Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

12 avril 2009

Natixis : Jean-Pascal Beaufret 1.5 million euros 9 mois de travail !

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,12 - Brèves — iledere @ 12:00

De février à novembre 2008, Jean-Pascal Beaufret aura – n’en doutons pas – été d’une efficacité exemplaire. Malgré les 2,8 milliards de pertes de sa petite entreprise, Natixis, il touche 1,5 million d’euros pour un passage éclair qui aura duré 9 mois. Une gestation sacrément féconde…

Scandale Beaufret – Natixis
Libération a mis le nez dans le rapport annuel de Natixis, publié hier. Et les découvertes du quotidien sont intéressantes…

14 février 2008, Jean-Pascal Beaufret, ancien directeur financier d’Alcatel viré par le triste Serge Tchuruk, est recasé chez Natixis comme membre du directoire. Il aurait été embauché par Dominique Ferrero, président dudit directoire, avec lequel il a fréquenté différents cabinets ministériels de la gauche, dans les années 80.

Beaufret n’a alors aucune expérience dans le domaine de la banque d’investissement. Et « ses passages dans le monde bancaire n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans les années 90 » précise Libé. En plus d’un salaire annuel négocié à 500 000 euros, Natixis lui accorde une première prime du même montant dès son arrivée : 500 000 euros sonnants… mais surtout trébuchants.

Novembre 2008, 2,8 milliards d’euros plus tard, du montant des pertes de sa petite entreprise qui connait la crise, deux actionnaires lésés par la gestion catastrophique de la banque obtiennent la tête du nouvel arrivant. Beaufret bénéficiera tout de même d’un préavis de six mois et d’une nouvelle prime de départ… « pour préjudice » ! Et hop, à nouveau 500 000 euros, un chiffre fétiche semble-t-il. Au final, ses revenus s’élèvent à 1,5 millions d’euros pour 9 mois d’activité et une incompétence reconnue par la direction. Un nouveau meilleur job du monde ?

NB : Petit joueur, ce Beaufret, au regard des 19 millions de dollars pour seulement 18 jours de boulot d’Alan Fishman, ex-PDG de Washington Mutual.

Par Napakatbra pour « Les mots ont un sens »

5 réponses à “Natixis : Jean-Pascal Beaufret 1.5 million euros 9 mois de travail !”

  1. la grignette dit :

    @ LA MAIN GAUCHE
    Ce qui expliquerait mais n’excuse pas ses résultats.

  2. La main gauche dit :

    Hum.. est-ce bien ici le théorème de Peter ?

    Beaufret ne me semble pas avoir passer beaucoup de temps par l’étape « employé » et n’a donc jamais été compétent… il ressemble plus à un bon joueur de jeux vidéo qui a reçu entre les mains comme premier volant une formule 1…

    … l’employé qui s’élève à son niveau d’incompétence a au moins pour lui l’expérience de ses étapes antérieures …

  3. la grignette dit :

    J’avais entendu maintes fois J. citer ces phrases et me les expliquer mais….que çà fait du bien après la chronique qui ici s’y rapporte.

    On peut voir aussi le jeu des chaises musiclaes pour le prochain gouvernement ? Quelle en sera la musique ? Celle de Sébastien « Ah! si tu …) ?

    Merci Alain

  4. @ La Grignette

    Tout cela découle d’un livre de 1969, « the peter principle », par Laurence J. Peter (enseignant canadien en psychologie qui démissionna pour se consacrer à l’écriture) et Raymond Hull, auteur pour le théâtre et la télévision.

    « Tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence. »

    Il est immédiatement suivi du « Corollaire de Peter » :
    « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

    Selon les auteurs, le système qu’ils ont constaté et transposé globalement à l’organisation du travail repose sur divers mécanismes :
    La culture de carrière « à vie » dans une entreprise, très prégnante dans les 70′s aux USA, provoque un roulement important des employés attribués à un poste au sein d’une organisation.
    Ce roulement étant bien souvent selon le principe que celui qui occupait ledit poste était promu (ou viré… d’ailleurs, on retrouve ce système dans les grosses boîtes internationales) et qu’il était remplacé par un employé nouvellement promu, qui occupait un poste moins élévé. Le poste du promu étant vacant, on promeut un autre employé, etc.

    Ceci mis en perspective avec la crise constatée de la formation, que Peter connaissait bien par son métier, il a donc mis en évidence un système qui, faute de bonne formation initiale (à l’école) et professionnelle, conduirait de manière systémique à une baisse globale de compétence à chaque niveau de poste, avec le temps.

    A noter que Peter a ensuite cofondé un groupe de réflexion, dont le slogan était « trop de chefs, pas assez d’indiens ».

  5. la grignette dit :

    ¨De grâce, que quelqu’un me cite le théorème de Peters !

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