Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

18 novembre 2008

Congrès de Reims

Filed under: 13 - PS — iledere @ 5:40

le blog de l'île de Réles dernières minutes du congrès… comme si vous y étiez…

Rude retour au Parc expo, ce matin. Les militants ont la gueule de bois. Leurs dirigeants ne sont pas parvenus à s’entendre. Aucune synthèse ne s’est faite. Le PS n’a pas de majorité mais quatre textes d’orientation dont aucun ne s’impose. En ce début de matinée, il a deux candidats au poste de Premier secrétaire, Ségolène Royal et Benoît Hamon. Dans un ultime réflexe de sauvegarde, la commission des résolutions a tout de même validé les résultats du vote du 6 novembre. Maigre résultat. Vers 3h00, Michel Sapin a résumé la situation : « Nous sortons du congrès comme on y est entré. »

8h00. Les motions se réunissent en AG à huis-clos sous leur tente pour prendre connaissance des résultats de la nuit.

9h10. « C’est la première fois qu’une direction sortante ne présente pas de candidat », commente dépité un conseiller du maire de Paris en sortant de sa réunion de motion. Bertrand Delanoë était soutenu par François Hollande et le noyau dirigeant du PS autour de lui, Jean-Marc Ayrault, Jean-Pierre Bel et Bernard Poignant, les présidents des trois groupes parlementaires, et les anciens premiers ministres Lionel Jospin et Michel Rocard.

9h20. « Ma candidate est candidate ! » Jack Lang, qui donne des interviews sur le parking à proximité de la tente de la motion D (Aubry), est le premier à lever le dernier suspense : la maire de Lille sera candidate au poste de Premier secrétaire.

9h30. A l’heure où les travaux du congrès devaient reprendre, l’AG de la motion D commence enfin, en l’absence de Martine Aubry. La plupart des responsables de cette motion (Laurent Fabius, Marylise Lebranchu, Jean-Christophe Cambadélis…) sont arrivés très tardivement. Après l’échec de la commission des résolutions, ils se sont concertés toute la nuit pour décider finalement de présenter la candidature de la maire de Lille.
Le congrès n’est pas terminé !

« On ma demandé de vous dire… » 10h10. « Avec tristesse », Alain Bergounioux fait le rapport de la commission des résolutions. Il fallait bien que quelqu’un s’y colle. Le secrétaire national aux études fait « factuellement » le récit de la nuit.

10h15. Le même donne lecture des résultats définitifs du vote du 6 novembre, en omettantr toutefois de préciser que seules les motions de Delanoë et Royal les ont approuvé, avalisant ainsi des pratiques qui auraient dû conduire à des annulations :
– Motion A [1] (Bertrand Delanoë) : 32.942 voix, 25,24%.
– Motion B [2] (Pôle écologique) : 2.075 voix, 1,59%.
– Motion C [3] (Benoît Hamon) : 24.162 voix, 18,52%.
– Motion D [4] (Martine Aubry) : 31.734 voix, 24,32%.
– Motion E [5] (Ségolène Royal) : 37.941 voix, 29,08%.
– Motion F [6] (Utopia) : 1.632 voix, 1,25%.

10h20. « Le congrès n’est pas terminé. Il se poursuit ce matin et la semaine prochaine, conclut Alain Bergounioux. Il y a encore une place pour le débat, le dialogue, et peut-ête place pour un rassemblement. » Tout est dans le « peut-être »…

10h25. « Triste et déçu », Bertrand Delanoë annonce, à la tribune : « En conscience, en responsabilité, avec toujours cette gravité qui ne nous quitte pas, nous n’aurons pas de candidat au poste de premier secrétaire, parce que ce n’est pas une question de personnes, mais nous voulons une orientation politique dont on déduit le leader du parti. » Nous voulons mais nous ne pouvons pas… Le Maire de Paris et ses amis sont les grands perdants de ce scrutin. Dans quelques heures, ceux qu’il avait rassemblé se diviseront (les uns voteront Royal, d’autres Aubry) et ne manqueront pas de le faire savoir.

10h40. « Nous ne voulons pas que le PS sorte déchiré de ce congrès », risque Marylise Lebranchu, au nom de la motion Aubry. Elle aussi demande aux militants de trancher ce congrès.

Quand Peillon s’enflamme…
10h50. Vincent Peillon refait le match des derniers jours et de la nuit, au cours duquel un rapprochement entre Delanoë, Aubry et Hamon, excluant les royalistes, a été discuté. « Il nous semble que dans notre parcours politique, il était plus logique que Michel Rocard se sente plus proche de Ségolène Royal que de Gérard Filoche », lance-t-il suscitant des huées et sifflets.
Aux deux précédents congrès, Peillon dirigeait le NPS, qui était alors le courant de… Gérard Filoche.
Du coup c’est à peine si la salle l’entend dire que les royalistes veulent consulter les « militants pour résoudre, avant même les élections régionales, dans la clarté, la stratégie politique du Parti socialiste ». Mercredi, Ségolène nous expliquait sur TF1 que la question des alliances n’était pas d’actualité, du moins pas avant la présidentielle. En quatre jours, son actualité s’est déjà rapproché de deux ans. On est passé de 2012 à 2010, de la présidentielle aux régionales.

« Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve. » 10h53. Franck Pupunat surgit comme un diable à la tribune. Le leader d’Utopia est furieux : normalement, toutes les motions s’expriment s’exprimer sur le résultat de commission des résolutions. Pas cette fois. D’où une courte protestation contre cette censure, symptomatique de la manière dont le PS fonctionne, traite les minorités et le débat d’idées.

10h55. Co-président de séance, Malek Boutih demande aux délégués de voter sur le rapport de la commission des résolutions et appelle les scrutateurs à se mettre en place. « Qui est pour ? » Les délégués s’exécutent pour la plupart. Certains s’interrogent : pour quoi au juste ? pour un rapport qui ne tranche rien ? Après une minute de flottement, Malek Boutih corrige, il s’agit juste de prendre acte qu’il n’y a pas eu d’accord. Les délégués lèvent leur carton. Ce sera le seul vote de ce congrès. Le rapport d’activité, dont l’examen était prévu vendredi, a été oublié. Vote à l’envers…

Une petite araignée

11h04. Première des candidats au poste de Premier secrétaire à s’exprimer devant le congrès, Martine Aubry s’interrompt pour signaler qu’« il y a une petite araignée là » sur son pupitre. « Je ne sais pas si c’est un signe de malheur… décidément, Adeline, franchement, le ménage aurait pu être fait cette nuit ! » blague-t-elle.

11h07. La maire de Lille évoque un texte qui pourrait servir de base de « rassemblement entre les motions A,C et D ». « Ce texte est très clair », assure-t-elle, affirmant qu’on y trouve : « La volonté d’un parti à gauche avec la question sociale au cœur de tout, un parti profondément européen, un parti de militants, des alliances à gauche. » Un bémol toutefois : si ce texte existe, personne hormis ceux qui l’ont négocié, ne l’a vu ; il n’a pas été signé par les parties prenantes et l’accord « n’a pas été possible sur le dispositif humain ».

Benoît Hamon : l’autre changement.
11h15. « Mes chers camarades, j’ai tué l’araignée ! » annonce fièrement Benoît Hamon à son arrivée à la tribune. Le jeune eurodéputé salue et souhaite « bon vent » à Eric Hénard, le candidat du PS dans une législative partielle, dimanche prochain, à Reims, qui n’aura pas la tâche simplifié par le résultat du congrès.

11h17. « La crise politique » que traverse le PS est « sérieuse », mais elle n’est pas isolée, explique-t-il. « C’est toute la social-démocratie européenne qui s’interroge aujourd’hui sur sa fonction, son rôle » et les « capacités de l’Etat à intervenir ».

11h32. Après avoir prôné « un parti musclé », « décomplexé » et demandé l’honneur d’être en première ligne, Benoît Hamon s’en va faire la bise à Martine Aubry, puis à Ségolène Royal.

11h35. « Si je suis élue, j’aurai, nous aurons besoin de toi, Bertrand (Delanoë), et de tes amis », lance Ségolène Royal. « Nous aurons besoin de toi, François, à qui tous les militants savent ce qu’ils te doivent pour avoir notamment maintenu contre vents et marées l’unité de notre Parti socialiste. » La président de Poitou-Charentes n’a cité ni Martine Aubry, dont elle a snobé le discours, ni Benoît Hamon. Ce qui s’appelle choisir ses alliés.

C’est le plaisir final…
11h49. Ségolène Royal, qui vient d’achever son discours, reste de longues, très longues secondes, à la tribune. Elle savoure les applaudissements que lui adressent ses fans debouts, comme si elle s’y voyait déjà.

12h00. Kader Arif, secrétaire national aux fédérations, n’en finit plus d’égrainer la liste des candidats aux instances nationales présentés par chaque motion. Les délégués commencent à se disperser.

12h04. François Hollande ayant renoncé à prononcer son dernier discours de Premier secrétaire, Adeline Hazan, maire de Reims délivre quelques mots de conclusion. « Ce congrès n’a été ni celui d’Epinay, ni celui de Rennes, rassure-t-elle, juste le congrès de Reims, 75e congrès du Parti socialiste. » Que restera-t-il de ce cru, une fois les bulles dissipées ?

par Politis

17 réponses à “Congrès de Reims”

  1. Jean-Marie dit :

    Même entouré de la plus grande culture on apprécie évidemment la hargne qui sourdre de ces posts.
    George Frêche est devenu l’os à roger. L’ordre en est parti d’un Paris volte-face pour arriver insidieusement jusque dans nos provinces.
    Ah si Martine avait pu répondre sans faux-fuyant à cette même question lors de son passage sur France Inter , que cette belle envolée de morale eut été rafraîchissante ! Mais…
    Référence à l’église oui … Martine, Benoit, Ségolène ils ont tous les trois été éduqués chez les soeurs. Reste à savoir qui est le ou la plus jésuite dans le sens le plus péjoratif du terme bien entendu.

  2. Abbé Tize dit :

    hé bien monsieur le membre de la commission des conflits, vous semblez découvrir qu’une grosse poignée de bulletins de vote permet de racheter toutes les vilenies.
    Ne connaissez vous pas le principe de actions de grâce ? Cela existe depuis toujours et cela a motivé Martin Luther a créer le protestantisme dont La Rochelle fut une place forte…

    Ségolène ne fait que respecter les traditions d’une église dont elle va jusqu’à copier les platitudes dans des discours qui relèvent plus du catéchisme que de la politique.
    Hier elle a simplement pardonné à Frêche qui lui a apporté son tombereau de bulletins… demain elle guérira les écrouelles…

    En appelant à voter contre elle vous entrez sur le chemin de la damnation; Vade retro Satanas…

  3. Jean-François MERLE dit :

    Je viens de prendre connaissance des déclarations de Ségolène Royal disant que Georges Frêche, exclu du Parti socialiste pour avoir estimé qu’il y avait trop de Noirs dans l’équipe de France de football, après avoir été suspendu pour avoir traité des harkis de « sous-hommes », avait été traité de façon très injuste.

    En tant que membre de la Commission nationale des conflits du Parti socialiste, commission qui a exclu G. Frêche au terme d’une procédure régulière et contradictoire, je suis scandalisé de ces déclarations.

    Tout ça pour gagner quelques centaines de mandats, dans une fédération où la régularité du scrutin est toute relative, est profondément médiocre. Je vois mieux maintenant ce que voulait dire S. Royal quand elle disait lundi que certains socialistes avaient « perdu le sens du code de l’honneur » : c’était donc une autocritique !

    Et si c’est ça, « l’ordre juste » dont on nous rebat les oreilles, je crains le pire.

    Martine, au secours !

  4. superpado dit :

    Mais oui, jean marie, notre rieur est loin d’être la majorité et puis il y a qu’une chose que nous ne pourrons changer même dans un parti de gauche, c’est le droit d’être con!

  5. Jean-Marie dit :

    Haha je ne puis que te remercier de ton état d’esprit .
    Tu es bien représentatif de ce que j’epère être une minorité.

  6. Haha dit :

    « On va leur apprendre a être polis »
    Ca, SuperPado, c’est effectivement le discours des supporters de Ségolène qui applaudissent ‘fraternité, fraternité » et appellent au rassemblement, mais ne rèvent que de lendemains revanchards et de chasse aux sorcières (déjà entamé en charente maritime si j’en crois France 3) envers ceux qui ont osé ne pas s’agenouiller devant sainte ségolène… Un crime de lèse-majesté qui mérite le pilori.
    J’espère qu’un jour vous rirez de vos excès, mais je n’en suis hélas pas sûr…

    Seule solution pour éviter que la Sainte inquisition n’entre au PS : que Martine Aubry l’emporte…
    Pour un parti à gauche, pour un parti rassemblé, pour une ligne politique ferme…

  7. dominique dit :

    la carte je l’ai eue, pas a 20 euros, et l’ai déchirée…mais je suis désolée…la démocratie interne au parti et la feuille de route, j’ai pas vu ?

  8. superpado dit :

    dominique, nos amis ont du se dire après vous avoir lu « p’tain, on l’échappe belle, elle aurait pu avoir une carte » , c’est dommage d’ailleurs, vous auriez pu participer à la fête jeudi soir, tant pis, ça sera pour la prochaine fois si vous prenez enfin votre carte, en plus ça sera pas cher et on va leur apprendre à être polis.
    (la prochainne fois ça sera pour la désigner candidate pour virer Sarkozy, viendez, viendez)

  9. Haha dit :

    « ce n’est pas tant la partisannerie qui nous motive. »

    Hé bien, Jean-marie, qu’est ce que ce serait sinon !!!

    Un tel parti pris, avec, la main sur le coeur, « aucune partisanerie », serait risible si il n’était pas l’exact reflet d’un aveuglement inquiétant…

  10. Jean-Marie dit :

    Sans vouloir monopoliser le site, je ne peux me résoudre à ne pas soumettre à notre réflexion collective ce post trouvé sur le forum de l’express.

    voujoeltoussaint – 18/11/2008 22:14:18

    De l’île Maurice où je vous écris, de l’ancienne Isle de France où l’on chérit des valeurs qui fondent la francophonie, ce n’est pas tant la partisannerie qui nous motive. Ce serait plutôt la désolation pour certaines qualités qui s’expriment dans des termes que les leaders français ne savent plus incarner : dignité et honneur, grandeur et panache. Et ce déclin aura sans doute été plus manifeste sur la fin de ce congrès de Reims. Vu de loin, et sans sympathie particulière pour les parties en présence, ce n’est pas tant la volte-face de Bertrand Delanoë qui serait choquante. Qu’il s’avère incapable de s’en tenir à sa position initiale de ne pas donner de consigne de vote aux militants du PS pour faire justement le contraire le lendemain, donne sinon la mesure de l’homme au moins les limites de sa fiabilité. En réalité, ce qui choque c’est l’empressement de Martine Aubry à se satisfaire de ce soutien alors que la dignité commande le refus de pactiser avec une girouette. Ce qui choque, c’est l’absence du refus à un soutien entaché. Ce qui choque, c’est la complaisance pour un tel arrangement et le consentement à vaincre sans panache. Peu importe le sort de Ségolène Royal dans ces considérations-là. Le problème réside dans la logique mortifère des dirigeants socialistes français incapables de formuler de nouvelles propositions pour un monde qui se définit aujourd’hui autrement que par le paradigme gauche-droite qui a jusqu’ici autorisé le clientélisme électoral, avec pour conséquence, la paresse intellectuelle du personnel politique. Quand Benoît Hamon estime que Nicolas Sarkozy se moque de la gauche et du PS en particulier, il est certain que cet homme politique ne s’entend pas parler ou alors, refuse de comprendre pourquoi le Président de la République parvient à si facilement obtenir le concours de certaines compétences socialistes. Personne ne se moque du PS. Ce que ce parti donne à voir aujourd’hui est tout simplement lamentable.

  11. dominique dit :

    merci jean marie de rappeller les allainaces des unes et des autres, parce que ca commence a « gonfler » d’entendre TSS sur cette hsitoir de modem, et da’ailleurs Ségolène a apparemment dit ce qu’elle avait à dire…j’ai pas la carte, je ne voterai pas, mais , même si me idées sont à gauche, je n’aurai pas voté Hamon qui surfe sur des courants portés par des gensqui s’aasoient sur la démocratie locale mais donnent des leçons, je n’aurai pas voté Aubry qui est le nid des vieux coucous et n’assume pas ses propres orientations, et j’aurai encore soutenu ségolène qui avance sur une gauche insuffisante selon moimais tatonne, cheche, se recale et apprend et fibnalement les vaut bien!!! amis je suis dehors, , bien contente que Mélenchon soit sorti…et j’ai été désolée de suivre hamon sur canal , quasi intériorisé, pas sur de lui, et je me demande encore si l’un de ces prétendants a pensé à faire fonctionner le PS ? comment ? avec qui? la démocratie interne, l’organisation du travail…parce que rappelons nous tout de m^me que les commissions ne se réunissaient quasi jamais… ? quelle est la proposition de fonctionnement ? je sais pas…? les motions ressemblent à des projets présidentiels, c’est pas ca etre premier secrétaire…c’est dire comment on va faire….que veux t-ton faire pendant ces années , développer quoi ? penser sur quel theme ? travailler quelle proposiiton gouvernementale ? or ils sont tous arrivés avec un projet de politique générale appliquée a une présidentielle??? ils sont hors sujet!

  12. cabanne dit :

    tu as un recour. vote communiste ( si la droite ne ta pas fait peur bien sur) tu sauras ou mettre les pieds et les surprises plus rares qu’au PS qui oscille entre droite et gauche… voir strauss kann, Lang, Kouchner et pourquoi pas Ségolaine….

  13. laraiedere17 dit :

    Je vous souhaite bien du courage « Messieurs et Mesdames les socialistes de base » qui allaient, en définitive, avoir le grand honneur de faire sortir un ou une Premier (ère) secrétaire d’un parti pour lequel je vote depuis que j’ai eu l’âge de voter, mais dont je me demande s’il ne faudrait pas que j’aille voir ailleurs (mais où ?).
    Je n’ai jamais eu de carte au parti, mais je ne le regrette pas …
    Votez bien … pour Hamon peut être (un VRAI p’tit jeune), et renvoyez ces 2 dames à leurs couture, tricotage et autres travaux ménagers.
    Je précise que je suis une femme.
    Ces 2 là (Martine et Ségo) m’agacent. Elles sont monstrueusement prétentieuses. Elles ne pensent pas « collectif » mais MOI, MOI, MOI.
    jdg17

  14. Jean-Marie dit :

    “Le sarcasme (du grec ancien σαρκασμός sarkasmos) désigne une moquerie ironique, une raillerie tournant en dérision une personne ou une situation. Il est mordant, souvent même amer et blessant. Il peut être considéré comme une forme d’ironie piquante ou belliqueuse.” (Alain je te l’ai piqué)

    Ou bien tout simplement : La colère

    La colère étant à la piétaille ce que l’indignation est à l’élite .(c’est de moi)

    Ainsi Martine Aubry s’y voit déjà !

    Héritière d’une mairie offerte par Pierre Mauroy, grande perdante de la 5 ème circonscription donnée imprenable pour la droite, Martine se refait une santé aux municipales par un bon score obtenu grâce à son alliance avec le Modem.

    Drapée par les hypocrites des vertus d’un socialismes pur dur et intransigeant, grande prêtresse des salles vides et grande absente de la rue Solférino, entourée à sa droite de Stausskhaniens qui oublient que le premier d’entre eux avait été pressenti par Bayrou comme son premier ministre et à sa gauche gauche gauche un petit groupe de Fabiusiens actifs dont l’ambition reste la même offrir à Laurent la place de Président de la République.

    9h20. « Ma candidate est candidate ! » Jack Lang, (socialiste intransigeant encore un) qui donne des interviews sur le parking à proximité de la tente de la motion D (Aubry), est le premier à lever le dernier suspense : la maire de Lille sera candidate au poste de Premier secrétaire.

    Puis Bertrand Delanoë contraint d’écrire sa lettre de reddition au profit de Martine Aubry à la grande satisfaction d’un Lionel Jospin qui en avait déjà formulé le désir et au grand désarroi de ses militants.

    « Son annonce créé donc la surprise, mais il est tout sauf certain que ses partisans le suivent en bloc, sa motion ayant été soutenue par une coalition hétéroclite. Le patron sortant du Parti, François Hollande, qui l’avait soutenu, a refusé de se prononcer. Un certain nombre des fidèles du premier secrétaire sortant, comme le secrétaire national aux fédérations Bruno Le Roux ou le patron des sénateurs PS Jean-Pierre Bel, ont estimé que le choix de Bertrand Delanoë était « une décision personnelle ».
    Mordant, un cadre socialiste jugeait le ralliement de M. Delanoë « logique »: « il a l’air utile. Sinon il n’est plus au Frigidaire, il est au tombeau! » »

    « Aimez ceux qui ne nous aiment pas pour ne pas qu’ils aillent vers ceux que nous n’aimons pas ».

    Moi qui depuis toujours ai soutenu les minorités de gauche de Poperen au NPS en passant par Dray Mélenchon ou Emmanuelli voilà bien aussi un discours qui m’agace un peu. Mais n’est ce pas un message de gauche avant tout ! Bien sur cette intrusion dans les cœurs perturbe notre intimité et elles nous rappellent nos fragilités d’enfant.
    Mâchoires serrées et poing fermés voilà la carapace dont nous avons du nous revêtir pour nous protéger des agressions quotidiennes d’une vie de plus en plus individualiste. Serait-donc là le pire des défauts de Ségolène Royal qui n’oublie pas non plus l’étendard de la patrie et le chant révolutionnaire de notre république.

    Alors aux urnes citoyens !

  15. Serge dit :

    Ce matin sur RMC entretien de Bayrou avec J.J. Bourdin

    J’ai relevé deux points particuliers :

    Bourdin : Vous êtes devenu socialiste !

    Réponse de « l’Humaniste (surtout pas de gauche) »:
    je ne suis pas soc…. mais si les socialistes ne veulent pas d’alliances : sarko en a pour 10 ans ou c’est moi (pas dit ouvertement mais il fallait le comprendre dans ce sens).

    Bravo à Ségolène de chercher un rapprochement avec Bayrou, ce dernier étant obsédé de succéder à Sarko est entrain d’utiliser Ségo qui finira le « bec dans l’eau ».

    Si elle considère que le PS a perdu « son code de l’honneur », on peut en déduire que les 71% de miltants, qui n’ont pas soutenu sa motion, l’ont perdu également.
    Quand elle dit qu’il faut « ouvrir les portes et fenêtres », elle a raison car après ces 3 jours de congrès , on a vraiment besoin de « changer d’air » et de se retrouver dans notre « petite section » entre militants de base où il fait bon vivre avec nos différences et sans haine.

  16. cabanne dit :

    si SARKO le facho sait ce qu’il veut, le PS le cherche encore…. à croire que le parti socialiste n’a jamais existé.
    je pense que le mieux et de repartir sur des bases centenaires et tous refaire….je me trompe???

  17. Rouge dit :

    merci pour ces « minutes » qui éclairent les raisons de la bronca des délégués lorsque Peillon a attaqué nommément Filoche et Rocard..
    Il est étonnaut que ceux qui fondent leur projet sur le renouvellement soit constitués de politiciens chevronnés qui ne sont pas des perdreaux de l’année. Ségolène la première puisqu’elle était déjà dans les cabinets politiques sous Mitterand il y a vingt cinq ans !!!
    Quand à Peillon, son parcours a géométrie variable montre assez son attachement à une valeur : sa carrière… Votez Hamon

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