Dette publique : comme des perles d’incompétence …
Comme des perles d’incompétence sur le fil de la gestion Sakozienne des finances de l’Etat, les rapports et les études se succèdent, confirmant tous et toutes la dérive des comptes publics français et la croissance corrélative de la dette publique.
L’OCDE estime aujourd’hui que la France n’est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l’an prochain. La dette publique décollerait donc et atteindrait 67 % du PIB en 2009, soit 50 milliards d’euros supplémentaires en deux ans ! La dette représenterait dès lors 19.500 euros par Français, (sans intégrer les engagements, soit 900 milliards supplémentaires) contre 13.500 en 2002, ce qui représente une hausse de 1.000 euros par an et par Français.
L’OCDE, tout comme la Commission Européenne, estiment que la France laisse filer ses déficits et fonde ses budgets sur des hypothèses de croissance irréalistes (2,25% en 2008), ce que le Parti Socialiste indique depuis de nombreuses semaines malgré les allégations pour le moins iconoclastes des Sarkozy, Fillon, Lagarde, Woerth et compagnie.
Le diagnostic est à ce point indiscutable que le gouvernement de François Fillon a dû transmettre, en toute discrétion, à la Commission européenne, une version profondément remaniée de son programme des finances publiques. Nicolas Sarkozy, pourtant adepte de la communication, n’a pas souhaité en faire la publicité. Et pour cause : le constat est accablant !
Acculé par le poids de son paquet fiscal, par la dérive des comptes sociaux et par son incapacité à relancer la croissance, la majorité UMP Nouveau-Centre a enterré les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.
La situation est à ce point dramatique que gouvernement a dû multiplier les cessions d’actifs publics pour la stabiliser à 64,2% du PIB fin 2007 (près de 7,5 milliards d’euros, dont 3,5 milliards issus de la cession de 3% du capital d’EDF et 2,65 milliards de France Télécom).
Le pire reste pourtant à venir, puisque les prévisions de croissance du gouvernement (2,25%) sont en décalage complet avec l’ensemble des hypothèses des conjoncturistes (1,5%).
D’ailleurs, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a précisé aujourd’hui que « si la croissance s’écarte légèrement du scénario central, ce serait très facile de déborder à nouveau la limite de 3% ». Dès lors, la dette déraperait à 64,5% du PIB.
La réalité s’impose donc chaque jour un peu plus à la droite. La dégradation des finances publiques, qu’elle a elle-même causée, l’amènera à adopter – une fois les élections municipales passées – une politique de rigueur contraire en tous points à ses récents engagements sur le pouvoir d’achat.
Par Karim Aou pour « le socialiste eNGagé«



Pour info, avez vous vu ce site « contre » la dette?
http://www.commedestaupes.com
Vous en pensez quoi?
Ben quoi Attali, il est aussi brillant qu’Elisabeth Tessier.
J’avais que lui sous la main.
Bon je vous quitte, il faut que je joue avec mes soldats de plomb.
Une politique de rigueur, c’est certainement ce qui nous attend, mais ne comptons pas trop que l’argent de la rigueur serve à combler la dette ou à relever l’économie, ce qui serait la moindre des choses pour une politique libérale, non, le pire c’est qu’elle continuera d’alimenter les caisses de ceux qui dépensent et épargnent une grande partie de leurs deniers hors de nos frontières tout en profitant de notre service public et des aides, qui ne font qu’un petit tour dans leurs entreprises avant de rejoindre les dividendes de ces vautours.
Epinglé également en flagrant délit de « grand n’importe quoi » : l’inéfable Jacques Attali, ce causeur brillant qui démontre tout et son contraire, avec les mêmes arguments, les mêmes exemples et dés fois dans le même article…
Lu sur le blog d’Olivier Bouba-Olga
Nouvelle théorie économique
Par Jacques Attali, bien sûr, dans une interview au JDD :
proposition 1 : la croissance dépend de l’inflation
Qu’il puisse y avoir débat en Europe sur le taux d’inflation acceptable, c’est une chose (voir sur ce point l’interview de Mundell). Expliquer, en revanche, la croissance indienne, chinoise, ou russe par l’acceptation d’une inflation à 5 ou 6%, c’est du grand n’importe quoi, la causalité est inverse : les économies en rattrapage observent en général une augmentation des prix interne, en vertu de l’effet Balassa. Et ce qui a été remarquable en Chine, ce n’est pas que l’inflation a produit de la croissance, mais que la croissance de ce pays s’est faite longtemps sans inflation (pour des raisons expliquées en détail par Françoise Lemoine).
proposition 2 : que je ne sais même pas comment la résumer tellement qu’elle est puissante
Non, c’est vrai, c’est pour ça que les gens ne veulent pas travailler, ils préfèrent épargner leur argent, ça leur rapporte plus…
En fait, je crois qu’Attali a deux grandes qualités : il est capable de dire n’importe quoi de manière brillante. Dès lors, ses interlocuteurs doivent se dire que s’ils ne comprennent rien, c’est qu’il est beaucoup plus intelligent qu’eux, ce qui les conduit à l’admirer encore plus. Il n’hésite pas non plus à dire tout et son contraire (dans la même interview, il affirme ainsi que les Etats-Unis « vont au devant d’une récession très profonde qui n’épargnera pas l’Europe », pour dire quelques lignes plus loin que « tout est en place pour une forte croissance de longue durée de l’économie mondiale »), si bien qu’après coup, il pourra toujours dire qu’il avait prévu l’évolution de l’économie mondiale, quel que soit le scénario.