Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 mars 2008

Pendant qu’on regarde la préparation des jeux…

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 1:33

e958bc94-ea35-11dc-867c-77a877c4e63a.jpg Jacques Roggue Président du Comité Olympique Internationale se repend partout avec un argument réchauffé et resservi jusqu’à l’indigestion depuis des lustres : « Les Jeux sont un moyen de permettre à la Chine de s’ouvrir à la démocratie..; » Roggue est suffisamment intelligent pour ne pas croire aux argumentaires écrits par d’autres et qu’il est obligé de ressasser pour endormir le bon peuple. Mais d’ailleurs pourquoi l’endormir ? Pour ne pas qu’il regarde des choses qui fâchent et inquiètent…

Pékin poursuit l’envolée de son budget militaire

Au-delà des chiffres de la Défense annoncés qu’il estime inférieurs à la réalité, le Pentagone, comme le Japon, ne cache pas son inquiétude sur «les intentions chinoises».

C’est un dragon qui n’en finit pas de s’éveiller, et le monde tremble chaque fois davantage. Pékin annonçait mardi la vertigineuse progression de son budget militaire, de près de 20 % avec 39 milliards d’euros. La nouvelle intervient au lendemain de la publication d’un rapport du Pentagone, qui réitérait ses inquiétudes face au manque de transparence des comptes de la Défense chinoise. Déjà en proie aux critiques, le gouvernement chinois, pris par l’ouverture mercredi de la 11e Conférence consultative politique du peuple, organe législatif réuni une fois par an, qui devrait entériner le budget annoncé, a tenu à limiter l’ampleur de cette progression. Jiang Enzhu, porte-parole de la conférence l’a qualifiée mardi de «modeste», si on la rapporte au PIB et aux recettes fiscales du pays. Et, selon lui, elle sera surtout consacrée à l’amélioration de la paie des quelque 2,3 millions de soldats de l’Armée populaire de libération (APL) qu’il faut moderniser.

Mais cette nouvelle augmentation vient s’ajouter aux bonds enregistrés chaque année par le budget de l’armée chinoise et qui rendent Washington toujours un peu plus nerveux depuis près de vingt ans, malgré le récent réchauffement des relations militaires entre les deux pays. Le Pentagone juge que les autorités chinoises sous-estiment largement la réalité de leurs dépenses. Il les chiffre à 139 milliards de dollars pour 2007, soit trois fois son montant officiel et l’équivalent des dépenses militaires de la Russie, du Japon et de la Corée du Sud réunis.

Au-delà des chiffres, Washington reproche le manque de transparence de l’APL. «La constitution d’une force armée en Chine est caractérisée par l’opacité. Ni au niveau régional ni au niveau mondial il n’est possible de savoir quelles sont ses intentions», estime David Sedney, sous-secrétaire adjoint au secrétariat de la Défense américain pour l’Asie orientale.

Incompréhensions

Cette inquiétude est relayée par Tokyo, qui a également appelé Pékin à clarifier son jeu. Le Japon a des relations tendues avec la Chine, depuis la Seconde Guerre mondiale et, plus récemment, un différend territorial sur des gisements offshore. «Il est impossible pour un pays voisin, et les autres États dans le monde de comprendre cette croissance [des dépenses militaires] à deux chiffres depuis vingt ans», a asséné Nobutaka Machimura, porte-parole du gouvernement japonais.

Les États-Unis portent une attention particulière à la modernisation de l’armée chinoise, qui fait «peser la balance du côté chinois» face à Taïwan. L’île séparée de la Chine depuis l’accession du Parti communiste au pouvoir en 1949, menace sans cesse de déclarer officiellement son indépendance, ce que Pékin considérerait comme un casus belli, tout comme la tenue d’un référendum sur la candidature de Taïwan aux Nations unies. Le sujet est la source d’un regain de tension dans le détroit de Formose, puisque le président taïwanais Chen Shui-bian a justement proposé un référendum le jour de l’élection présidentielle sur l’île, prévue le 22 mars prochain. «S’ils s’entêtent dans cette voie, ils paieront un prix élevé», a prévenu M. Jiang Enzhu. La Chine se montre volontiers prête à une sortie pacifique du conflit entre les deux entités avec une évolution vers un modèle hongkongais bâti sur le fameux principe du «un pays, deux systèmes».

La stabilité de la région reste néanmoins fragile, comme le souligne le département de la Défense américain. Il assure que la république populaire continue de déployer ses armes les plus avancées dans les provinces chinoises situées juste en face de la terre récalcitrante, notamment quelque 1 000 missiles balistiques et un peu moins de 500 avions de combat. Le Pentagone estime que Pékin dispose maintenant de plusieurs options d’attaque, dont «une campagne de bombardement, un blocus ou une invasion amphibie».

Julie Desnée de Shanghai pour le Figaro.fr International

Genesis « land of confusion« 

[youtube=http://www.youtube.com/v/3MzShg7yXik&hl=fr]

2 réponses à “Pendant qu’on regarde la préparation des jeux…”

  1. Voici une courte histoire du Tibet.

    Mon cher Revizor, tu soutiens dans divers commentaires que le Tibet n’a jamais été indépendant depuis le moyen age. Cest une vision un peu simpliste de l’histoire…
    Après l’invasion et le contrôle par le pouvoir mongol de la Chine au XIIe siècle et la fondation de la dynastie Yuan par Kubilai Khan, les relations politiques entre les chefs des écoles du Bouddhisme tibétain et l’Empereur de Chine, Mongol à l’époque, débutèrent. Kubilai Khan interagit avec les Sakya qui conserveront leur rôle politique.

    De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le dalaï-lama et le gouvernement tibétain, parfois en tant que chef d’État, parfois en tant que vassal de l’Empereur de Chine et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen Lama.

    Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, une situation de concurrence se développe entre la Russie et la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne cherchant à contrôler le Tibet depuis l’Inde, et la Russie cherchant à l’en empêcher pour maintenir son influence en Asie centrale. Par leur expédition militaire conduite par le colonel Francis Younghusband, qui écrase dans le sang en 1904 la défense tibétaine, les Britanniques finissent par s’imposer au Tibet, et s’y attribuent des privilèges commerciaux et diplomatiques.

    En 1908, la Chine, profitant du départ des troupes britanniques, reprend provisoirement le contrôle du Tibet, jusqu’à la révolution de 1911 qui marque l’effondrement de l’Empire Qing et l’installation de la République de Chine.

    Les troupes et les autorités officielles chinoises sont expulsées du Tibet en 1912, puis en 1913, le 13e dalaï-lama, proclame l’indépendance du Tibet.
    La communauté internationale y donna peu de suites, en dehors d’un accord de reconnaissance mutuelle d’indépendance entre la Mongolie et le Tibet. En 1914, à l’issue de la Conférence de Simla où l’Angleterre, le Tibet et la Chine sont représentés, la Convention de Simla propose que le Tibet soit divisé en « Tibet Extérieur » administré par le gouvernement du Dalaï Lama et « Tibet Intérieur » uniquement sous son autorité spirituelle, les deux secteurs étant considérés comme étant sous la « suzeraineté » chinoise. Bien que représentée, la Chine ne signa pas cette convention, ce qui introduisit une durable incertitude sur sa reconnaissance de cette proposition et donc sur ses possibles revendications sur le Tibet.

    En 1950, l’Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d’une armée tibétaine faible et mal équipée.
    En 1956 a débuté à Litang dans le Kham une révolte des Tibétains contre l’occupant chinois, qui s’est étendue aux autres secteurs du Kham, puis en 1957 et 1958 dans les secteurs de l’Amdo, puis en 1958 et 1959, dans le Ü-Tsang, la Région autonome du Tibet, avant de s’étendre à l’ensemble du territoire. En 1959, l’insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï Lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde. Il sera suivi d’environ 100 000 Tibétains. Cette révolte fut sévèrement réprimée par les autorités chinoises. Le nombre de victimes tibétaines, important sujet de désaccord entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil, est généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

    À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu’il qualifie de révolte de l’ancienne classe privilégiée de l’ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l’abolition du servage.

    Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l’indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.
    Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet en 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 450 personnes furent tuées[8]. Selon Tang Daxian, un journaliste chinois dissident, la police de Lhassa avait reçu l’ordre de Pékin de provoquer un incident.

    Et je terminerais en recommandant la lecture de : « Les cavaliers du kham. guerre secrete au tibet » de Peissel Michel.

  2. revizor dit :

    La Chine Populaire doit tenir compte de son histoire souvent tragique, car elle fut maintes fois occupée que ce soit par le Japon, les Occidentaux qui menèrent la guerre de l’opium et lui arrachèrent ce qu’on appelait les  » concessions » et je ne parle pas du règne des seigneurs de guerre
    Elle ne parvint en fait au statut d’Etat Nation véritablement indépendant qu’à la chute de l’Empire en 1912 et surtout à la révolution communiste qui sous la conduite de Mao-Tsé-Toung fut victorieuse en 1949.
    On sait très bien que la montée en puissance sur tous les plans de la Chine ne plaît pas aux occidentaux qui pourtant en ont besoin pour leurs marchés, mais aussi pour les produits qui inondent nos magasins en Europe, et aussi pour aussi pour couvrir le déficit américain( bons du trésor américains)
    Et puis la Chine ce n’est pas l’irak ni la petite Yougoslavie
    De même on ne peut comprendre l’opération montée sur le Tibet, qui n’a jamais été indépendant, si ce n’est au Moyen-Age, que par la peur des Occidentaux de voir se constituer une puissance qui est à l’heure actuelle la seule capable de s’opposer à leur hégémonie.

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons