Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 janvier 2009

Cet obscur objet du désir de Nicolas Sarkozy

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:39

L’objet est déjà très convoité, très, très convoité.

Carla Bruni s’inquiète. Nicolas Sarkozy n’en dort plus. Il sait qu’il va avoir du mal à mettre la main dessus. Mais cet objet, il doit l’avoir. Coûte que coûte.
Une équipe de la DGSE serait donc déjà sur le coup. Ordre de mission signé dès la parution de cette Une du New York Times, au lendemain de l’investiture de Barack Obama
Le Une du New York Times, 22 Janvier 2009
Mais nos services de renseignements vont-ils pouvoir déjouer la surveillance du Secret Service ?
Rien n’est moins sur.

Comme vous pouvez le constater, les photographes s’arrachent la photo de l’objet avant même que Barack Obama ne l’ai même touché :
Le Stylo immortalisé avant même que Barack Obama ne l'utilise pour signer ses premiers décrets.
Voici donc cet obscur objet du désir de Nicolas Sarkozy :
Le stylo de Barack Obama
Le stylo de Barack Obama – Doug Mills / New York Times
On connait la passion bling-bling de Nicolas Sarkozy pour les stylos de valeur depuis qu’une vidéo l’a montré mettant la main sur le stylo de son homologue bulgare.
A la suite de ce succès vidéo, Angela Merkel lui avait fait cadeau d’un stylo, histoire de réchauffer des relations un peu tendues.
Le début d’une longue histoire stylobiliaphilique…

Mais pas sûr que Barack Obama ait envie de faire plaisir au président français. En effet, Nicolas Sarkozy après avoir raconté à la terre entière que Barack Obama était son ami, a trouvé le moyen d’écorcher son prénom dans le courrier de félicitations et ne cesse depuis quelques semaines de laisser paraître son agacement et une pointe de jalousie envers Barack Obama.

On comprend mieux son angoisse de collectionneur bling-bling.

Par RichardTrois pour « Le post« 

La tactique complaisante de Karoutchi

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:04

Ainsi donc un grand secret de polichinelle a été dévoilé : Roger Karoutchi est homosexuel ! Mais pourquoi diable un tel faux-scoop s’ébruite-t-il aujourd’hui ?

Je ne peux comme mon ami Authueil me targuer de connaître l’homosexualité de Roger Karoutchi depuis 10 ans. Je ne la connais en effet que depuis un an, et je connais également le nom et le visage de celui qui partage ses jours.

On peut cependant s’interroger sur les raisons d’un tel coming out. Les Français sont toujours très sourcilleux de respecter la séparation hermétique entre vie privée et vie publique. Non pas qu’ils ne s’intéressent pas aux détails croustillants de la vie privée de leurs élus — les ventes des torche-culs ayant choisi de pipoliser la vie politique ont explosé depuis l’élection du président bling-bling —, mais ils ne considèrent pas que le bien public puisse être déterminé par des individus aux mœurs privées sans faille. Que nos hommes politiques aient des maîtresses, des filles cachées, soient des DSK frétillants, apprécient des pratiques sexuelles fort ingénieuses ou aient une sexualité homosexuelle, peu nous chaut, du moment qu’ils ne sombrent ni dans le ridicule comme Max Mosley, ni dans le mensonge comme Bill Clinton.

Dès lors, quelle importance y a-t-il à faire son coming out ? Delanoë l’a fait depuis belle lurette, et cela ne l’a pas empêché d’être élu et réélu à la mairie de Paris : les bobos parisiens trouvent certes assez funky d’avoir un maire homo, et je doute que Bébert eût accédé à l’édilité au fin fond du Gers. Pour Authueil, il s’agit de se prémunir que quelqu’un d’autre le fasse à sa place, et lui porte ce coup bas pour lui faire perdre les régionales ou l’empêcher de prendre son envol politique.

Comme je l’ai dit, je trouve l’argument un peu faiblard. L’homosexualité de Roger Karoutchi n’est pas de nature à l’empêcher de gagner les régionales, ni d’accéder à la députation. En revanche, et je pense qu’il le sait, il ne sera jamais président de la République. Les Français ne sont pas prêts à élire un Président homosexuel, parce que cela vient buter contre de vieux réflexes de représentation de la cellule familiale. Sa couleur de peau et son ascendance sociale et géographique importent désormais assez peu si l’on en croit les sondages : mais je doute qu’ils cèdent si facilement à l’abandon du couple président-première dame. (more…)

26 janvier 2009

69% des Français soutiennent la grève de jeudi prochain

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:02

L’ensemble des syndicats appelle en effet à une journée de mobilisation générale jeudi 29 pour exiger notamment «des mesures pour la sauvegarde de l’emploi et la hausse du pouvoir d’achat».

Près de 70% des Français soutiennent ou «ont de la sympathie» pour la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier à l’appel de l’ensemble des syndicats, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd’hui en France à paraître dimanche.

Interrogées sur leur « attitude à l’égard de cette journée d’actions » organisée « afin d’exiger notamment des mesures pour la sauvegarde de l’emploi et la hausse du pouvoir d’achat », 46% des personnes interrogées ont dit la « soutenir » et 23% « avoir de la sympathie » pour elle, soit 69% d’opinions positives.

Comme le dit CC sur son blog :

« C’est au moins une grève qui ne passera pas inaperçue…
Sur TF1, cependant, attendez vous à voir quelques « usagers pris en otage », quelques parents en mal de garderie, quelques étudiants bien en colère de ne pouvoir accéder librement au savoir…
Attendez vous à entendre Jean-Pierre Pernault soupirer.
Et pensez aux 69% de gens heureux de pouvoir rester un peu sous la couette avant d’aller faire une petite marche salutaire avec les cortèges de manifestants…

Alain Renaldini

L’UMP réfléchit à changer de nom

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le blog de l'île de RéSelon Laurent de Boissieu, journaliste et blogueur, relayé par betapolitique, une agence de publicité aurait été sollicitée par l’UMP pour réfléchir, dans la plus grande confidentialité, à un changement de nom.

Le but serait d’adopter une appellation qui ne soit plus un sigle – comme UMP pour Union pour un Mouvement Populaire – mais un acronyme, considéré comme plus moderne. Sur le modèle du MoDem (Mouvement démocrate) de François Bayrou.
« Nous n’avons sollicité personne« , dément Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, tout en admettant qu’en interne « certains y réfléchissent« . « Cela fait partie des choses qui reviennent régulièrement« , ajoute-t-il aussitôt comme pour banaliser la question.
Compte tenu de la franchise bien connue de ce porte-parole de l’UMP c’est donc que la réflexion est très avancée… D’ailleurs il tient à préciser :
« Cela présente un véritable avantage d’avoir une marque qui existe, qui est reconnue, qui a une histoire. Et, en même temps, l’adosser à une autre phase politique pourrait avoir l’avantage de mieux montrer tous les éléments de la nouveauté. » Or, précisément, Nicolas Sarkozy entamera cette année la seconde phase de son quinquennat…
Le parti majoritaire aurait également demandé à l’agence de publicité de trouver un mot pour remplacer celui de « militants« . Cette volonté de moderniser le vocabulaire partisan n’est pas nouvelle pour l’UMP, qui avait organisé en septembre dernier non plus une traditionnelle université d’été mais un « campus d’été« .

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Comprendre les crises à répétition

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:31

Une nouvelle livraison de « Manière de voir »

Pas de meilleur manuel que cette nouvelle livraison de Manière de voir pour comprendre la crise actuelle, celles du passé et, ce qu’aux dieux ne plaise, celles de l’avenir. Ces articles du Monde diplomatique survolant plusieurs décennies illustrent parfaitement l’adage : « Plus ça change… ». Entre la « tulipomania » du XVIIe siècle, l’étonnant exploit du Russe qui transforma 1,1 million de roubles de capital en 1 000 milliards de roubles d’actions, l’engloutissement dans un trou insondable des économies de 80 % des Albanais ou de millions de Japonais, le plongeon de l’Argentine dans le chaos et enfin notre bonne grosse crise actuelle, il n’y a de différences que d’échelle.

Mais quelle échelle ! Entre 1992 et 2007, la taille du marché financier a été multipliée par cent cinquante. Rien de tel qu’une cohorte de banquiers pour imaginer des produits toujours plus exotiques, au point de devenir incompréhensibles pour leurs propres inventeurs. Peu importe : en les fourguant aux quatre coins de la planète, les « petits génies » ont depuis longtemps engrangé des profits et des bonus faramineux, sans se soucier des champs de ruine où errent leurs victimes hagardes. Les banquiers anglais ont beau concourir hardiment (ils figurent, plutôt sinistres, dans les photographies de ce Manière de voir), la palme en matière d’innovation revient aux golden boys américains, capables de vous confectionner une crise en moins de deux.

Jugez-en : rien que depuis l’intronisation du néolibéralisme dans les années 1980, ils ont provoqué aux Etats-Unis l’effondrement des caisses d’épargne, la chute vertigineuse (— 22 % en une journée) de la Bourse en 1987 et l’éclatement de la bulle « nouvelle économie » en 2000 ; événements servant de répétitions générales pour le krach mondial de 2008. De cette navrante histoire financière, on constate que personne n’apprend jamais rien. C’est toujours la même antienne : manipulations, prises de risques éhontés et enrichissement en haut ; crédulité, ignorance, naufrage en bas ; finance devenue folle par la facilité du crédit ; foi touchante dans les marchés supposés capables de livrer clés en main le paradis sur terre ; gouvernements complices, voire criminels. Puis retour à la case départ, amnésie générale et hop ! En route vers la prochaine débâcle.

Autre leçon magistrale dans ces pages : rien ne réussit comme l’échec. Presque canonisé, M. Alan Greenspan règne dix-neuf années durant à la tête de la Réserve fédérale (Fed) et crée allègrement une bulle après l’autre. Le Fonds monétaire international (FMI) ne comprend pas grand-chose à la finance (ou alors vise l’appauvrissement de la majorité), comme l’écroulement passé des économies en Asie, en Amérique latine ou en Europe de l’Est l’a amplement démontré.

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Réaction aux voeux de Nicolas Sarkozy à la presse

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 6:16

En présentant, vendredi dernier, ses vœux à la presse, Nicolas Sarkozy a rendu ses arbitrages à l’issue des Etats généraux de la presse, mettant de fait les journalistes en chômage technique puisqu’il a ainsi échappé à leurs traditionnelles questions.

Force est de constater que les réponses ne sont pas à la hauteur de la grave crise que traverse la presse écrite dans notre pays. Alors que 2009 est annoncé comme une année noire pour la presse française et que les plans sociaux se multiplient, Nicolas Sarkozy s’est même payé le luxe de ne jamais évoquer, en une heure de discours, les licenciements collectifs qui touchent un secteur déjà marqué par la précarité. Pour préserver l’emploi dans ce secteur, il s’en remet visiblement et avant tout à la générosité des lecteurs ou mécènes dont les dons bénéficieront de réductions fiscales!

Tout au long de son intervention, le Président de la République, n’a pas su trouver le nécessaire équilibre entre ceux qui éditent les journaux et ceux qui les font. Sa fascination pour les grands groupes de presse et sa sollicitude pour leurs actionnaires, dont nombre d’entre eux l’ont suivi du Fouquet’s à l’Elysée, l’ont amené systématiquement à privilégier la santé financière des journaux, leur recapitalisation et même leur rentabilité ! A contrario, rien de concret et de déterminant – juste une incantation pour le Chef de l’Etat – en faveur d’une presse libre, pluraliste et indépendante pourtant préoccupation majeure aujourd’hui des journalistes comme des citoyens.

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25 janvier 2009

Patrick Devedjian, ministre de la relance… à incendie

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:18

le blog de l'île de RéPatrick Devedjian mène la relance économique d’une main ferme, et le verbe haut. Mais au fil de ses déclarations, on découvre un bonhomme bien peu convaincu, dont le discours tient plus de la rhétorique publicitaire auto-persuasive que du calcul financier. Décryptage…
Heureuse prime à la casse
Mardi dernier, Patrick Devedjian a souligné que la prime à la casse avait « un effet extrêmement heureux ». « Au mois de décembre, 40% des ventes ont été fondées » dessus, a-t-il indiqué. Pourtant, le 3 décembre 2008, il s’était clairement prononcé contre la mesure, y voyant un « effet d’aubaine » qui « coûte très cher » et qui amènerait à « dépenser l’argent du contribuable pour rien ». Mais il n’était pas encore ministre, et pas encore relancé…

428 milliards d’euros pour la postérité

Ce même mardi, alors qu’il défendait le plan de relance de l’économie devant les députés, il avançait la somme faramineuse de 428 milliards d’euros, rien que ça ! Personne n’a donc pensé à informer le gouvernement que le budget de l’Etat n’était « que » de 280 milliards d’euros en 2009 ? Pour arriver à ce chiffre, il a simplement additionné les 320 milliards de garanties bancaires (qui ne seront pas dépensés, selon Sarkozy), les 40 milliards de soutien aux banques, les 22 milliards pour les PME, les 20 milliards du fonds d’investissement et enfin les 26 milliards du plan de relance. Des torchons et des serviettes. En comparaison de ce chiffre ubuesque, les associations Terra Nova et OFCE ont estimé que le plan de relance apporterait entre 10 et 13 milliards d’euros d’argent neuf.

Un effet multiplicateur psycho-sociologique

Question calcul, le 14 décembre 2008, notre nouveau ministre se signalait déjà par un raisonnement piqué des hannetons. L’état doit « dépenser 75% des 26 milliards d’euros dès l’année 2009, le plus rapidement et le plus efficacement possible » avait signalé notre Accelleratti Incredibus. Beep-beep… « En même temps, il faut rechercher un effet multiplicateur de trois, c’est-à-dire quand l’Etat met un euro, il faut essayer de se faire soutenir, accompagner par trois euros supplémentaires qui peuvent venir du privé, des collectivités locales ». Un effet multiplicateur de trois qui multiplie par quatre ! Il suffisait d’y penser. « Ajoutez qu’il y aura un phénomène Obama au plan probablement psychologique aux Etats-Unis et aussi, je l’espère, un effet économique ». Ainsi soit-il…

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Messier : au royaume des aveugles, les fous sont rois

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,11 - société — iledere @ 6:04

Il faut se pincer pour le croire. Jean-Marie Messier est cuisiné à toutes les sauces. Couché sur le papier, assis à la télé, droit dans ses bottes, toujours… le maître est de retour. Calme, courtois, plein de ressources. Et on l’écoute distiller ses meilleurs conseils pour combattre la folie qui s’est emparée du capitalisme. Et l’homme s’y connait

Le ridicule ne tue pas. Au contraire, il paie… car J6M vient nous faire l’insigne honneur de nous vanter son dernier bouquin pas cher : « le Jour où le ciel nous est tombé sur la tête« . En Grand Saigneur, il nous explique la crise et nous offre sur un plateau (de télévision) les solutions pour en sortir. Messier dans la Tribune, le Parisien, l’Express, sur France 2, France 3, France Inter… qui vilipende les capitalistes libero-autonomes, qui propose des solutions économiques lumineuses auxquelles personnes n’avait pensé, qui case un génialissime « new deal vert » à la sauvette, façon Al Gore.

« Ce soir ou jamais », on aurait préféré « jamais »
Hier, c’était Frédéric Taddeï qui ouvrait grand les yeux de ses caméras pour accueillir notre sauveur dans son émission « Ce soir ou jamais« . En 1h10 de délectation auriculo-oculaire, la seule remarque sur son passé houleux est venue d’Ignacio Ramonet, au détour d’une phrase sacrément fugace et plutôt gentille. Du coup, l’ancien Boss de Vivendi s’en est donné à coeur joie. Le bon entrepreneur, c’est « celui qui prend des risques et qui les assume » nous explique-t-il. Le mauvais, c’est « celui qui se défausse à la première difficulté« . Ou encore celui qui fait courir des « rumeurs » pour influencer le cours de bourse de sa société et en tirer profit. En résumé, c’est la folie des grandeurs et la cupidité des hommes qui a mené le capitalisme à sa ruine. Texto.

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Contre la crises, des propositions socialistes :

Filed under: 13 - PS — iledere @ 4:43

Il est urgent de relancer le pouvoir d’achat et la consommation.

Tout de suite :
• Une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux ;
• Une baisse de 1 % du taux de la TVA pour faire baisser les prix ;
• Une hausse de 3 % du SMIC et la fin des exonérations des cotisations sociales dans les entreprises qui ne concluent pas d’accord sur les salaires ;
• La revalorisation immédiate des allocations logement de 10 %.
• de protéger les salariés et de relancer l’investissement

Face à la crise il est vraiment urgent d’agir

QU’Y A-T-IL DANS LE PLAN SARKOZY ?
– Rien pour le pouvoir d’achat.
– Rien pour les Français.
– Rien pour la consommation.

Au contraire :
– Il maintient les 15 milliards de cadeaux du paquet fiscal.
– Il maintient l’incitation aux heures supplémentaires au détriment de l’emploi.
– Il multiplie les facilités aux banques qui ne financent pas les entreprises et l’emploi.

D’abord protéger les salariés fragilisés par la crise :

• En décourageant les licenciements boursiers ;
• Obligation de reclasser dans l’emploi les salariés licenciés et réindustrialiser les sites abandonnés ;
• Augmenter la durée et l’indemnisation du chômage.

Ensuite soutenir l’investissement par :
• la construction de 300 000 logements sociaux ;
• un plan de modernisation de l’hôpital ;
• la création d’un fonds de soutien aux PME pour l’automobile.

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