Le ministre du Travail a annoncé que les stagiaires seront rémunérés « à partir du premier jour » pour « tous les stages de plus de trois mois » à partir de février, mais seulement « à partir de 30% du SMIC ». « On se moque de la jeunesse« , estime Génération Précaire pour qui « l’usage des 30% est entériné ».
« Nous venons de signer avec Valérie Pécresse (ministre de l’Enseignement supérieur) un décret qui va être publié dans les jours qui viennent, qui va être ratifié par le Premier ministre, qui prévoit le paiement des stagiaires pour tous les stages de plus de trois mois, et qui seront rémunérés à partir du premier jour« , a déclaré Xavier Bertrand lors de l’émission Questions d’info (LCP/France Info/AFP).
« A partir de 30% du SMIC »
Ces stages seront payés « à partir de 30 % du SMIC », et « à partir de février », a ajouté le ministre.
« Pour les entreprises, il y aura une franchise des cotisations à hauteur de ces 30% du SMIC, c’est-à-dire que l’entreprise qui va rémunérer ce jeune n’aura pas de charge à payer, c’est l’Etat qui en fera la compensation« , a ajouté Xavier Bertrand.
Pour éviter les abus dans l’emploi des stagiaires, on tiendra « un registre dans l’entreprise, pour qu’on sache qui est stagiaire qui ne l’est pas« , a-t-il expliqué, ajoutant: « Je ne veux pas qu’on tronçonne les stages« .
« Une insulte à la jeunesse »
Le collectif Génération Précaire a estimé, à juste titre, que cette proposition de Xavier Bertrand était une « insulte à la jeunesse ».
Selon le collectif, « le gouvernement traite les stagiaires par le mépris » et ces mesures sont « une insulte à la jeunesse » française, qui est encouragée « à partir à l’étranger ». « On se moque de la jeunesse, on la dégoûte, on provoque sa fuite à l’étranger« , a ajouté Génération Précaire.
Pour Génération Précaire, « l’usage des 30% est entériné » et rend « stérile les discours sur la valeur du travail ou le pouvoir d’achat« .
En 2007, j’ai eu le plaisir de participer à un travail sur l’aide à apporter aux jeunes dans le cadre d’un projet qui prit le nom de « Plan Action jeune ». Ce travail s’est construit autour de trois axes, dont un concernait les stages en entreprise.. Je me fais un plaisir de vous livrer le constat et les propositions faites à cette époque, dans une version volontairement allégée :
Stages en entreprise, de quoi parle-t-on ?
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