Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

21 novembre 2007

Chargés de mission : Chirac convoqué au pôle financier ce matin

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 11:36

la croix et la manièreL’ancien chef de l’Etat vit une grande première : depuis ce matin il est reçu dans le bureau d’un juge d’instruction pour y être entendu.
Belle ambiance au pôle financier du tribunal de Paris où l’on reçoit depuis ce matin, mercredi 21 novembre, un hôte de marque, Jacques Chirac, ancien président de la République. La juge Xavière Siméoni, en charge de l’instruction du dossier des chargés de mission de la mairie de Paris, a elle-même lancé « l’invitation ». Le courrier de convocation était déjà parti depuis quelques jours, comme annoncé hier soir par Bakchich. Chirac devait découvrir les bâtiments du boulevard des Italiens, siège du pôle financier, « au plus tard d’ici fin novembre mais c’est imminent », a attesté hier soir à Bakchich, un indiscret substitut.Dans cet auguste immeuble siégeait jadis Le Monde, un quotidien qui ne l’a jamais épargné.

Bingo, c’est ce matin que Chirac est entré dans le bureau du juge !

Ce n’est certes pas la première fois, que l’ancien chef de l’Etat a maille à partir avec un juge d’instruction. Dans un dossier parallèle, dit des « emplois fictifs de la mairie de Paris », le magistrat de Nanterre Alain Philibeaux l’a auditionné le 19 juillet 2007 comme témoin assisté. Un statut ambigu, pas tout à fait mis en examen, mais un peu soupçonné quand même… Fort urbainement le juge d’instruction s’était alors déplacé jusqu’au bureau de Chirac prêt de l’Assemblée nationale.

Cette fois, la partie s’annonce plus serrée. Chargée d’une information judiciaire pour « détournements de fonds publics », la juge Xavière Siméoni a décidé de jouer « à domicile ». « Et cette fois, il est plus que probable que le témoin Chirac devienne le mis en examen Chirac », prédit encore le substitut indiscret. Quelle mauvaise langue ! Dans ce dossier, quatre anciens de ses directeurs de cabinet à la Mairie ont déjà été mis en examen.

Dans cet épineux dossier, la justice devra aussi statuer sur le sort de Claude Chirac, la fille de l’Ex. Vrai communicante de Papa, l’énigmatique Claude semble néanmoins avoir longtemps été défrayée par une entreprise proche de son paternel…

Au moins cette convocation pourra-t-elle permettre à Chirac de repérer les lieux. Au cas où, par exemple, d’autres juges d’instructions comme ceux en charge du dossier Clearstream, se piquaient de vouloir l’interroger. Il serait étonnant que l’idée ne leur ait pas traversé l’esprit… Mis en cause depuis le printemps dernier par les témoignages du général Rondot, de Jean-Louis Gergorin et même de Dominique de Villepin, le Chi est quelque peu sous pression.

par Xavier Monnier pour Backchich

Cela s’imposait : Sinsemilia, « bienvenue en chiraquie », dans la version qui fut censurée à la Télé…
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Une réponse à “Chargés de mission : Chirac convoqué au pôle financier ce matin”

  1. NOUVELOBS.COM dit :

    Jacques Chirac mis en examen pour détournement

    L’ancien président Jacques Chirac, mis en examen mercredi 21 novembre pour « détournement de fonds publics » dans le cadre de l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, s’est expliqué devant la juge d’instruction Xavière Simeoni sur le fonctionnement de la mairie, mais pas encore sur ces emplois présumés fictifs eux-mêmes.
    Jacques Chirac « n’est pas forcément mécontent d’avoir pour la première fois l’occasion de s’expliquer sur ce dossier », a noté Me Jean Veil, à l’issue de l’audition de quatre heures au pôle financier du Palais de Justice de Paris.
    Pour l’avocat, l’engagement de poursuites contre son client était « inéluctable ». « On ne peut pas interroger quelqu’un dans un dossier de ce genre, qui dure depuis autant d’années, sans le mettre en examen », a estimé Me Veil.

    21 personnes mises en examen
    Selon son conseil, l’ancien président de la République « a été interrogé sur l’organisation des fonctions à la mairie, ses responsabilités, l’organisation de ses différents mandats, l’organigramme de la mairie, les responsabilités des directeurs de cabinet, comment s’articulaient les fonctions administratives et les fonctions politiques ».
    Au total, 21 personnes sont pour l’heure mises en examen dans cette enquête, dirigée par la juge financière, soit pour avoir bénéficié d’un emploi présumé fictif au cabinet du maire de Paris, soit pour avoir fourni un ou plusieurs de ces emplois.
    Parmi les bénéficiaires présumés d’emplois fictifs se trouvent la femme de l’ancien ministre Hervé de Charette, François Debré, frère de Jean-Louis Debré, l’ancien secrétaire général de FO Marc Blondel ou encore Raymond-Max Aubert, l’ancien maire RPR de Tulle (Corrèze).
    Le 15 mai dernier, la juge Simeoni a fait entendre Alain Juppé, à l’époque adjoint aux Finances à la Ville et secrétaire général du RPR, et donc bras droit de Jacques Chirac.

    Des recrutements « souhaités ou autorisés »
    Dans une tribune paraissant dans Le Monde daté de jeudi, l’ancien chef de l’Etat entend « rétablir la vérité » après les « choses inexactes, souvent caricaturales, parfois outrancières (qui) ont été dites sur ce sujet ».
    Sur le fond, Jacques Chirac avance que les lois Defferre de décentralisation (1982-1984) ont notamment eu, en matière d’embauche de collaborateurs, « la volonté délibérée et manifeste de laisser aux maires une grande latitude tant dans leur recrutement que dans la définition de leur emploi. Il était ainsi précisé qu’ils ne rendaient compte qu’à l’autorité territoriale qui les avait ‘librement’ désignés, laquelle décidait seule des ‘conditions et des modalités d’exécution du service’ qui leur était demandé ».
    « Ces recrutements, je les ai souhaités ou autorisés parce qu’ils étaient légitimes autant que nécessaires », martèle Jacques Chirac.
    Jacques Chirac a déjà été entendu au mois de juillet comme témoin assisté dans le dossier des emplois fictifs présumés du RPR instruit à Nanterre dans lequel Alain Juppé a été condamné. (avec AP)

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