Visite Intermarché : les salariés ne connaissent pas les fans de Chatel
Alors que Luc Chatel se retrouve dans le New York Times pour son opération de communication dans un supermarché rempli de figurantes, la polémique rebondit. La direction d’Intermarché avait affirmé être à l’origine de cette initiative. Mais d’après Le Monde, qui a interrogé des salariés du magasin, personne dans le personnel ne connait ces femmes.
C’est la version officielle depuis mercredi 19 août : Intermarché aurait « invité » des salariés à venir à l’occasion de la médiatique visite de Luc Chatel pour la promotion de l’opération « les essentiels de la rentrée« . Luc Chatel l’a d’abord affirmé, avant que l’enseigne ne le confirme à sa demande dans un communiqué.
Comment se fait-il qu’une des femmes qui s’est retrouvée à discuter avec le ministre devant les caméras, Virginie Meyniel, était en fait élue dans une ville UMP distante d’une cinquantaine de kilomètre de Villeneuve-le-Roi ? « Le pur hasard » répondait Bruno Pape, le directeur général du groupe Intermarché le 19 août dans le 20 heures de France 2. Elle est salariée de notre entreprise. On a appris en lisant les journaux comme tout le monde qu’elle avait une appartenance politique, paraît-il UMP« .
Intermarché ferait donc venir des salariés pour la claque du ministre. Mais à l’image de Meyniel, ce ne sont semble-t-il pas les salariés du magasin lui-même qui ont été « invités« . Le Monde a interrogé des salariés du magasin (auxquels « consigne a été donnée de ne pas évoquer la question« ). Et dans son édition du jour, il écrit : « Les clientes en question n’étaient pas des salariées du magasin. «On se connait tous, cela ne serait pas passé inaperçu», assure un responsable de la sécurité. »
Le quotidien rappelle par ailleurs que lors de la précédente opération de communication de Luc Chatel sur la baisse des prix dans un Intermarché au mois de février (nous vous en parlions ici), « une cliente avait fermement contrarié M. Chatel, alors secrétaire d’Etat, assurant que pour elle les prix ne baissaient pas du tout« . C’est peut-être ce qui a poussé les organisateurs à mieux « organiser » encore cette visite…
Vous avez raté le début de l’affaire ? @si fait le point pour vous.
par l’équipe de Rédaction de « Arrêt sur images«
A noter que Chatel ne fait que singer son maître : comme nous l’avions raconté, lors d’une visite à l’usine PSA de Vesoul, Sarkozy l’avait fait vider des ouvriers qui aurait pu faire des réflexions désobligeantes pour ne garder que les biens pensants et grossir le nombre avec des militants UMP locaux… Des méthodes dignes de l’andouille de Vire, ou d’une république bananière…



Au prochain article, je vous envoie les RG, la BAC, les CRS et MAM non mais!
Trêve de plaisanterie;
Sur cet article, dommage que nous nous intéressions seulement sur la forme et non le fond du thème, qui est la stagnation ou la diminution du coût des affaires scolaires pour la prochaine rentrée.
N’ayant pas relaté les chiffres, le débat ne peut avoir lieu.
Sur la forme, on sait que depuis les incidents qui émaillaient chacune de ses visites, Sarkozy fait désormais appel le plus souvent à des figurants UMP ou sympathisants, pour s’assurer d’une foule acquise.
Le procédé est le même pour chaque ministre.
Est-ce que ces personnes manifestant leur admiration à leur roi peuvent détourner l’opinion publique? J’en doute.
d’ailleurs, à ce stade, nous ne pouvons plus parler de talent de communication mais tout bonnement de publicité mensongère
Dans la version revue et corrigée par Chatel, il condamnait fermement intermarché pour de tels agissements… il serait donc de bon ton, maintenant, qu’il se condamne lui-même fermement par la seule réponse démocrate à de tels agissements : la démission !!