Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

9 novembre 2008

Mélenchon et Dolez quittent le PS

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 11:21

le blog de l'île de RéCertains lecteurs accusent ce blog d’être partisan. En général ceux qui profèrent ce genre d’accusation pense que le parti-pris c’est de ne pas penser comme eux. Un peu comme la boutade qui dit qu' »un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…« 
Notre seul parti-pris, revendiqué fièrement, c’est d’être de gauche et d’être socialiste… Les camarades qui ont envoyé des textes lors des débats précédant le vote des motions, Louis, Serge, Karim peuvent témoigner que leurs textes ont été publiés in extenso et sans discussion quelque soit la motion qu’ils défendaient. Aucun texte n’a été refusé…
D’ailleurs notre blog porte fièrement le logo « respectueux de tous les socialistes », ce dont certains camarades seraient bien avisés de s’inspirer.

Pourquoi ce préambule? Parce qu’il me semble difficile de passer sous silence la décision de deux personnalités du PS de rendre leur carte. Il s’agit, bien sûr, de Jean-Luc Mélanchon et de Marc Dolez, respectivement sénateur de l’Essonne et le député du Nord.

Ils ont annoncé leur décision dans un communiqué de presse envoyé à 9h20, le vendredi 7 c’est à dire juste après la promulgation des résultats du vote.

Leur analyse du vote des militants du PS rompt avec les analyses du vote mi-chèvre mi-chou qui ont suivi l’annonce des résultats. Le « résultat est sans ambiguité », constatent-ils en : « Les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l’ont emporté alors qu’elles conduisent partout à l’échec. » Ils ne voient comment « le score respectable de la gauche du parti » pourrait y changer quelque chose et refusent donc de « se renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques ». D’où cette sortie du jeu.

Sans attendre, ils annoncent leur décision de poursuivre leur combat devant les électeurs. Décidés à engager « avec tous ceux qui partagent [leurs] orientations la construction d’un nouveau parti de gauche » sans concession face à la droite, ils appellent « à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes ».

L’annonce subite de ces deux démissions a fait l’effet d’un bombe dans l’aile gauche du parti. Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez étaient les premiers signataires de deux des sept contributions rassemblées dans la motion « Un monde d’avance », conduite par Benoît Hamon. Chacun était à la tête d’une sensibilité au sein du PS. « Trait d’union », celle de M. Mélenchon, comptait cinq membres au bureau national, plus de vingt membres dans les instances nationales, trente maires et une centaine de secrétaires de section ; sa contribution avait été signée par 1.900 militants. Le sénateur de l’Essonne est aussi président de l’association PRS, Pour la République sociale, qui comptent des militants engagés au PS, dans d’autres partis de gauche ou sans engagement. Numériquement moins important, le réseau « Forces militantes » s’était engagé, à la suite de la signature de Marc Dolez, dans l’Appel de Politis.
Visiblement nos anciens camarades vont chercher à créer une force à gauche du PS, dans le droit fil de « Die Linke » de la gauche allemande. L’avenir nous dira si le modèle allemand est transplantable en France…

Voici le texte intégral de leur communiqué :
Ça suffit comme ça !
Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l’emporte avec sa proposition d’alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l’ont emporté alors qu’elles conduisent partout à l’échec. Elles avalisent l’Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l’abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n’y change rien malheureusement

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l’orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d’une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l’initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d’action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l’écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l’a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d’engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d’un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu’une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l’avant.

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne
Marc Dolez, député du Nord

23 réponses à “Mélenchon et Dolez quittent le PS”

  1. M-L dit :

    J’ai reçu ce commentaire par mail… Il concerne deux sujets, je le mets donc sur les deux. J’ai volontairement coupé la partie qui ne concernait pas cet article, mais les élections en Charente Maritime… A. R.

    je viens de lire, Alain, les commentaires suscités par les résultats du vote en Charente Maritime , et aussi, ton commentaire à toi sur le départ de Mélenchon Dolez.

    En ce qui concerne le départ de deux camarades, et non des moindres, j’avoue que je trouve le moment du départ mal choisi et le projet d’une Die Linke à la Française assez mal parti (de même que la question d’une alliance éventuelle avec le Modem me paraît sans objet).

    J’ai eu l’occasion de parler plusieurs fois avec Jean-Luc Mélenchon et regretté qu’il choisisse souvent de jouer les stars devant les medias (il a du talent !) et les outsiders. Il me semble qu’il s’accroche à une image ancienne et nostalgique d’une Union de la Gauche dans laquelle il jouait un rôle (il a fait du bon travail au gouvernement) au lieu d’essayer de voir, avec d’autres, comment le PS peut AUJOURD’HUI (et c’est plus que jamais nécessaire) affirmer son ancrage à gauche, mais en tenant compte d’un monde qui a changé.

    Il a pris, me semble-t-il, sa décision un peu vite. C’est dommage…

  2. La main gauche dit :

    oui ! les éléphants sont très délicat.. foi de magasin de porcelaine !!… enfin, malgré tout, y a pas mieux pour écrabouiller la punaise cocaïno-hystérico-mégalo de l’Elysée !!

  3. le bout du Monde dit :

    @la main gauche

    « la délicatesse de JLM » me fait sourire…

    Dès le 7 nov, pour bien casser la barraque de BH.

    Comme Emmanuelli, c’est le vague à l’âme voire l’aigritude et la jalousitude du marginalisé, supplanté pour le triomphant Benoît.

    Les éléphants n’aiment pas le renouvellement par les jeunes générations.

  4. @ Superpado

    Entièrement d’accord sur ton dernier argument :
    « Dans le même sondage on apprend que Sarkozy reprend 8 points, va falloir très vite en finir avec ce congrès avant que les Français oublient que l’on existe.« 

  5. La main gauche dit :

    le compromis se fait normalement à la marge d’un corpus d’idée et une vrai impulsion… Entretenir un trop large et diffus compromis, c’est un peu remettre à plus tard les portes qui claques… JLM a au moins eu la délicatesse de ne pas faire ça à 2 mois des présidentielles, tous n’auront pas tant d’attentions avec le PS…

  6. superpado dit :

    Allons ami ilien, ne te crispe pas sur un sondage mensuel commandé par Libération qui espèrait bien utiliser la question sur le premier secrétaire pour confirmer en première page sa belle campagne pour Delanoë.
    Manque de pot c’est la Ségolène qui ramasse la mise.
    Nous le savons, dans un sondage c’est la prime au vaiqueur qui joue et la question sur le premier secrétaire a été posée juste après le vote.
    Ce que je trouvais intéressant c’est que ce soit les ouvriers qui soient majoritaire dans l’échantillon de ceux qui site Ségolène, c’est tout.
    Maintenant si tu veux vivre sans connaitre les résultats des sondages c’est sur une île déserte qu’il faut s’installer.
    Dans le même sondage on apprend que Sarkozy reprend 8 points, va falloir très vite en finir avec ce congrès avant que les Français oublient que l’on existe.

  7. @ superpado

    Quel est l’intérêt d’un sondage qui interroge des personne n’étant pas dans le Parti ?
    Quel sont ceux, de ces sondé qui connaissent le travail d’un(e) premier(e) secrétaire ?
    Quels ont ceux d’ailleurs qui ont la plus petite idée du fonctionnement de nos instances, quand déjà des militants chevronnés s’y perdent parfois ?

    Franchement, on sait que les sondages font vendre. Que la totalité des « instituts » sont possédés par des amis du président. Qu’ils permettent maintenant d’influer sur les votes dans tous les domaines, politiques ou autre, pour tenter d’aller vers des cibles qui nous échappent.

    Et le sondage que tu cites ne m’interpèle pas… Le même, fait auprès de militants aurait plus d’intérêt.
    Mais pas besoin de sondage, le vote arrive…

    Amitiés socialistes

  8. superpado dit :

    Mais qui a envie de vous sonder « très profondément » pas moi en tout cas, je regarde du côté de mes camarades…non, personne, ah si, j’en vois un mais uniquement si vous êtes consentant.

  9. Serge dit :

    Je ne voudrais pas qu’à l’issue du congrès de Reims que l’on soit sondé et « très profondèment »!

  10. superpado dit :

    Au fait, vous avez jeté un oeil sur le sondage via voice à paraitre demain dans Libé?
    « Un peu plus de la moitié des Français estiment que Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête, jeudi, après le vote des militants à la veille du congrès de Reims, ferait un «bon» Premier secrétaire du Parti socialiste. Ils sont 51% des Français »
    Et le plus intéressant c’est ceci:
    « Au classement par catégorie sociale, ce sont en priorité les ouvriers, à 60%, qui pensent que l’ex-candidate à la présidentielle ferait un bon chef de file du PS. Ils sont suivis des employés, à 55%. Quant aux cadres, ils sont seulement 36% à partager cet avis. »
    C’est pas ce que nous recherchions, un leader qui ramène vers nous les couches populaires?

  11. superpado dit :

    Si l’on veut battre la droite de Sarkozy, il faudra bien entrer dans un débat sincère qui pourrait, à terme, déboucher sur un contrat de gouvernement » c’est exactement ce qu’il a dit et dans un contrat il y a des choses écrites et que l’on signe.
    C’est souvent ce que l’on a fait avec nos partenaires de la gauche et c’est souvent nous qui tenions le crayon…

  12. le bout du Monde dit :

    @chris

    j’ai lu la motion E aussi sérierusement que les autres motions, et je ne vois pas l’affirmation que tu avances.

    Peux-tu éclairer ma petite lanterne, stp ?

  13. Chris dit :

    superpado dit :
    C’est donc à partir de ça que nous avons droit à l’éternelle ritournelle du “elle veut faire des accords avec le modem” pire “elle veut changer d’alliances”.

    Mais c’est bien peillon qui a déclaré au Figaro vouloir  » faire un accord de gouvernement avec Bayrou ? Non ??

  14. superpado dit :

    Tiens, au fait, à propos du débat sur les alliances de quoi parlons nous?
    Dans la motion E il est dit: d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.
    A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous.
    C’est donc à partir de ça que nous avons droit à l’éternelle ritournelle du « elle veut faire des accords avec le modem » pire « elle veut changer d’alliances ».
    C’est pas bien mes camarades de toujours utiliser la caricature, comme si nous étions un peu cons ou illettrés.
    Je repenses à Emmanuelli qui se souvient « qu’il a failli se réveiller avec François Bayrou 1er ministre » pour celui là c’est clair, il est bien mieux depuis qu’il c’est réveillé avec Sarkozy président, l’honneur est sauf.
    La aussi on nous prend un peu pour des cons chez ces camarades, en France sous la 5ème République qui est le chef, le premier ministre?
    Je continue à constater trop souvent qu’il ne suffit pas de porter des médailles de « plus à gauche que moi tu meurt » pour être les plus respectueux et des militants et des gens à qui ont s’adresse.

  15. SuperPado dit :

    Serge, il y a longtemps que Mélanchon et Dolez savent qu’ils ne seront jamais majoritaires au PS, le preuve leur site http://casuffitcommeca.fr/ est déposé depuis le 30 Octobre, d’ailleurs il faudrait aussi rester raisonnable sur le score de Hamon comme le dit Jean Michel Helvig sur médiapart: « Au congrès de Dijon, en 2003, le « Nouveau monde » d’Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon était crédité de 16,33% des suffrages et « Forces Militantes » de Marc Dolez, de 4,38%. Soit un point de plus au total que le résultat de Benoit Hamon en 2008 qui avait fédéré les uns et les autres. Il « pèse » d’ailleurs bien moins maintenant que Mélenchon et Dolez ont quitté le PS. »

  16. louis dit :

    Une faute de frappe dans mon commentaire qui a pu dès lors paraitre injurieux: ce n’était pas sot que je voulais écrire , mais Soit.
    Autrement dit, je prenais acte de leur démission, sans d’ailleurs vouloir en parler sur le fond.
    Alain a rattrapé le coup (merci Alain).
    Je ne dénie à personne le droit de changer d’avis, de changer d’opinion, de changer tout court.
    Mais, ayant été élu sur une étiquette PS, il me semblerait légitime, compte tenu des divergences qui les font quitter le PS aujourd’hui, qu’ils reviennent vers les électeurs ou qu’ils démissionnent. Cela ne rendrait que plus lisible leur discours et la sincérité qu’ils y mettent.
    Et s’ils sont réélus, ils auront alors prouvé par un acte démocratique que leur discours est bien celui que le peuple désir entendre.
    Mais je doute fort que l’un ou l’autre prenne le risque du jeu démocratique. La place est trop bonne et le risque trop élevé.

  17. Founet dit :

    Rassembler le maximum d’énergie, c’est évoquer inévitablement des thématiques qui, de prime abord, peuvent sembler contradictoires afin que l’unité la plus large possible puisse se constituer. C’est jeter les bases d’un compromis politique. Cela prouve que les motions ne se ressemblaient pas autant que ce que les médias ont prétendu.

    Faire de la politique, c’est nécessairement faire des compromis. Certaines propositions seront conservées, d’autres abandonnées ou simplement édulcorées. Le purisme, l’intransigeance, le maximalisme ne produisent rien de bon si ce n’est des chapelles qui s’excommunient les unes les autres. Elles sont légion à l’extrême gauche. Mélenchon et Dolez entendent en fonder une de plus.

  18. La main gauche dit :

    Que JLM aille s’étrangler avec ses propres non événements et ajouter un coq de plus à la basse-cour de l’extrême gauche, ça va pas être triste…

    Patrick LEBORGNE a posé de bonnes questions…

    perso, je m’demande… un grand parti populaire, très bien, mais « ratisser large » est-ce faire des annonces bien contradictoires qui vont de « interdiction des licenciements » à « Alliance avec le Modem » ou bien est-ce poser une ligne claire qui respecte d’abord les voeux de la grande majorité des militants et que viennent nous rejoindre ceux qui souhaitent soutenir cette ligne ??

  19. Founet dit :

    Ce départ n’a rien d’étonnant. Il obéit à une stratégie de morcellement et de division de la gauche. Mélenchon et Dolez s’inscrivent dans un phénomène de groupusculisation, tentation à laquelle Chevènement avait cédé avant eux. Ce que je retiens pour ma part, c’est le mépris de ces deux personnages vis-à-vis du vote des militants socialistes. Ce mépris prouve que, décidément, certains socialistes étaient moins respectables que d’autres.

    Sur la transposition en France du scénario à l’allemande, je n’y crois pas. Je me permets de renvoyer à ce que j’en avais dit, il y a quelques mois. —-> http://www.lozere-socialiste.fr/archives/315

    Le risque est bel et bien présent si le PS ne se rassemble pas et laisse du champ à ces deux traitres. Oui, je dis traitres à dessein, n’en déplaise à certains camarades. Car Mélenchon et Dolez auraient dû tirer depuis au moins 2005 les conséquences de leur désaccord avec la direction du PS. Au lieu de ça, ils ont persévéré au sein de l’appareil. Ils ont été élus au Sénat et à l’Assemblée nationale grâce à l’étiquette PS.

    Mélenchon, bien que membre du BN, présidait le PRS, qui, localement, a présenté des listes contre le PS lors des municipales dernières dans plusieurs communes. Ce fut le cas à MENDE (48000) où le PRS s’est allié au PC, aux alternatifs et à la LCR contre la liste PS-MODEM. Le PRS a sciemment suivi une stratégie de division afin de faire battre le PS et donner la ville à l’UMP. J’ai consacré un billet sur ce sujet.

    Personne, au sein du BN, ne pouvait ignorer ce double jeu ! Personne. Et, par pur laxisme, on laissait cet énergumène nous cracher dessus, distribuer les bons et les mauvais points, se draper dans la vertu et les principes ! Non mais de qui se moque-t-on ?!

    Mais que n’aurait-on pas entendu – et à juste raison d’ailleurs – si Désirs d’Avenir avait agi ainsi ?!

  20. @ patrick
    Je te trouve un peu dur vis à vis de Louis. En effet, Louis pose la question de légitimité d’un mandat lorsque son porteur change de positionnement.
    En effet, spécialement pour le mandat de député, obtenu en suffrage direct, l’investiture se fait par débat dans le parti et les militants votent pour une personne, certes, mais aussi pour un parti. Et il est difficile de faire la part des deux…
    Lorsque le porteur du mandat quitte le parti qui lui a permis de l’obtenir, il serait normal qu’il démissionne, quitte à se représenter sous d’autres couleurs… Je trouverais cela assez « sport » vis à vis des électeurs…

    Ceci ne retire rien à la pertinence des autres points que tu soulèves…

    bien à toi

    Alain

  21. Louis je trouve ton argument un peu à la ramasse. je te rapelle qu’ils ont été élus en connaissant leur appartenance….

    J’aurai aimé que tu réagisses plutôt sur d’autres points tel que :

    – la sociale démocratie européenne a-t-elle un avenir avec des alliance à droite, lorque 70% des militants de notre parti ont voté contre une alliance avec le modem…
    – régulation de l’économie ou accompagnement, quel choix à présenter aux classes populaires (électorat UMP aujourd’hui) et moyennes (qui nous quittent) ???
    – pourquoi un tel turn over au sein de notre parti depuis 10 ans…..
    – et aussi pourquoi nous ne sommes plus un débouché politique aux syndicalistes et altermondialistes ?

    Voila des questions de fond auxquels il faut répondre avant de se préoccuper des sièges électifs de Mélanchon et Dolez.

    je ne suis pas certain que reims y réponde. J’ai soutenu la motion Aubry.

    Patrick

  22. Serge dit :

    Même si sur le fonds, de nombreux socialistes aspirent à une véritable politique de gauche mais ce n’est pas en quittant le navire que J .L Mélanchon va faire avancer ses idées.

    En créant un nouveau parti, il va faire le lit de Sarko pour un second quinquennat.

    On peut admettre son « coup de gueule » mais sa décision a pour conséquence non seulement d’affaiblir le parti socialiste mais surtout l’avenir d’une gauche unifiée.
    Même si je défends la motion C, J.L. Mélanchon ne pouvait ignorer que nous ne serions majoritaires.
    Dans ces conditions, il lui appartenait de quitter le PS avant l’organisation de ce scrutin interne et de ne pas être cosignataire de la motion C.

    La déception est grande chez les militants qui n’ont pour désir que le PS dans son ensemble s’inscrive dans une politique de gauche en rupture totale avec les politiques qui sont menées au sein des Etats de l’UE.

    En se divisant, on devient complice du maintien d’un politique sociale qui est de détruire tout le système social déjà bien attaqué par le « trublion de l’Elysée »
    Je suis convaincu que l’ensemble des militants, toutes motions comprises, veut une politique qui lamine Sarko, mais ce qui nous divise c’est essentiellement sur l’impact de la personnalisation du Premier Secrétaire.
    Or, contrairement à l’UMP, nous voulons un Premier Secrétaire qui conduise une politique qui résulte de ce qu’attendent les militants mais pas « une icône » que l’on vénère.
    Nous ne demandons pas « un guide » mais un représentant qui respecte les militants de base et qui ne la joue pas « perso ».
    Et, pendant ce temps là Sarko avec son sourire narquois va continuer de nous brocarder et d’être sans pitié pour les classes populaires!

  23. louis dit :

    Ils quittent le PS.
    Sot.
    Lâchent-ils aussi leurs sièges de sénateur et de député qu’ils ont obtenus avec l’étiquette PS ? Ce serait logique et cohérent de leur part.
    Courageux et très respectable également.
    Mais là , c’est peut être en demander beaucoup.

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons