Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

19 mai 2008

Les journalistes indignes de leur beau métier…

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 3:45

Journaliste ayant eu l’outrecuidance de poser des questions….Le Journalisme est un beau métier.
Mais les journalistes eux, n’en n’ont pas conscience et continuent à se comporter en goujats !!!
Ainsi l’AFP a eu l’outrecuidance de ne pas recopier dès réception un communiqué émanant de l’UMP. Sachant que l’AFP survie grâce aux subsides de l’Etat, et que c’est un établissement public, il eut été normal que le journaliste de garde recopie de sa plus belle plume le communiqué en question. Certes certains esprits châgrins auront beau jeu de dire qu’il n’est pas facile de pianoter sur un clavier un doigt sur la couture du pantalon… Que leur apprend-on dans les écoles de journalisme ? Et la reconnaissance du ventre alors ?

Et le cas n’est pas isolé car Le Nouvel observateur (doux Jésus, il y a des gens pour lire ça… Sûrement des bolchéviques…) nous apprend que Monsieur le président de la République, Nicolas Sarkozy 1er, a encore traité de « connard » un journaliste qui osait lui poser une question dérangeante. Pourtant notre président avait reçu ces journalistes de manière tout à fait agréable, en essayant de se mettre à leur niveau par un « Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse« . Est-ce le climat amical créé par notre « Conducator », mais ne voici pas qu’un de ces gratte-papiers prétentieux et prétendument spécialiste de questions européennes aurait évoqué l’attitude pusillanime de notre Père de la Nation durant sa visite à notre ami et éclairé démocrate, l’actuel dictateur président de Tunisie. « Connard », le mot est faible, et si nous souhaitons à notre belle démocratie un journalisme de qualité, sans doute faudra-t-il en revenir au fouet sur la place publique. Le prix des places permettant de financer une presse libre et indépendante…

Et, je le dit tout net : si ces messieurs les journalistes viennent aux conférences de presse pour poser des questions, ils ne seront plus invités !!! Qu’on se le dise !!!

D’ailleurs Mme la ministre le l’économie, Christine Lagarde a déjà inauguré la procédure, avec l’aide d’une vraie journaliste Madame Sophie Huet, présidente de l’association des journalistes parlementaires, et porte-plume éco du Figaro (En voilà un journal qu’il est beau…)

Heureuse Christine Lagarde, ci-devant ministre de l’Economie de notre beau pays. Si la tendance n’est pas aux réjouissances, aux vues des comptes de la France, dame Lagarde peut se réjouir d’avoir trouvé une bien bonne affidée, car Sophie Huet n’est pas le genre à poser des questions imbéciles inconvenantes ou dérangeantes et d’ailleurs ce n’est pas le genre à poser des question, elle, préférant la nuit dans sa petite chambre de bonne, recopier les communiqués officiels du gouvernement, de sa belle écriture de spécialiste de la plume Sergent Major n°4, en tirant la langue sous la pression de l’application et de la déférence qui lui font venir des gouttes de sueur sur un front besogneux que balayent ses mèches blondes décolorée lorsque, le soir, son brushing se relâche et que sa couleur s’enfuit.
(Putain, elle est vach’ment belle cette phrase, Proust n’aurait pas fait mieux. Si après cela je suis pas remarqué par notre Nicolas 1er, c’est à désespérer de tout !)

Le 7 mai dernier, sur l’ordre express de notre chienne de garde charmante Sophie, la journaliste Virginie Roels (Bakchich) s’est prestement faite éjecter de l’Assemblée nationale, son accréditation et sa carte de presse confisquées par un assesseur. Il est vrai que cette naïve de Virginie a osé poser une question « dérangeante » à Christine Lagarde, lors de sa conférence du 7 mai, à l’assemblée, organisée par Miss Huet. La politique du gouvernement à propos des niches fiscales des particuliers était au centre des questions. Notre journaliste s’est permis de demander quelle serait la politique du gouvernement vis à vis des niches fiscales des entreprises. Diable quel toupet aussi !

Mal à l’aise en effet Christine Lagarde a éludé le sujet, et on a retiré le micro à la journaliste de « Bakchich ». « Plus le temps » , a prétexté Sophie Huet, avant d’aller s’empiffrer de cocktails et petits fours avec la ministre, augmentant ainsi les risques de déchirure de son tailleur mis a mal par les bourrelets que ces dames attrapent dans les agapes ministérielles… Ahhh, la vie mondaine comporte des risques. Outre les limbagos dus aux courbettes répétées, la surcharge pondérale est elle aussi un fléau chez nos courtisans…

C’est une fois la salle vidée que la présidente de l’association des journalistes parlementaires a hurlé contre notre journaliste, lui reprochant « d’avoir mis mal à l’aise Christine Lagarde ». Et l’assesseur, sur son ordre, lui a confisqué carte de presse et accréditation, la raccompagnant avec ces mots doux : « à l’Assemblée Nationale, votre carrière est finie ».
Renseignements pris, les petits fours étaient labélisés Bio et « sugar free », et l’énergie dépensée en hurlement contre ces journalistes qui décidément ne savent pas se tenir, a largement compensé les calories ingurgitées au buffet.
Nous voici rassurés…

Alain Renaldini

3 réponses à “Les journalistes indignes de leur beau métier…”

  1. […] particulier se noue alors entre le journaliste et le responsable politique suivi au quotidien. La distance est indispensable pour garder une certaine objectivité, la proximité est utile pour recueillir des […]

  2. dominique dit :

    ils sont tellement vilains ces journalistes qu’il vaut mieux contrôler leurs sources…on ne sait jamais…des fois que quelquechose échapperai à Big brother…et donc ainsi fut fait par le vote ces jours ci…

  3. Rollator dit :

    Quelle mise en abîme grâce à l’illustration.

    Smoking, no smoking ; petit bijou d’Alain (tiens…) Resnay.

    Déambulateurs

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons