Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 décembre 2007

UIMM et Tracfin : Une cagnotte ? Quelle cagnotte ?

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 1:03

Les loups de l’IUMM nous prennent pour des moutons…Nous avons déjà parlé de Gauthier Sauvagnac, le gestionnaire de la cagnotte de l’IUMM. 600 millions d’Euros que le grand patronat a collecté afin de « fluidifier les relations sociales ». Après, ces mêmes employeurs expliqueront que les 35 heures coûtent chers que le SMIC est trop haut, les charges trop lourdes…
Cette affaire de caisse noire a disparu de la scène médiatique chassée par les frasques et les fastes élyséens, les parties de chasse de notre nouvel ami Khadafi, les polémiques sur les photos suggestives et bien d’autres hochets médiatiques qu’on agite sous le nez du bon peuple pour lui faire oublier que bientôt la 36 ème heure ne sera pas une heure sup et qu’il faudra attendre la quarantième si elle existe pour gagner plus… Si si, c’est en gestation, nous y reviendront…
Pendant ce temps, Gauthier Sauvagnac est toujours libre quand les voleurs de pommes sont embastillés fissa… Et même, si nous n’y prenons garde, cette affaire va devenir une non affaire par effacement pur et simple de fichiers…

UIMM et Tracfin : transparence jusqu’à l’effacement de données ?

C’est Marianne numéro double 557-558 en page 28 qui nous l’apprend en posant une question qui fâche : le ministère des Finances cacherait-il d’inavouables secrets ?

D’après la version officielle c’est la cellule de traque anti-blanchiment Tracfin qui aurait alerté sur les retraits en liquide de l’UIMM.

Sauf que.

Sauf que François Werner (biographie.pdf), le patron de Tracfin, a remis aux policiers chargés de l’enquête, lors d’une perquisition le 13 décembre qualifiée par l’hebdomadaire de « courtoise », des documents bancaires qu’il avait « oublié » de remettre au procureur de la République de Paris.

C’est là que commencent les surprises. Les policiers n’ont pu relever aucun enregistrement informatique du dossier. Aucun fichier, aucune note, aucun document n’a été retrouvé sur les ordinateurs des fonctionnaires ayant eu à traiter ce dossier. Seule une « synthèse papier » existerait et, comme le relève à juste titre Marianne, comment expliquer alors les déclarations comme quoi il aurait été effectué de « longues et minutieuses investigations » ? Évidemment, ce non-constat a conduit le juge Roger Le Loire à demander une expertise des disques durs de plusieurs ordinateurs de Tracfin (techniquement il est possible de retrouver les données d’un disque dur même si elles ont été effacées, formatées et écrasées plusieurs fois).

Plusieurs questions restent toutefois en suspens : François Werner est un ami proche de Jean-François Copé, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1993. Tracfin a été alerté dès 2004 par la BNP des retraits en liquide de Denis Gautier-Sauvagnac mais il aurait été alors donné consigne de mettre le dossier en attente. Sans aucune « note ministérielle » cependant selon une source proche du dossier et de l’inquisition…

Mais pis. Aucune enquête sérieuse n’a été menée par Tracfin qui n’aurait même pas consulté le fichier des comptes bancaires, ce qui aurait permis de constater que l’UIMM disposait d’au moins une dizaine de comptes bancaires sur lesquels ont été effectués plus de 20 millions d’€uro de retraits en liquide.

Christine Lagarde, ministre des Finances a fait savoir que Tracfin ne ferait aucun commentaire avant même que son patron ne réagisse.

Les disques durs des ordinateurs vont-il parler et peuvent-ils mettre en ébullition les coulisses du pouvoir ?

À suivre…

Domaine d’Extention de la Lutte

Allez, un petit plaisir avec Adriano Celentano & R.Carrà « Prisencolinensinainciusol » (1974)
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