mouvement. Davantage qu’un droit d’inventaire, elle a désormais un devoir d’invention. Repenser, rassembler, renouveler : tels sont nos défis pour inventer le socialisme du XXIe siècle.

    Kader Arif, député européen PS ; Harlem Désir, Jean Glavany, député PS ; Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS ; Annick Lepetit, Stéphane Le Foll, Mehdi Ouraoui, délégué national du PS.

  9. bonjour, je suis tout à fait d’accord pour cet appel à la rénovation. Il est plus qu’urgent de ne pas attendre. N’ouvrons pas un boulevard à la majorité actuelle. Dans le cas d’une pétition, je serais tout à fait prête à la signer. Chantal

  10. SERGE dit :

    Ouf! Enfin des élus qui se maifestent d’une manière positive.

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