Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

5 août 2009

Faut il pendre les banquiers ?

Filed under: 03 - Economie,06 - Travail-Entreprises,09 - Evènement — iledere @ 15:00

Même s’il est tentant de répondre OUI à la question, faut-il pendre les banquiers, la raison nous pousse tout simplement à les nationaliser.
En effet, après la BNP dont on découvre qu’elle provisionne des millions pour payer des bonus à ses dirigeants et traders, après avoir été renflouée par l’argent des contribuables, c’est maintenant la Société générale qui se fait prendre a améliorer la retraite de ses pauvres dirigeants…

Société Générale: retraite en or pour Daniel Bouton
Selon le site de l’Express, le président du conseil d’administration et ex-PDG de la banque devrait toucher près d’un million d’euros par an quand il cessera son activité.
La Société générale a provisionné près de 33 millions d’euros en 2008 pour les retraites de ses dirigeants, dont le Pdg Daniel Bouton, selon l’Express.fr, ce qui a suscité des critiques des syndicats face à des salariés qui doivent «se serrer la ceinture».
Daniel Bouton pourrait voir sa retraite s’élever à près d’un million d’euros par an quand il cessera son activité, affirme également le site internet de l’Express. Cette somme correspondrait à la fois au montant des pensions attribuées au titre de mandataire social et à celles du «régime surcomplémentaire de retraite» dont il bénéficie, poursuit le site.
La Société Générale a affirmé dans un communiqué qu’«il n’existe aucun régime spécifique pour les mandataires sociaux» et que «les régimes existants correspondent aux régimes pour les cadres de direction».

Au total, M. Bouton aura droit à une retraite de «730.000 euros par an».

Selon le délégué CGT Michel Marchet, «les cadres de la direction générale, qui sont plusieurs centaines, disposent d’un système de retraite hors du commun et totalement injustifié, ce que nous dénonçons depuis de nombreuses années».Selon lui, «depuis 1994, les salariés de la SG ont rejoint le régime général des retraites mais pas ces cadres, qui bénéficient d’une retraite chapeau équivalente à 70% du dernier salaire d’activité, payée par l’entreprise», a-t-il expliqué à l’AFP. «Cette situation n’est pas nouvelle et elle ne choquait pas grand-monde», a confirmé la CFDT. Selon le «document de référence 2009» sur lequel se fonde l’Express.fr, «le montant total des sommes provisionnées ou constatées par la Société générale au 31 décembre 2008 (…) aux fins de versement de pensions, retraites ou autres avantages à des mandataires sociaux de la Société générale (Daniel Bouton, Frédéric Oudea, Séverin Cabannes, Didier Alix et deux administrateurs indépendants) s’élève à 32,93 millions d’euros».

«La Société générale ne fournit pas le détail, mais cela représente en moyenne 5,5 millions pour chacun d’entre eux», ajoute l’Express.fr. «La banque a pris pour hypothèse le versement d’une pension pendant 23 ans, ce qui permet de calculer le montant moyen de la retraite» de chacun, soit «240.000 euros par an», souligne le site. M. Bouton a par ailleurs conservé ses droits au régime surcomplémentaire de la retraite des cadres, selon l’Express.fr.
«A la date du 12 mai 2008, M. Bouton avait ainsi acquis des droits à pension à la charge de la société représentant 58,2% de sa rémunération au titre de 2007», laquelle s’élevait à 1.250.000 euros, indique le document de référence 2009. Ces droits représentent donc une somme de 727.500 euros, qui s’ajoute aux 240.000 euros, selon le site. Selon le groupe, «M. Bouton est affilié au régime mis en place au début des années 80 et fermé depuis». «Ce régime a bénéficié à environ un millier de cadres dont un nombre significatif est parti en retraite à ce jour», précise-t-il encore. Ce régime «assurera à Daniel Bouton une retraite totale, soit environ 730.000 euros par an».
(Source AFP)

Alors, que faire ? Recapitalisée à hauteur de 10,5 milliards d’Euros avec l’argent des contribuables, les grandes banques françaises continuent comme avant la crise à se distribuer des sommes astronomiques sous forme de retraites « surcomplémentaires » (un néologisme cynique…), des bonus et autres douceurs. Seulement maintenant tout cela est dissimulé dans les comptes sous formes de « provisions pour dépenses exceptionnelles » et autres « frais de gestion ». Ce qui veut dire que l’on est fondé de penser que nous ne voyons que le sommet de l’iceberg §§§
Jacques Attali, comme le précise l’ami Marc Vasseur propose de nationaliser les banques. C’est une idée séduisante même si on garde en mémoire le Crédit Lyonnais…

Quoiqu’il en soit il est important pour les citoyens de lutter par tous les moyens contre les nouvelles dérives des dirigeants de banques qu’il ne faut pas considérer autrement que comme des voyous, des voleurs et des prévaricateurs qui préparent la prochaine bulle financières dont l’explosion grèvera encore les finances publiques car les contribuables paieront la facture quand ces messieurs nous expliquerons encore, la main sur le coeur, qu’ils n’ont fait que suivre les recommandations du G 20 !!!

Alain Renaldini

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