Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

28 août 2008

« parlons gros sous »… saison 2

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 5:16

Nous allons parler gros sous en cette fin de vacances et cette rentrée qui s’annonce difficile pour de nombreux ménages.
Nous ne parlerons pas de votre argent. Enfin si, un peu puisque nous parlerons de celui que dépense allègrement nos dirigeants et qui est un peu le vôtre puisqu’il s’agit de vos impôt…

Le blog de l'île de RéEpisode 2 : Argent du pouvoir, la loi du silence
Dans une démocratie, la transparence a des limites. Dès qu’il s’agit des questions de l’argent du pouvoir, l’opacité la plus complète est la règle. C’est seulement en période de cohabitation ou quand la presse révèle quelques scandales politico-financiers que le pouvoir se retrouve contraint de revoir ses modes de financement.
Par exemple, c’est à l’initiative de Lionel Jospin que les fonds secrets ont été officiellement supprimés, mettant fin à une période où les conseillers étaient rémunérés en argent liquide, sans aucun contrôle. Ce sont les révélations du Canard Enchaîné sur le logement de luxe du ministre de l’économie de l’époque, Hervé Gaymard, qui ont poussé le gouvernement à mieux encadrer les conditions d’attribution de logements de fonction.

Les candidats aux élections présidentielles promettent toujours plus de transparence. Mais une fois au pouvoir, l’Elysée, Matignon, les ministères rechignent à jouer le jeu de la transparence des comptes. Des sommes circulent mais aucun détail des dépenses n’est connu. Or, la transparence est une exigence car ces fonds utilisés proviennent du contribuable.

L’omerta qui règne sur ces questions d’argent complique le travail d’investigation des journalistes. Pour autant, certains chiffres commencent à circuler dans la presse, quelques ouvrages sont publiés sur la question.

Le budget de l’Elysée : 30 millions d’euros en 2007, 100 millions d’euros en 2008
(more…)

27 août 2008

L’épouvantail de la dette publique

Filed under: 01 - Etudes et analyses,03 - Economie — iledere @ 5:11

Le blog de l'île de RéChaque fois qu’un gouvernement veut comprimer les dépenses sociales, il tire argument du niveau trop élevé de la dette. En mai, le déficit des caisses de retraite françaises a servi à légitimer l’allongement du temps de travail ; en juin, celui de l’assurance- maladie a justifié le projet gouvernemental de réduire les remboursements de médicaments pour certains traitements prolongés (diabète, cancer, etc.). La dette publique existe bien.Mais est-elle aussi menaçante que certains le prétendent ?

La dette publique a mauvaise réputation. Elle aurait atteint un tel niveau qu’il importerait de réduire, drastiquement et sans tarder, les dépenses de l’Etat et des autres administrations publiques. Fardeau pour les générations futures, elle risquerait par ailleurs d’asphyxier notre économie. Enfin, si elle continuait à croître ou si les taux d’intérêt venaient à augmenter, sa charge deviendrait insoutenable, et la défiance des prêteurs rendrait l’Etat incapable de se financer.

La rengaine catastrophiste, reprise fin juin par la Cour des comptes, n’épargne pas le registre des causes : l’endettement de nos administrations résulterait de la faillite morale des gouvernements précédents, laxistes à force de capituler devant les caprices des électeurs. Pour se racheter de ces condamnables facilités, il conviendrait de prescrire une longue pénitence : les responsables politiques devraient donc avoir le courage d’imposer la rigueur à leurs administrés, pour leur bien et celui de leurs descendants. Examinons une à une ces assertions assénées comme autant d’évidences.
La situation est-elle si grave ?

En valeur nominale, la dette publique (« au sens de Maastricht » — lire « Quelques définitions ») s’élève à 1 209,5 milliards d’euros en 2007 (1). Souhaitant frapper les esprits, certains acteurs de la vie publique n’hésitent pas à calculer cette somme par individu ou par ménage. Ainsi, en 2005, M. Michel Pébereau, à l’époque président de BNP Paribas et président de la commission sur la dette publique, prévenait que « chaque ménage supporte sans le savoir une dette d’environ 41 000 euros. C’est le double [de ce] qu’il a, en moyenne, à titre privé, pour l’ensemble de ses crédits (2) ». M. Jean-Pierre Raffarin, plus paternel (ou plus maternel, comme on voudra), insistait : « Pendant que nous parlons, il y a sans doute un bébé en train de naître dans une clinique, quelque part. Sur ses épaules, dès qu’il va commencer à respirer, il y aura déjà 100 000 francs de dette, soit 15 000 euros (3). » On pourrait multiplier les citations dans ce registre (lire « Commentaires »). Elles reposent toutes sur l’analogie entre l’Etat, présumé dépensier et mal géré, et un ménage, présumé soucieux d’équilibrer son budget.

(more…)

Droits opposables : Nadine Morano marque contre son camp

Filed under: 11 - société — iledere @ 5:09

moratafioreCe que nous voulons mettre en avant en priorité, c’est de créer toutes ces places. Parce qu’un droit qu’on peut créer pour la justice (…), si on ne crée pas les moyens en face, à quoi ça sert ?« , s’est interrogée Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille. Une parole évidemment pleine de bon sens. Faisait-elle allusion au Droit au logement opposable, le fameux DALO dont nous nous demandions s’il n’allait pas finir à l’eau ? Elle dénoncerait alors la formidable hypocrisie de cette loi, qui aboutira dans l’écrasante majorité des cas à « garantir » le droit à un logement… qui n’existe pas !
On estime en effet qu’entre 600 000 et 900 000 familles, logées dans des conditions indignes, sont aujourd’hui d’ores et déjà concernées par la loi magique censée résoudre le problème. Et magique, elle aura bien besoin de l’être : comment sinon installer ces 600 000 à 900 000 familles dans les… 60 000 logements dont disposent les préfets ? Il n’y a aujourd’hui de la place que pour, au mieux, 10% des mal logés éligibles au DALO.
Sans compter entre parenthèses que les mal logés sont en réalité plus nombreux que ça : le rapport 2007 de la Fondation abbé Pierre dénombre 3,2 millions de personnes : 100 000 SDF, 100 000 habitants à l’année en camping ou mobile home, 1,15 millions dans des logements sans WC, salle d’eau ou chauffage et 1 million en situation de « surpeuplement accentué« . Mais tout ça n’a pas empêché le Premier ministre, François Fillon, d’oser dans une interview au Financial Times : « Il n’y a pas de crise du logement dans notre pays » !

« Un droit qu’on peut créer pour la justice (…), si on ne crée pas les moyens en face, à quoi ça sert ?« , s’exclame donc notre Castafiore*. Elle a raison : quand on crée le DALO, il serait impensable dans le même temps de ne pas redoubler d’efforts dans la construction de logements sociaux. C’est pourtant exactement ce que fait Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, avec son projet de loi « de démobilisation pour le logement et d’aggravation de l’exclusion« .
Si la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), dans le collimateur boutinien, « oblige » à construire 20% de logement social, quelque 330 villes (sur 730 concernées) ne la respectent pas, préférant payer des amendes.
Le 13 février dernier, Christine Boutin avertissait, dans un communiqué : « la volonté de l’État d’appliquer avec la plus grande détermination la loi SRU ne peut être mise en cause« . Va-t-elle donc alors aggraver les sanctions, et même se substituer aux communes récalcitrantes en construisant les logements manquants à leur place ? Que nenni : (more…)

26 août 2008

« Parlons gros sous »… saison 1

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 7:01

Nous allons parler gros sous en cette fin de vacances et cette rentrée qui s’annonce difficile pour de nombreux ménages.
Nous ne parlerons pas vraiment de votre argent… Enfin si, un peu puisque nous parlerons de celui que dépense allègrement nos dirigeants et qui est un peu le vôtre puisqu’il s’agit de vos impôt…

Episode 1 : Salaire et avantages en nature : que paye vraiment le président de la République ?

Le blog de l'île de RéQue paye un président ?

Depuis le 1er janvier 2008, le président de la République gagne un peu plus de 19 000 euros. Jusqu’à présent, le chef de l’Etat percevait un salaire d’environ 7500 euros en théorie. Mais dès son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a demandé à sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, de conserver son traitement de ministre de l’Intérieur, payé 4000 euros de plus par mois, avant d’obtenir une augmentation de près de 170% de son salaire. Mais maintenant que le Président de la République gagne autant que ses homologues étrangers, que va-t-il faire de cet argent ? En d’autres termes, que paye un président de la République ?

La double augmentation de salaire de Nicolas Sarkozy
Le 30 octobre 2007, l’Assemblée nationale a voté l’augmentation de salaire du président de la République. A compter du 1er janvier 2008, le chef de l’Etat perçoit 19 331 euros. Sauf que Nicolas Sarkozy avait déjà demandé une augmentation dès son arrivée à l’Elysée, au mois de mai 2007.
L’information publiée par le Canard Enchaîné avait ensuite été reprise par différents sites internet mais pas par les médias traditionnels. Un seul autre organe de presse avait évoqué cette augmentation (4000 euros en plus par mois tout de même), il s’agit du Point. Dans l’édition du 6 décembre 2007, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy avait déclaré que le chef de l’Etat lui avait demandé « de conserver provisoirement ce qu’il percevait en tant que ministre de l’Intérieur, c’est-à-dire 11 500 euros net par mois », au lieu des 7500 euros de salaire de président. Reste à savoir maintenant ce que paye le président de la République…

La mystérieuse indemnité forfaitaire pour les frais de représentation
(more…)

L’Opus Dei veille à la fin de l’école gratuite

Filed under: 02 - Education — iledere @ 5:29

Le blog de l'île de RéC’est avec un enthousiasme inquiétant que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos sont en train de transformer l’école publique. Derrière ces réformes, il y a une idéologie, inspirée de mouvements sectaires ou d’extrême droite. Et expliquée avec brio par Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste, dans un livre paru le lundi 25 août aux éditions Demopolis, « Main basse sur l’école publique ». « Bakchich » publie quelques bonnes feuilles de ce livre-enquête qui dépasse de loin le simple résumé des événements de l’année en matière scolaire.

Nouveaux programmes, suppression des cours le samedi matin, introduction de leçons d’instruction civique et morale, voilà un aperçu de ce qui attend nos petits inscrits à l’école primaire à la rentrée de septembre.

Il faut dire que l’école intéresse beaucoup le père Darcos.

Depuis septembre 2007, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a entamé son projet de réformes du primaire, qui n’est pas du goût de tous. Nombreux sont les enseignants et parents d’élèves qui jugent ces propositions menaçantes pour l’école publique et son principe d’équité, et s’inquiètent de la qualité de l’enseignement, elle aussi un brin menacée. Ca y est, c’est dit, les professeurs des écoles devraient perdre beaucoup moins de temps à prendre des notes sur des cours de pédagogie sur les bancs des IUFM d’ici 2010.

Contre cette avalanche de réformes, les mobilisations ont été nombreuses avant les vacances estivales. Et aujourd’hui, qu’en est-il ? Bien que « la priorité soit donnée à la rentrée des enfants, des Assemblées Générales sont d’ores prévues pour le jour de la pré-rentrée », indique à Bakchich une représentante parisienne du Syndicat National des Ecoles (SNE-CSEN). Elle ajoute : « Avant de penser dans le détail aux actions à mener à la rentrée, nous attendons le rapport de la commission de juillet du rectorat, que nous n’avons encore reçu ».

Pas de doute, Xavier Darcos doit revoir sa copie sous peine de s’exposer à de nouvelles grèves. Mais le monsieur est chanceux, le service minimum imposé aux salariés de l’éducation publique est passé depuis.

(more…)

La démocratie française à bout de souffle

Filed under: 01 - Etudes et analyses — iledere @ 5:02

JPG - 21.3 koDans l’édition 2008 de L’état des droits de l’Homme en France, « Une démocratie asphyxiée », publiée par les éditions La Découverte, la Ligue des droits de l’Homme décrit un pays de plus en plus sécuritaire, au nom même de la démocratie. Elle tire la sonnette d’alarme.

Le même gouvernement qui ne cesse de revoir en baisse les missions que l’État doit assumer sur le territoire national se découvre un activisme planétaire au nom d’une certaine vision des droits de l’Homme. Ainsi, la France fait la guerre en Afghanistan pour « la liberté du monde et de nos enfants (…), contre la régression et la démocratie pour des femmes qui ont été élue pour la première fois », dixit Bernard Kouchner (France 3, 19/20, 19.08.08). Comediente !

Tragediente ! Pour le président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, « le sentiment qui se dégage est (…) celui d’une ‘‘révolution conservatrice’’ à la française, qui, tout en appliquant des recettes venus d’outre-Atlantique et d’outre-Manche, a utilisé les ressources idéologiques et électorale libérées par le séisme du 21 avril 2002 ». Tout un programme.

Absolutisme et xénophobie

Fondée lors de l’affaire Dreyfus en 1898, l’association assure une analyse aussi large qu’argumentée. En matière institutionnelle, elle dénonce « une démocratie asphyxiée » par «  un président-soleil » auquel ne résiste ni le gouvernement, ni le Parlement.

La LDH décrit un pouvoir qui installe « dans l’ensemble de la société des réflexes de contrôle social ». Ses juristes et ses militants décrivent en particulier le « fantasme de la surveillance absolue » qui pousse notamment le gouvernement à multiplier les fichiers informatisés aux frontières et aux usages flous. Et plus seulement qu’aux frontières, puisque le fichier Edvige vient d’être crée, par un décret du 27 juin 2008, suscitant de nombreuses protestations, dont celles de la LDH . Et puisque en parallèle d’Edvige, il existe un autre fichier, Cristina, qui suscite également des inquiétudes.

Enfin, si la Ligue des droits de l’Homme stigmatise l’opportunisme et les contradictions d’une diplomatie qui s’auto-proclame en faveur des droits de l’Homme, elle analyse le déploiement à l’intérieur de nos frontières d’une xénophobie institutionnalisée, symbolisée par l’instauration d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale. Une initiative qui traduit « une prétention inquiétante (…) plus proche d’une logique totalitaire que des règles d’une société (…) démocratique ».

(more…)

25 août 2008

Intérêt général et congrès particulier

Filed under: 13 - PS — iledere @ 5:05

Le blog de l'île de RéComme beaucoup de personnes se reconnaissant de gauche, mon engagement politique vient notamment de la conviction que l’intérêt général ne se réduit pas à une somme d’intérêts particuliers, voire y est contradictoire. Pour être plus clair, si chacun cherche à satisfaire son intérêt, cela n’aboutit pas à satisfaire au mieux l’intérêt de tous. J’imagine qu’un exemple donnera une bonne idée de ce que j’entends par là : prenons le temps de travail.

L’intérêt de l’employeur est de faire travailler plus son salarié, l’intérêt du salarié est de garder un travail dans un univers compétitif en proie au chômage, et même le consommateur y gagne, lui qui choisit des produits selon leur prix, sans trop savoir quel dumping social se cache derrière. La conjonction d’intérêts particuliers conduit à ce dumping social, auquel s’oppose la gauche qui tient à l’existence de régulations (dans ce cas, une durée légale du travail), qui favorisent quand à elles l’intérêt général. Qui voudrait en effet d’une société où chacun doit travailler toujours plus que son voisin, sous peine d’être mis à la porte, et où chacun devrait choisir entre avoir un emploi et une vie de famille ?

C’est pourquoi la gauche ne souhaite pas que le marché, promoteur d’intérêts particuliers, soit libre de tout régler à lui seul, et tient à le réglementer.

Et si la gauche promeut l’intérêt général dans la société française, il est naturel que chaque socialiste place l’intérêt (général) de son parti avant l’intérêt (particulier) de son courant et de sa personne. C’est en tout cas ce que j’espérais, et je ne pense pas avoir été le seul. Le PS aurait besoin dans ce congrès (comme le rappelle J.M. Ayrault), d’être uni, d’entamer un réel travail de réflexion aboutissant à un futur projet, et de choisir ses dirigeants, le tout afin de pouvoir un jour gagner des élections.

(more…)

Le service minimum d’accueil dans les écoles est relégué

Filed under: 02 - Education,20 - UMP — iledere @ 4:16

Le blog de l'île de RéSous couvert de modernité, le droit d’accueil dans les écoles promu par le Président Sarkozy qui agite l’opinion avec zèle, montre la situation pitoyable de l’administration de la République. Un simple examen de la méthode et du contenu de la loi du 20 août 2008 dénonce une gestion du personnel archaïque, des parlementaires sans autorité et une confusion des pouvoirs entretenue contre toute ambition de modernisation par la décentralisation.

Le journal officiel du 21 août a publié la loi n°2008-790 « instituant un droit d’accueil pour les élèves maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire » qui entrera en application le 1er septembre 2008.

Plusieurs précisions ont été apportées par le Législateur après l’annonce de principe faite par le Président de la République au cours du printemps. D’abord le nouvel article L133-1 du code de l’Education indique que ce service minimum ne concerne pas que les grèves, mais toutes les absences d’enseignant. Cet article paraît plus déclaratif qu’autre chose puisque tout le reste de la loi porte sur le droit de grève et que l’Etat reste maître d’oeuvre du service minimum, sauf en cas de grève.

L’article L133-2 prévoit une prévention des conflits. Vu l’état du dialogue social dans l’Education Nationale, bon courage !

Le maire met en place le service minimum lorsque 25% ou plus des enseignants font grève et c’est le maire qui informe les familles des modalités d’organisation du service d’accueil par la commune. L’article L133-7 prévoit que le Maire propose « une liste des personnes susceptibles d’assurer le service d’accueil ». C’est une sorte de liste d’agrément puisque les services académiques vérifieront que les personnes proposées « ne figurent pas dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes » et qu’il n’est pas question que les collectivités interrogent directement le casier judiciaire.

(more…)

24 août 2008

Pôle écologique : le poil à gratter du Parti Socialiste

Filed under: 14 - Refondation du PS — iledere @ 6:22

Le blog de l'île de Ré Dire que l’île de Ré, au delà des clivages politiques, s’intéresse à la protection de l’environnement, est une litote….C’est d’ailleurs une nécessité pour tous mais pour nous une urgence absolue : notre écosystème est d’une inquiétante fragilité et le niveau des sols se situant pour une proportion importante au dessous du niveau de la mer lors des grands coefficients, le cordon dunaire et les digues sont les garants de notre survie. Un cordon dunaire rongé par la mer et qu’il convient de renforcer continuellement par des plantations qui fixent le sable, mais qui sont trop souvent piétinées par les touristes ignorants ou irrespectueux, malgré les barrière de protection. Et parlons pas des quads et autres 4×4 qui  jouent au Paris-Dakar sans risques pour nantis abrutis…

Les digues, elles, nécessitent un entretien régulier et important, ce qui est trop coûteux pour que l’Etat ou le Conseil Général tiennent les promesses de campagne des élus.

L’avènement d’un pôle écologique au PS ne peut donc que retenir notre attention et attirer notre sympathie. Un avènement trop discret à notre goût auquel nous souhaitons donner quelque modeste publicité supplémentaire en publiant un article de Henri Moreigne, bien connu des lecteurs de blogs pour son talentueux « La Mouette.

Alain Renaldini

Il y a toujours quelque chose de nouveau au parti socialiste. Au-delà de la multiplication des candidatures au poste de Premier Secrétaire, abondamment relatée par les grands médias, la vraie nouveauté du premier semestre 2008 aura été la constitution  au sein du PS  du Pôle écologique. Entité informelle, le Pôle regroupe des élus, personnalités ou simples militants, issus  de différents courants. Tous partagent le constat de la simultanéité et de la convergence des crises environnementale et sociétale ainsi que de l’urgence à apporter des réponses à travers une ligne politique clarifiée et cohérente. Le dépôt d’une contribution dans le cadre du congrès de Reims atteste de la détermination de ses initiateurs à vouloir faire bouger les lignes.

Difficile de trouver un écho dans la presse quand on ne dispose pas de personnalité nationale. Le pôle écologique en fait l’expérience mais, c’est loin d’en troubler ses animateurs. Sa crédibilité nationale, il la trouve toutefois dans la poignée de parlementaires (11) et de responsables nationaux du PS qui le constitue dont :Christophe Caresche, député de Paris, Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, Philippe Plisson député de Gironde, Géraud Guibert, secrétaire national à l’environnement …

(more…)

« Page précédentePage suivante »

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons