Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

13 décembre 2008

Rachida encore à la Une….

Filed under: 07 - Justice,20 - UMP — iledere @ 5:08

le blog de l'île de RéMais que sait donc Rachida Dati ?
C’est l’article qui fait jaser tout Paris: l’hebdomadaire Le Point laisse entendre que Rachida Dati connaîtrait « les histoires de famille du département des Hauts-de-Seine (…) et saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur« .

Dans Le Point de cette semaine, le journaliste Denis Demonpion conclut une longue enquête, intitulée « L’extravagante Mme Dati », par ce paragraphe : « Des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée, Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur« .
Ce qui est avéré, c’est que Rachida Dati a été directrice générale adjointe en charge des marchés publics, des affaires juridiques et des affaires foncières et immobilières au conseil général des Hauts-de-Seine, de 2004 à 2005.
Quant à savoir quels sont les secrets qui pourraient embarrasser le chef de l’Etat, Le Point n’en dit pas plus…

Mais tout n’est pas noir pour Rachida. La preuve elle vient de recevoir le très disputé Prix Busiris, décerné par Maître Eolas, qui récompense des personnes qui ont publiquement proféré « une affirmation juridiquement aberrante, si possible contradictoire, teintée de mauvaise foi et mue par l’opportunité politique plus que par le respect du droit »… Ha zut, c’était pas une bonne nouvelle…

Prix Busiris pour Rachida Dati Par Eolas

On va encore m’accuser de m’acharner, mais face à un tel talent, je suis impuissant. C’est le troisième trophée que notre Élégantissime Justicière remporte haut la main, par acclamations du jury extatique : une récidive de récidive, c’est bien le moins qu’elle pouvait faire. Rachida Dati, cachant avec difficulté sa fierté pour cette troisième consécration – Photo ministère de la justice

Voici les propos récompensés. Ils ont été tenus, le contexte compte, le 3 décembre dernier lors du discours de réception du rapport Varinard, dont Dadouche et Justice (un et deux) vous ont abondamment entretenu.

Les voici :

Dans l’ordonnance de 1945 [ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante] le mot « victime » n’apparaît à aucun moment, pas plus d’ailleurs qu’il n’apparaissait auparavant dans la loi de 1912 [loi du 22 juillet 1912 sur les tribunaux pour enfants et adolescents et sur la liberté surveillée].

Détaillons, voulez-vous ?

L’ordonnance de 1945 ne contiendrait pas le mot « victime ». Affirmation juridiquement aberrante car contraire au texte qu’elle cite : il y figure à sept occurrences (voyez vous-même : articles 5, 7-2, 8-1, 12-1 par deux fois, 14 et 15-1), sa première apparition remontant à la loi du 4 janvier 1993 (c’est l’article 12-1, qui prévoit la possibilité de prononcer une mesure d’aide ou de réparation à l’égard de la victime, seulement si celle-ci est d’accord).

J’ajoute que la victime est implicitement citée à l’article 6, depuis la loi du 24 mai 1951, qui parle de « l’action civile », qui est l’action de la victime demandant réparation devant le tribunal pour enfants (avant 1951, la victime devait saisir la juridiction civile de droit commun, tribunal d’instance ou tribunal de grande instance selon le montant demandé), ce qui caractérise une première fois la mauvaise foi.

Celle-ci est une deuxième fois caractérisée par le fait que cette affirmation n’est exacte que si l’on prend les mots “ ordonnance de 1945 ” au sens de “ telle qu’elle fut promulguée en février 1945, abstraction faite de l’évolution législative des 57 dernières années ”, ce qui ne ressort nullement du discours et est même contradictoire avec le fait de recevoir un rapport visant à une réforme de l’ordonnance telle qu’elle est actuellement en vigueur.

Enfin, l’objet de cette affirmation étant de laisser entendre qu’une fois de plus, le garde des sceaux vole au secours des victimes laissées à l’abandon par tous ceux qui l’ont précédée, cela caractérise l’opportunité politique prenant le pas sur le respect du droit, qui est ici déshonoré sans rémission.

L’Académie présente donc ses compliments au Garde des Sceaux, qui aura sans nul doute réussi à marquer de sa griffe son passage par la Chancellerie.

 Merci Maître

3 réponses à “Rachida encore à la Une….”

  1. b.mode dit :

    Dati l’arrivisme faite femme. On comprend mieux son irresistible ascension. Entre mentors et secrets de famille. Entre Dior et diam’s… Belle probité en effet !!!

  2. Chris dit :

    lu dans le nouvelObs.com

    Rachida Dati juge « totalement faux » l’article du Point

    L’article explique que la ministre pourrait utiliser sa connaissance des « histoires de famille » des Hauts-de-Seine. Dans une lettre au journaliste, la garde des Sceaux dénonce: « Vous mettez gravement en cause mon honneur et ma probité« . Le reporter maintient lui ce qu’il a écrit.

    Rachida Dati juge « totalement faux » l’article du Point.

    Joint par nouvelobs.com, Denis Demompion avait pour sa part assuré jeudi 11 décembre qu’il ne « retirait pas une ligne » à ses écrits et ajoutait : « Rachida Dati n’a pas démenti et ne démentira pas« .

    Des noms, des noms !!!

  3. La main gauche dit :

    Elle mérite la peine plancher…sur ses cours de droit.. un minimum incompressible d’au moins 15 ans d’université !! Après ça, elle n’aura plus besoin de gonfler son CV !!

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons