Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 août 2009

La Calédonie en proie à une crise sanitaire et sociale

Les observateurs extérieurs s’attendaient à de nouveaux éclats de violence, des jeunes cagoulés lançant des pierres sur les forces de l’ordre et brandissant le drapeau indépendantiste. Rien de tout cela. Rien, de ce qui aurait pu ressembler aux images des derniers affrontements diffusés sur les chaînes nationales, entre les sympathisants du syndicat indépendantiste, l’Ustke (Union des Travailleurs Kanaks et exploités) et les gardes mobiles.

Samedi déjà, le calme était revenu en Nouvelle Calédonie, lors de la marche du collectif de défense des droits et des libertés. Un millier de personnes a manifesté pacifiquement dans les rues de Nouméa pour réclamer la libération de Gérard Jodar. Pourtant, la condamnation du leader syndical à un an ferme avec mandat de dépôt, pour entrave à la circulation d’un aéronef dans le cadre d’un conflit social avec la compagnie aérienne Aircal, a fait grand bruit.
Après le soutien répété de personnalités de gauche comme Noël Mamère ou José Bové, Olivier Besancenot a fustigé mardi encore sur une radio calédonienne, «une justice coloniale» et «l’atteinte au droit syndical».
Malgré tout, le procès en appel de Gérard Jodar et de 27 militants s’est tenu dans un calme presque olympien.

Pour l’occasion, le tribunal correctionnel de Nouméa s’est transformé en blockhaus. Le haut-commissaire Yves Dassonville, qui applique systématiquement une politique ultra sécuritaire, n’a pas manqué d’encadrer le périmètre à grands renforts de policiers.
A quelques pas de là, l’Ustke avait posté ses troupes dans un coin de la capitale calédoniennes, sur fond de musique du pacifique et quelques slogans criés dans l’hygiaphone.
Pas un militant n’a d’ailleurs bougé le petit doigt en apprenant le refus de la demande de remise en liberté pour six des 28 prévenus.
Alors que le délibéré est attendu le 15 septembre prochain, le syndicat a décidé de suspendre sa grève générale. (more…)

25 août 2009

Pour sauver la banquise, sauvons nous des banquiers… et des marchands d’armes

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Le rapport annuel de l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri), publié lundi 8 juin 2009, constate que les dépenses militaires à travers le monde n’ont jamais été aussi importantes. Le document rapporte qu’en 2008, et ce malgré la crise financière qui a frappé la planète, l’enveloppe consacrée aux dépenses militaires a augmenté de 4 % en un an, atteignant le niveau record de 1 464 milliards de dollars à travers le monde.

Après, ils nous font du baratin sur le sauvetage de la planète, la croissance verte, la lutte contre les pandémies, mais l’essentiel des richesses des pays capitalistes sont consacrées à la guerre et à l’armement pour la faire.

Plusieurs éléments expliquent ce chiffre, expliquerait le rapport du Sipri : la concrétisation du concept de « guerre contre le terrorisme », qui « a poussé plusieurs pays à voir leurs problèmes à travers une perspective fortement militarisée », ainsi que les guerres menées en Irak et en Afghanistan, qui « ont coûté 903 milliards de dollars de dépenses militaires supplémentaires pour les seuls Etats-Unis ».

Washington contribue le plus à l’explosion des fonds destinés à l’armée, et reste en tête du classement établi par le Sipri avec 607 milliards de dollars dépensés en 2008, soit près de 41 % des dépenses militaires mondiales. Les Etats-Unis dépensent plus que les quatorze autres principaux pays réunis, selon l’ONG. Les fabricants d’armes ont réalisé un chiffre d’affaires en hausse. En 2007, les 100 plus grandes entreprises du secteur, parmi lesquels l’américain Boeing, devant le britannique BAE Systems et Lockheed Martin, ont connu un chiffre d’affaires de 347 milliards de dollars, en hausse de 5 % par rapport à 2006.

La Chine qui, avec la Russie, a quasiment triplé son budget militaire depuis dix ans, est pour la première fois le deuxième pays dans ce classement, avec 6 % du total, devant la France (4,5 %) et le Royaume-Uni (4,5 %). L’Amérique du Sud a augmenté ses dépenses militaires de près de 50 % en dix ans, notamment en raison de « la course de fond engagée par le Brésil pour le statut de puissance régionale et l’escalade des dépenses en Colombie liée à son conflit intérieur ».

Démocratie et Socialisme

UBS : Le secret bancaire suisse sauvé par les Etats-Unis ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 7:00

La justice américaine était prête à ouvrir le coffre-fort du secret bancaire suisse… à l’explosif. Mais les gouvernements des deux pays ont vite eu fait de désamorcer la bombe en signant un accord qui évite la banqueroute à UBS. Les helvètes pourront en outre continuer de prétendre avoir sauvé leur secret bancaire… enfin presque.

Depuis plusieurs mois, le FISC yankee soupçonne 52 000 citoyens américains d’avoir illégalement échappé à l’impôt en plaçant leurs subsides dans la banque suisse UBS. Les témoignages accablants se succèdent à la barre (ovomaltine), mettant directement en cause les gestionnaires de l’établissement. Un gérant de fortune a convoyé des diamants dans un tube de dentifrice pour le compte d’un de ses clients, un autre a aidé son prospect à monter une structure internationale complexe lui permettant d’échapper à l’impôt, les témoignages ne manquent pas… Du coup, la justice américaine s’est énervée : devant les refus répétés de la banque de lui fournir des noms, elle a demandé au ministère de la justice de prendre le contrôle de la filiale américaine d’UBS. Un véritable putsch ! Qui aura fait long feu puisque les deux Etats se sont empressés de signer un accord, court-circuitant ainsi les voies de la justice.

Tout le monde il a gagné
Côté américain, le commissaire de l’Internal Revenue Service (IRS) Douglas Shulman salue une « large victoire » « sans précédent » qui marque une « étape capitale » contre l’évasion fiscale. Pas moins. Côté suisse, on savoure au moins autant la sentence : « Notre système juridique et notre souveraineté » sont sauvegardés a déclaré Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale. Un « succès substanciel » pour UBS et pour la Suisse qui a réussi à imposer « le respect [de ses] lois« . Le secret bancaire n’est donc pas remis en cause, pour Kaspar Villiger, président d’UBS. Tout le monde a gagné ? On dirait, mais des deux côtés, pourtant, des voix discordantes se font entendre. Côté américain, on regrette (un peu) que la justice, qui possédait des éléments à charge écrasants, n’ait pu aller à son terme et que l’accord signé l’ait été a minima. Côté suisse, on tremble (beaucoup), cet accord effleurant un pilier de l’économie nationale.

Le contenu de l’accord
Concrètement, l’accord implique que le FISC américain retire définitement sa plainte, qu’il n’en émette aucune autre qui y ressemblerait et qu’il fasse une nouvelle « demande d’entraide administrative » dans le cadre de la Convention de double imposition ratifiée en 1996 et précisée en 2003. Ensuite, UBS aura 370 jours pour identifier les cas de « fraude ou délits semblables » (« fraud or the like », notion floue sans définition établie) et livrer l’identité des clients impliqués. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 4450. Une première salve de 500 noms devra néanmoins être fournie d’ici 90 jours. Les clients lésés conserveront leur droit de recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF). (more…)

24 août 2009

Frédéric Lefebvre pourrait profiter d’un prochain remaniement

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre (sipa)Le député corse radical de gauche Paul Giacobbi est également pressenti pour faire une entrée au gouvernement.
Dans son édition du 21 août, le quotidien Le Figaro révèle que le gouvernement pourrait bientôt être complété avec l’arrivée du député radical de gauche Paul Giacobbi (PRG) et du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Avec ces deux nominations prévues pour la semaine prochaine, Nicolas Sarkozy entend poursuivre sa stratégie d’ouverture et récompenser la fidélité de Frédéric Lefebvre. Selon le quotidien, le député corse Paul Giacobbi devrait succéder au secrétariat d’Etat à la Fonction publique à André Santini.

Préparer les élections territoriales
Après l’arrivée des villiéristes au sein du comité de liaison de la majorité, c’est donc vers les Radicaux de gauche, alliés traditionnels des socialistes, que Nicolas Sarkozy oriente sa stratégie de rapprochement. Mais l’arrivée de Paul Giacobbi, député et président du conseil général de Haute-Corse, permettrait surtout à l’UMP de préparer les élections territoriales en Corse, où le PRG est influent. Selon le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, Paul Giacobbi représenterait ainsi l’interlocuteur idéal entre l’Etat et les fonctionnaires.

Son meilleur avocat dans les médias
Exclut de son poste de député après le retour d’André Santini, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, devrait quant à lui rejoindre le pôle Bercy, où il récupérerait le portefeuille de la Consommation, aujourd’hui attribué à Hervé Novelli. Une nomination sans surprise pour ce proche de Nicolas Sarkozy, qui fut longtemps son conseiller parlementaire et qui est devenu en l’espace de deux ans son meilleur avocat dans les médias. Selon Le Figaro, une troisième nomination serait à l’étude, ce qui porterait les effectifs du gouvernement au-delà de quarante membres.

(Nouvelobs.com)

Banques: nationalisez les toutes!

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 7:04

Les dirigeants de banques centrales se demandent s’ils n’auraient pas dû au début de la crise nationaliser l’ensemble des banques.
Les gouvernements ont été trop coulants avec les banques. Responsables de cette crise, elles ont obtenu des montagnes d’argent public et s’en sortent les premières, les dirigeants et les traders se servant au passage des bonus monstrueux. Ce débat, lancé par les prix Nobel Stiglitz et Krugman aux Etats-Unis et, vaguement repris par les gauches en Europe (très très très vaguement), a été tué dans l’œuf par l’administration Obama. Larry Summers, le conseiller de la Maison Blanche, et Tom Geithner, le ministre, ont expliqué qu’il n’y avait pas d’autre solution concrète. Point final. Et comme cette réponse avait reçu l’assentiment du saint homme président des Etats-Unis, personne n’est allé plus loin.

Et voilà que le débat reprend, et pas n’importe où: au cœur du cœur du dispositif. Le Président de la banque centrale de Kansas City, l’une des 12 banques régionales chapeautées par la Federal Reserve, un peu comme la Banque de France dans le système euro, Thomas Hoenig, a dit qu’il aurait fallu laisser les grandes banques faire faillite, liquider les actionnaires et les nationaliser. Et, accrochez-vous à votre feuille d’impôts, Ben Bernanke le patron de la Fed, a soutenu son collègue. Il demande que cette proposition soit débattue (encore que de façon informelle) lors du sommet de Jackson Hole, grande nouba annuelle des banquiers centraux mondiaux qui commence mercredi 20 août! On croit rêver!

Hoenig, jeune homme de 62 ans, est un faucon. Il a été membre des commissions de supervision des banques, il est connu pour avoir toujours pris des positions dures, contre l’inflation en premier. Et il a forgé ses convictions sur le sauvetage des banques lors de la crise d’une banque de l’Oklahoma en 1982 qui, faisant boule de neige, a poussé le gouvernement à nationaliser Continental Illinois.

Dans une conversation privée, il a expliqué que les banques sans assez de fonds propres ou qui ont perdu la confiance des investisseurs ne devraient pas être sauvées. Au contraire, l’Etat devrait les déclarer insolvables, virer les dirigeants et imposer aux actionnaires de prendre leurs pertes.

Ce point de vue a fait trainée de poudre. Hoenig a dû s’en expliquer devant le Sénat. Et beaucoup, dans les milieux des banquiers centraux, ont officieusement approuvé le sens de ses déclarations. Des milliards de dollars ont été apportés aux grandes banques américaines mais aucun effort ne fut demandé aux actionnaires: le contribuable a payé sans obtenir rien en échange. La philosophie était qu’il fallait à tout prix «sauver le secteur bancaire» comme «préalable» à toute reprise économique. Leçon était tirée de 1929 puisque le «laisser-tomber» des banques de l’époque avait créé la catastrophe. (more…)

23 août 2009

Hausse des prix de l’électricité : Pourquoi le président d’EDF doit démissionner

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

Inadmissible. C’est le terme le plus approprié pour qualifier l’attitude totalement irresponsable de Pierre Gadonneix, président d’EDF qui vient de décider en catimini d’ une augmentation de 20% des tarifs de l’électricité sur trois ans ! Les Français qui doivent depuis plusieurs mois faire des efforts pour ne pas être encore plus durement touchés par cette crise sans précédant apprécieront… D’autant plus que cette hausse pour l’instant non justifiée intervient en pleine période de vacances estivales, comme si le président d’EDF avait quelquechose à nous cacher…

Et à y regarder de plus pres, on le comprend ! En plus de mettre les ménages français à rude contribution dans une passe difficile pour notre économie, Pierre Gadonneix en profite pour s’occtroyer une jolie petite augmentation salariale… et accrochez vous, monsieur le président n’y va pas avec le dos de la cuillère et ne s’embarrasse pas de l’indécence de ces sommes par les temps qui courent !

L’Agglorieuse, journal satirique de qualité, nous apprend sans rire qu’en 2008, le salaire brut de Pierre Gadonneix s’élevait tout de même à 765 731€, déjà supérieur de 4,83% à celui de 2007 ! Apparamment atteint d’inflationite aiguë, surtout lorsqu’il s’agit de deniers publics et donc de l’argent des autres, le président d’EDF a fait en sorte que ses copains du comité de rémunération du groupe passe son salaire à 900 00 €. Un chiffre tout rond, certainement pour éviter de s’embêter avec ces satanés centimes !

En observant la situation on constate donc aisément qu’une hausse sans justification pointe le bout de son nez, en plein été, venant grever un peu plus le budget des ménages et que de pendant ce temps là, Pierre Gadonneix, président d’EDF, s’accorde quelques largesses sans que nous puissions encore une fois y trouver une quelconque explication. On serre les vis d’un côté et on se fait plaisir de l’autre. Injustice et indécence sont les sentiments qui prévalent avec quelques interrogations qui en découlent. Apres le courageux discours de Toulon de Nicolas Sarkozy, les rappels à l’ordre de Barack Obama, Angela Merkel et de nombreux économistes pour éviter que nous retombions dans nos travers qui nous ont déjà coutés beaucoup trop cher, qu’attendons-nous pour sanctionner ces irresponsables qui se moquent de nous ?

Le G20, le G8, le G14 sont autant de sommets internationaux qui ont débouchés sur des perspectives d’avenir encourageantes si nous prenions sérieusement les choses en main. Aujourd’hui, cette leçon nous rappelle qu’il y a encore beaucoup trop de Pierre Gadonneix qui ne comprennent pas que ces pratiques n’ont plus lieu d’être. Si nous voulons tourner la page pour construire ce systeme modéré que nous appelons de nos voeux, alors tous ces Pierre Gadonneix doivent démissionner.

Mathieu SOLIVERES pour Betapolitique

Fillon et les cochons: la triste histoire des algues vertes

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 7:32

La plage de Saint-Michel en Grève (photo: SuperNo)Fillon est venu en Bretagne pour lutter contre le désastre des algues vertes. Un désastre qui dure pourtant depuis longtemps, si l’on en croit SuperNo, et dont les responsables sont connus dans les Côtes d’Armor: ce sont les cochons! Dix cochons par habitants dans ce département… Pourquoi? Pour faire fructifier l’industrie agro-alimentaire et la logique productiviste, dont le gouvernement, et à sa tête François Fillon, sont les ardents défenseurs…

François Fillon, premier ministre honoraire, s’est promené ce matin sur la plage de Saint-Michel en Grève, dans les Côtes d’Armor (celle-là même qui figure sur la photo, prise en août 2008). Pas pour aller bronzer, naturellement, mais pour aller se faire prendre en photo devant les algues vertes et nourrir de déclarations martiales la masse grouillante de porte-micros qui vont se presser autour de lui.

Pourquoi ce cirque ? Il suffit de lire le Canard de la semaine ! Ordre du petit président en convalescence au Cap-Nègre ! Comme il s’emmerde à cent sous de l’heure, il ne trouve rien de mieux à faire que de surveiller ses ministres et les houspiller au téléphone !

Tiens, le débarquement de Hortefeux à Royan, avec annonce martiale du débarquement de 45 CRS, parce qu’une poignée de branleurs emmerdait et rackettait les commerçants du coin : comment ce fait-divers minable a-t-il pu passionner toute la presse française, et interrompre les vacances du ministre de l’Intérieur ? Le Canard livre la clé du mystère : c’est Madame Sarkozy mère, qui passe comme tous les ans ses vacances à Royan, qui en a entendu causer dans la presse locale, et qui a alerté son fiston chéri !

Pourquoi Madame Lagarde a-t-elle aussi fait une pause dans ses congés pour aller raconter des conneries sur France-Inter ? Toujours selon le Canard, parce que Sarkozy trouvait qu’on ne se faisait pas suffisamment le lien entre le sacro-saint « retour de la croissance »® et l’action gouvernementale !

Je suppose que la pitoyable autant que scandaleuse comédie de Chatel à l’Intermarché provient de la même origine. Elle m’a d’ailleurs irrésistiblement fait penser à la pittoresque pitrerie du candidat Balladur pris « par hasard » en stop en 1995 par une quidam, qui n’était autre que la cousine du député RPR Georges Tron… Cette équipe de bras cassés devrait toujours trembler de honte cachée dans un placard, mais Sarkozy est Président de la République, Balladur lui sert toujours de conseiller, et Georges Tron a été réélu trois fois député, et a même failli devenir ministre de l’Outre-Mer… Quelle ironie…

Fillon est donc allé faire le cake en Bretagne sur ordre de Sarkozy, qui comme chacun sait, n’aime pas les Bretons. (more…)

22 août 2009

Visite Intermarché : les salariés ne connaissent pas les fans de Chatel

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 17:30

chatel supermarchéAlors que Luc Chatel se retrouve dans le New York Times pour son opération de communication dans un supermarché rempli de figurantes, la polémique rebondit. La direction d’Intermarché avait affirmé être à l’origine de cette initiative. Mais d’après Le Monde, qui a interrogé des salariés du magasin, personne dans le personnel ne connait ces femmes.

C’est la version officielle depuis mercredi 19 août : Intermarché aurait « invité » des salariés à venir à l’occasion de la médiatique visite de Luc Chatel pour la promotion de l’opération « les essentiels de la rentrée« . Luc Chatel l’a d’abord affirmé, avant que l’enseigne ne le confirme à sa demande dans un communiqué.

Comment se fait-il qu’une des femmes qui s’est retrouvée à discuter avec le ministre devant les caméras, Virginie Meyniel, était en fait élue dans une ville UMP distante d’une cinquantaine de kilomètre de Villeneuve-le-Roi ? « Le pur hasard » répondait Bruno Pape, le directeur général du groupe Intermarché le 19 août dans le 20 heures de France 2. Elle est salariée de notre entreprise. On a appris en lisant les journaux comme tout le monde qu’elle avait une appartenance politique, paraît-il UMP« .
Intermarché ferait donc venir des salariés pour la claque du ministre. Mais à l’image de Meyniel, ce ne sont semble-t-il pas les salariés du magasin lui-même qui ont été « invités« . Le Monde a interrogé des salariés du magasin (auxquels « consigne a été donnée de ne pas évoquer la question« ). Et dans son édition du jour, il écrit : « Les clientes en question n’étaient pas des salariées du magasin. «On se connait tous, cela ne serait pas passé inaperçu», assure un responsable de la sécurité. »

Le quotidien rappelle par ailleurs que lors de la précédente opération de communication de Luc Chatel sur la baisse des prix dans un Intermarché au mois de février (nous vous en parlions ici), « une cliente avait fermement contrarié M. Chatel, alors secrétaire d’Etat, assurant que pour elle les prix ne baissaient pas du tout« . C’est peut-être ce qui a poussé les organisateurs à mieux « organiser » encore cette visite…

Vous avez raté le début de l’affaire ? @si fait le point pour vous.

par l’équipe de Rédaction de « Arrêt sur images« 

A noter que Chatel ne fait que singer son maître : comme nous l’avions raconté, lors d’une visite à l’usine PSA de Vesoul, Sarkozy l’avait fait vider des ouvriers qui aurait pu faire des réflexions désobligeantes pour ne garder que les biens pensants et grossir le nombre avec des militants UMP locaux… Des méthodes dignes de l’andouille de Vire, ou d’une république bananière…

Vive le paquet fiscal…

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 12:00

(Reuters)Fêter le « paquet fiscal » en pleine crise est une « provocation », pour le Snui
Le syndicat Snui « s’étonne que l’UMP pousse la provocation jusqu’à fêter ce paquet de mesures en pleine période de disette budgétaire ». L’UMP avait auparavant « salué le succès » de la loi Tepa de 2007, surnommée « paquet fiscal ».

Le Syndicat national unifié des impôts (Snui) a déploré jeudi 20 août que l’UMP célèbre, « en pleine période de crise », les deux ans du « paquet fiscal », qui a permis en 2008 à 18.893 contribuables d’obtenir un remboursement au titre du bouclier fiscal.
Dans un communiqué, le Snui « s’étonne que l’UMP pousse la provocation jusqu’à fêter ce paquet de mesures en pleine période de crise et de disette budgétaire, surtout au vu de son bilan« .
Citant un récent rapport de l’Assemblée nationale, le syndicat écrit que « 18.893 restitutions ont été effectuées en 2008 pour un montant global de 578 millions d’euros, soit 30.593 euros en moyenne par bouclier » fiscal.

Des millions restitués

Les 1.000 restitutions les plus importantes sont allées à des foyers fiscaux qui ont reçu chacun en moyenne 337.241 euros (+84% par rapport à 2007).
Le montant moyen des 100 plus gros remboursements est de 1,154 million d’euros (+89% par rapport à 2007) et celui des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d’euros (+270% par rapport à l’année précédente).
L’UMP avait auparavant « salué le succès » la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (Tepa), surnommée « paquet fiscal« , affirmant que « les mesures prises à cette occasion (avaient) permis de garder dans l’économie française 8,5 milliards d’euros au moment où nous en avions le plus besoin ».
Outre le bouclier fiscal, plafonnant l’impôt à 50% des revenus, la loi Tepa comprenait une exonération des droits de succession et des heures supplémentaires.

(Reuters)

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