Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

18 avril 2009

Redécoupage électoral : la gauche pénalisée

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:00

Le blog de l'île de RéComme à l’époque du tandem Pasqua- Chirac, l’UMP se lance dans le redécoupage électoral afin de consolider ses positions. Navrant !!!

Le Monde publie, en exclusivité, la liste des 33 circonscriptions législatives que, pour l’heure, le gouvernement envisage de supprimer. Sur les 33 « sacrifiées », 9 sont actuellement détenues par la droite et 23 par la gauche. La dernière est l’une des deux circonscriptions de la Creuse, ayant pour la première un député du PS et pour la seconde un élu de l’UMP regroupées en une seule. 23 à 9 : le fléau de la balance penche sérieusement d’un côté.

La commission indépendante chargée de se prononcer par un avis sur la répartition des sièges comprend six membres, désignés pour six ans et renouvelables par moitié tous les trois ans. Elle est composée de trois personnalités qualifiées désignées par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat, et trois conseillers du Conseil d’Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des comptes, élus par leurs pairs.

Yves Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel, proposé par Nicolas Sarkozy, en assurera la présidence. Il a été approuvé par la commission des lois de l’Assemblée nationale, mercredi 8 avril, malgré le vote négatif des députés socialistes. Bernard Accoyer (Assemblée) a nommé le constitutionnaliste Dominique Chagnollaud, et Gérard Larcher (Sénat) a proposé le professeur de droit fiscal Bernard Castagnède.

Le nombre des circonscriptions législatives limité à 577

Circonscriptions actuelles L’Assemblée nationale compte actuellement 577 sièges de députés : 555 en métropole, 15 dans les départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion) et 7 dans les collectivités d’outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna).

Les plus peuplées Les cinq circonscriptions les plus peuplées sont, en métropole : 2e du Val-d’Oise (188 134 habitants), Axel Poniatowski (UMP) ; 6e du Var (180 368), Josette Pons (UMP) ; 6e de Haute-Garonne (173 507), Monique Iborra (PS) ; 5e de Haute-Garonne (169 516), François Imbert (PS) ; 8e de Seine-et-Marne (169 119), Chantal Brunel (UMP). Hors métropole : Mayotte (160 265), Abdoulatifou Aly (MoDem) ; 3e de la Réunion (159 312), Didier Robert (UMP).

Les moins peuplées Les cinq circonscriptions les moins peuplées sont, en métropole : 2e de la Lozère (34 400), Pierre Morel-à-L’Huissier (UMP) ; 1re de la Lozère (39 108), Francis Saint-Léger (UMP) ; 2e des Hautes-Alpes (52 783), Joël Giraud (app. PS) ; 1re Corse-du-Sud (57 785), Simon Renucci (app. PS) ; 2e de la Creuse (59 785), Jean Auclair (UMP). Hors métropole : Saint-Pierre-et-Miquelon (6 300), Annick Girardin (app. PS) ; Wallis-et-Futuna (14 967), Albert Likuvalu (app. PS).

Les règles du redécoupage Le nombre de circonscriptions ne doit pas dépasser 577, malgré la création de quatorze nouveaux sièges pour les Français de l’étranger et les collectivités d’outre-mer. Le gouvernement a choisi de répartir les sièges selon la méthode dite par tranches, avec un coefficient d’environ 125 000 habitants. Sauf exception, les écarts de population sont limités à 20 % de la population moyenne des circonscriptions.

Le président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, avait interpellé le premier ministre, mercredi 8 avril, accusant le gouvernement de procéder à un « tripatouillage » des circonscriptions. « Le document dont nous avons pris connaissance est à des années-lumière de la démocratie exemplaire que prétendait promouvoir le président de la République », s’est élevé le député (PS) de Loire-Atlantique.

« Aucun document n’a été rendu public par le gouvernement« , lui a répondu le secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix, chargé de procéder au redécoupage des circonscriptions législatives. Il a ajouté que les projets d’ordonnance seraient transmis à la commission de contrôle lorsque celle-ci aura été mise en place. « N’essayez pas de nous prendre en faute sur ce dossier », a-t-il conclu.

M. Marleix a dit vrai : aucun document n’a, à ce jour, été rendu public. Le gouvernement entend préserver le plus grand secret sur ses intentions tant que se poursuivent les consultations avec les parlementaires concernés et les responsables des partis. Ceux-ci ne veulent pas plus communiquer tant qu’ils ne disposeront pas de l’ensemble des éléments. Le redécoupage doit faire encore l’objet de négociations. Il est pourtant largement avancé.

Une constatation s’impose : on est loin de l’ »opération neutre » que M. Marleix promettait à ses interlocuteurs lorsqu’il recevait, en décembre 2008, une délégation du PS conduite par Martine Aubry. La nouvelle première secrétaire l’avait mis en garde de ne pas « utiliser ce redécoupage pour rendre plus difficile l’alternance« . Ce n’est pas gagné. Même si M. Marleix assure que « rien n’est figé », ces propositions risquent de mettre le feu aux poudres. « Les parlementaires ont souhaité, à ce stade, lancer un avertissement au gouvernement », indique Christophe Borgel, secrétaire national du PS chargé des élections.

Soucieux de préserver le secret sur les données dont il dispose, il indique néanmoins qu’ »il y a des endroits où, au vu des propositions qui nous sont faites, il est évident qu’on n’est pas dans le cadre d’un exercice démocratique ». Une fois que toutes ces informations auront été recensées, Mme Aubry devrait intervenir publiquement.

Même du côté de l’UMP, sous le sceau de l’anonymat, on reconnaît avoir été « bien servis ». Ce qui n’empêche pas le malaise. Depuis plusieurs mois, les députés vivent dans l’attente d’en savoir plus sur le sort qui sera réservé à leur circonscription. « C’est une machine à créer du mécontentement », confie un des spécialistes du parti majoritaire chargé de suivre le dossier et de fournir aux élus des éléments pour plaider leur cause.

Politique oblige, cependant, le gouvernement et la majorité se défendent – mollement – d’avoir « abusé ». « Chacun joue sa partition. A gauche, de toute façon, ils crieront plus fort qu’ils n’auront mal », fait valoir le même spécialiste. « Il faut savoir garder une poire pour la soif », aime à répéter M. Marleix, signifiant ainsi que, en mettant la barre assez haut, il se garde une marge de négociation.

« Le problème, c’est qu’il y a un double déséquilibre« , proteste Bruno Le Roux, responsable des questions électorales pour le PS. Le redécoupage, en effet, à nombre constant de circonscriptions, signifie un volume de créations équivalent à celui des suppressions.

En parallèle, selon les informations publiées par le ministère de l’intérieur au moment où a été lancée l’opération, onze départements (Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse, Val-d’Oise) vont bénéficier d’un siège supplémentaire et quatre départements (Haute-Garonne, Hérault, Seine-et-Marne, Réunion) de deux sièges supplémentaires.

Trois des quatorze sièges restants seront attribués aux collectivités territoriales : un de plus pour Mayotte et la Polynésie française, et une création pour Saint-Barthélemy – Saint-Martin. Ce qui permettrait de répartir la représentation des Français de l’étranger à l’Assemblée nationale, comme le prévoit désormais la Constitution, en onze circonscriptions. Pour ce qui est de ces nouvelles circonscriptions, aucune indication ne permet, pour l’heure, d’en dessiner le périmètre.

Cinquante-neuf départements vont conserver leur nombre actuel de députés. Cependant, dix d’entre eux (Alpes-Maritimes, Aude, Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Bas-Rhin, Rhône, Yvelines, Guadeloupe, Martinique, Guyane) subiront un remodelage de leurs circonscriptions afin de rééquilibrer leur nombre d’habitants de telle sorte que l’écart ne soit pas de plus de 20 % par rapport à la moyenne départementale.

Ces opérations-là peuvent être autant de chausse-trapes. En déplaçant tel ou tel canton d’une circonscription à une autre, il est tout à fait possible de fragiliser une circonscription de gauche ou, au contraire, de rendre « imprenable » un siège tenu par la droite. « Le critère d’une « opération neutre », pour nous, c’est qu’on doit se retrouver, au final, dans des proportions équivalant à celles de 2007, prévient M. Borgel. On verra alors s’il y a matière à faire des contre-propositions ou non. »

Or, au-delà même des circonscriptions appelées à disparaître, ce sont ces opérations de remodelage qui font craindre à l’opposition des « dommages collatéraux ». « Je n’ai pas l’impression que les choses se présentent de manière très positive », confie M. Le Roux. Preuve en est que la dernière réunion prévue, jeudi, avec M. Marleix, a été annulée. Le ministre craignait des « fuites » dans la presse.

Patrick Roger pour « Le monde diplomatique »

Suzy Quatro « Can the can« 

8 réponses à “Redécoupage électoral : la gauche pénalisée”

  1. Serge dit :

    Même en colère nous n’avons pas le droit de quitter le navire !

  2. Roselyne dit :

    @ la grignette
    Et une des militants qui restent ??? car, par endroit il y en a qui quittent le « navire » !!! c’est faisable aussi ???

  3. la grignette dit :

    Une petite manif des fédéraux pour leur secouer les puces au nationaux, c’est faisable ?

  4. @ Marc
    Je présume que lorsque tu dis que le PS n’a rien à proposer, tu parles du redécoupage.
    Effectivement c’est un sujet sur lequel les propositions doivent s’appuyer sur des chiffres précis et des statistiques (démographie, évolutions économiques…).
    Sans doute que nous devions à Solférino, anticiper ce genre de problèmes et avoir des spécialistes de la questions qui plancheraient régulièrement et seraient capables de produire de solutions alternatives à celle de l’UMP. Nous avons pour cela des sécrétaires Nationaux »..
    Hélas, il semble que la machine tourne un peu à vide et que nos S. N. aient d’autres chats à fouetter. Il suffit d’aller sur les blogs thématiques du sites national pour se rendre compte que certains ne sont pas atteints par la crampe de l’écrivain…

  5. marc vasseur dit :

    Alain le problème ce que comme d’hab le PS n’a rien à proposer… alors que merde il y a dire, il y a des ^propositions à faire… au lieu d’hurler bêtement à la mort

  6. Roselyne dit :

    Hélas, c’est cela la SARKOCRATIE !!! Il va falloir une opposition forte et UNIE, pour se débarrasser d’un tel régime le plus vite possible, et cela commence maintenant !!!

  7. bonjour, b.mode a raison, et on a pas encore tout vu. Si jamais, par malheur il était réélu en 2012, là, même ceux qui auront revoté pour lui ; leur 2 yeux ne leur suffiront pas pour pleurer. Il n’y aura que ses amis et ceux qui se couchent qui seront tranquille. Il n’y a pas un jour sans que l’on apprenne que quelqu’un a été en garde a vue pour plusieures heures, et souvent maltraités. Sans faire d’amalgame, car il y a de bons policiers, mais tout est fait pour facilité le travail de ceux qui jouent aux « cowboys ». A bon entendeur….

  8. b.mode dit :

    Ce déni de démocratie montre encore à quel point on a changé de régime. garder le pouvoir à tout prix, telle est désormais la triste donne de Sarkozy. Quitte à transformer ses rencontres avec le peuple en camp retranché pour claque umpiste…

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