L’étrange Manuel Valls
Manuel Valls a fait parler de lui ces derniers jours. Il a d’abord invité Eric Besson à discuter d’immigration. Une rencontre chahutée, comme prévu. Il a aussi exprimé ses ambitions personnelles, dans un entretien au MONDE le 12 avril. Mais qui est Manuel Valls ? Que veut-il ?
L’éternel “jeune” socialiste frise les 50 ans. Il pense à 2012. Il a défendu avec obstination et violence la candidature de Ségolène Royal à la tête du Parti Socialiste en novembre 2008. Aujourd’hui, il pense à lui et s’en explique. L’ex-candidate à l’élection présidentielle portait un projet de rénovation. Elle aurait secoué le PS. Voilà pourquoi, et uniquement pourquoi Manuel Valls l’a soutenu. Depuis, il pense à la suite, et à son propre destin. Ce n’est pas indigne. Mieux vaut un homme politique (ou une femme politique) qui assume son destin, qu’un(e) hypocrite qui nous explique vouloir simplement don de sa personne au pays.
Mais Manuel Valls reste illisible. Il semble davantage préoccupé par sa problématique personnelle. Il critique son Parti quand ce dernier s’oppose à la réforme des institutions, au redécoupage électoral ou au plan de relance. Il fustige l’anti-sarkozysme obsessionnel. Etant anti-sarkozyste obsessionnel, je me suis senti naturellement concerné.
Politiquement, il faut tuer le sarkozysme. C’est une question d’hygiène et d’avenir. Le sarkozysme est un monarchisme conservateur et egocentrique prêt à tout pour détruire les fondements républicains, de gauche comme de droite, sur lesquels notre pays s’est construit depuis plus deux siècles. Nicolas Sarkozy a agité des faux sujets (la repentance, Mai 1968, l’immigration clandestine). Nicolas sarkozy agite les esprits pour défendre son destin personnel. Il aime cliver, dénoncer, fustiger.
Face à lui, Manuel Valls pourrait jouer une autre carte que le décradage systématique par rapport à son camp. Face à une droite au pouvoir des plus dures que notre pays a connu depuis 1940, la gauche a autre à faire qu’une psychanalyse personnelle.
Que Valls propose, on verra si l’on dispose.
Par Juan de SarkoFrance pour les Left-blog, collectif de Blog de gauche



bonjour à tous,
Commentaires plutôt réussis, bien que je ne sois pas de gauche, je dois avouer que c est la premiére fois que je lis des papiers écris par le PS, je me rends compte, qu il ne faut pas être abnegationiste, je suis de droite, par conviction, mais je reconnais que la lecture de gauche ne me deplait pas, et comme je ne veux pas mourir idiote(vous me direz qu il est grand temps à 57 ans!!!), mais mieux vaut tard que jamais, pour s interesser !!!
Je veux, puisque l occasion m en est donnée, vous faire part d un sujet qui me tient à coeur,
pourquoi les voix de gauche ne s elevent-elles pas au sujet du proces colonna, je pense que là elle à une carte à jouer, des milliers de français sont horrifiés de l attitude du gouvernement, sous le couvert de la raison d état?????, notre liberté, notre démocratie sont menacées, jamais je n entends quiconque de gauche s élévait contre ce procés tronqué, j aimerai votre avis sur la question.
Avec mes remerciements pour l intérêt que vous porterez à ce petit message
Salutations
SONIA
bin justement…ce que je reproche à Melenchon (et aux Camarades du PG) c’est de se payer de mots
C’est le probleme de la culture Nationale : comme on ne doit gener personne, et surtout pas les intérets en place, on prolonge dans le débat public la technique baccalauréat proposée par Napoléon, ce National : on discute, et on ne fait rien.
Or le socialisme, c’est précisément la république dans les entreprises, càd le droit de vote sur les orientations du capital. Et là, au vu de Caterpillar, on s’aperçoit que la Justice Nationale poursuit ce que fait la Police Nationale : on protege les intérets des grands propriétaires.
Dans mon bled, à Bavay pres de Maubeuge, c’est la meme logique, et le PG n’y pourra mais.
le Belge
au Belge
Il suffit de parler avec d’anciens militants chevronnés du PS depuis 30 ou 40 années, qui ont rejoint JLM au PG !
Les ex-compagnons de route de Mélenchon en 2005, comme Hamon et Emmanuelli se sont éloignés de lui, 1 an avant le Congrès déjà, le considérant comme un pestiféré. Et puis, fallait bien défendre son bout de gras et pire revendiquer des promotions d’apparatchiks.
Hamon a déçu énormément de militants de cette sensibilité.
Le basculement hors du PS, a été amplifié par les négociations âpres qu’il a eues avec l’entourage d’Aubry (de Cambadélices à Lamy). Et l’acceptation sans sourciller, de l’alliance avec Delanoë et consorts a fait le reste.
Il y a les mots et les discours, et puis les actes.
je ne pense pas qu’Emmanuelli et Hamon aient été les déclencheurs du départ de Hamon.
Je pense que le facteur déclenchant du départ de Melenchon, ça a été le fait que son groupe ait été incapable de lui faire obtenir des places au Bureau National (lors de l’avant dernier congres il avait fait élire sa compagne Pascale Le Neounnic) et au Conseil National.
Sans groupe de pression interne, il ne pouvait plus, comme Assouline, faire pression au niveau national pour être en bonne place dans la liste des Sénateurs.
En réalité, Melenchon est parti en espérant se faire réélire. C’est pourquoi il milite « au niveau européen », en développant un programme qui n’a rien de socialiste. Ses contributions personnelles sont d’ailleurs soit axées sur la laicité, soit axées sur la critique du Parti Socialiste. Il ne défriche pas de nouveaux marchés, en quelque sorte.
le Belge
Condoléances les plus sincères, Alain, pour l’invasion du Belge de Lille.
@ Serge
Assez d’accord.
Mais il faut admettre que Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont été les vrais déclencheurs de son départ, avant Reims.
tiens, « Chris » ? Un bavaisien, peut-etre ??? pas le CDRV tout de même ?
Excellent La Main Gauche…
En pleine forme…
amusant. Toutefois, il sera nécessaire d’avoir des outils d’Union pour contrebattre les Nationaux. Ca ne sera pas facile.
Pour l’universalisme, ils ont promu le sport.. « un esprit ceint dans un corps sain »
je ne pense pas que le concept « gauche » soit suffisant pour réussir.
Gauche = mouvement socialiste + progressistes
(relire à chaque fois les appels « aux progressistes » par voie d’affiche, lors des fins de campagne électorale, émis par les députés PS du cru)
progressites= mouvement laic + quelques chrétiens de gauche
(étant entendu qu’une grande partie des maçons sont chrétiens)
Cette équation n’est plus valable : avec sa rhétorique Nationale, Sarkozy a pompé l’électorat centriste, l’électorat FN, une partie des votes communistes, et une bonne partie des voix socialistes ! (cette puissance explique les stratégies de triangulation effectuées par Ségolene Royal, dont notamment l’affaire des colleges militaires)
Le concept de « gauche » n’est donc plus valable dans un systeme National
comme l’est la Ve République….ou le systeme constitutionnel coutumier anglais.
Ces systemes peuvent se maintenir indéfiniment, grace à leur stratégie d’articuler les communautarismes : il suffit pour Blair, Brown, Sarko ou tout autre de développer « de la compassion », des lois fiscales particulières, une mesure de reconnaissance spéciale
(génocide arménien, fromage de Galles, adoption pour tel groupe, mariage pour tel autre), etc.
Politiquement, les réformateurs (ceux qui veulent changer l’économie, la production, la protection de l’environnement, les rapports sociaux, la censure inique, la puissance des médias détenus par Murdoch, Dassault, etc), n’ont AUCUN intérêt à articuler le concept « de gauche » : c’est se rendre prisonnier du schéma royal…ou capitaliste.
Dans le concept « de gauche », il y a de la place pour tout le monde, càd que rien ne change de l’ORDRE. Or, nous, nous voulons changer l’Ordre : ça signifie qu’il n’y a pas la même place pour tout le monde. Dans un monde socialiste, par exemple, Bolloré devrait abandonner ses propriétés africaines. Dans un monde socialiste, Peugeot devrait rendre l’argent à l’Etat, càd abandonner sa propriété. Dans un monde socialiste, Renault devrait rendre ses bus aux salariés de chez Heulliez.
Dans un monde socialiste, il y aurait une enquete sur les membres du comité d’examen qui ont interrogé un candidat-policier sur ses origines ethniques et sa culture religieuse (dont un Préfet). Or, ce n’est pas le cas, et ces gens seront impunis, protégés qu’ils sont par Michèle Alliot-Marie, la femme du Rotarien Ollier : ces gens sont communautaristes, suprématistes, cooptés, ils ont des liens avec le pouvoir économique et financier.
Ce sont des Nationaux, et dans un monde National, on a une justice Nationale.
Témoin, ce qui est arrivé aux salariés de Caterpillar.
Des types comme Marc Vasseur, par exemple, sont incapables de développer cette critique et de l’intégrer d’un sujet à l’autre : et si tu regardes bien, les pamphlétaires Nationaux ont tendance à manipuler leurs lecteurs, sur des sujets émotionnels, ou en utilisant les enfants, le communautarisme, les clichés, etc. Tels Claude Askolovitch, Jean Pierre Pernaut, etc.
La Droite sera au pouvoir tant qu’elle inscrira le débat dans son champ sémantique.
Tant que ce seront ces valeurs (Nationales) là qui prévaudront dans le débat, des gens comme Valls, comme Askolovitch, des politiciens communautaristes auront tout loisir de mascialiser (étouffer de manière asynchrone) la critique socialiste de la société actuelle.
Un exemple simple : passe les mêmes sujets (politiques) dans Google et dans MSN Live Search. Et regarde la différence.
Un autre exemple : passe « Durban II » sur Google et dans le site du Figaro…
Souviens-toi du débat sur l’Europe et la Constitution Giscard…
La France est un régime National, qui embrigade les partis « de gauche » (dont Melenchon et le PC lui meme) les syndicats, les associations « progressistes », les médias…
C’est d’un projet Républicain, explicite, intégré, intègre, économique et social que nous avons besoin.
« le Belge »
lorsque nous vivions en Angleterre, nous avons eu Blair…..la joie après Thatcher et son successeur, la grande déception qui s’en est suivie car Blair a fait la même politique que le « dame de fer ». Il faut voir où il en sont maintenant, Manuel Walls, c’est le Tony Blair français, et ce n’est pas un compliment de ma part.
Il faut Martine Aubry se montre très forte pour redonner confiance aux vrai gens d’une vrai gauche.
Je n’ai pas le même cadre de pensée que Serge. Je m’explique.
On peut etre National et soit « de gauche » soit « de droite ».
Melenchon est National. De Gauche. Il pourrait etre de droite. Mais il est « de gauche ».
Jack Lang est « de Gauche », il serait « de Droite » ou « de Gauche » selon les textes de loi.
Melenchon n’est pas républicain. S’il était républicain
- il critiquerait le régime, notamment dans ses aspects constitutionnels ou politiques (la gauche)
- il serait socialiste
- il critiquerait la droite
- il s’abstiendrai de critiquer le parti socialiste, mais plutot sa dérive
Melenchon est de Gauche et National. Il articule les communautarismes et sa politique s’insere donc pleinement dans le débat de la Ve, càd pour la Ve…
C’est pourquoi il critique le PS. Son discours vise à renforcer la communauté de son parti, il n’est pas universaliste et ne s’intéresse pas à l’économie.
Melenchon comme Valls appartiennent ou ont appartenu aux mêmes associations politiques.
C’est pourquoi je dis et j’écris que la maçonnerie doit se réformer. C’est urgent, car on en arrive « au nom des Droits de l’homme » à avoir une attitude ambigue sur Durban II et sur la question des étrangers (Cimade, …regardez donc cette obligation contractuelle de silence… n’est-ce pas une attitude de National…une attitude pharisienne…)
Il est important de comprendre, je pense, que l’Eglise est un des premiers partis politiques. Que la maçonnerie, fondée au 18e siecle, est probablement le deuxieme parti politique le plus ancien en France.
L’Eglise ne peut pas se réformer. Son communautarisme est trop puissant, il a même commis des crimes. La maçonnerie pratique aussi le communautarisme (tout au moins une certaine maçonnerie pratique cette dérive) : lire le blog hiram.be et ses violations du droit de réponse (normal si on comprend que son titulaire est un journaliste du parti belge dit « réformateur libéral », càd du parti conservateur belge).
C’est la maçonnerie française qui, dès 1880, jusqu’à 1914, instaure le débat National en France, d »abord contre le Kaiser, ensuite dans le débat sur la Ligne Bleue des Vosges et contre le socialisme (la Grande Trahison, la réunion des Partis Socialistes, l’affaire Guesde contre Jaurès). Guesde, grand National…
Le Parti Socialiste est toujours dépendant de ces liens. D’où sa faiblesse : il suffit de voir QUI soutient Ségolene Royal à l’époque de la fondation de Désirs d’Avenir. En vérité, des gens comme Collomb, Menucci (se souvenir de sa rencontre avec Melenchon), Dray, Bianco, et la plupart des collaborateurs de DA pourraient TRES BIEN être des soutiens du régime sarkozyste.
Une belle illustration de la pensée Nationale, c’est le « tous ensemble ». Cette valeur est régulièrement articulée soit par Sarkozy, soit par Aubry, soit par Royal. Elle est fausse, car le « Tous ensemble » est défendu par la droite avec des CRS et la dette, et le « Tous ensemble » est défendu par la gauche avec des impots, la déflation, l’endettement…
Le Parti Socialiste n’est pas là pour défendre le « tous ensemble » installé par les dirigeants économiques et leurs amis politiques dans le débat public : la Nation, c’est ça.
Le Parti Socialiste, il est là pour IMPOSER la République dans les entreprises.
Cette analyse s’applique à Strauss-Kahn. DSK, dont je soutiens la pensée économique cyclique, est « de gauche », communautariste et National. Il est parfaitement LOGIQUE qu’il soit régulierement abordé par Sarkozy, communautariste, « de droite » et National.
SI StraussKahn était Républicain, il ne serait ni au FMI, ni avocat d’affaires.
Tant que le Parti Socialiste n’aura pas réaffirmé ses fondements républicains, universalistes, économiques, laiques et indépendants, he bien il sera « mascialisé »…dans un débat National qui n’est ni émancipateur, ni économique, ni tourné vers le développement de tous. Le débat National, c’est la confiscation des appareils au profit d’une oligarchie…Nationale.
En conséquence, on peut donc se demander ce que font les syndicalistes « réformateurs » qui adhtèrent à la maçonnerie sans en demander l’évolution politique….On n’est plus au 19e siecle !
Pierre Larcin dit « le Belge » de Lille
Quand on constate, depuis l’élection de « celui qui est à l’Elysée », les dérives de certaines de « nos élites dites socialistes », on peut comprendre le départ de J.L Mélanchon.
Manuel Valls appartient à deux associations politiques.
Il a choisi d’en privilégier une plutôt que l’autre
Au-delà des polémiques sur la ( pourtant bien nécessaire) rénovation du mouvement maçonnique en France (déjà soulignée par Alain Bauer, conseiller logique du Président Sarkozy)
je pose la question suivante :
- le Parti Socialiste doit-il servir la laicité ?
- la laicité doit-elle servir le Parti Socialiste ?
Cette alternative amène à se poser la question suivante : la Déclaration de Principes du Parti Socialiste (rénovée par le coup de force que l’on sait) est-elle bien conforme à l’héritage républicain et économique de la pensée socialiste ?
Manuel Valls ? Il ne sert ni le Parti Socialiste, ni ne défend les réformes économiques de rupture avec le capitalisme. C’était déjà le cas de Besson, c’est le cas de Lang, c’est le cas de Bockel , c’est aussi le cas de Hirsch. Il suffit de poser le diagnostic pour savoir comment réformer le Parti Socialiste. Ca appelle un renouveau républicain et une critique radicale de la « Ve République », fausse République mais vrai régime National.
Pierre Larcin dit « le Belge » de Lille