Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 septembre 2008

Sarkozy cherche les reponsables de la crise financière ? J’en ai trouvé un !

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 5:41

Nicolas Sarkozy.Nicolas Sarkozy etait donc à New York pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies. En marge de cette ouverture, il s’est enfin exprimé à propos de la crise financière, dite des subprimes qui menace de plonger l’économie mondiale dans le Chaos : »Nous devons nous interroger sur nos responsabilités. Aujourd’hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l’épargne qu’ils ont mise dans les banques« , a-t-il déclaré en recevant le prix humanitaire (sic) de la Fondation Elie Wiesel pour l’humanitaire.
« Notre devoir est de leur apporter des réponses claires. Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, chefs d’Etat, assumions nos responsabilités« , a poursuivi le président en exercice de l’Union européenne (UE).

Il faut chercher des responsables à la crise?

Pourrais-je suggérer un nom parmi tant d’autres?
Nicolas Sarkozy, ministre de l’Economie et des Finances entre mars 2004 et novembre 2004. Il n’a rien fait pour mieux réguler les banques et les marchés financiers et a fui ses responsabilités en quittant ce poste après 9 mois d’exercice.
Bon, vous trouvez que j’exagère ?
Alors, Nicolas Sarkozy candidat à l’élection présidentielle. Il proposait en 2007 d’importer en France ce mécanisme dévastateur, à l’origine de la crise financière actuelle: les crédits « subprimes », ces crédits hypothécaires proposés à des personnes ayant une capacité de remboursement réduite.

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Projet de budget 2009 : le dur retour aux réalités

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 5:40

Le blog de l'île de RéC’est un véritable plan de rigueur qui est aujourd’hui annoncé aux Français avec le projet de budget 2009. Le gouvernement tire manifestement prétexte de la crise économique pour justifier l’instauration de mesures d’austérité et l’amplification de la politique menée.

Le paquet fiscal, principalement constitué de cadeaux aux plus aisés, coûte 15 milliards d’euros par an, ce qui hypothèque toute capacité de soutien à l’activité économique et au pouvoir d’achat, comme le montre la dégradation de la conjoncture. Le gouvernement ne peut se dédouaner de ses responsabilités sur la crise économique pour expliquer la dégradation de l’emploi. L’absence totale de soutien à l’investissement et la priorité aux heures supplémentaires plutôt qu’aux embauches conduisent à une forte remontée du chômage.

Dans ce contexte, l’explosion du déficit budgétaire, fixé à 52,1 milliards d’euros, soit 10,4 milliards d’euros supplémentaires par rapport à la loi de finances initiale pour 2008, n’est que le résultat de l’inefficacité des politiques menées et de l’effondrement des recettes. La dette publique va ainsi remonter à 66% du PIB, alourdissant la charge de son remboursement.

C’est ensuite une restriction sans précédent des emplois de fonctionnaires qui est programmée. En 2009, ce sont 30 600 postes (dont 13 500 dans l’Education nationale) de fonctionnaires d’Etat qui seront supprimés après 22 900 en 2008. Tous les ministères verront leurs effectifs amputés, hormis celui de la justice. En termes réels, la quasi-totalité des crédits des administrations baissera, et notamment ceux du ministère du travail au moment où le chômage explose et ceux du ministère du logement en une période où la construction de bâtiments s’écroule.

Le gouvernement prépare enfin une véritable saignée des collectivités locales. Il reporte les contraintes budgétaires liées pour une grande part à l’inefficacité de sa politique sur les collectivités, dont les concours augmenteront même pas du montant de l’inflation, alors que l’investissement mené par ces dernières demeure l’un des seuls moteurs de la croissance.

Les beaux discours du Président de la République sur la nécessaire intervention de la puissance publique pour réguler l’économie n’auront même pas tenu 24 heures, pour laisser place à un plan d’austérité massif pour l’Etat, les collectivités locales et l’écrasante majorité des Français.

Communiqué de Michel Sapin,
Secrétaire national à l’économie et à la fiscalité

Déplacement du Secrétaire d’État à l’outre-mer à Mayotte : viendra-t-il régler ses dettes ?

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 4:49

Le blog de l'île de RéAlors que le Secrétaire d’État à l’outre-mer se rend dès aujourd’hui pour une visite de 2 jours à Mayotte, le Parti socialiste lui demande de se saisir de cette occasion pour préciser les délais de paiement de la dette de 45 millions d’euros envers la collectivité départementale, dette qu’il a lui-même reconnue le 20 mars 2008.

En effet, en réponse à une question écrite n°02902 de Monsieur Soibahadine Ibrahim Ramadani, Sénateur de Mayotte (publiée au JO du 20/12/07) relative à la dette de 63 M€ de l‘État au titre du contrat de plan et de la convention de développement, le Secrétaire d’État à l’outre-mer reconnaissait, dans sa réponse publiée au JO du 20/03/08, la réalité d’une dette de 45 M€ dont l’Etat était redevable envers la collectivité départementale de Mayotte à la fin de l’année 2007.

Le Parti socialiste considère que le retard par l‘État du paiement de sa contribution constitue un véritable frein à la mise en place des équipements vitaux rendus indispensables face à l’explosion démographique. Il s’avère d’autant plus urgent de combler cette dette que la question de l’évolution statutaire de Mayotte ne saurait être obérée par la situation financière de la collectivité départementale, situation dont est en grande partie responsable l’État.

Enfin, il tient à alerter les pouvoirs publics sur les constructions scolaires à Mayotte qui relèvent de la compétence de l’État. Celles-ci sont aujourd’hui dans une situation particulièrement inquiétante : en effet l’État n’hésite pas à recréer de véritables « collèges Pailleron », en construisant des établissements scolaires en préfabriqué pour un coût de 3 M€ contre près de 30 M€ pour un établissement neuf.

Aussi, le Parti socialiste demande à Yves JEGO en charge de l’Outre-mer d’indiquer directement aux Mahorais dans quel délai le Gouvernement compte payer sa dette de 45 M€ et de prendre des engagements chiffrés pour les constructions scolaires dans le second degré alors que la démographie scolaire continue à progresser et que des efforts de rattrapage sont encore nécessaires.

Communiqué de Victorin LUREL,
Secrétaire national à l’outre-mer

26 septembre 2008

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a créé une nouvelle taxe par mois

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 5:37

Sarkozy, impôts 2009Lorsque Nicolas Sarkozy a fait voter le bouclier fiscal en juillet 2007, il partait du principe qu’un contribuable n’avait pas à payer en impôts plus de 50% de son revenu. Très décriée à l’époque, cette mesure était pourtant conforme à la politique de la droite depuis l’élection de Jacques Chirac en 1995 : baisser systématiquement les charges et les impôts. En 2002, Jacques Chirac avait promis de baisser d’un tiers l’impôt sur le revenu. En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de poursuivre ses baisses d’impôts, si la croissance le permettait. Alléger les charges sociales payées par les entreprises, diminuer la pression fiscale qui pèse sur les contribuables, telles sont en principe les bases d’une politique fiscale de droite. Sauf que depuis son élection en mai 2007, Nicolas Sarkozy a créé plus de 15 taxes, soit une par mois, comme l’a souligné Le Canard Enchaîné dans son édition du 03 septembre.
Source : Hervé Martin, « Le président anti-impôts invente une nouvelle taxe par mois », Le Canard Enchaîné n°4584, mercredi 03 septembre 2008

Présidentielle 2007 : Nicolas Sarkozy veut « rendre 68 milliards d’euros » aux Français
Une semaine après son investiture à la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait accordé une interview au journal Le Monde. Voilà ce qu’il déclarait le 23 janvier 2007 : (more…)

La hausse du chômage s’accélère au mois d’août

Filed under: 12 - Brèves — iledere @ 5:35

Selon nos informations, une très mauvaise nouvelle est venue perturber la préparation du discours sur l’économie que doit prononcer ce jeudi soir Nicolas Sarkozy à Toulon : à en croire les services de la Dares (la direction statistique du ministère du Travail), les chiffres du chômage pour le mois d’août, qui seront rendus public lundi soir à 19 heures, sont extrêmement mauvais. Une source parle de 40 000 chômeurs supplémentaires, ce qui serait le pire chiffre mensuel depuis mars 1993.

Pour le président Nicolas Sarkozy, qui n’a réussi ni à « être le président du pouvoir d’achat » comme il l’avait promis, ni à « aller chercher la croissance avec ses dents », c’est une nouvelle qui tombe au plus mauvais moment. L’objectif qu’il a fixé, un taux de chômage de 5% en 2012, semble de plus en plus difficile à atteindre.

La remontée du chiffre du chômage marque un retournement. En effet, sous l’effet de l’évolution démographique (l’arrivée à la retraite des babyboomers), le chômage baissait régulièrement depuis 2005. La baisse s’est interrompue fin 2007, la croissance ayant été ralentie par la hausse des prix du brut et des produits alimentaires. Le nombre de chômeurs est resté à peu près stable depuis, autour de deux millions (7,2% de la population active).

Avec un recul de l’activité de 0,3% au deuxième trimestre, de très nombreux économistes s’attendent à une remontée du nombre des demandeurs d’emploi. Les voisins belges ont déjà rendu publics leurs chiffres d’août, qui sont assez catastrophiques (plus de 30 000 chômeurs supplémentaires).

Par Rue 89

La « pornographie sociologique » du 11-Septembre

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 5:11

Le blog de l'île de RéMedia Uppercut. A la veille des commémorations du 11-Septembre, un célèbre journaliste américain, Keith Olbermann, a tenu en direct une violente diatribe à l’encontre de John McCain et George Bush, accusant le premier d’exploiter honteusement ce tragique évènement à des fins électorales et le second de négligence criminelle pour « avoir permis que ces attaques se produisent ». Un double coup d’éclat audacieux de la part d’un présentateur vedette.

Il a redonné ses lettres de noblesse au journalisme américain, selon ses admirateurs. Il a craqué, dénoncent les détracteurs. Keith Olbermann est la figure médiatique de la semaine , outre-Atlantique. Le chroniqueur politique, âgé de 49 ans, a démontré mercredi dernier, dans son émission-phare « Countdonwn », sur MSNBC, sa verve, sa fougue et son talent oratoire.

En l’espace de huit minutes, face caméra, Olbermann s’est prêté à un exercice inimaginable pour un téléspectateur français : fustiger avec ardeur l’un des deux candidats à l’élection présidentielle, en l’occurence John McCain. (voir vidéo ci-après)
L’homme est rancunier : il ne digère pas l’incident scandaleux, selon lui, de la diffusion d’une vidéo lors de la convention nationale républicaine, en hommage aux victimes du 11-Septembre. Ces images représentaient la prétendue lutte des Etats-Unis contre le terrorisme islamique depuis la prise d’otages américains en 1979 à Téhéran avant de culminer avec des passages dévoilant les visages des victimes des attentats de 2001. (more…)

25 septembre 2008

Sénat : Larcher terrasse Raffarin

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 5:53

On mange bien à la cantine du Sénat...En choisissant Gérard Larcher au premier tour de leur primaire, les sénateurs UMP ont très probablement désigné cet après-midi le prochain président du Sénat. Même si, sur la forme, ils n’ont dans les faits que désigné leur candidat pour l’élection du président du Sénat du 1er octobre prochain.Le vote d’aujourd’hui annonce pourtant le résultat final, compte tenu du rapport de forces toujours favorable à la majorité malgré son très mauvais score de dimanche dernier.

Quel qu’il soit, le prochain président du Sénat devra faire à un double défi. L’un d’entre eux sera de tordre le cou à cette méchante image d’indolence qui colle au Sénat. Une situation que la dernière présidence n’aura pas vraiment contribué à corriger. Au contraire, le Sénat, en s’ouvrant de façon désordonnée à de multiples manifestations, a occulté son rôle et la qualité de ses travaux, confondant communication et spectacle.

Un autre consistera à préparer l’institution à l’alternance qui ne saurait tarder. Dominé par la droite depuis 1958, le Sénat n’y échappera pas. La droite y avait déjà perdu la majorité absolue en 2004, elle vient de perdre la majorité des 3/5e en cas de congrès. Jean-Pierre Raffarin a sans doute perdu cette primaire parce qu’il peut légitimement être tenu pour responsable de la défaite des régionales de 2004, donc du début de cet affaiblissement de la droite au Sénat. Au train où vont les choses, le prochain président du Sénat, dont le terme du mandat, 2014, dépassera de deux ans celui du président de la République, pourrait en effet être le premier président du Sénat à ne plus appartenir à la majorité sénatoriale de 2011 et à la majorité présidentielle de 2012. Gérard Larcher, comme il l’a lui-même souligné dans son discours de candidature devant le groupe UMP, en appelle déjà au refus de cette fatalité. Décidément une semaine très politique.

Pierre-Marie Vidal pour « Profession politique« 

Congrès de Reims : Les motions

Filed under: 13 - PS — iledere @ 5:48

poing-rose.gifLes socialistes sont entrés officiellement mardi dans la bataille du congrès de Reims avec quatre grandes coalitions qui se disputeront les suffrages des militants, une mise en ordre politique qui a laissé de côté petites phrases et attaques personnelles.
Au cours d’un conseil national réuni à La Mutualité, le paysage socialiste s’est nettement éclairci, quand bien même aucun camp n’a réussi à former d’emblée une coalition majoritaire, contrairement aux congrès précédents. “Personne n’est majoritaire seul, tout est possible”, résume un haut dirigeant.

Les militants auront à se prononcer le 6 novembre sur quatre textes principaux (motions) placés sous la bannière de leaders: le maire de Paris Bertrand Delanoë, soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande et le strauss-kahnien Pierre Moscovici, Ségolène Royal associée à des barons locaux, le maire de Lille, Martine Aubry avec les fabiusiens, des strauss-kahniens et le Nord-Pas-de-Calais, enfin l’eurodéputé Benoît Hamon pour l’aile gauche du parti.

Seuls M. Delanoë – favori des sympathisants PS selon les sondages- et M. Hamon sont candidats déclarés à la succession de M. Hollande.

Quelques minutes avant le conseil national, le suspense n’était toujours pas levé sur le choix de M. Moscovici et celui de Julien Dray, porte-parole du parti, qui a fini par rejoindre Mme Royal.

Deux autres motions sont en lice: le “pôle écologique”, né en janvier 2008, et “Utopia”.

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Quand la gauche perd tout, elle perd tout ; quand la droite perd tout, elle conserve le Sénat » Guy CARCASSONNE

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 5:10

Le blog de l'île de RéBien discrets nos média hier soir sur le résultat des élections sénatoriales. Pas de grand « barnum » avec politologues et sondeurs associés. Pas de Duhamel pour analyser le résultat et nous expliquer que personne n’a vraiment perdu ou gagné.

En bref autant de mobilisation que pour les résultats de nos athlètes handisports à Pékin.

Il faut dire que notre Président accumule les désastres électoraux et que contrairement à la modification de la constitution obtenue à grands renforts de promesses, cette fois-ci il n’y avait rien à vendre et peu de traites à séduire.

Un constat, « il perd la main » il ne faudrait pas s’étonner qu’un certain nombre d’élus de la majorité commencent à dire qu’en fin de compte …

N’oublions jamais qu’en politique, il y a celui qui fait gagner son camp et qui est un type formidable et celui sur lequel … on a des doutes. Il est clair que dans la situation actuelle la demande de sanctions contre « les responsables de la crise financière » et la mobilisation générale pour la voirie des habitants du Cap Nègre ne suffit plus pour provoquer l’enthousiasme chez les électeurs, au grand dam des élus de la majorité.

Car, à y regarder de plus près, que s’aperçoit-on ?

La tentative de déstabilisation du Parti Socialiste (débauchages et missions à gogo) va prendre fin dans 1 mois et demi. On peut en ce cas comprendre l’angoisse des élus de la majorité présidentielle lorsqu’ils constatent que même déchiré au quotidien, le Parti Socialiste continue à progresser dans l’opinion. Le congrès de Reims passé, il va falloir à l’UMP affronter aux européennes et aux régionales une formation qui sera à nouveau opérationnelle.

En attendant, nous vous donnons ci-dessous les commentaires et résultats des sénatoriales

Le mouvement de bascule en faveur de la gauche lors des élections sénatoriales du 21 septembre est sensiblement plus fort que ne l’envisageaient les états-majors politiques. L’UMP, malgré l’augmentation du nombre de sièges de 331 à 343, passe de 159 à 147 tandis que, parallèlement, le PS, avec un gain de 21 sièges, en détient désormais 116.

Le rééquilibrage entre les deux partis « dominants » est d’autant plus marqué que les « petits » groupes n’enregistrent que d’infimes variations : le PCF reste stable (23), le groupe Union centriste perd un siège (29). L’incertitude demeure en ce qui concerne la possibilité pour le Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) de se maintenir en groupe. Il ne comptait dans le Sénat sortant que 17 membres ; seuls 3 des 8 sortants concernés par ce renouvellement ont été réélus. Ses responsables espéraient néanmoins de nouveaux rattachements – dont, par exemple, celui de Jean-Pierre Chevènement, élu dans le Territoire de Belfort – pour repasser au-dessus du seuil de 15 membres nécessaire à la constitution d’un groupe.

La majorité présidentielle sort affaiblie de cette dernière consultation électorale qui vient compléter la séquence favorable à la gauche ouverte par les élections municipales et les cantonales du mois de mars. Le glissement est si prononcé que, dimanche soir, apparaissait désormais vraisemblable une perspective que peu, jusqu’à présent, s’aventuraient à pronostiquer : le basculement à gauche du Sénat lors du prochain renouvellement de 2011, qui concernera, cette fois, la moitié des effectifs.

Un tel « séisme » – le Sénat, depuis les débuts de la Ve République, en 1958, est toujours resté propriété de la droite -, intervenant à sept mois de l’élection présidentielle, ne serait pas sans incidences.

Si la majorité présidentielle reste dominante au Sénat, s’ouvre donc pour elle une période d’incertitudes. Contrairement à l’Assemblée nationale, l’UMP ne disposera pas au Palais du Luxembourg de la majorité absolue et elle va devoir composer avec ses partenaires ou alliés. Cette obligation risque de peser fortement au moment où l’UMP s’apprête à désigner celui qu’elle souhaite voir succéder à Christian Poncelet à la présidence du Sénat. Chacun des trois candidats – Gérard Larcher, Philippe Marini, Jean-Pierre Raffarin – met en avant, à des titres divers, ses aptitudes à éviter la paralysie de la majorité sénatoriale au moment où l’institution entre dans une période de profonde mutation.

En attendant cette échéance – la primaire aura lieu mercredi 24 septembre et l’élection à la présidence du Sénat le 1er octobre -, la morosité domine du côté de l’UMP. « Nous sommes, il faut le reconnaître, en deçà des pertes maximum que l’on pouvait envisager », admet le président du groupe, Henri de Raincourt. Au même moment le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, s’efforçait de convaincre de la « bonne résistance » de l’UMP, dont les résultats seraient conformes, à peu de choses près, aux prévisions … / … Source Le Monde

Néanmoins, la majorité, en revanche, a plutôt tendance à minimiser la poussée rose, tel Roger Karoutchi, secrétaire d’État aux relations avec le Parlement. Pour lui, la majorité a bien résisté et le résultat de dimanche ne traduit pas « un vote sanction» Source Ouest France

Symbole de cette minimisation :

Dominique Paillé, un des trois porte-parole de l’UMP, a été battu dimanche aux élections sénatoriales, alors qu’il briguait un des quatre sièges en lice de représentants des Français de l’étranger… / …

Dommage, car c’était bien un « choix courageux » de la part d’un porte parole donneur de leçons.
L’ancien ministre de la Défense Charles Millon, candidat aux sénatoriales dans l’Ain avec le soutien de l’UMP, était dans une situation très délicate après le premier tour, alors qu’un front semblait se former pour empêcher la droite d’avoir deux élus sur les trois sièges à pourvoir. Charles Millon est arrivé troisième au premier tour de la sénatoriale … / … Source Le Figaro

Et là franchement, ça soulage …
Mais, l’essentiel n’est pas là puisque l’opposition ne pourra que voir élu un des candidats de la majorité présidentielle, à savoir Gérard Larcher, Alain Lambert ou Plilippe Marini sans oublier l’inoxydable JPR qui a déclaré : « J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai écrit ce matin à tous mes collègues sénatrices et sénateurs pour leur confirmer officiellement ma candidature » pour être « le candidat de l’UMP à la présidence du Sénat« , a déclaré M. Raffarin sur France 2 »

Et dire qu’on croyait que la crise financière était le pire fléau rencontré depuis 1929. La pente va être malheureusement encore plus raide que nous le pensions …

Il va falloir, Mesdames et Messieurs les sénateurs de l’opposition de gauche faire énormément de bruit lors des séances au Sénat et surtout, mettre rapidement fin à ce que nous évoquions dans notre article « Présidence du Sénat : Faites chauffer la colle » : « ‘ils ne sont guère plus nombreux à suivre les travaux en commission, ils ont en revanche une curiosité sans limites pour la géographie transcontinentale : pas moins de soixante-dix-huit groupes d’amitié destinés à favoriser les échanges et les relations avec les pays du monde, depuis les îles Fidji et le Vanuatu jusqu’à Belize et au Costa Rica … » LE SÉNAT, ENQUÊTE SUR LES SUPERPRIVILÉGIÉS DE LA RÉPUBLIQUE de Robert Colonna d’Istria et Yvan Stefanovitch

Par SLOVAR

Résultats officiels complets sur le site du Ministère de l’Intérieur

Crédit photo
Ouest France

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