Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

21 février 2008

Au pays des couteaux dans le dos…

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 2:03

requiem pour un con…Petit retour sur la saga de Neuilly sur Seine : « Neuillyyyy, ton univers impitoyaableuu… »

L’autre sondage confidentiel qui donnait Martinon en tête à Neuilly

Martinon 40%, Fromantin 45%. Le sondage BVA publié samedi 9 février par Le Figaro rompt la quiétude neuilléenne. Le porte-parole de l’Elysée est donné perdant aux municipales dans le fief de Nicolas Sarkozy. Quarante-huit heures d’annonces et contre-annonces plus tard, David Martinon jette l’éponge.

En coulisse, l’issue était pourtant pressentie depuis plusieurs jours. A l’Elysée, où toutes les ficelles sont tirées dès qu’il s’agit de Neuilly, l’offensive contre l’ami intime de Cécilia Sarkozy était connue de tous les conseillers.

Depuis que Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy, maître ès sondages, a déboulé en début de semaine dans le bureau de David Martinon pour lui expliquer que son sort était scellé, la fameuse enquête BVA à la main.

L’étude donne le résultat inverse…

Le porte-parole de l’Elysée encaisse le choc dans un premier temps. Mais pousse un coup de gueule plus tard dans la semaine, lorsque le même Patrick Buisson lui fait part d’un autre sondage confidentiel réalisé au même moment, cette fois par OpinionWay. L’étude donne le résultat inverse: David Martinon est en tête avec 45% des intentions de vote. Un score qui n’est pas éblouissant pour le porte-parole de Nicolas Sarkozy, mais moins déshonorant.

Celui qui est encore à cet instant le candidat officiel de l’UMP demande à Patrick Buisson de rendre publics les deux sondages. Le conseiller refuse. Le porte-parole voit rouge. D’autant que le samedi suivant, les médias font bien état d’un sondage, mais seulement de celui effectué par BVA.

David Martinon tente de retarder l’échéance le plus longtemps possible, mais il sait que son retrait de la course à la mairie de Neuilly devient inéluctable. Ses trois principaux collaborateurs, Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et un certain Jean Sarkozy, le lâchent devant les caméras. Dans son bureau, le Président lui souffle dans les bronches. Lundi 11, une semaine après le début des manoeuvres, David Martinon annonce que s’en est fini pour lui de Neuilly.

L’Elysée à la manoeuvre

Le porte-parole sait qui a donné les coups. Il les a vus venir, il n’a pas su les éviter. Arnaud Teullé, également conseiller de l’Elysée, d’abord. C’est le « traître », comme une partie de l’UMP le surnomme désormais, qui a commandé le sondage BVA, aux dires de Claude Guéant, le secrétaire général du Palais. Patrick Buisson ensuite, qui a refusé que soit publiée en même temps l’étude OpinionWay.

Mais à l’UMP comme à l’Elysée, on se refuse à accréditer la thèse de la cabale contre David Martinon: « L’enquête BVA n’était que la constatation de la dégradation galopante de Martinon, ce n’est pas ce qui l’a déclenchée. » Un directeur d’institut de sondages, qui a vu passer plusieurs études sur Neuilly, précise toutefois à Rue89: « Rien ne laissait penser qu’il était condamné d’avance. »

Le sondage OpinionWay n’est en effet pas la première enquête d’opinion positive pour David Martinon à être passée sous silence. Il y a un mois, Jean-Christophe Fromantin, le candidat divers droite à Neuilly qui a hérité depuis du soutien officiel de l’UMP, commandait un sondage auprès du même institut: le porte-parole de l’Elysée comptait 16 points d’avance, à 56% d’intentions de vote.

« Il va falloir clarifier les choses »

Mais rien dans les médias, à part un « Indiscret » dans le Journal du Dimanche du 20 janvier sur les déboires de « la tête de liste UMP à Neuilly »:
« David Martinon ne parvient pas à décoller. On parle même de mouvement d’humeur au sein de la bourgeoisie neuilléenne… »
Une autre enquête a aussi circulé dans les bureaux de l’Elysée. Et à pareillement été mise sous le boisseau. Elle a été effectuée quinze jours avant les deux sondages concomitants par l’association Médiation et Citoyenneté. Réalisée sur un échantillon représentatif de 700 Neuilléens, elle visait à inciter les habitants à aller voter. Habitants qui étaient également invités à indiquer pour quel candidat ils se déclaraient. 48% d’entre eux se prononçaient pour David Martinon.

Mais les études plus favorables (ou moins défavorables) au porte-parole de l’Elysée ne seront jamais rendues publiques. Il a désormais « la firme » contre lui. « La firme », ces bannis de l’ère Cécilia Sarkozy qui opèrent aujourd’hui un retour en force. Elle devrait faire peu de cas de David Martinon. Un autre acteur de la tragicomédie neuilléenne s’en cache à peine: « Il va falloir clarifier les choses. »

Guillemette Faure et Julien Martin
pour rue 89

Allez, puisque nous sommes chez les dingues du pouvoir, un petit clin d’oeil de Carlo Saura, à la folie, avec « Cria Cuerbos »… et son extraordinaire Bande Originale : « Porque te va » de Jeannette. Sur un trailer du film qui par ses images vous rappellera qu’un jour vous avez vu un chef-d’oeuvre. Ou vous donnera envie de le voir : c’est tout le mal que je vous souhaite….
Je rappelle, histoire d’étaler une culture qui fait pâlir d’envie Sarkozy (si, si…) que le titre du film est une partie d’un poème de Garcia Lorca : « Cria cuervos y te saccaran los ojos ». Nourrit les corbeaux et ils te crèveront les yeux… que l’on retrouve dans les proverbes français sous la forme : « nourrit un vilain et il te mordra la main »… Des proverbes qui existent dans toutes les langues sur une attitude que Matinon devra méditer…
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Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade. Jeune homme, il fit ses études en philosophie, en littérature et en droit à l’Université de Grenade. Surtout reconnu pour son talent d’écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli. Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.

En 1922, Lorca et le compositeur Manuel de Falla organisèrent la Fiesta del Cante Jonco, un festival de musique folklorique consacré à la chanson profonde, le style de chanson le plus velouté dans la tradition flamenco. C’est dans deux de ses poèmes les plus importants, «Poema del Cante Jondo» et «Romancero Gitano», que l’on ressent le plus l’influence du flamenco; ces deux poèmes révèlent, sous forme lyrique, les impulsions musicales, poétiques et spirituelles de Lorca. On retrouve sur ce disque compact, «Corazon Malherido» et «Romance de la Luna, Luna», deux chansons inspirées à partir de ces oeuvres.

L’influence du folklore transparaît également dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre, Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l’essence de l’âme divisée du peuple espagnol de l’époque. Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba. Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l’amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.

À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco. Deux jours plus tard, le 19 août, il fut exécuté par un peloton d’exécution. Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom.

2 réponses à “Au pays des couteaux dans le dos…”

  1. Serge dit :

    J’ai l’impression que le « président devenu fantoche » préfère voir son fils Jean dans le conseil des Hauts de Seine, quand on connaît ce qui s’est passé à l’époque du « parrain » du président, le représentant de « l »apéritif anisé ».

    Quant au « fils Jean », il a choisi la politique au lieu du théâtre, mais c’est vrai dans la famille sarko, politique, théâtre ou cinéma c’est la même chose !

  2. Chris dit :

    Epilogue :

    Jean Sarkozy sera finalement bien candidat à Neuilly. Pas aux municipales, mais aux élections cantonales. Le fils cadet du président l’a confirmé à l’AFP et sera «le candidat de la majorité présidentielle». Il a attendu 14 heures pour déposer sa candidature à la préfecture, deux heures avant la limite. Le fils continue donc de suivre les traces de son père qui a présidé le conseil général des Hauts-de-Seine de 2004 à 2007.

    Co-auteur du putsch contre David Martinon, absent de la liste — soutenue par l’UMP — de Jean-Christophe Fromantin, comme de celle du dissident Arnaud Teullé, Jean Sarkozy jette son dévolu sur le scrutin cantonal à la faveur d’un coup de pouce. Car pour le fils du président, le terrain a été soigneusement nettoyé : Arnaud Teullé retire sa candidature aux cantonales.

    «En plein accord avec Arnaud Teullé, qui souhaite se consacrer exclusivement à la campagne des élections municipales, j’ai décidé de me présenter aux suffrages des Neuilléens pour les élections cantonales de Neuilly-sud», a déclaré le fils du chef de l’Etat.
    Pour Sarko fils, rien n’est trop beau…
    Surtout, après le rocambolesque putsch contre David Martinon et la candidature dissidente de Teullé, un nouvel affrontement à Neuilly aurait été de trop et mis à mal Nicolas Sarkozy lui-même. Il est temps que le calme revienne en sarkozie.

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