Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

5 janvier 2009

La communication politique et les NTICE (5)

le blog de l'île de RéLe classement du blog : lectorat ou notoriété ?
Convaincu que le militantisme politique ne peut se faire sans une utilisation correcte, intensive et coordonnée des Nouvelles Technologie d’Information de Communication et d’Enseignement, (NTICE), vous avez monté votre blog.

Toute communication est l’envoi d’un message depuis un émetteur vers un récepteur. Il faut instaurer un « feed back » pour contrôler que le message a bien atteint le récepteur. C’est le rôle du contrôle (évaluation) cher aux enseignants…

Pour les blogueurs il s’agit du classement du blog par des sociétés spécialisées comme Wikio.

Les outils statistique de votre hébergeur permettent de connaître le nombre de visiteurs ou de pages lues. Mais cela est insuffisant car vos articles sont peut-être repris ailleurs, sur d’autres blogs. Vos lecteurs sont peut-être arrivés chez vous par hasard, attiré par un titre alléchant. Imaginez que vous titriez « Scoop : les photos nues de Ségolène Royal ». Vous êtes sûr d’exploser les compteurs !!!
Mais ce phénomène éphémère ne permettra pas de mesurer réellement votre influence.

Mesurer l’audience est une chose qui a souvent été suggérée, mais ce serait extrêmement difficile. Seul le blogueur la connaît, et encore s’il dispose des outils adéquats sur sa plateforme. De façon externe, je ne vois pas de méthode fiable qui pourrait le faire. Mais de toute façon audience et influence sont deux choses différentes. Un blog peut avoir beaucoup d’audience et pas beaucoup d’influence, et vice versa.
L’influence est la capacité à être repris, cité par d’autres, contribuer à la propagation des idées… ou des rumeurs, et en tout cas au buzz. La communauté scientifique ne fait pas autre chose lorsqu’elle évalue la production des chercheurs par le nombre de citations dans les publications savantes.

Le classement par « influence »
Le classement n’utilise qu’un seul type d’information. Le nombre de rétroliens que chaque blog reçoit (les backlinks, comme on dit en bon franglais). C’est ce qu’on appelle l’ « influence », à tort ou à raison, mais le mot est consacré.
Pour l’instant on n’a pas trouvé beaucoup mieux. D’ailleurs « influence » ne veut pas dire qualité. Pas plus qu’ « audience », d’ailleurs… Pensez à TF1… Meilleure qu’Arte ? Ca se discute ! Cette confusion est d’ailleurs source de pas mal de polémiques à mon avis. Les journalistes aiment bien faire des papiers sur les 20 ou 50 « meilleurs blogs », mais aucun classement basé sur des indicateurs objectifs ne pourra jamais dire si un blog est « meilleur » qu’un autre ! C’est un jugement de qualité éminemment personnel, qui dépend des goûts de chacun, des objectifs que l’on poursuit en lisant des blogs (ou de l’absence d’objectifs), etc. L’influence ne mesure qu’une chose, le fait qu’un blog est plus ou moins cité qu’un autre. Point barre.

La mesure des « backlinks »
Le classement s’appuie donc seulement sur les « backlinks », mais on les compte pas tous, et il n’ont pas tous la même valeur tous la même valeur !
Seuls les backlinks de billet à billet sont pris en compte. Les liens qui pointent vers la page d’accueil d’un blog ne sont pas comptabilisés. Ils sont pris en compte uniquement dans un cas très marginal : lorsque deux blogs sont ex aequo, le nombre de liens vers la page d’accueil sert à les départager.
D’autre part, les liens sont comptabilisés sur une base mensuelle (avec un poids plus important pour les billets du dernier mois, et une valeur dégressive au fur et à mesure qu’on remonte dans le temps). Si dans le même mois le blog A envoie 50 liens vers le blog B, un seul est pris en compte. C’est peut-être un peu radical, mais ça limite énormément les « effets de clique », et le spam bien sûr.
Enfin, tous les liens n’ont pas le même poids. Le principe est analogue au PageRank de Google. Un lien qui vous arrive d’un blog classé très haut vaut plus qu’un lien qui vous arrive d’un blog classé 20000è.
Les blogs ont donc chez Wikio un « poids » qui résulte directement du classement, de façon très analogue au Page Rank de Google : 7 pour le top 100, 6 pour le top 1000, 5 pour le top 5000 et ainsi de suite. Ce poids est utilisé pour la présentation des actualités sur le site. Les sites de poids le plus fort passent avant ceux de poids le moins fort (à date égale, évidemment).
Et c’est également ce poids qui sert à calculer la valeur des rétroliens, selon une formule assez simple : score = 1 + (0.45 * (poids – 5.0))
Cela veut simplement dire qu’un lien provenant d’un blog de poids 5 (top 5000) a une valeur de 1. Un lien provenant d’un blog du top 1000 a une valeur de 1,45, un lien provenant d’un blog du top 100 a une valeur de 1,9. Ce ne sont pas non plus des valeurs qui doivent faire crier à l’oligarchie !

Cuiusvis hominis est errare
J’espère que ces explications permettront de mieux comprendre le fonctionnement des classements de blog.
Je lisais dernièrement une attaque d’un blog de gauche contre votre serviteur. L’auteur (je n’aime pas les néologismes du style « l’auteuse ») affirmait :
« Facile ensuite de se congratuler du nombre de visites. Le blog « xxxxxx » s’est créé pour rassembler et fédérer le plus de monde possible autour de la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. Son but n’est pas d’entrer dans le top 50, ni de figurer dans un quelconque palmarès. »

Vous pourrez juger maintenant ce que de tels propos ont de déplacé :

– Pas si facile que cela. Moins facile en tous cas que d’asséner des contre-vérités.
– Vous savez que le classement n’a rien à voir avec le nombre de visites,
– Vous savez également que la garantie d’un combat efficace est justement de rentrer dans un classement

En effet, notre combat n’est-il pas de diffuser le plus largement possible nos idées, nos analyses, nos solutions. Le classement de notoriété est un intéressant outil mesurant notre feed back et vouloir l’ignorer n’est qu’un manière d’exprimer son mépris des lecteurs en se moquant de savoir si le message est reçu. C’est également le bon moyen de ne pas se remettre en question.
Certes la recherche de la notoriété n’est pas le but, mais c’est un bon moyen. In medio stat virtus

Alain Renaldini

A noter : au classement de janvier de wikio le présent blog est classé 67 ème blog politique de France en repli de 5 places par rapport au classement de Décembre….

Merci à  Jean Véronis
Jean Véronis est Professeur de linguistique et d’informatique. Il est , entre autres, directeur du CILSH (Centre Informatique pour les Lettres et Sciences Humaines), directeur de l’équipe de recherche DELIC (DEscription Linguistique Informatisée sur Corpus) et responsable de la filière Technologies du langage.
Il anime un blog très technique « technologie du langage« et il travaille sur les algorithmes permettant le classement Wikio. Nous avons utilisé ses explications qui ont l’avantage d’être complètes et claires.

Lire sur le sujet :
Internet : un nouvel outil de communication politique
 Cyberpolitiques, cybercitoyens : les enjeux
D’Obama à Royal : les mutations de la communication politique 
De Barackobama.com à Change.gov

Pierpoljak-Pierpoljak
[youtube=http://www.youtube.com/v/QjGOSmlUGoM&hl=fr&fs=1]

12 réponses à “La communication politique et les NTICE (5)”

  1. La Grignette dit :

    @philou

    j’aurais apprécié une faute d’orthographe : le plus …., le plus ……, leplus b ou v ?

  2. Philou dit :

    Le classement Wikio, c’est du pipeau. la preuve, Jean Pierre Raffarin est 101 ème. Il n’est plus dans le top 100 alors que ce grand homme, notre phénix du Poitou est le plus grand, le plus intelligent, le plus gros beau…Y’a pu de respect…. Nous on t’aime Jean-Pierre…

  3. Raoul dit :

    Chris, ne te moque pas : en gagnant 9 places par mois, PS17 sera dans le top 100 dans moins de 9 ans… Patience et longueur de temps feront aussi bien que travail et compétence… Hé hé…

  4. Jean-Marie dit :

    Puisque l’on parle de com via Internet, j’ai trouvé intéressant le classement souligné par assez42 dans Intox 007.

    « En tout cas amis blogueurs, amis internautes par votre action et votre mobilisation sur tous les forums actifs et politiques du web, la grande gagnante est…:o)
    http://www.lepost.fr/article/2009/0… »

  5. François-Mitterrand-2008
    Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitte pas…

    Internet et ennui

    L’internet ne cesse de me surprendre. Plus je cherche sa différence, plus je m’apperçois qu’en réalité il tend à être le miroir du monde, ou sa caricature, quand il devrait se vouer à être en avant de lui, le champ vierge où l’on saisirait l’opportunité d’explorer les possibilités et les impossibilités d’un autre monde.

    En vérité, là comme ailleurs, on vend et on achète, on se rencontre et on se sépare, on s’aime et on se déchire. On y vient souvent pour tromper sa solitude, puis on comprend que s’y expose la plus grande collection de nombrils du monde. Chacun alors de vouloir y ajouter le sien, le brandir sur ce petit piédestal virtuel qu’on appelle blog. Où, là comme ailleurs, on observe qui nous regarde et combien ils sont.

    On me dit que vous êtes toujours plusieurs milliers à venir chaque mois consulter ce journal d’outre-tombe où pourtant plus rien ne s’écrit. Je me dois de vous remercier pour cette marque de confiance, pour peu que cela en soit une. C’est une attente plutôt, ou une quête. La marque à la fois d’une nostalgie et d’une désespérance. Le signe d’un terrible mésamour des temps présents.

    Je ne vous ai pas quittés. Seulement, j’éprouve actuellement un profond désintéressement pour les choses terrestres. En particulier, la politique française m’ennuie à en mourir – pour peu qu’il soit possible de décéder deux fois. Je confesse que c’est à peine si la petite mascarade socialiste m’aura en définitive amusé. Quant à la droite, elle est à ce point égale à ce qu’elle sera toujours, n’en déplaise au président du pouvoir d’achat et du plein emploi, que c’est sans surprise aucune que le même désastre indéfiniment se reproduit.

    J’ai, pour me désennuyer, hésité à révéler ici le secret de polichinelle dont on feint d’entourer la paternité de l’enfant de Madame Dati. C’était sans le moindre intérêt. Je préfère m’amuser à démentir à mon tour d’en être le responsable. Au moins saurez-vous désormais que cette conception n’a rien d’immaculée.

    Et charpentier, Nicolas Sarkozy ne l’est pas non plus. Ce qui se serait sans aucun doute avéré plus utile qu’une promesse supplémentaire, quand chaque jour des hommes meurent faute d’avoir pu bénéficier d’un toit.

  6. Raoul dit :

    Une info qui va faire sursauter le webmestre :
    Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à l’économie numérique. C’est possible car le poste va se libérer. Cela fait rire jaune certains dans le monde de l’internet et pas que des blogueurs.
    Cette nomination indiquerait un choix politique fort, pas très favorable à une conception « libertaire » de l’internet. Pour l’avoir déjà entendu sur le projet de loi « internet et création », Frédéric Lefebvre est complètement dans le camp de l’industrie « culturelle ». Si jamais il arrive en responsabilité sur l’économie numérique, nous aurons droit à des décisions favorisant ouvertement les intérêts des gros groupes multimédias.
    C’est d’ailleurs dans la droite ligne de la politique prônée par Nicolas Sarkozy, que l’on trouve noir sur blanc dans la lettre de mission de Christine Albanel : « l’objectif doit être de supprimer les incohérences croissantes de la législation actuelle et de permettre l’émergence de groupes de communication audiovisuelle français de premier plan ».
    Les projets de « régulation » de Frédéric Lefebvre doivent donc être pris au sérieux. Mais ceux qui ont le plus d’inquiétude à se faire (et qui ont été les premiers à hurler par la voix de Pierre Kosuiscko-Morizet), ce sont les net-entrepreneurs. Fini la jungle où tous les coups ou presque sont permis. Les règles du jeu vont être remises au carré pour que les rouleaux compresseurs industriels entrent en action. Il y a du fric à se faire, l’outil est presque mature, en tout cas bien rôdé. Les pionniers vont être priés de se ranger et de laisser la place aux « gros ». Par contre, pas d’inquiétude majeure à avoir pour les blogueurs et pour l’internet « non marchand » sans enjeu financier, qui ne sont pas dans le viseur. Il faudra juste veiller à ne pas figurer parmi les victimes collatérales…

  7. Chris dit :

    1048 ème en progression de 9 places… Le résultat de la reprise en main de la com fédérale ? Ouarf…

  8. Raoul dit :

    Le site PS 17 il est à quel rang ?

  9. Raoul dit :

    lu sur le blog du premier de la classe (Partageons mon avis)

    « Démocratie en péril et PS de l’Ile de Ré
    Je viens de me rendre compte que le remarquable blog de la section PS de l’Ile de Ré n’était pas dans la blogroll de PMA ! Honte sur moi…
     »

    La classe Alain !!!

    Bon courage

  10. Chris dit :

    Comment est-il permis que le blog d’une petite section soit dans les 100 premiers quand le site désirs d’Avenir ne fait que reculer… (347 ème). Cela frise l’insolence… Cela est inadmissible et doit être interdit, combattu, dénoncer, torturé pendu haut et court. Non mais…. quand on sait ce que coûte les communiquants…

  11. Max dit :

    De quoi de quoi ? 5 places de perdues. c’est inadmissible… Au boulot…

  12. Le coiffeur dit :

    «Collaboratif»,«participatif», «communautaire» ont été les maîtres mots du Web en 2008. Les internautes se sont enflammés pour les services fondateurs d’un Web nouveau dit «2.0» : réseaux sociaux comme Facebook, plates-formes de partage comme YouTube, microblogging comme Twitter. Ils ont ainsi plébiscité deux fondements de l’Internet – le partage d’informations et la participation – qui sont au cœur de la consommation de l’information sur la Toile. Les blogs sont lus par 340 millions de personnes dans le monde.
    Internet est même devenu «la principale source d’informations pour un nombre croissant de personnes chaque jour», observent Persephone Miel et Robert Faris, auteurs de Media Re: Public 2008, étude publiée par le Berkman Center for Internet and Society de l’université américaine Harvard.

    Le consommateur n’est pas épargné par ces mutations majeures. «La prolifération d’information en ligne signifie que le public n’a pas seulement plus de choix, mais aussi plus de responsabilités pour localiser les informations crédibles et assembler un produit informatif cohérent et complet.» Mais ce n’est pas parce l’information abonde sur Internet et que les médias sont participatifs que tous les groupes et opinions sont bien représentés. «À mesure que l’Internet se développe, il y a un risque que des communautés, des sujets, des points de vue, qui ne sont pas représentés en ligne, deviennent moins visibles pour un public en général. Exister sur le Net revient à exister dans la société.» Enfin, alors que Harvard croit à la survie des médias historiques et à la prospérité de certains pure players, Persephone Miel et Robert Faris pointent l’enjeu de demain : «Alors que l’information en ligne continue de se développer, il est de plus en plus important que l’on sache comment les gens localisent, sélectionnent et comprennent les contenus en ligne.»

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