Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

29 août 2007

Tribune libre : Karim Aou

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 19:39

Toutes les voix qui s’élèvent pour contribuer à la rénovation de notre parti sont les bienvenues et doivent être écoutées.
Nous avons publié les textes et contributions de :

Voici une prise de position de Karim Aou, le talenteux animateur du blog « Socialiste eNGagé » :

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 » Les errements de certains illustres camarades qui tentent de contourner le Parti Socialiste pour satisfaire leurs ambitions personnelles suscitent chez moi d’abord une nette réprobation, mais aussi un mépris qui fait que d’ordinaire je n’y fait pas référence sur ce blog. Mais les mascarades de Melle et de Frangy-en-Bresse où Ségolène Royal d’une part et les quadras aux dents longues de l’autre ont fait leur show, invitent à penser que le climat des prochaines universités d’été ressemblera plus à « Petits meurtres entre amis » qu’aux prémices de la nécessaire refondation du PS. Aussi, vous comprendrez que je sorte de ma réserve.

Les inéluctables piétinements des éléphants, les impatients coups de griffes des lions, les coups de cornes des gazelles et autres mauvais coup issus du bestiaire socialiste ont malmené tout l’été une espèce dont l’expression est en voie d’extinction, le militant de base du Parti Socialiste.

Spectateurs forcés d’un naufrage aussi long que pénible, les chevilles ouvrières du principal parti d’opposition ont subi de mi-juin à fin août les sorties plus ou moins heureuses des ténors. Ballottés entre l’ego des uns et la rancœur des autres, subissant la logorrhée angélique mais pas naïve des derniers responsables optimistes tout en écoutant les discours alarmistes des Cassandre apparatchiks, ils ne savent ni comment, ni par où sortir la Gauche de l’ornière.

Que le sort est cruel pour ces femmes et ces hommes du peuple de Gauche qui fondaient beaucoup d’espoir dans une reconquête du pouvoir afin de transformer la société ! Non seulement ils se sont investis des mois durant dans le processus de rédaction du projet socialiste que la future candidate aura tôt fait de mettre à la corbeille pour mieux improviser, mais en plus ils ont cru à la vertu démocratique d’un mode de désignation interne qui fournira à l’adversaire l’ensemble des flèches à décocher pour l’emporter avant même que la campagne n’ait été lancée.

Malgré ces camouflets venus de leurs pairs et les coups de boutoirs assénés par la droite, ils ont tenu bon. Ils ont même été exemplaires jusqu’au terme des échéances électorales, puis dignes malgré l’amertume de la défaite. Pendant des mois, leur investissement sur le terrain a été salué par tous, tant il est vrai que cet engagement désintéressé et sans réserve mérite toute notre considération.

A la Rochelle va s’ouvrir le chantier de la Rénovation du Parti Socialiste. L’enjeu de ce processus est fondamental puisqu’il conditionne le sursaut ou le déclin de la Gauche en France. A l’heure où le bestiaire socialiste tout entier montre les dents ou grimpe sur ses ergots, bref livre un spectacle consternant aux classes moyennes et populaires qui n’y croient plus, il appartient aux militants de siffler la fin de récréation.

Terminés les règlements de comptes, ravalées les susceptibilités, il est temps de quitter la ménagerie pour s’attaquer à l’aggiornamento idéologique et programmatique que les luttes d’influences d’écuries ou de castes ont longtemps empêché.

Les militants sont résolus à jouer leur rôle d’acteurs et de décideurs politiques, il reste aux leaders à intégrer cette nouvelle donne : la base doit prendre les rennes du Parti Socialiste. »

Karim Aou

« Buena Vista Social Club » est à l’origine le projet de Nick Gold de la maison de disque World Circuit de réunir des musiciens cubains « campesinos », soneros légendaires des années 1930, 40 et 50, des musiciens d’Afrique de l’Ouest et Ry Cooder. Coincés à l’aéroport de Paris, les Africains ne pourront pas se rendre à Cuba. Finalement, l’enregistrement de l’album s’effectuera bien, mais sans eux. Les absents (même à leur corps défendant), ont rarement raison.
A méditer lors de l’Université d’été de La Rochelle…
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Ce morceau s’appelle ChanChan. C’est un des plus célèbre de l’album qui rengorge pourtant de merveilles… Elle est signée Francisco Repilado, alias Cumpay segundo et raconte l’amour de juanita et Chan Chan qui construisent leur maison. Quand Juanita tamise le sable qu’ils prennent sur la plage, son mouvement ne laisse pas Chan Chan insensible….

De Alto Cedro voy para Marcané
Llego a Cueto, voy para Mayarí

El cariño que te tengo
No te lo puedo negar
Se me sale la babita
Yo no lo puedo evitar

Cuando Juanica y Chan Chan
En el mar cernían arena
Como sacudía el jibe
A Chan Chan le daba pena

Limpia el camino de paja
Que yo me quiero sentar
En aquél tronco que veo
Y así no puedo llegar

De alto Cedro voy para Marcané
Llegó a Cueto voy para Mayarí

Compay Segundo (18 novembre 1907 – 14 juillet 2003), guitariste et chanteur cubain, de son vrai nom Máximo Francisco Repilado Muñoz, il grandit dans la ville de Santiago de Cuba. Il commence à jouer de la guitare, de la clarinette et des bongos. Il devient un chansonnier et musicien et chanteur bien connu des aficionados de son cubain.
Il a inventé l’armónico, une sorte de guitare à sept cordes, dérivé du tres. Maniant avec la même virtuosité le son et l’humour dans une veine proche du Trio Matamoros, il acquiert une renommée durable à Cuba et dans tout le monde hispanophone aux côtés de Lorenzo Hierrezuelo dans le duo Los Compadres entre 1942 et 1953, qui lui vaudra son surnom et nom de scène de « Compay Segundo » (« compère nº2 »).
À sa retraite il forme le Cuarteto Daiquiri.
En 1988, il participe au festival organisé par le Smithsonian Institute de Washington et le musicologue cubain Danilo Orozco, en tant qu’invité spécial du Cuarteto Patria (qu’il rejoindra à l’invitation d’Eliades Ochoa), et interprète pour la première fois « Chan Chan » qui devient vite un classique du son cubain.
En 1992, il enregistre en duo avec Pablo Milanés, le plus célèbre chanteur cubain de la Nueva Trova. En 1994 il parcourt l’Europe avec son quartet « Compay Segundo y sus Muchachos » avec Benito Suárez (guitare), Hugo Garzón (chanteur et maracas) et son fils Salvador Repilado (basse).
Ses albums Yo Vengo Aquí (1996) et Calle salud (1999) seront disque d’or.
En 1997, la sortie de l’album Buena Vista Social Club produit par Ry Cooder (accompagné d’un documentaire de Wim Wenders en 1999) révèle mondialement sa personnalité attachante et son talent. Il joue des congas aussi.
Il disait souvent qu’il vivrait jusqu’à l’âge de 115 ans, en fumant un puro (cigare) par jour…, mais il meurt à l’âge de seulement 95 ans, à La Havane.

Une réponse à “Tribune libre : Karim Aou”

  1. La main gauche dit :

    Il y a manière et manière…

    On peut cèder au chant des sirènes, bien souvent au détriment du PS sur un plan médiatique, et pour raison de modernité (ou d’intérêt personnel) accepter une certaine ambiguïté sur l’objectif global et appliquer un « marketing » qui se donnerait comme seule ambition que celle de surfer sur la vague des opinions majoritaires.
    Je crains qu’une assemblée de cette couleur ne serait qu’une somme de petits ruisseaux de compromissions qui alimenterait au final la même grande rivière que celle que nous connaissons actuellement.

    Mais on peut aussi intégrer la modernité, afficher clairement son objectif socialiste et faire du « marketing » qui, avec force pédagogie, se donnerait l’ambition de lever des « contre-vagues » et de faire ainsi vaciller les opinions majoritaires.

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