Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

9 mars 2009

Bouclier fiscal et endettement

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:15

le blog de l'île de RéBouclier fiscal + endettement: le cocktail gagnant-gagnant de l’UMP pour les riches

La loi TEPA, hold-up inaugural du quinquennat bling-bling
La loi TEPA est devenu le symbole du mandat Sarkozy. A peine le président bling-bing remis de ses luxueuses vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré, le gouvernement déposait le 29 juin 2007 un projet de loi avec dans le collimateur les impôts les plus redistributifs:

* l’impôt sur le revenu (IR) voit son taux maximal abaissé à 40%, ce qui revient à supprimer les deux tranches supérieures;
* les droits de succession, qui constituent un outil trop méconnu de redistribution, sont l’objet d’abattements multiples pour un total avoisinant 2,27 milliards d’euros;
* des abattements de 20 à 75% de l’impôt de solidarité sur la fortune;
* au cas ou cela ne suffirait pas, on met en place un « bouclier fiscal » à 60% en 2007, ramené à 50% en 2008. Ainsi, si l’on additionne la CSG, la CRDS, l’impôt sur le revenu, l’ISF, les taxes foncières et la taxe d’habitation et que le total est supérieur à 50% du revenu, l’heureux privilégié se voit rembourser l’excédent: sept impôts pour le prix d’un seul et si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence.

Et, tenez-vous bien, le gouvernement déclare l’urgence pour faire voter ce paquet fiscal. Dès le début du quinquennat, les priorités étaient fixées.

Une allergie à l’impôt qui vient de loin
Si cette loi inique a profondément marqué les esprits, ce serait une erreur de considérer son abrogation comme l’horizon ultime de toute politique fiscale de gauche à venir. Comme le rappelle Piratage(s), l’allergie à l’impôt ne date pas de 2007. Qui se rappelle des slogans de la campagne présidentielle de 2002?

* Lionel Jospin promettait une baisse de 18 milliards d’impôts, dont 5 sur l’IR, dans la lancée de la politique menée depuis 2000.
* Jacques Chirac, quant à lui, proposait une baisse de 33% de l’impôt sur le revenu. Dans les faits, la réduction sera de 10% environ.
le blog de l'île de Ré
Alternatives économiques
évalue le coût de ce jeu de massacre à 22,6 milliards pour la seule année 2007. Soit quatre fois le plan de relance présenté par le gouvernement fin 2008 (En effet, les 26 milliards annoncés ne seront que 5 à 7 effectivement dépensés en 2009, d’après le chiffrage de Jacques Généreux). L’Etat s’est donc appauvri au profit des plus riches à une période de conjoncture favorable (Rappellons-nous l’affaire de la « cagnotte » de plus de 5 milliards d’euros dégagée par le gouvernement Jospin en 1999.)

Le double effet de la dette créée par les gâteries fiscales
Nous ne sommes pas de ceux qui pensent que la dette est un mal en soi, comme il ressort des incantations des éditorialistes en vue. Cette question a été traitée de façon fort exhaustive sur d’autres blogs.
Cependant, il ne faudrait pas non plus y voir une variable totalement indifférente. Car la dette est un puissant outil de redistribution de l’argent public vers les prêteurs – autrement dit les épargnants fortunés -, sous la forme d’intérêts.

Le problème est évidemment inhérent à tout l’emprunt. Cependant, quand une partie de cette dette a pour origine le démantèlement de l’impôt, les nantis gagnent sur les deux tableaux.

* D’abord, parce que ce sont eux qui bénéficient des gâteries fiscales qui leur sont prodiguées depuis plus d’une décennie.
* Ensuite, parce qu’ils toucheront des intérêts sur les emprunts que l’Etat consacre à boucher les déficits causés par ces gâteries fiscales.

C’est le double effet néolibéral.

par Etiam rides pour son blog éponyme

Un clin d’oeil à la crise de 29 et à ses « hobos » par Charlie Winston « like a hobo«  Et si vous ne savez pas ce qu’est un « hat trick » regardez attentivement la vidéo : c’est extraordinaire !!
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Un Hobo, mot anglais lié à la réalité historique des États-unis des années 1930, est un sans domicile fixe se déplaçant de ville en ville le plus souvent en se cachant dans des trains de marchandises et vivant d’expédients.
Ce mot pourrait trouver comme traduction en français : vagabond et plus précisément chemineau (ou cheminot, mais à ne pas confondre avec l’employé du chemin de fer) sans avoir cependant de véritable équivalent dans la culture française. Son étymologie n’est pas certaine. Certains s’accordent pour dire que hobo est la contraction de homeless bohemia , d’autres affirment qu’il s’agirait plutôt de Houston Bowery, tandis qu’une troisième origine possible serait la ville terminus de Hoboken (New-Jersey), point de départ de nombreuses lignes ferroviaires empruntées par les trimardeurs.
Pendant la grande dépression, les « hobos ou hoboes » sont des travailleurs itinérants qui sillonnent les états en quête de petits boulots et de bonnes combines. Ils sont un des résultats des changements profonds qui affectent la société américaine du début XXe siècle (industrialisation, urbanisation) et tentent de fuir la misère provoquée par la crise.
Ils voyagent par la route mais aussi dans les trains de marchandises dans lesquels ils montent clandestinement. L’image du hobo est d’ailleurs inséparable de celle du train. Beaucoup de hobos se retrouvent le long des principales lignes ferroviaires dans des points d’accueil plus ou moins improvisés. Ils peuvent alors échanger des informations sur les régions où trouver de l’emploi et mener une vie stable.
Quand ils ne se parlent pas de vive voix, les hobos laissent des symboles dessinés à la craie ou au charbon. Ce système de symboles a pour but d’informer ou d’avertir les autres (endroits pour attraper un train pour dormir, présence fréquente de la police, repas chauds, chiens dangereux, etc.).
Le hobo est par la suite devenu une figure mythique de l’imaginaire américain. C’est un personnage teinté de romantisme, épris de liberté, développant la faculté de survivre en dehors d’une société aliénante dont il n’a pas à subir les contraintes. Ceci amène certains sociologues à parler de sous-culture libertaire.
La place accordée au hobo dans la littérature (Kerouac) et dans la chanson folk souligne également l’impact culturel du hobo et la fascination qu’il exerce sur l’imagination.

Une réponse à “Bouclier fiscal et endettement”

  1. Et pendant ce temps là il s’offre des week-end à nos frais en s’assurant une petite visite officielle pour les justifier
    tout ceci dans l’indifférence quasi générale.
    réveillez vous brave gens.

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