Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

21 février 2009

Merci, Monsieur Séguela…

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:15

le blog de l'île de RéBen moi j’aime bien les coups de gueule d’Agnès Maillard dans son blog « le monolecte » Surtout lorsqu’elle s’en prend à Seguéla, ce gros con qui a déclaré récemment qu’il ne fallait pas embêter Sarkozy avec son train de vie et sa rolex : « tout le monde en a une de Rolex… Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie »

Rappelons qu’une Rolex, genre sport, le Cosmographe Daytona en acier qui est probablement le modèle le plus emblématique de la marque genevoise, vous coûtera aux environs de 8.000 €…

En ces temps de crise, on pourrait croire que Séguéla fait de la provocation. Même pas, il est juste sénile…

Ta Rolex dans ta gueule par Agnès Maillard

Le talent de Séguéla, c’est de ramasser un univers entier dans une petite phrase qui marque les faibles d’esprit. C’est d’ailleurs grâce à ce sens abrupt de la formule qui tue que Séguéla s’est sans doute payé sa Rolex à lui tout seul, comme un bon winner au pays du mépris des autres.
Parce que si un mec comme Séguéla réussit à la Séguéla, c’est à dire en affichant ostensiblement sa morgue, sa suffisance et sa vacuité à la face de tous ceux qui produisent les richesses qui vont dans sa fouille et celles de ses potes sans jamais ruisseler jusqu’à la France d’en bas, c’est bien la preuve qu’il y a quelque chose de profondément pourri au royaume de la globalisation heureuse.
Séguéla est comme son métier, un raccourci de ce qu’une génération et une classe sociale ont produit de plus vain et obscène, l’art de piller un monde tout en s’auto-célébrant et en réclamant soumission et dévotion de la masse énorme de ceux qui se sont fait spolier. En fait, plus on voit et on entend Séguéla et plus on est enclin à apprécier le cynisme autocentré et désabusé d’un Begbeider vaguement repenti et à partir duquel on mesure mieux le chemin qu’il lui a fallu parcourir pour s’extirper de la fange nauséabonde qui l’avait enfanté.

Un seul Séguéla qui flatule son incommensurable vide intérieur à la télévision, ça vaut toutes les campagnes de pub pour tous ceux qui dénoncent à longueur de temps la Guerre des classes qui nous écrase la gueule dans la merde chaque jour un peu plus et qui attend en plus qu’on la ferme et qu’on dise merci. Séguéla est un immense publicitaire… contre son camp. Si tant est qu’il ait un autre camp que celui de « ma gueule avant la tienne », tant ses engagements à géométrie variable laissent perplexe quant à la loyauté que l’on peut espérer d’un personnage pareil. C’est typiquement le genre de gars qui se place systématiquement du côté du poignet qui porte la plus grosse breloque… ou le plus gros gourdin. Lâchez-le sur la Guadeloupe et en 60 minutes d’UV chrono, il se glisse dans la peau d’un Créole exploité et te chie un slogan à quatre sous contre les Békés et la vie trop chère. À ce niveau de mimétisme épidermique, on touche au génie de la survie en milieu hostile.

Mais le vrai génie de Séguéla, cette fois, c’est d’avoir exposé dans toute sa sordide nudité le crédo de ceux qui prétendent gouverner nos destinées, c’est d’avoir dévoilé l’indigence idéologique de toute la classe dominante : une effarante course au fric sans vergogne qui n’a d’égal que son mépris de classe abyssal. Car chanter le cantique de la réussite bling-bling au moment même où des millions de gens sont sommés de se serrer la ceinture sous la menace écrasante de perdre le peu que peut offrir une vie entière de labeur et de basculer dans la misère, ce n’est pas de l’inconscience, c’est juste un cynisme titanesque juché sur les épaules d’une connerie sans limites. Non contents d’avoir fait les poches du petit peuple en agitant le spectre hideux de la crise, les charognards ont décidé de se payer la tête de leurs victimes, tant ils sont sûrs de leur supériorité et de notre soumission.

En fait, nous n’avons peut-être pas encore assez de Séguéla ou de Serge Dassault. Ha, Serge Dassault, défenseur des idées saines dans un monde voué à sa bonne fortune, hier encore, monopolisant le crachoir sur Public Sénat, pour faire montre de son immense compassion pour les pauvres patrons pris à la gorge par les manants qui réclament le luxe inouï de ne pas se faire dépouiller du droit de vivre décemment pour servir les dividendes et petits bonus de quelques-uns. Ô que oui, nous n’en avons pas encore assez de ces pourfendeurs des gueux, des croquants, de cette masse informe de veaux qui aspirent à l’égalitarisme droit-de-l’hommiste, alors qu’ils ne comprennent que la trique et le gnouf et que leur posture préférée, c’est à genoux, le joug bien calé sur leurs solides épaules, leur inclinant délicatement l’échine vers le sol.

Parce que si nous avions assez de ces fâcheux gorets qui éructent leur suffisance tout en se gobergeant de nos souffrances, alors, il n’y aurait pas que dans les Antilles que le peuple souverain exigerait qu’on lui rende des comptes.

Kate Bush – « Wuthering Heights« 
Ce n’est pas le clip original !!! Il s’agit de la propre reprise, au début des années 80, par Kate Bush de son mémorable succès de 1978 extrait de son album « The Kick Inside ».
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Découverte alors qu’elle est encore adolescente par David Gilmour, guitariste du groupe Pink Floyd, elle publie en 1978 son premier 45 tours : Wuthering Heights, auquel collabore Ian Bairnson (membre des Alan Parsons Project) sur le solo de guitare qui conclut la chanson, et dont le texte est inspiré par le roman du même nom d’Emily Brontë (en français : Les Hauts de Hurlevent). C’est un succès immédiat en Grande-Bretagne, mais également dans de nombreux autres pays (dont la France). Succès d’autant plus remarquable que nous sommes alors en pleine période punk et Kate Bush se démarque déjà, avec ses airs romantiques et évaporés (présence théâtrale due à sa formation de danseuse classique et de mime avec Lindsay Kemp). Ce titre sera repris de nombreuses fois, dont en 1993 par le groupe de power metal Angra.
Suivront les albums The Kick Inside et Lionheart 1978.
Elle s’embarque en 1979 pour une tournée à travers l’Europe. Malgré le succès de cette tournée, ce sera l’unique fois où Kate Bush montera sur scène.
L’année 1980 marque une étape décisive : elle fait construire son propre studio d’enregistrement. Devenue sa propre productrice, elle confirme son exigence artistique. La presse spécialisée le surnomme la « Sorcière du son [1]».
Elle décroche un nouveau succès international avec le 45 tours Babooshka, qui contribuera à la popularité de l’album dont il est extrait, Never For Ever (1980).
Elle revient avec The Dreaming (1982). Ce disque ne bénéficie pas d’un accueil à la hauteur de son ambition, mais il est souvent considéré par les admirateurs de Kate Bush comme son meilleur album.
Kate Bush disparaît alors quelques années, pour mieux réapparaître avec l’album Hounds of Love (1985) (avec la collaboration du compositeur de musique de film Michael Kamen). Porté par des titres tels que Running Up That Hill, Cloudbusting, Hounds of Love ou The Big Sky, c’est l’album de la consécration (critique et commerciale) planétaire : en effet, cette fois-ci, les États-Unis sont conquis.
Surfant sur le succès de Hounds of Love, son duo avec Peter Gabriel sur la chanson Don’t Give Up sur l’album So de 1986 lui permet de conquérir un nouveau public et elle reçoit début 1987 le prix de la meilleure interprète féminine de l’année en Grande-Bretagne.
Les albums suivants, The Sensual World (1989) – où l’on remarque les participations de David Gilmour ou Alan Stivell – et The Red Shoes (1993) ne rencontreront pas le même succès en Europe, même si Kate Bush garde une certaine popularité en Grande-Bretagne où ces deux albums atteindront la 2e place des charts. Son album The Red Shoes, porté par ses collaborations avec Prince, Gary Brooker (Procol Harum) et Eric Clapton, lui permettra d’entrer de nouveau dans les classements américains.
Le 7 novembre 2001, Kate reçoit la récompense Q award pour l’ensemble de sa carrière.
L’année suivante elle retrouve David Gilmour sur scène pour interpréter avec lui Comfortably Numb, extrait de The Wall de Pink Floyd.
Son dernier opus, un double album intitulé Aerial, est sorti le 7 novembre 2005. Le premier extrait de l’album, le single King of the Mountain, est paru le 24 octobre 2005.
Elle enregistre en 2007 la chanson du générique de fin du film À la croisée des mondes : La Boussole d’or.

3 réponses à “Merci, Monsieur Séguela…”

  1. bonjour, la bétise est tellement enorme que ce type ne mérite même pas qu’on le mentionne. Lui et son nouveau maitre se valent dans l’ignoble.

  2. Jacques dit :

    J’ai plus de cinquante et…pas de Rolex !!!!
    J’ai juste une montre gousset dont je rêvais (comme celle de nos grand pères) offerte il y a dix ans par ma Dulcinée.
    Avec elles (ma Dulcinée et ma montre) je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir raté ma vie, qu’on se le dise !

    jf.

  3. Martin P. dit :

    8000euros?

    j’ai fait une bonne affaire, 200 yuans du coté de shenzen!

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