La France refuse d’enterrer Lisbonne en cas de nouveau non irlandais
Après Silvio Berlusconi, le président du Conseil italien, Pierre Lellouche, le secrétaire d’État aux affaires européennes, évoque à mots couverts la possibilité d’appliquer le traité de Lisbonne aux seuls États qui l’auraient ratifié en cas de nouveau « non » irlandais, lors du référendum du vendredi 2 octobre.
« Quoi qu’il arrive, l’Europe avancera parce que nous n’avons pas le choix », a-t-il déclaré ce matin sur LCI. « Nous sommes face à un monde qui va passer à 9 milliards d’hommes (…), il y a énormément de travail à faire en matière énergétique, d’immigration, d’industrie, de social et on ne va pas s’arrêter. Donc on trouvera une solution si jamais nous étions devant une situation de ce genre », le « sort institutionnel de 500 millions d’Européens » étant « entre les mains de 3 ou 4 millions d’Irlandais ». Interrogé sur l’existence d’un « plan B », il a répondu : « je ne peux pas en dire plus ». Berlusconi, lui, avait été plus précis : « je crois que nous devrons complètement revisiter le fonctionnement actuel de l’Europe pour créer un noyau d’États qui agissent au-delà de l’unanimité ».
La question ne devrait cependant pas se poser, si l’on en croit les derniers sondages qui donnent le « oui » gagnant. Mais cela montre que les mentalités évoluent très vite et que les gouvernements cherchent désormais un moyen de sortir de la loterie de plus en plus incertaine des ratifications dans une Union à bientôt trente pays. Un moyen serait d’abolir l’exigence actuelle d’unanimité pour modifier un traité et de le faire entrer en vigueur, par exemple, si 2/3 des États le ratifient. Ou alors imaginer un mécanisme où la non-ratification place automatiquement le pays dans une sorte d’Espace européen bis avec la possibilité de rejoindre l’Union plus tard.
Jean Quatremer pour « les coulisses de Bruxelles UE »
Photo: Thierry Monasse

Sans nul doute le sous-titre est accrocheur et
Tandis que 23
C’est en tout cas l’avis du Gobal Europe Anticipation Bulletin, une publication d’experts européens qui ne se payent pas de mots : pour eux,
Dans certains pays, le prix des produits de base continue à augmenter. Le pouvoir d’achat de la population, lui, est en baisse.
Un article de presse en Allemagne comme on ne risque pas d’en voir dans la presse française. Voici une traduction :
« Ils étaient au bon numéro. Mais pas dans la bonne rue. » Le commissaire divisionnaire de Lens, Benoît Desferet, résume en une phrase la méprise de ses hommes.
Silvio Berlusconi pourrait être le futur Nobel de la Paix. Un comité de soutien appuie sa candidature avec toutes ses forces.
