Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

3 octobre 2007

Lagardère : Incompétent et malhonnête ?

medium_grenelledesgredins.jpgLe gendarme de la bourse soupçonne les dirigeants d’EADS d’avoir été au courant des retards de livraison de l’Airbus A 380, quand ils ont décidé de vendre en mars leurs stock-options, avant que le cours de l’action ne s’effondre.

Le plan prévoyant la livraison de seulement 24 A380 au lieu des 29 en 2007 a été édité le 6 mars 2006.
Le 7 mars au cours d’un conseil d’administration tous les sujets sont évoqués, officiellement celui de l’A380 et de ses retards n’aurait pas été évoqué pourtant ce jour là les dirigeants sont autorisés à vendre leurs stock-options.
Le même jour l’ancien coprésident exécutif d’EADS Noël Forgeard fait signer par Hans-Peter Ring, directeur financier du groupe, l’autorisation de vendre ses stock-options.
Au total, 85% des 800 dirigeants en possédant les vendent !

Arnaud Lagardère, coprésident français d’EADS, a été entendu dans les bureaux de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pendant 9 heures dans le cadre de l’enquête sur de possibles délits d’initiés au sein du groupe.
Celui-ci, à l’époque déclarait : «  »J’ai le choix entre passer pour quelqu’un de malhonnête ou d’incompétent, qui ne sait pas ce qui s’est passé dans ses usines, j’assume cette deuxième version« .
Et bien il y a des chances qu’il soit malhonnête et incompétent. Monsieur Arnaud a hérité de la fortune familiale, mais le talent n’est hélas pas héréditaire… Comment dit-on ? Le grand-père était un aigle, le père un faucon et le fils un vrai…
L’enquête dira s’il est malhonnête, mais son incompétence revendiquée n’empêche pas, dans ces milieux, d’engranger de confortables bénéfices.

Auparavant l’Autorité des marchés financiers avait entendu le directeur général délégué d’EADS Jean-Paul Gut. L’enquête concerne les ventes d’actions effectuées en mars avril 2006 par les principaux dirigeants du groupe, l’action était alors au plus haut, entre 30 et 35 €. L’annonce des retards du programme A380 a provoqué une dégringolade brutale, le titre avait perdu en une seule séance plus de 26%, pour tomber à 18,73 €.

Noël Forgeard a réalisé ainsi une plus-value de 2,5 millions d’€ et ses enfants avaient réalisé un million de plus-value supplémentaire.
Jean-Paul Gut a réalisé une plus-value de 1,15 million d’euros.
Quatre autres salariés membres du comité exécutif d’EADS ont réalisé des plus-values s’échelonnant de 365.000 à 1,2 million d’euros.
Pour les groupes Lagardère et DaimlerChrysler, elles représentent un produit d’environ 2 milliards d’€ pour chacun d’entre eux. Soit 1.400 siècle du salaire annuel d’un smicard… Sans heures sup…

Rappelons afin de lutter contre les vagues d’amnésie qui semblent submerger certains ; Que le gouvernement dont Nicolas Sarkozy était le n°2 a fait pression pour que Noël Forgeart parte avec son parachute doré.
Que le nouveau président est un ami d’Arnaud Lagardère.
Qu’il nous vante sans cesse ceux qui réussissent qui gagnent de l’argent il oublie de préciser comment et sur le dos de qui. Belle moralité !

Le nouveau slogan de Sarkozy à destination de ses amis : « ne pas travailler et gagner plus »…

Le pire c’est qu’ils ont encore une bonne chance de passer à travers les mailles de la justice. L’affaire mettant en cause le ministre de l’économie de l’époque, l’inénarrable Thierry Breton et au dessus le ministre d’Etat de l’époque Sarkozy …
Et puis, j’y pense : qui était le Vice-Président exécutif du groupe EADS à l’époque de leurs petites magouilles ? Jean Louis Gergorin… Le corbeau de l’affaire Clearstream…

Parlez en autour de vous :

t-noel_forgeard_t_l.jpgDevant vous, ses « braves gens », avec l’aide de leurs amis politiques, construisent des fortunes colossales qui mettront leur famille à l’abri du besoin pour plusieurs générations. Ce sont des dynasties qui se constituent sous vos yeux et qui jonglent avec les millions d’Euros gagnés sur un coup de téléphone, quand vous vous demander comment finir le mois.
Et la Parisot, régulièrement, fait mine de découvrir les salaires indécents, les stock-option invraisemblables, les retraites chapeaux incompréhensibles, des grands patrons français, maintenant les mieux payés d’Europe alors que la performance de leurs entreprises est si minable que notre déficit du commerce extérieur explose…
Mais pas touche au pognon de nos amis : pas de taxation des stock-options en vue malgré les demandes de Seguin… Plutôt une franchise à la charge des malades…

Pas d’impôts trop lourds qui pourraient les faire fuir. Plutôt un bouclier fiscal qui limite leur imposition à 50 % moins les SRDS et SCG, soit un petit 40 %…
Pas de contrôle de leurs activités litigieuses. plutôt une dépénalisation promise par Sarkozy (leur vrai pote lui…) à « l’université du MEDEF »

En France, aujourd’hui, chaque fois que dix personnes font appel aux associations simplement pour avoir de quoi manger, l’une d’entre elles est salariée. On nous fait miroiter la baisse du chômage, mais ces pauvres-là ne sont pas concernés. Ils travaillent. Sans parvenir à en manger.
Au niveau mondial, une poignée d’hyper-riches se vautrent dans un luxe indécent et plus de 800 millions de personnes souffrent de la fin.

Bon pour finir, une petit conte raconté avec talent par Daniel Schneidermann dans libération

« Il était une fois un patron français. Il perçoit un salaire annuel de 4,2 millions d’euros. Il vient d’obtenir, jusqu’à sa mort, une retraite égale à la moitié de ce salaire. Il vient de toucher une «prime de départ» de 13 millions, même si son départ est singulier : il reste président du conseil d’administration, président du comité stratégique et du comité des nominations de son entreprise. Le montant de ses stock-options s’élève à 173 millions, soit 5 766 années de la rémunération moyenne d’un salarié de son entreprise. Et, après avoir racheté avec succès une autre entreprise, il exige une prime de 8 millions supplémentaires. Huit petits millions, 8 minuscules millions d’euros, en sus du reste. »
Merde, j’ai mal lu, c’est pas un conte pour Bobos, c’est la vie de Zacharias (ex Vinci)
Bande de salauds….

Alain Renaldini

Pour tous les prolétaires, les exclus, les petits, les sans grades
Pour ceux qui souffrent et restent debout, qui gardent l’espoir
Pour ceux qui croient encore qu’un monde meilleur est possible
Pour ceux qui continuent à se battre pour leurs idéaux de justice, d’humanité, d’égalité, de dignité
Pour tous ceux là, qui savent que leur salut ne viendra jamais de la Droite et de ses alliés
Le Parti Socialiste a un Devoir : ne pas se compromettre avec les démagogues, populistes et menteurs, qui aujourd’hui exploitent la France…

Ministère des Affaires Populaires : « Lillo »
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Ministère des affaires populaires (ou MAP, de son acronyme) est un groupe de rap de la métropole Lilloise, composé d’un DJ (Stanko Fat), de deux rappeurs (Dias, Hk), d’un violoniste (Monsieur Hacène) et d’un accordéoniste (Joffrey Arnone).
Le groupe professe un rap éclectique, véritable reflet des musiques du Nord (accordéon, rap ouvrier, influence du raï, usage du Ch’ti). Le groupe, qui a sorti l’album Debout là d’dans en 2006, se veut représentant d’un rap-musette. En alliant ainsi rap et accordéon, MAP est parfois comparé à Java, comparaison accrue suite à leurs concerts en commun.
MAP était présent aux Francofolies de La Rochelle, ou sa prestation fut fabuleuse. Avec en prime un morceau de Zerba et deux membres de ce groupe en invités surprise…

9 réponses à “Lagardère : Incompétent et malhonnête ?”

  1. EADS : la Caisse des dépôts au centre de toutes les interrogations

    Dossier hautement explosif. Le délit d’initié révélé par un rapport de l’AMF dans la vente d’actions EADS, met en avant au-delà de la nouvelle atteinte à l’image d’une entreprise longtemps considérée comme exemplaire, des gagnants et des perdants au plan financier. Acteur central dans le dossier l’Etat Français a laissé perdre à son bras financier, la Caisse des dépôts, des millions d’euros en rachetant les actions EADS au plus mauvais moment. François Fillon actuel Premier ministre et Thierry Breton ministre de l’économie au moment des faits ont beau affirmé que l’Etat n’a rien à se reprocher, il reste qu’au final les “”opportuns vendeurs se sont constitué un très joli pactole, indirectement payé par le contribuable.

    François Hollande, en bon énarque, a le sens de la synthèse.”Si l’Etat savait et a laissé faire, s’il a laissé vendre les uns et acheter les autres, alors nous sommes en présence d’une affaire d’Etat” a-t-il déclaré dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France. “il faut se demander comment le gouvernement de l’époque (…) a pu laisser les deux principaux actionnaires privés, les groupes Lagardère et Daimler, vendre leurs titres alors que les cours étaient au plus haut, et qu’il savait qu’ils allaient dégringoler” tout en s’interrogeant sur le rôle de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qu’elle dise si elle avait été informée par l’Etat de la situation d’EADS au moment ou elle a racheté ces titres”.

    Le dirigeant du PS n’est pas le seul à se poser des questions. Christine Lagarde ministre de l’économie a chargé l’Inspection générale des Finances de clarifier le rôle qu’a joué son ministère dans le dossier. Le rapport sera rendu public le 11 octobre prochain. Si de très nombreux dirigeants et cadres d’EADS sont soupçonnés d’avoir commis un délit d’initiés en vendant des actions du groupe avant l’annonce de nouveaux retards du programme aéronautique A380, l’Etat qui détenait indirectement 15% du capital d’Airbus à travers une société de holding, propriété de Lagardère est out aussi concerné. Outres les conditions dans lesquelles l’Agence des participations de l’Etat (APE) a exercé ses fonctions pendant la période en cause, les relations entre les services du ministère de l’Economie et des Finances et la Caisse des Dépôts et Consignations devraient être passées scrupuleusement examinées

    Sans préjuger des conclusions du rapport, les propos du ministre de l’époque, Thierry Breton, selon lesquels l’attitude de l’Etat sur ce dossier est irréprochable apparaissent compte tenu des sommes en jeux d’une très grande légèreté.

    En avril 2006, peu de temps avant la chute du titre EADS liée à l’annonce de retards dans la production de l’A380, la CDC s’était engagée à acquérir à terme 2,25% du capital d’EADS auprès du groupe Lagardère, qui souhaitait réduire sa participation de 15 à 7,5%. Actionnaire d’EADS, l’Etat ne pouvait ignorer les difficultés du constructeur et que celles-ci allaient avoir des répercussions sur le cours du titre. Pourquoi dans ces conditions avoir laissé la CDC perdre de l’argent en procédant à l’acquisition de titres à leur niveau le plus haut ?

    La question a été directement formulée par le Président de la Commission des Finances du Sénat à T. Breton lors de son audition le 5 octobre :”D’un côté on nous dit que l’Agence des participations de l’Etat était réservée sur ces opérations, de l’autre la Caisse a acheté. Je voudrais savoir à quel moment elle a acheté, à quel prix et à quelles fins, et avec quel niveau d’information”.Les réponses apportées ont laissé les membres de la Commission sceptiques.Thierry Breton aurait déclaré qu’il n’était pas au courant de grand chose et que de toute façon, il ne pouvait rien faire compte tenu de l’existence d’un pacte d’actionnaire, notamment pas s’opposer à la vente d’actions.

    Dans ses conclusions, la note de l’AMF, serait pour sa part sans ambiguité. L’Etat Français connaissait la situation d’EADS.

  2. Au bal des menteurs, Thierry Breton semble mener la danse :

    Selon un procès-verbal d’une réunion de la commission de surveillance de la CDC, le ministère des Finances avait eu connaissance du projet de rachat, contrairement aux propos tenus vendredi par l’ex-ministre de l’Economie Thierry Breton.

    Un procès verbal indique que le ministère des finances avait eu connaissance du projet de rachat des titres EADS par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), indique Le Monde daté de dimanche 7 octobre.
    Le quotidien affirme détenir ledit document, compte-rendu d’une réunion de la commission de surveillance de la CDC du 12 juillet 2006. Cette commission réunit des parlementaires et des représentants de l’Etat.
    « Dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d’actionnaires (d’EADS, ndlr), l’Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition » notifie le procès-verbal, ce qui contredit les propos tenus vendredi par Thierry Breton, auditionné par la commission des Finances du Sénat.

    Breton auditionné revendique l’ignorance
    L’ex-ministre de l’économie a soutenu que l’Etat ignorait les modalités de ventes de ces titres. Selon lui, il avait appris « par la presse » l’acquisition d’une partie d’entre eux par la CDC, qui est pourtant considérée comme le bras armé de l’Etat dans le domaine économique.
    Le Monde ajoute cependant que le procès-verbal précise que « l’Etat n’a à aucun moment demandé à la Caisse des dépôts de se porter acquéreur des titres concernés (…), la Caisse des dépôts a fait part de son intérêt pour l’opération sur la base de critères purement financiers (…) ».

    Enquête interne ouverte

    Thierry Breton affirme dans les colonnes du journal qu’il a « de lui-même porté à l’attention du Parlement vendredi le procès verbal concerné ». Il évoque « une erreur d’interprétation juridique ». « Certains pensent que l’Etat devait donner son aval à l’opération dans le cadre du pacte d’actionnaires d’EADS, ce qui est juridiquement faux », affirme l’ancien ministre.
    Plusieurs dirigeants d’EADS sont soupçonnés d’avoir commis un délit d’initiés en vendant des actions du groupe européen avant l’annonce publique de nouveaux retards du programme de l’A380, lesquels retards avaient fait plonger le titre le 14 juin 2006.
    La CDC a racheté en avril 2006 une partie des actions vendues par le groupe Lagardère, actionnaire français de référence d’EADS.
    Vendredi, l’actuelle ministre de l’Economie Christine Lagarde a annoncé l’ouverture d’une enquête interne sur l’action des services du ministère concernant EADS entre fin 2005 et juin 2006.

    Question : Quel sont les peine encouru par Thierry Breton, pour mensonge et parjure devant la commission des finances du Sénat ? En d’autres mots : Est-il possible de se moquer impunément des plus hauts représentants du peuple ???

  3. Serge Faubert dit :

    Que reste-t-il de la morale au pays de l’argent fou?

    medium_h-3-1029861.jpgOn a beau être vacciné contre le cynisme de l’époque, il est des jours où les sursauts d’indignation se font irrépressibles. Les révélations du Figaro, ce matin, sur le délit d’initié auxquels se sont livrés les dirigeants d’EADS entre novembre 2005 et mars 2006, viennent ébranler ce qui peut subsister de confiance en chacun de nous dans le pacte qui le lie à la société. Car qu’apprend-on dans le rapport que l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de transmettre au parquet de Paris? Ceci : que tous les dirigeants, absolument tous, d’EADS, sont compromis dans cette affaire. Et encore l’AMF a-t-elle restreint le champ de ses investigations. Le gendarme de la bourse avait débusqué, au départ, près de 1200 initiés ! Un pillage en règle du fonds de commerce.

    Faisons simple. Voici des gens qui se sont enrichis sur l’anticipation de leur propre échec. Leur mission était de faire prospérer EADS. Non content de faillir dans cette tâche, ce qui méritait déjà sanction, ils ont revendus leurs actions avant que les difficultés de l’entreprise ne soient rendues publiques. Gestionnaires certes incompétents, mais malins. Que reste-t-il de la morale quand le vice se voit ainsi récompensé ? Que pèse, à l’aune de ce scandale, la réhabilitation de la valeur travail, de l’effort, du mérite, du talent ? Comment continuer à croire en ces valeurs quand elles sont piétinées, décennies après décennies, par l’argent fou, les abus de bien sociaux, les malversations et la corruption ?

    Les responsables rendront des comptes. Fort bien. Dans quelques années, on les verra se présenter à la porte d’une salle d’audience, après avoir épuisé tous les artifices procéduraux pour retarder l’échéance. Des avocats de renom plastronneront dans les couloirs, dénonçant les faiblesses du dossier. Et tout cela se terminera par des condamnations de principe dont il n’est pas certain qu’elles soient, un jour, purgées. Comme dans l’affaire Elf, par exemple.

    Il ne faut pas désespérer de la justice ? Ah bon. Coup sur coup, ces derniers jours, les protagonistes de plusieurs scandales politico-financiers, en fuite à l’étranger, après qu’un mandat d’arrêt a été décerné contre eux, ont vu la justice renoncer à les placer en détention s’ils foulaient à nouveau le territoire national. Contre la garantie de comparaître libres, Pierre Pasqua, les frères Iskandar et Akram Safa et, vraisemblablement, Pierre Falcone –la main levée du mandat d’arrêt le visant ayant été prononcée ce matin – ont accepté de rentrer en France pour répondre de leur implication dans deux dossiers remontant aux années 90 : une affaire de pots de vin extorqués à Alstom, et des détournements de fonds au préjudice de la SOFREMI, une société dépendant du ministère de l’intérieur. Délits sur lesquels plane l’ombre de Charles Pasqua, puisque, selon l’accusation, des sommes se seraient évaporées dans sa direction.

    Ce marchandage – qui, au passage, piétine allègrement le travail des flics de la Brigade financière – laisse présager une issue clémente pour les prévenus On voit mal ces Pasqua boys être incarcérés à l’issue de l’audience. Et d’appel en cassation, la gravité des fautes aura tout loisir de se diluer. Tout à coup, le discours sur la tolérance zéro, les peines plancher pour les récidivistes et les quotas d’expulsions devient insupportable. Indécent. Outrageant.

    « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » écrivait La Fontaine. Eh , bien, malgré toute l’admiration que j’ai pour la lucidité du fabuliste, j’aimerai, une fois au moins, le prendre en flagrant délit de mensonge. Juste une…

  4. Simon Allard dit :

    Mieux vaut être riche et en bonne santé……et avoir des copains!

    Si je n’aime pas trop voir les dossiers judiciaires en cours d’instruction faire les gros titres de la presse, car cela nuit, selon moi, à l’indépendance, à la sérénité et à l’objectivité du juge saisi, en ajoutant à la pression de rendre une décision juste celle de satisfaire l’opinion publique, souvent ignorante juridiquement et peu informée du fond du dossier, je trouve qu’il y a, au sujet l’affaire EADS, un changement de ton du Président la République et de ses Ministres.

    En effet, Nicolas SARKOZY avait l’habitude d’intervenir de manière véhémente dans les affaires judiciaires exposées médiatiquement , n’hésitant jamais à faire de la surenchère en appelant les juges à des sanctions exemplaires, sans quoi ils feraient preuve de laxisme, en définissant les auteurs présumés d’actes délictuels ou criminels de barbares, de voyous ou de fous dangereux, au mépris d’un des fondements de l’état de droit et de notre démocratie: l’indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir politique.

    Pourquoi ce changement de ton??? La maturité? Les obligations liées à la fonction présidentielle? Malheureusement, je ne crois pas! La seule raison plausible est celle de ne pas vouloir accabler les copains. Vous savez celui qu’il juge comme son frère: Arnaud LAGARDERE.

    Ainsi pour notre Président de la République, « les hommes naissent libres et égaux », mais en fonction de leur compte en banque et de leur carnet d’adresse et la justice doit être sans indulgence avec les petits et très conciliante avec les délinquants en col blanc.

    Quand on met bout à bout l’inexistence inhabituelle ( à tel point que ça en devient étrange!) de Nicolas SARKOZY sur ce dossier , sa très grande proximité avec les barons de la bourse de Paris et son discours, aux Universités d’été du MEDEF, sur la dépénalisation du droit des affaires , la ficelle commence par sembler assez grosse.

    Je pense avoir enfin compris le terme de « Rupture » voulue par Nicolas SARKOZY: fin du modèle social, fin du service public de la santé gratuit, fin de l’égalité des citoyens devant la justice…. Tout un programme!!!
    Ce n’est pas une rupture, mais plutôt un retour au 19ème siècle, sous le second empire, c’est réjouissant!!!

  5. Délit d’initiés et vols en série du grand patronat ?

    Voilà qu’il n’y aurait plus seulement Jean-Noël Forgeard mais tous les complices du coulage d’EADS seraient sur la sellette, selon l’AMF, 28 actionnaires dont Arnaud Lagardère, seraient responsables de connivence pour avoir vendu leurs actions en anticipant ainsi le 14 juin 2006 jour où EADS a vu ses actions en chute libre…

    Ces gens qui osent ainsi mettre des dizaines de milliers de salariés sur la paille… donnent des leçons de morale à tout le monde…

    Ainsi M. Gauthier-Sauvagnac, dirigeant de l’UIMM et du Medef, qui, sur toutes les tribunes, depuis des années, prône la fin du Smic, la fin des 35 h, la fin du Code du travail, la fin de la protection sociale collective, l’obligation de travailler plus, est accusé d’avoir pris 6 à 7 millions d’euro depuis l’an 2000 dans la caisse de sa propre organisation patronale…

    Et c’est à gens-là que Sarkozy justifie de faire 15 milliards de cadeaux fiscaux sous prétexte qu’ils seraient capables de relancer l’économie ? Ces gens-là sont indignes, indignes : quand on pense à la façon dont la justice aujourd’hui applique des peines planchers à des jeunes délinquants de banlieue, et quand on mesure que ces ‘initiés” et voleurs membres du CAC 40 ne sont même pas mis immédiatement en détention préventive, ne serait-ce que pour les empêcher de se concerter encore et de détruire les preuves qui les accusent…

    Pendant ce temps-là, le pouvoir actuel ose s’en prendre aux légitimes régimes de retraite pour des métiers difficiles et pénibles…

  6. L’ére des pourris

    EADS, davantage qu’un scandale, un signal. Telle est aujourd’hui la mentalité des dominants. Je suis sur qu’ils ne voient même pas où est le problème. Ils ont défendu leur fric (pardon « la valeur »), et alors ? Les mots industrie nationale, performance technique des salariés, devoir à l’égard de la collectivité, tout cela ce sont des mots pour les gogos. Ca ne se traduit pas en anglais. Eux parlent et pensent en anglais. Je veux dire dans la langue des affaires. Vous avez vu cent fois leurs faces de pierre dans le numéro des larmes grandiloquentes sur le « retard de notre pays », les privilèges des corporatismes leurs exigence de « souplesse pour nos entreprises » et aussi leur fameux « il faut d’abord produire les richesses avant de les répartir ». En fait ce sont juste des voyous. Patrons incapables, parasites de l’Etat qui tueraient père et mère pour un cours de bourse ou un paquet de stock option, bradeurs de l’industrie du pays. Juste des voyous. Tels sont les dominants à l’âge du capital financier de notre temps. Et le ministre qui leur dit « oui, allez y les gars, ramassez vos billes, je vous y autorise : après nous le déluge ! » C’était gratuit comme conseil et autorisation ? Et le fonctionnaire qui dit « vendons les parts de l’Etat pour bénéficier du bon cours de bourse », comment a-t-il pu dégénérer jusqu’au point d’avoir perdu tout sens de l’Etat et occuper une si haute fonction ? Et qui va nous dire à présent pourquoi c’est Lagardère à qui l’Etat avait confié sa représentation dans le conseil d’administration de l’entreprise si on le savait à ce point attaché à ses seuls intérêts. Et s’il a trahi son mandat, quel compte l’Etat va-t-il lui demander ? Ca finira mal. Ces choses là, on les sent. Si les élites en sont là, alors oui tout est possible et légitime en matière d’égoïsme, pour tout le monde. Le monde du travail est si patient ! Mais cette patience là aussi finira par avoir son terme. Je l’espère tant. C’est la seule façon d’arrêter cette affreuse comédie néo libérale qui pille le pays, ruine ses acquis trahis ses intérêts.
    Hier avait lieu au Sénat le « débat » après communication du ministre, sur la fin des régimes spéciaux de retraite. Le ministre parle, le rapporteur parle, le président de la commission parle, le premier orateur de droite parle. Tous de droite. Tous d’accords et s’en réjouissant bruyamment. Au bout d’une heure et demie de ce « débat » parle le premier orateur de gauche. Une heure et demie ! Et voila le meilleur, si j’ose dire. Pendant trois quart d’heure, tandis que défilent à la tribune les orateurs, combien y a- t- il de sénateurs de droite en séance ? Combien ? Aucun. Tous simplement pas un, aucun, zéro. Voila le pays de monsieur Sarkozy.

  7. @superpado
    Effectivement, le lien que tu nous as donné emmène dans des sphères particulièrement immondes que je suis heureux de ne pas fréquenter.
    Ces gosses de riches très riches, doivent en vouloir à papa de n’avoir pu leur acheter un minimum d’intelligence…
    C’est incroyable comme leur propos puent la connerie…
    Ainsi Gilles écrit : « J’ai reçu mon argent de poche du mois.. 2500 euros.. ce qui n’est rien d’extraordinaire.. Par contre, mon père aurait pu faire un effort.. 50 billets de 50 ne rentre pas dans mon Vuitton! Ce sont des petits détails qui me sont vraiment pénible.. »
    Ce n’est pas drôle et je me demande quel est l’intérêt de créer un blog pour écrire cela. Peut-être l’envie d’exister dans un milieu ou ces pauvres gosses ont pleins d’amis grâce à leur fric mais ou ils savent qu’ils ne seront jamais considérés que comme des « fils de… ». Vite, chez le psy…
    Lamentable…

  8. SERGE dit :

    Si une enquête est diligentée , il ne faut pas se soucier le verdict sera connu après 2012, ce qui permettra à « l’élyséen » d’être réélu !

    Quel beau monde que fréquente « notre président » et quand on pense que des gens dits de gauche l’ont rejoint, on ne peut éprouver que du dégout.

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