Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

1 mai 2009

Mickey le «plagiaire» adore Hadopi

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 6:15

Le Blog de l'île de RéAvec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. La loi Hadopi revient à l’Assemblée. Pour Hadopi : Disney et le Finacial Times. Contre : Hugo…

Bientôt devrait être proposée au Parlement une nouvelle version de la loi Hadopi, rejetée il y a peu par le parlement. Loi Hadopi « Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ». C’est la loi qui va interdire le téléchargement illégal. Loi dangereuse, puisque l’autorité administrative et non le juge va interdire l’accès à Internet – ce qui est une vraie privation de liberté ; loi qui ne va pas rapporter un sou aux créateurs, et peut-être (peut-être) préserver quelques ventes à la Fnac et quelques rentes des majors de disques ; enfin c’est une loi qui sera contournée facilement.

En faveur des opposants à la loi Hadopi je voudrais citer un témoin intéressant, qui parle de la création et de la propriété culturelle… Le Financial Times.

Mickey le «plagiaire» adore Hadopi
Le Financial Times, journal peu suspect de gauchisme, et peu suspect de ne pas défendre le droit de propriété, appelle dans un éditorial le Parlement européen à s’opposer au projet de la Commission européenne visant à prolonger de 50 ans actuellement, à 95 ans, le copyright des musiciens et des maisons de disques. 95 ans ! C’est une idée du commissaire Charlie McCreevy, réputé pour son libéralisme, sauf lorsqu’il s’agit, comme ici, de créer des rentes et de favoriser le racket de marchands en place. McCreevy prétend aider les musiciens vieillissants et promouvoir les nouveaux artistes.

« C’est faux, s’insurge le Financial Times, cette proposition scandaleuse ne fera que donner encore plus de pouvoir aux grandes maisons sur un marché déjà totalement déloyal. » Fin de citation.

Maintenir le monopole de multinationales
Les droits d’auteur sont un acte de force, un moyen pour les Etats et les multinationales de maintenir artificiellement des monopoles en matière culturelle. Déjà les droits de Dysney ont été prolongés de la même manière… Aux Etats-Unis, les copyrights étaient à l’origine de 14 ans. Il est au aujourd’hui de 70 ans, grace à l’intervention de la firme Disney et l’appui de Bill Clinton. Mickey peut encore préserver la contrefaçon de sa souris, menacée par les fabricants de jouets chinois. Personne ne se demande qui Disney a-t-il copié, plagié, copié, transformé sans vergogne, les frères Grimm par exemple, ou Hugo dans la Bossu de Notre Dame qui n’est même pas cité au générique. Mais Victor Hugo se moquait des droits. Il pensait que seuls les auteurs avaient des droits de leurs vivants, et qu’il fallait interdire aux héritiers d’en avoir. Alors, vous pensez, les éditeurs !

La Loi le Chapelier laissait un droit aux enfants des auteurs pendant cinq ans. Aujourd’hui c’est 70 ans. Demain 95. La prolongation n’est qu’une stratégie des majors du disque pour conserver des profits.

La phrase : « Je n’ai jamais entendu un musicien décider de ne pas enregistrer un disque parce que ses droits tomberont dans le domaine public dans seulement cinquante ans » C’est le batteur Dave Rowntree, qui dit ça, cité par le Financial Times.

Glané sur Marianne.fr

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons