Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 octobre 2007

Les quartiers poplaires n’attendent plus de promesses

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 15:19

la peur des banlieuesQuoi de nef dans les quartiers populaires ? Et bien pas grand chose, parce que l’hyper-président Nicolas Sarkozy et ses obligés n’en ont que faire … Pourtant demain, ce sera un triste deuxième anniversaire, synonyme de dédain et d’impuissance.
C’est le 27 octobre 2005 qu’ont commencé les émeutes urbaines les plus graves de notre histoire, après la mort à Clichy-sous-Bois de deux adolescents poursuivis par la police dont un certain Nicolas Sarkozy était en charge.

Deux ans sans rien voir venir pour les classes populaires, deux ans d’inaction de la part de la droite, des promesses durant les campagnes électorales, puis à nouveau plus rien !

Deux ans après ces terribles incidents, les 6 millions d’habitants des quartiers populaires se sentent abandonnés par le pouvoir, dont on peut se demander s’il n’entend pas leur faire payer d’avoir voté massivement à Gauche aux dernières élections présidentielles.

Plus encore, certaines politiques contribuent directement à l’aggravation de la situation dramatique des quartiers : abandon de la police de proximité, réduction des crédits aux associations, démolitions de logements sans reconstructions, suppression des aides aux transports publics urbains, fin prochaine de la carte scolaire et réductions d’effectifs dans l’Education nationale, franchise médicale, précarité accrue du code du travail, loi SRU imposant 20% de logements sociaux inappliquée par les villes de droite, etc…
La consultation nationale engagée par Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville, avec l’aide surprenante des fédérations de l’UMP, peine à trouver des interlocuteurs dans les régions, car elle est perçue comme une manœuvre dilatoire.

C’est bien gentil de dénoncer « la glandouille », mais encore faudrait-il avoir un minimum de considération pour ces citoyens qui se sentent souvent aussi exclus du marché du travail que de la République.
Les habitants veulent des actes, plus des mots, fussent-ils issus du langage des jeunes de la cité (N’est-ce pas Fadela ?). Ils attendent des mesures concrètes pour obtenir un logement décent, un quartier sûr, une éducation de qualité, un accès à l’emploi, des services publics efficaces.
Symboliquement, la ville de Clichy n’a toujours ni tramway ni commissariat de police. Les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire, la majorité UMP – Nouveau Centre et son batteleur de président le savent bien et savent volontiers en jouer.

Les élections municipales seront l’occasion d’envoyer au Gouvernement la facture, et de conforter des municipalités de Gauche, représentatives de la diversité de nos quartiers, combatives, imaginatives, en attendant la grande politique de Solidarité Urbaine qui réduira la fracture territoriale qui mine notre pays.

Par Karin Aou pour « Le Socialiste eNGagé »

Ridan « Ulysse »
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Ridan, de son vrai nom Nadir Kouidri, est un chanteur français d’origine algérienne né en 1975. Il choisit comme nom d’artiste « Ridan », c’est-à-dire « Nadir » à l’envers.
Ancien rappeur, il a notamment été producteur du maxi 30 rappeurs contre la censure, il sort en 2004 un premier disque : Le rêve ou la vie chez Sony/BMG.
Composé de chansons plutôt noires, il puise son inspiration chez Renaud ou Georges Brassens pour chanter le racisme au quotidien (Le quotidien), le cynisme (Partie de golf), ou l’envie de retour aux sources (L’agriculteur). Son album surprend, et confirme comme Disiz la peste que la cité peut investir, avec succès, de nouveaux sentiers.
Il se fait chantre de la chanson française vindicative, des mélodies douces et des mots comme il aime à le dire « rêches ». D’un côté, une musique dépouillée, des pianos, des violons, seuls, joyeux ou bucoliques. Et puis sa voix, grave, qui surprend, quand elle crache la réalité de son quotidien. Mais l’artiste rêve, et c’est une ballade dans ses songes à laquelle il convie son public. Plus politisés, certains de ses textes parlent de la place de l’individu dans notre époque et il n’hésite pas à mettre en avant sa propre individualité en évoquant son amertume et ses minces espoirs. Ridan invente une nouvelle chanson française entre la violence du rap et la douceur tiède des instruments.
Ridan réussit le passage à la scène, notamment au Festival des Vieilles Charrues ou aux Solidays. Il est sacré aux Victoires de la musique 2005, dans la catégorie « Album révélation de l’année ».
Son deuxième album L’Ange de mon démon sort le 19 mars 2007. La chanson Ulysse, dont les paroles reprennent le poème Heureux qui comme Ulysse issu du recueil Les Regrets de Joachim du Bellay, remporte un succès notable.

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