Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

13 octobre 2009

Sévices publics

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:00

Mardi 6 octobre, dans sa chronique matinale sur France Inter, l’humoriste Stéphane Guillon a exécuté Nicolas Hulot, ce jour-là invité de la matinale, en termes choisis. L’écologiste « qui parle à l’oreille de Nicolas sarkozy« , était comparé à « une vieille pute qui veut entrer dans les ordres et, qui du coup, veut que plus personne ne baise« , et présenté comme un tartufe « qui fait le mariole dans un avion de chasse« , puis comme un fabricant de cosmétiques provoquant « des cancers chez le rat« .

Je vous propose d’écouter la chronique de Stéphane Guillon puis de prendre connaissance de la réponse de Nicolas Hulot qui a été très blessé par cette chronique ou il est surnommé « l’écotartuffe ».
Il est vrai que certaines attaques de Guillon font mouche. Que Nicolas Holut vienne faire la morale à tout le monde après avoir participé au Paris Dakar et après avoir fait son autopromotion dans un avion de chasse, cela fait un peu sourire, ces deux activités (il y a d’autres exemples) étant peu compatible avec l’écologie militante dont Nicolas Hulot veut se faire le Grand Gourou. Et que dire de ses sponsors dont la fibre écologique est récente et liée surtout à une stratégie de com dont on ne sait si Hulot est la victime ou le complice.

Quoiqu’il en soit, je vous propose la vidéo et la réponse de Nicolas Hulot… Merci qui ,

Alain Renaldini

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Exclusif (JDD). Attaqué mardi sur France Inter, l’écologiste répond dans les colonnes du JDD au chroniqueur Stéphane Guillon.

Dans cette tribune que le JDD publie aujourd’hui, Hulot répond, sèchement.

« Quand on s’expose dans un engagement comme le mien, il ne faut pas s’étonner des réactions d’incompréhension voire d’hostilité que cela peut provoquer. Je pratique suffisamment l’autodérision, et ma susceptibilité comme mon ego s’accommodent parfaitement d’être remis en place. Mais la dernière expérience dans les locaux de Radio France vaut interrogation. Invité avec insistance dans l’excellente émission matinale de Nicolas Demorand sur France Inter, j’ai découvert après coup que mon arrivée avait été précédée de quatre minutes d’amalgames douteux, de sous-entendus infamants et de mensonges à mon égard dans la chronique de Stéphane Guillon. Des mots assassins allant jusqu’à me rendre quasi complice moral des tragiques suicides chez France Télécom, d’enfants écrasés sur le Dakar et de graves pathologies chez d’autres enfants. On m’accordera que l’on n’est plus dans l’espace de la caricature mais bien dans celui de l’exécution.

Je comprends mieux, avec le recul, les sourires gênés à mon accueil. J’ai beaucoup d’indulgence en matière d’éducation, mais je trouve singulier d’être invité pour se faire lyncher et de découvrir les sévices infligés une fois que vous avez quitté vos hôtes sans pouvoir un seul instant répliquer. Stéphane Guillon serait pardonnable s’il était drôle, il est juste méchant. Je l’envie presque de pouvoir juger sans comprendre, d’énoncer sans savoir, de blesser sans risque et sans doute, le soir venu, de trouver le sommeil profond. De crainte de paraître sans humour, ou pire d’être victime de représailles ou de répliques, sans doute chaque cible de notre sniper national hésite à réagir. N’est-ce pas aussi accorder trop d’importance à ce qui est insignifiant par simple excès? Oui mais qui ne dit mot consent, et l’humeur de Monsieur Guillon vaut-elle qu’on s’assoit sur son honneur?

N’est pas Coluche qui veut. Il y a un monde entre Guillon et Coluche qui s’appelle le talent. Un fossé que l’intéressé tente de combler avec des procédés de petit corbeau. La liberté fondamentale de moquer, de railler, de déranger voire de dénoncer n’affranchit pas du respect de la dignité et de la personne. La limite n’est pas une entrave à la liberté, elle en est la condition. Les mots sont aussi des armes, les vôtres, sachez-le, peuvent être le détonateur d’une certaine violence que certains voient ainsi dans vos propos légitimée.

Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin, disait Cocteau. Cher Monsieur Guillon, je crains que votre suffisance vous empêche d’apercevoir les frontières de l’acceptable. »

Par le JDD

4 réponses à “Sévices publics”

  1. La main gauche dit :

    Hulot n’est plus qu’un produit marketing, sorte de Drucker de l’écologie, devenu extrêment néfaste pour la crédibilité de ce qu’il défend, et dont l’excuse de naïveté n’est plus du tout plausible.. je n’ai pas d’affinité particulière avec Coluche mais puisqu’il en parle, Coluche a trempé lui aussi dans la people-company mais avait au moins su garder un minimum le goût et la saveur d’un homme libre..

  2. Exec T dit :

    Hmm! La réponse de Nicolas Hulot est compréhensible. Personne n’aime se voir portraituré au vitriol, toutefois N. Hulot fait partie de la médiasphère et il « saffiche ».
    Faut être beau joueur lorsque que l’on participe au monde du spectacle au sens debordien du terme.

    Je suis étonné, lui qui connaît si bien la planète qu’il ne connaisse pas ce proverbe africain : « plus le singe grimpe haut, plus il montre son cul ».

    Quant aux chroniques de Guillon elles sont le « fiel » indispensable (certificat de rebelle attitude?) au miel très (trop) sucré de Demorand.

  3. deniel anne dit :

    GRAND MERCI Alain. Super moment même en l’écoutant pour la 2ième fois, brillantissime
    HULOT de l’humour, HULOT de l’humour……
    Hulot c’est tous les matins comme ça sur France Inter. Guillon annonce et présente à sa façon l’invité.
    Nicolas HULOT n’était pas au courant ….je ne le crois pas…il n’y a pas France Inter dans les avion ? ça consomme trop de fuel ?
    Hulot, qui aime bien, chatie bien. Hulot sur France Inter, c’est pour le meilleur et pour le pire. Heureusement sinon quel ennuie !!!!

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