Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

11 janvier 2008

Cecilia, le retour…

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 2:02

presse people d’opinionPas moins de trois livres sortent en même temps qui sont consacrés à Cécilia Ciganer-Martin-Sarkozy-Attias (?)…

Bien sûr, avec les Sarkozy tout est très clair. Transparent. Si vous dites du bien on vous invite au Fouquet’s et sinon on censure. C’était déjà le cas lorsque Sarkozy, alors ministre de l’intérieur avait bloqué la parution du livre de Valérie Domain consacré à Cécilia et intitulé « Cécilia Sarkozy, entre le cœur et la raison ».
Pour la petite histoire, un recueil d’entretiens avec la femme du président de l’UMP avait été annulé juste avant sa sortie en mars 2006.

Un des derniers ouvrage a paraître ne plaît pas non plus à Cécilia. Il s’agit de celui écrit par la journaliste du « Point », Anna Bitton, intitulé « Cécilia » et publié aux Editions Flammarion.
Madame Cécilia Ciganer-Martin-Sarkozy-Attias (?) a lancé mercredi une procédure en référé pour obtenir la suspension de sa diffusion sous astreinte de 200.000 euros par infraction constatée.
Il porterait atteinte à »l’intimité de la vie privée » d’une femme qui a soigneusement exposé sa vie, et orchestré ses fugues, ses frasques, ses retours dans toute les gazettes, lorsque cela pouvait servir les ambitions de son mari…
Ce qui n’empêche pas Le Point de publier de larges extraits de ce livre sous le titre « Les quatre vérités de Cécilia » – en particulier sur l’aventure de l’ex-première dame avec le publicitaire Richard Attias.

Nul doute qu’elle préfère « Ruptures », une hagiographie écrite à quatre mains par deux autres journalistes, Michaël Darmon (France 2) et Yves Derai (Le Nouvel Economiste), où elle est présentée comme une James Bond Girl qui enlève les infirmières bulgares au nez et à la barbe d’un Khadafi qu’elle a au préalable séduit, en faisant exploser les portes de la prison… Si vous aimez OSS 117 et SAS vous aimerez ce bouquin qui est à la vérité ce que Sarkozy est à la modestie…

Mais un troisième ouvrage est anoncé ! Il s’agit de « Cécilia, la face cachée de l’ex-Première dame » (Pygmalion), sortie prévue demain vendredi 11 janvier.
Les journalistes Denis Demonpion (du Point) et Laurent Léger (de Bakchich.info) y révèlent notamment quelques-unes des approximations et demi-vérités qui jalonnent le parcours de Cécilia, née Ciganer, qui affirmait il y a quelques années être « devenue une femme politique ». Extraits :

Les demi-vérités de Cécilia

Pas trace d’un quelconque prix de piano pour la descendante du compositeur Isaac Albéniz
Sans vouloir lui faire injure, Cécilia l’admet volontiers, elle n’est pas touchée par la grâce musicale. Les leçons de musique lui sont une astreinte. Avec le recul, elle varie cependant dans ses jugements. Un jour, elle dit avoir souhaité en faire son métier. « Je voulais devenir (…) pianiste classique », consent-elle. Un autre, elle soutient le contraire. « Etant l’arrière petite-fille d’Albeniz, tout le monde était persuadé dans ma famille que j’avais hérité d’une parcelle de son talent ! Donc au lieu de jouer avec mes copains et mes copines en sortant de l’école, moi, j’avais trois heures de piano. J’ai décroché un prix de la Ville de Paris. J’ai rapporté mon diplôme à ma famille et leur ai dit : ”Maintenant il faut me laisser tranquille” », assène-t-elle. « On ne peut pas forcer les enfants sinon on les dégoûte ».
Quel concours de piano Cécilia a-t-elle précisément passé avec le succès qu’elle revendique ? Visiblement pas celui du Conservatoire national de Paris de la rue de Madrid, aujourd’hui rebaptisé Conservatoire national supérieur de musique de Paris à La Villette. « Mademoiselle Ciganer n’est pas lauréate du Conservatoire de Paris », affirme une archiviste de l’honorable institution. Pas davantage, vérifications faites, d’un Concours international de la Ville de Paris. « Cette personne ne figure ni à notre concours de piano contemporain Olivier Messiaen ni à celui de piano-jazz Martial Solal », assure l’Association pour la création et la diffusion artistique, qui organise les épreuves.

Le prestigieux concours Long-Thibaud, créé en 1943, n’a pas non plus trace de son passage, si tant est qu’elle s’y soit inscrite. Quant au conservatoire municipal du 8ème arrondissement, situé d’abord rue de Lisbonne, puis rue du Faubourg Saint-Honoré, il n’a conservé aucune trace du passage de Cécilia. Ses archives n’ont pas non plus rejointes celles de la ville de Paris. Un parent nuance : « Elle a bien eu un prix. A l’époque, les interprètes étaient enregistrés. Elle a reçu un 45 tours sur lequel elle jouait 10 à 12 minutes de piano ».


A-t-elle été attachée parlementaire du sénateur René Touzet, président du groupe de la Gauche démocratique du Sénat ?

Catherine Hirschfield connaît tout de l’histoire et des aléas de la Gauche démocratique, dissoute dans l’UDF, elle-même fondue dans l’UMP, pour laquelle elle a oeuvré pendant un quart de siècle. Assistante parlementaire du groupe et, parmi ses membres, de René Touzet dont elle a accompagné la carrière, elle jure n’avoir « jamais entendu parler » de Cécilia, ni ne l’avoir rencontrée. « Je ne vois pas comment elle aurait pu être attachée parlementaire sans que je le sache », s’étonne-t-elle. D’autant que le titre est réservé aux personnes chargées des relations avec le parlement pour le compte d’un ministre, une fonction gouvernementale que Touzet n’a jamais occupée. Catherine Hirschfield se souvient, en revanche, parfaitement de Valérie Baroin, l’épouse de Thierry Breton, qui n’était pas encore ministre des Finances de Dominique de Villepin. Il ne peut donc y avoir confusion sur la personne. (…)

Aussi loin qu’on remonte dans les archives du Sénat, aucune trace n’est visible du passage de Cécilia (ou Cécile) Ciganer. A moins que celle-ci ait eu recours à un nom d’emprunt. L’Association de Gestion des Assistants de Sénateurs ou AGAS, un service dédié à la recension de ces personnes, embauchées sous contrat de droit privé, mais payées par l’Etat, ne dispose d’aucun document à son nom.

D’où l’embarras du directeur de l’AGAS, Benoît Chadenet qui, la voix blanche, renvoie sur le service de communication du Sénat. Là, la réponse tombe, catégorique : « Madame Sarkozy, ex-Ciganer, n’a jamais été déclarée au Sénat comme assistante parlementaire de M. Touzet ou d’un autre ». Si on se fonde sur les archives du Sénat, par ailleurs en mesure de produire le nom de tous les autres assistants parlementaires de René Touzet, Cécilia n’a, à ce titre, aucune existence juridique. Dans les années 80, époque où elle est censé avoir occupé un tel poste, « il y avait de vrais assistants au sens salarial du terme », note un attaché de presse de la Haute Assemblée. « Elle a pu apporter une aide gracieuse, amicale ou autre », suggère-t-il, ironique.

René Touzet est mort en 1982 en plein exercice de son mandat. A supposer que Cécilia ait été sa collaboratrice, ce n’aurait pu être qu’au tout début des années 80. Elle avait à l’époque entre 23 et 25 ans. « Ce n’est pas nécessairement un âge où l’on a une collaboration officielle de type salarial », ajoute l’attaché de presse du Sénat, désolé de ne pas pouvoir corroborer les déclarations de celle qu’il appelle alors « notre douce présidente ». « On a tous eu notre petit temps de militantisme ou de stage qui n’emporte ni rémunération, ni convention, comme cela se fait aujourd’hui », conclut-il. Or on ne sache pas que l’ex-épouse du président ait jamais adhéré à une formation politique.

Cécilia aurait donc été bénévole ? Là encore, les témoins et les preuves font défaut. Qu’elle ait pu alors franchir les portes du Sénat, pourquoi pas. L’incertitude, quant à ses activités, demeure, malgré ses assertions réitérées en octobre 2004 : « Je suis devenue attachée parlementaire, alors que je ne connaissais pas encore Nicolas. Mais c’est avec lui que j’ai mis le pied dans la politique ». (…) Sur la place que Cécilia aurait occupée au sein du personnel parlementaire, le doute subsiste, entier, comme sur le nom du sénateur qu’elle aurait servi.

L’association d’orphelins de la police qu’elle dit soutenir… ne l’a jamais vue
Compassionnelle, Cécilia soutient les associations et ceux que l’infortune a touchés. Femme du ministre de l’Intérieur, elle est sensibilisée au cas des enfants de policiers morts en service, recueillis et soutenus par l’Orphelinat mutualiste de la police nationale. Créé en 1921, reconnu d’utilité publique par le président Gaston Doumergue en 1925, l’orphelinat – aujourd’hui dénommé Orphéopolis – est venu en aide à des milliers d’enfants. « Je me suis engagée dans plusieurs associations et même si je ne suis plus que l’épouse du président de l’UMP, je suis restée leur marraine. D’Orphéopolis, en particulier », assure Cécilia Sarkozy en mai 2005.

A l’Orphelinat, la trace qu’elle a laissée est des plus incertaines. Certes, elle a accompagné Sarkozy à l’inauguration d’une résidence de l’Orphelinat, le 30 janvier 2003 à Agde. Vêtue intégralement de noir, un dossier à la main, elle reste à son habitude postée derrière le ministre, mais s’assied à la place réservée à Laetitia Hallyday, marraine de l’établissement. Présente, Bernadette Chirac en profite pour donner une leçon de savoir vivre à Sarkozy devant le maire d’Agde et le président du Conseil régional, comme le rapporte Le Monde du lendemain. Laetitia n’en tient pas rigueur à Cécilia. Bonne pâte, elle lui a conservé son amitié et, en marraine attentionnée, elle a invité les enfants à un concert de Johnny à Marseille, précédé d’une rencontre avec « l’ex-idole des jeunes ».

Cécilia devait parrainer un centre d’Orphéopolis. Le projet a échoué. « Nous l’avions sollicité en 2003 pour qu’elle pose la première pierre d’une nouvelle résidence à Bourges. Mais elle s’est décommandée à cause d’un plan de licenciement qui risquait de provoquer un mouvement social. Le cabinet du ministre a estimé qu’être accueillie par des banderoles risquait de faire désordre », raconte un cadre de l’orphelinat. « Finalement Cécilia n’est jamais venue et nous ne l’avons pas sollicitée à nouveau », conclut-il. Ouvert en janvier 2005, l’établissement de Bourges, d’une capacité d’accueil de trente-six lits, a été inauguré officiellement un an plus tard. Sans Sarkozy, pas plus qu’en présence de Cécilia.

Paul VILLACH pour AgoraVox

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James Blunt – « You’re Beautiful »
Une vidéo de la superbe chanson de James Blunt, faite avec les moyens du bord par des jeunes sans argent mais pas sans talent… D’ailleurs je trouve leur travail bien meilleur que la vidéo d’origine tournée à grands frais.
[youtube=http://www.youtube.com/v/BZ2uUxsjD9E&rel=1]

9 réponses à “Cecilia, le retour…”

  1. Bonjour,

    Merci d »être passé sur notre blog.
    Concernant l’origine de l’article, vous avez parfaitement raison et pour chaque article le nom de l’auteur est cité avec un lien vers le blog d’origine… Pourquoi celui-ci est-il passé à travers ? Je corrige cela immédiatement…
    Cordialement

  2. paul villach dit :

    Bonjour,
    Je suis honoré que vous soyez intéressé par un de mes articles publiés sur AGORAVOX a propos d’une hypothèse que j’ai émise sur la stratégie de Mme ex-Sarkozy quand elle a tenté de faire saisir un ouvrage la concernant.

    Serait-ce trop vous demander d’avoir la courtoisie de mettre le nom de l’auteur et celui du site d’où vous l’avez tiré ? Paul VILLACH sur AGORAVOX

    Merci,
    Cordialement
    Paul VILLACH

  3. Josepha dit :

    Si l’hypothèse ci-dessus est juste, Cecilia, une fois protégée va pouvoir s’amuser un peu des prévisibles déboires de son ex qui ne pourra pas dire qu’il n’aura pas été prévenu… Mais porter des cornes est un sport qu’il connait…

    Carla Bruni : « Je préfère la polygamie et la polyandrie »

    « Mangeuse d’hommes. » C’est l’expression qui revient le plus souvent dans vos magazines pour décrire Carla Bruni, la nouvelle compagne du Chef de l’Etat. Et ce n’est pas l’interview donnée par l’ancienne top model au Figaro Madame en février 2007 qui va arranger l’image de la chanteuse… Extraits.

    « Je suis monogame de temps en temps »

    Au cours de l’entretien, Carla Bruni confirme que la fidélité n’est pas son fort : « Je suis fidèle… à moi-même ! (rires) Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du dévelopement d’une intimité.
    Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie (NDLR : une femme qui a plusieurs maris). L’amour dure longtemps, mais le désir brûlant, deux à trois semaines. Après ça, il peut toujours renaître de ses cendres mais quand même : une fois que le désir est appliqué, satisfait, comblé, il se transforme. Le pauvre, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse ? Moi, je ne cherche pas particulièrement l’établissement des choses : l’amour et le couple ne me rassurent pas. »

    Sur son image de croqueuse d’hommes, Carla Bruni répondait sans détour : « Je préfère qu’on me traite de prédatrice plutôt que de sac à puces (rires) Prédactrice, ce n’est pas si mal pour une femme : ça déplace le jeu. Normalement, une fille est une proie. »

  4. Chris dit :

    Allez un dernier copié collé et après j’arrête… pour aujourd’hui… lol
    C’est pas de ma faute s’il y a plein de choses intéressantes et complémentaires.
    Peut-être devrait-il y avoir sur ce blog des pages thématiques où empiler les billets sur le même sujet…

    Quelle est donc la stratégie de Mme Cécilia Sarkozy ? Se protéger ?

    Puisque toute relation d’information est stratégique, surtout quand elle est publique, il est plus grave de le nier que de se tromper sur la stratégie en jeu. C’est pourquoi la procédure judiciaire engagée par MmeSarkozy pour tenter d’obtenir la saisie d’un livre la concernant, intrigue.

    Un choix de procédure surprenant
    Plusieurs de ses conduites surprennent en effet.

    1- On est d’abord étonné par le motif invoqué, une atteinte à l’intimité de la vie privée protégée par l’article 9 du Code civil : « Chacun a droit au respect de sa vie privé ». Ce n’est pas que les propos qui lui soient prêtés, ne relèvent pas du domaine privé. Au contraire, elle offre de son ex-mari une image qui lui est apparue au cours de ses dix-huit ans de vie conjugale et familiale. En ce sens, c’est bien le droit au respect de la vie privée qui paraît méconnu.

    Mais le portrait qu’elle dresse de son ex-mari, n’a rien à voir avec l’autoportrait qu’il a offert de lui au cours de sa conférence de presse, le 8 janvier dernier. Il se présentait comme un homme digne et vertueux, affichant humilité et franchise, même si c’était avec superbe et dissimulation. Elle livre, au contraire, l’image d’un individu méprisable, un monstre d’égoïsme et un bouc de luxure qui « n’aime personne », et à qui elle dénie en plus toute dignité et toute stature pour « habiter la fonction » de Président de la République, comme il aimait à dire pour expliquer ses quelques jours de vacances après l’élection sur un yacht au large de Malte. Et, à en croire son ex-épouse, son entourage de parvenus ne vaut pas plus cher, « une bande malfaisante », tranche-t-elle !

    Sans doute faut-il replacer ces propos dans le contexte douloureux d’un divorce : il n’est pas rare qu’on cherche à salir son ex-conjoint. Et puis, « si nul n’est un grand homme pour son valet de chambre », il est peut-être aussi difficile de l’être pour son ex-épouse.

    2- Tout de même, une telle atteinte à la réputation d’autrui ne méritait-elle pas une autre qualification pénale comme la diffamation ? Or, Mme Sarkozy n’en a rien fait. Elle s’est contentée de se plaindre d’une atteinte au droit au respect de la vie privée. Elle n’entend donc pas contester la validité des propos qui lui sont prêtés.

    3- Ce pourrait, du moins, être cohérent avec la relation qu’elle paraît avoir entretenue avec la journaliste Anna Bitton, auteur du livre « Cécilia, portrait ». Mais on ne se confie pas ainsi à une journaliste pour le seul plaisir de se confier, ou alors on cherche quelqu’un d’autre. Pouvait-elle ignorer qu’elle donnait sciemment à son interlocutrice matière à rédiger un livre incendiaire ? Selon l’AFP, l’auteur est la première étonnée de « la réaction subite de Mme Cécilia Sarkozy » : « Le livre, explique-t-elle, se nourrit d’une longue relation entretenue depuis des années dans le cadre de mon travail de journaliste politique » (in « NouvelObs.com » du 11.01.2008)

    4- On est encore surpris par un abandon en cours de procédure. Il a suffi qu’elle ait été déboutée en première instance pour qu’elle renonçât à faire appel. Sans doute, est-il allégué, la procédure en référé, destinée à faire cesser sur le champ un trouble à l’ordre public, est apparue comme inefficace : le livre était déjà vendu en un grand nombre d’exemplaires. Un succès en appel n’aurait rien changé. Le mal était fait. Mieux valait recentrer la défense sur une plainte au fond visant à obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subi. N’empêche ! Cette renonciation jette le soupçon sur une stratégie mal assurée qui ne pouvait manquer d’apparaître comme telle avant même d’être adoptée.

    Une hypothèse cohérente, mais seulement une hypothèse

    Tant de contradictions conduisent à imaginer une hypothèse, mais rien qu’une hypothèse faute de preuve. Elle a, du moins, pour elle le mérite de la vraisemblance comme celui de résoudre ces contradictions.

    1- Les poursuites engagées contre le livre n’ont-elles pas eu pour but premier de valider les propos qu’ils relatent ? Faire valoir une atteinte au droit à la vie privée, mais non dénoncer des accusations diffamatoires, ne revient-il pas à faire passer l’information de la journaliste du statut d’ « information donnée », non crédible par définition, à celui d’ « information extorquée », plus crédible par définition. Cette information paraît, en effet, diffusée à l’insu et contre le gré de Mme Sarkozy, sinon elle ne protesterait pas aussi vigoureusement pour une raison évidente de nuisance à son égard. Nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire ! Mais prendre soin de ne pas la qualifier de diffamation équivaut à lui conférer un certificat de validité.

    2- D’autre part, engager des poursuites contre un livre sur l’ex-première Dame de France et surtout le faire savoir, n’est-ce pas la meilleure publicité lui faire pour que le maximum d’acheteurs se précipitent avant son éventuelle interdiction ? Le réflexe de voyeurisme est, d’une part, activement stimulé : si Mme Sarkozy agit ainsi, se dit-on, c’est parce qu’elle a des secrets à cacher. L’envie de les connaître déclenche la pulsion d’achat. Et, d’autre part, le leurre de la prise de décision précipitée … précipite justement la décision d’ achat. L’immobilier et la grande distribution sont familiers de la technique : « Vous êtes le 3ème sur la liste à vous intéresser à cet appartement, glisse en passant l’agent au client intéressé pour paralyser sa raison et le livrer à son irrationalité, même s’il est le seul. Vous comprenez, ajoute-t-il, il est au premier qui signe ! » De même, « Y en aura-t-il jusqu’à ce soir ? » se demande dans ses annonces publicitaires le supermarché qui met en vente un lot d’appareils de photo à moitié prix. Ici, la justice risque de retirer le livre de la vente : il n’y a pas une minute à perdre si on veut s’en procurer un !

    3- La méthode présente en plus l’avantage d’apparaître comme innocent de toute mauvaise intention envers la personne que les propos relatés salissent. Un leurre par omission et substitution permet de faire porter la responsabilité du mal à la journaliste, en l’accusant d’avoir trahi une amitié : elle n’était pas autorisée à diffuser des secrets confiés sous le sceau de la confidence d’une relation amicale. Loin d’apparaître comme bourreau, on se drape dans l’innocence de la victime. La procédure judiciaire engagée apporte justement la preuve de sa bonne foi et de la trahison de la félonne à qui des dommages et intérêts seront même réclamés.

    Il reste que l’absence de démenti par une plainte en diffamation appropriée donne toujours aux propos accusateurs relatés une fiabilité qui, par voie de conséquence, rend peu crédible le sérieux d’une autre procédure judiciaire déclenchée puis abandonnée. Ne faut-il pas alors chercher ailleurs les raisons d’un comportement dont la cohérence échappe ?

    Selon Nouvelobs.com déjà cité, « elle est déséquilibrée », aurait dit l’ami Brice Hortefeux en parlant de Mme Cécilia Sarkozy qui, pour lui, serait devenue « une bombe à retardement ». On ne vit pas, il est vrai, dans l’intimité d’un homme politique sans avoir partagé nombre de ses secrets. Est-ce donc ce qui fait que Mme Sarkozy, après son divorce, soit devenue un sujet de préoccupation ? Qu’adviendrait-il si elle se mettait à parler ? Or une bombe, ça se désamorce ou ça « se neutralise ». Mme Sarkozy n’est sûrement pas la dernière à y avoir songé ou à l’avoir craint. Sa stratégie de confidences à une journaliste – et quelles confidences ! – puis de poursuite contre son livre relatant ses confidences ne vise-t-elle pas d’abord à se protéger publiquement contre une éventuelle « neutralisation » ?

  5. Chris dit :

    Sarkozy d’après Cécilia : ridicule, pas digne, pingre et sauteur !

    « Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement » : les lecteurs de Plume le savent depuis toujours, mais ce jugement est particulièrement délectable de la part de son ex femme.
    Ses propos ont été recueillis par Anna Bitton, journaliste du Point, dans Cécilia, portrait, ouvrage que l’ancienne épouse du Président a vainement tenté d’interdire pour « atteinte à la vie privée ». Le chef de l’Etat y est aussi décrit comme « pingre », comme « un sauteur » et « un homme qui n’aime personne, pas même ses enfants ».

    Faux pour cette dernière assertion : cet homme est passionnément amoureux de… lui-même !

  6. libé.fr dit :

    La publication du livre d’Anna Bitton a été autorisée vendredi. L’ex-femme du Président a fait appel, qui aura lieu ce vendredi après-midi.
    Le tribunal de grande instance de Paris a débouté ce matin l’ex-première dame de France, de sa demande d’interdiction du livre Cecilia qui lui est consacré et rédigé par la journaliste du Point, Anna Bitton.
    L’un des avocats de Cécilia Ciganer-Albeniz, son nom de jeune fille, Me Michèle Cahen, a annoncé qu’elle faisait appel de cette décision. Une audience de référé pourrait avoir lieu à la cour d’appel de Paris dès cet après-midi.

    Dans cet ouvrage, la journaliste politique du Point rapporte des propos qu’aurait tenus Cécilia sur le président de la République, ses enfants ou encore sur Richard Attias, qui a été son compagnon après une séparation avec Nicolas Sarkozy en 2005.

    Lors de l’audience de jeudi, les avocats de l’ex-Mme Sarkozy avaient estimé que ce livre «portait gravement atteinte à l’intimité de sa vie privée».

    Ce n’est pas la première fois que l’ex-Mme Sarkozy tente d’empêcher la publication d’un livre la concernant: en novembre 2005, elle avait «appelé Nicolas au secours» pour que le ministre de l’Intérieur qu’il était à l’époque bloque la parution d’un ouvrage sur sa vie.

    En février suivant, la journaliste de Gala, Valérie Domain, qui affirmait pourtant l’avoir rencontrée plusieurs fois pour écrire cette biographie, s’était résolue à en publier une version romancée. L’ex-première dame n’a en revanche rien trouvé à redire à la publication de deux autres ouvrages la concernant.

  7. dominique dit :

    oui pas mal fait, ca évite aussi de voir larmoyer Blunt…je reuteuteu (profitons avant qu’on nous la supprime)donc cette nuit petit réveil , passage ordi…( quand j’te dis que c’est une autre addiction comme la télé…)..
    dis moi, y’a du monde qui va bouger pour aller sur Versailles le 4 au PS ? je parle militants .. parce que côté parlementaire j’ai eu ma réponse ici, après l’effet d’annonce de J M Ayraud (!!! qu’on lui coupe la tête!!) par Emmanuelli..au moins un qui reste debout..

  8. 3 h 22. Hé Bien Dominique, bienvenue dans le club des insomniaques…
    Oui, je dope l’ambiance. On va voir ce que cela donne… Je te tiens au courant…
    Tu as aimé la vidéo ? Moi je la trouve excellente pour des amateurs…

  9. dominique dit :

    eh bien ce sera pour moi l’occasion de voir si le référé va plus vite là pour elle , qu’ailleurs, pour un père qui attend depuis plus d’un mois..
    a part ca, dis donc tu y prend goût …tu dopes l’audience ..?

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