La France en dépôt de bilan… assure !
Nous avons indiqué l’inquiétante dérive de la dette française dans un précédent article. A 1.248,8 milliards d’Euros (hors engagements !!!), il y a effectivement la nécessité d’être inquiet. Pour enfoncer le clou, si besoin était, voici une analyse de la situation des finances françaises et de leur évolution dans les dernières décennies…
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Depuis 36 ans, la crise est annoncée afin de légitimer la mise en place de mesures d’austérité drastiques. En fait, cela concerne la croissance. Depuis 1979, la productivité a été multipliée par 5 en 30 ans, ce qui est légèrement différent d’une définition de la crise pour les entreprises. mais la croissance n’a été que de 2% en moyenne/an et le temps de travail est resté le même. Résultat: plus de 4,5 millions de chômeurs/rmistes et quasiment autant de travailleurs ultra-précaires à temps partiel contraint! En même temps, entre 1993 et 2003, en France, les dividendes ont augmenté de 74,8 %,les revenus des non salariés de 39 %, ceux des salariés de 8 % alors que le RMI a augmenté de 3 %. On voit où va l’argent de la crise. En réalité, les produits de qualité qui sont faits pour durer se vendent bien, mais la surproduction industrielle qui est liée à l’exploitation insensée engendre des stocks qu’on ne peut même pas refiler au Tiers Monde, lieu de spoliation par des multinationales et de crises incessantes. L’énorme budget militaire contribue à l’endettement, mais nos dirigeants veulent le prestige international que donne la force de frappe nucléaire, malgré les protestations populaires !
Et dernièrement, avec la mise en place de la réforme des retraites, de la sécurité sociale, on n’a plus qu’à se serrer la ceinture : cette fois, avec la crise financière et avec un déficit du commerce extérieur record ! Malgré tout, les difficultés économiques n’ont pas le même résultat partout, la plupart des grands patrons français ont des rémunérations qu’on ne soupçonne pas…
L’absurde statut privé de la Banque centrale européenne doit être revu totalement, car, pendant que la livre sterling se maintient, l’euro devient de plus en plus cher, ce qui entrave nos exportations. Le fait qu’en Europe la politique monétaire européenne échappe à tout contrôle dans la zone euro, et que coexiste une zone « hors euro » (Royaume-Uni ayant conservé sa monnaie en entrant dans la Communauté) est totalement incohérent ! Et pourquoi ne pourrions-nous pas en sortir, librement ?
Bientôt, agravation de l’endettement des nations avec la crise de l’énergie : l’après pétrole.
Fin mars 2004, le député socialiste François Hollande avait révélé que le cumul de la dette publique française s’élevait à 1 000 milliards d’euros.
La dette publique atteint 64.7% du PIB en 2004. (en 1978 : 21.3%)
Le 3 avril 2004, lors d’un sommet Ecofin informel en Irlande, M. Sarkozy avait renouvelé l’engagement de la France à ramener le déficit public sous les 3% du PIB en 2005, mais depuis, le ministre du budget est passé à un autre poste et les finances publiques semblent aller vers la banqueroute.
Avec 770 millions d’euros de déficit venant du scandaleux déficit du Crédit Lyonnais, mêlé à l’affaire Executive Life, et du déficit de France Telecom, les finances sont au plus bas, ce qui explique notre inquiétude.
A combien s’élève aujourd’hui le cumul de la dette publique accumulée depuis des années par les responsables du Budget et approuvée par les parlementaires de la majorité, messieurs les responsables des finances publiques ? Et qui va payer ? Les responsables ? Non ? Encore les contribuables, pauvre vaches à lait du régime !
De 1 000 milliards à 2 000 milliards d’euros !
Les comptes publics se sont dégradés beaucoup plus que prévu. «Nous vivons au-dessus de nos moyens ; notre dette publique n’atteint pas 1 117 milliards d’euros, mais 2 000 milliards», s’exclamait Thierry Breton dans La Tribune du 30 novembre 2005 (le Ministre du Budget a expliqué l’actualité de ce chiffre. Selon lui, le déficit public est évalué à deux mille milliards d’euros en novembre 2005, compte tenu des pensions de retraite à verser aux fonctionnaires).
Le président Chirac, qui avait vendu à crédit des avions Mirage IV à l’Iraq en pure perte, a engagé la France dans un libéralisme effréné et prêche la flexibilité de l’emploi. Pas étonnant, il avait annoncé la couleur pendant sa campagne : il est acquis au libéralisme …qui brise l’Etat social et citoyen.
Mais il n’a été réélu au second tour des présidentielles de 2002 que parce que la Gauche était divisée au premier tour et comme rempart à Le Pen. Les dérives budgétaires continuent donc : la dette publique atteindrait donc 2 000 milliards d’euros fin novembre 2005, soit 33 000 euros par Français. En effet, le pouvoir d’achat a baissé par rapport aux valeurs en hausse comme l’immobilier. Le taux de croissance est nulle et la commission Pébereau a calculé que la dette s’élèverait à 65% du PIB fin 2005 !
En tant que ministre de E. Balladur, puis de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a contribué à l’augmentation de la dette publique. Ministre du Budget en 1993-1994 puis en 1995 ministre de la Communication. Sous Chirac, il fut ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales en 2002-2004. En 2004, Nicolas Sarkozy était Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. En 2005, il se retrouve Ministre de l’Intérieur juqu’en 2007. Un an plus tard, « les caisses sont plus vides que vides »…
Militarisme
Le budget de la « défense » pour 2006 a été adopté en présence d’une poignée de députés. Il prévoit 47 milliards d’euros de crédits répartis en 4 missions : défense armée, anciens combattants, gendarmerie et recherche. Ce montant est égal au déficit annuel de notre pays (46,7 milliards d’€, d’après Les Echos), et ce n’est pas admissible car cela sert qu’à renforcer les troupes de l’OTAN et de l’ONU. En fait, il n’y a plus de politique de défense.
Rendre des comptes
Fin 2006, il parait que la dette atteint 1 200 milliards d’euros, soit 20 000 € par habitant. Le manque de démocratie dans nos institutions est flagrant. La chambre des députés n’a plus qu’un rôle restreint : les 577 députés qui siègent pour l’entregistrement des lois venant du gouvernenment (le débat est faussé d’avance) nous coûtent la bagatelle de 25 millions F/mois (3.894.750 €/mois). Il faudrait exiger que les élus rendent des comptes, et que tout soit transparant dans la gestion des budgets publics. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen donnait au citoyen le droit à l’objection fiscale, ce qui consiste à refuser de payer pour ne pas contribuer aux abus (politique de défense armée trop onéreuse), ou pour s’opposer à une politique qui nuit à la paix ou à l’équité. Et pourquoi pas une Charte des devoirs impérieux des élus ?
En la matière, cela s’aggrave avec le nouveau président acquis à l’ultra-libéralisme. Son discours bluffant sur le pouvoir d’achat a tout de la démagogie. Mais tandis qu’il réduit le nombre de fonctionnaires, le nouveau locataire du palais de l’Elysée, loin de réduire son train de vie, a commencé son mandat présidentiel par un « paquet fiscal » de 10 milliards d’allègements fiscaux en faveur des riches (taux d’imposition abaissé à 50% maxi) et en faveur des entreprises (exonération de charges pour les heures supplémentaires payées, pas de droits de succession à payer); il a fait doubler le budget somptuaire de l’Elysée et s’octroie une augmentation. L’endettement de la France est à peu près le même qu’en Argentine en 2001, après le tournant libéral avec Carlos Menem. Mars 2008, le chiffre tombe :
Le déficit atteint 3.000 milliards d’euros (2,7 % du PIB)
Président, Nicolas Sarkozy est incapable de tenir ses promesses faites au sommet Ecofin informel en Irlande du 3 avril 2004 ; il a perdu sa cote de popularité car tout le monde commence à se rendre compte qu’il y a du bluff dans tout ce qu’il dit. Depuis le début de son mandat présidenciel, la dette s’est lourdement aggravée et son paquet fiscal s’est révélé être un cadeau pour les riches au détriment du reste de la population. Opposé à tout débat démocratique, il se comporte en dictateur paranoïaque et Marianne avait raison de prévenir au moment des élections que ce candidat était dangereux. Face à la crise, il aggrave les choses.
Ecofin = réunion des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne. Retour
Executive Life est une affaire qui coûte très cher aux contribuables français. En quelques année
s, il a fallu aligner 1 milliard 382 millions de dollars… L’affaire arrive en phase finale et on espère que l’affaire sera réglée définitivement avec la justice américaine cette année. Retour
Tableau des dépenses prévues pour 2008 :
Tout le domaine social se limite à l’enseignement et au logement. Rien pour les Hôpitaux, et rien pour la Sécurité Sociale. Notons encore que les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis 20 ans avec perte du pouvoir d’achat et qu’il est prévu 22.791 suppressions de postes de fonctionnaires à temps plein en 2008.
J’ajoute que l’on ne construit plus de routes, et que le péage sur les autoroutes – qui occasionne des pertes de temps aux heures d’affluence – n’est pas digne d’un Etat moderne, mais relève du moyen-âge. ![]()
Ca, ça nous rajeunit pas… Boney M « Rasputin«



C’est incroyable d’observer à quel point « de bons gestionnaires » aggravent à ce point nos affaires. Tu te rappelles la chute de l’Empire soviétique ?
« le Belge »