Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 novembre 2009

Ils ont voté avec leurs tripes, hélas

Filed under: 11 - société,12 - Brèves — iledere @ 18:10

Loin d’une majorité de hasard, le oui à l’initiative antiminarets claque de façon retentissante. Les Suisses ont voté avec leurs tripes contre une disposition que leurs autorités et les élites politiques, économiques et religieuses leur demandaient à l’unisson de rejeter au nom de solides arguments rationnels.

La campagne a pourtant démontré que la réalité de l’islam en Suisse est en total décalage avec l’image maudite – terrorisme, charia, burqa, lapidation des femmes – qui colle à cette religion depuis plusieurs années. Les musulmans de Suisse ne méritent donc pas l’injustice de ce vote sanction inspiré par la peur, les fantasmes et l’ignorance.

L’avenir dira si les rapports jusqu’à présent pacifiques entre Suisses et musulmans se détérioreront après ce brutal signal d’hostilité. Gardons toutefois à l’esprit que les Suisses ont voté contre les minarets et non contre les mosquées. Tous les votants ne sont pas contre l’islam, mais contre ce qu’ils interprètent comme une surreprésentation de l’islam dans la vie nationale. Confédérés chrétiens et musulmans de Suisse sont mis au défi de renouer le dialogue en respectant la liberté de l’autre. Réussirons-nous à l’avenir à assurer encore la liberté religieuse et de conscience à tous? Et à quelles conditions? Le défi est immense.

Si l’on peut tranquillement parier que la même initiative aurait récolté un résultat similaire dans d’autres pays européens, le dégât d’image pour la Suisse n’en est pas moins spectaculaire. Avec la neutralité, le respect des droits de l’homme et leur promotion sur la scène internationale sont au cœur de la politique étrangère helvétique. Or l’affront fait aux musulmans viole massivement ces principes cardinaux. Si fière de sa tradition multiculturelle, la Suisse a ce dimanche discriminé une religion minoritaire sur son propre territoire. Sa crédibilité risque de s’écrouler à la faveur d’un coup de gueule, certes de portée symbolique, mais aux conséquences incalculables.

François Modoux pour « Le temps » (quotidien Suisse) repris par « Courrier International »

Le cas Proglio

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

 Après l’omni-président, l’omni-pdg. La nomination officielle mercredi en conseil des ministres d’Henri Proglio au poste de PDG d’EDF, est loin de mettre un terme à la polémique provoquée par le cumul avec la présidence, même non exécutive, de Veolia Environnement. Outre la question des importantes prétentions salariales de l’intéressé qui n’est pas anodine, à droite comme à gauche des voix s’élèvent pour dénoncer un conflit d’intérêts.

Il y a incontestablement du Sarkozy chez Henri Proglio comme le relève Les Echos. “Pour cette volonté affichée de bouger les lignes, ce refus de la langue de bois et cette façon brusque de poser le débat” mais aussi cette absence de modestie qui se mesure au refus d’une rémunération jugée indigne de son appréciation de sa propre valeur.

Il n’est pas acceptable de confier la présidence d’une entreprise publique dont l’Etat détient 85% du capital à une personne qui continuera d’exercer concomitamment des responsabilités dans un groupe privé qui, de surcroît, opère dans des domaines d’activité analogues”, résument les sénateurs socialistes dans un communiqué.

Emoi partagé par le sénateur centriste Jean Arthuis président de la commission des Finances du Sénat : “A mon avis ce cumul des fonctions serait un contournement des règles de bonne gouvernance, parce qu’il y a évidemment des risques de conflit d’intérêts“. Il y a un mélange des genres, c’est dommage. Il doit choisir et je regrette qu’il ne le comprenne pas“, a estimé à droite le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.

De son côté de François Bayrou juge la nomination inacceptable. Sur l’antenne de France Inter l’ex troisème homme s’est ému des propos d’Henri Proglio publié dans Les Echos selons lesquels, “Sans aller jusqu’à une fusion“, il souhaitait que l’électricien soit “un actionnaire d’accompagnement” du leader mondial de l’eau. Une entreprise publique doit-elle accompagner une entreprise privée a fustigé le patron du Modem. (more…)

Chercheurs et ingénieurs fonctionnaires sont-ils en voie de disparition ?

Filed under: 04 - Emploi formation — iledere @ 6:00

Les nanotechnologies et leur impact sur la santé, les voitures électriques et les agro-carburants de deuxième génération, la pollution par les pesticides et la maîtrise de l’irrigation pour l’agriculture, sont autant de sujets d’actualité qui préoccupent aussi bien les citoyens que les élus. Tous les principaux partis démocratiques sont favorables à une évolution des comportements d’une part et au développement de nouvelles technologies d’autre part pour faire émerger une croissance verte. La recherche, l’innovation et l’ingénierie publiques sont des composantes essentielles pour réorienter le tissu industriel. Pourtant le gouvernement est très loin de soutenir la recherche et l’ingénierie publiques. Au contraire la réduction des effectifs de la fonction publique tend à restreindre le nombre de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens et d’ouvriers spécialisés dans les laboratoires et les centres d’études. Chercheurs et ingénieurs fonctionnaires sont-ils par conséquent en voie de disparition ?

La volonté du gouvernement d’investir dans la recherche et les nouvelles technologies est en contradiction avec le démantèlement du CNRS et des centres d’études techniques de l’Etat. Aujourd’hui, un jeune docteur doit souvent, après huit années d’études ou plus, cumuler des post-docs d’un à deux ans dans les universités françaises et des emplois à statuts précaires. Les contrats des jeunes chercheurs doivent-ils être à durée déterminée ? En Allemagne, il n’est pas rare de voir des chercheurs avec des contrats précaires jusqu’à l’âge de 40 ans avant d’obtenir un statut plus stable. En conséquence, les chercheurs allemands partent souvent travailler à l’étranger. Peut-on se passer d’un effort de recherche public pour développer et accompagner la mise en place de nouvelles technologies ? Les entreprises participent certes à l’effort de recherche en développant des véhicules électriques, des panneaux photovoltaïques et des matériaux innovants pour l’isolation des bâtiments. Cependant les entreprises n’ont pas toujours les moyens pour approfondir certains sujets et pour porter leurs efforts de recherche à un niveau plus fondamental.

Ayant travaillé sur des projets en partenariat avec des laboratoires publics, des centres d’études et des entreprises privées dans le domaine de la mesure des pollutions des cours d’eau, je pense que cette complémentarité est souhaitable dans le domaine des nouvelles technologies et du développement durable. Pourtant le gouvernement ne donne pas les moyens en capital humain pour réaliser ce type de projet. Les efforts financiers portent essentiellement sur l’investissement en matériel. En chimie de l’eau, les appareils de mesure sont en effet souvent très onéreux, mais ils nécessitent aussi du personnel ouvrier, technicien et ingénieur pour en assurer le fonctionnement et la maintenance. Refuser d’investir dans le capital humain, c’est réduire la rentabilité de l’investissement matériel. Or en modifiant les structures de recherche et en les délocalisant, le gouvernement cherche à les affaiblir. (more…)

29 novembre 2009

La semaine de Juan

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 17:00

Sarkozy, une présidence anecdotique

Des ministres qui ne perdent jamais une occasion de se taire (sauf quand ils auraient vraiment des raisons de s’exprimer), Nicolas Sarkozy qui s’imagine en pourfendeur d’Al Capone en série, des statistiques sur le chômage plus que sujettes à caution, une enquête parlementaire sur les sondages de l’Elysée… Sarkofrance, semaine 134.

Ecoutez les discours, les interviews. L’argument se répète. Mois après mois, les représentants de Sarkofrance adoptent tous les mêmes tics de langage, la même technique d’argumentation. Chaque nouvelle «réflexion» d’un ministre, ou de leur Monarque, repose sur quelques cas isolés. Pour contrer les critiques et masquer la réalité, chacun se réfugie dans l’anecdote, et évite soigneusement de confronter ses idées, propositions et annonces à la réalité statistique du pays.

La politique de l’anecdote

Brice Hortefeux a fourni un bel exemple. Mardi, à l’Assemblée Nationale, le ministre de l’intérieur a expliqué aux députés qu’il « réfléchissait » avec Roselyne Bachelot à faire payer aux clubs sportifs le coût réel des déploiements de forces de l’ordre dans et aux abords des stades de football. Le président des Girondins de Bordeaux lui a répondu, sur France Info le lendemain : les clubs payent déjà le « dispositif standard », et seule une poignée de matches particulièrement chauds nécessitent chaque saison un renfort inhabituel. Une fois de plus, Hortefeux a perdu une occasion de se taire.

Mardi, Nicolas Sarkozy s’est « lourdement » déplacé en banlieue parisienne. Après les bandes, les récidivistes, les mineurs délinquants, les enfants violents en maternelle, les racailles « cagoulées », les délinquants sexuels qu’il faudrait castrer, les fous qu’il faut enfermer, le couvre-feu pour les mineurs, Nicolas Sarkozy a trouvé une nouvelle anecdote pour servir son propos : les caïds qu’il attaquera par le fisc. Plus personne n’oublie désormais que Nicolas Sarkozy est en charge de la sécurité des Français depuis… 2002. Sept ans d’échec ? Les violences aux personnes ne cessent de progresser depuis que Nicolas Sarkozy a pris le sujet de l’insécurité à bras le corps: moins de 350 000 actes en juillet 2003, 454 318 en juillet 2009. Pire, le budget du ministère de l’intérieur pour 2010 prévoit une baisse de 2 744 postes «équivalents temps plein» parmi les forces de police et de gendarmerie. Celui de la justice diminuera de 911 millions d’euros, principalement sur l’administration pénitentiaire. Qui a dit que la sécurité était une priorité ?

Xénophobie d’état
Contesté comme jamais, Eric Besson s’est également réfugié dans l’anecdote : il a voulu susciter une polémique sur les «mariages gris», ces unions où l’un des mariés (souvent un homme d’après le ministre) abuse de son conjoint(e). Interrogé avec insistance par les journalistes de France Inter mercredi matin sur le nombre de cas concernés, le ministre finissait par répondre qu’il ne sait pas. Cette affaire n’est qu’un symptôme du fantasme sécuritaire d’un ministre qui veut débusquer le clandestin sournois jusque dans l’intimité conjugale…

Mercredi soir, Eric Besson a tenu sa première réunion publique sur l’identité nationale. Un rassemblement d’élus, militants et sympathisants pour la plupart UMP, dans le Loiret. 250 rencontres sont prévues d’ici janvier. Le ministre se félicite que, sur 25 millions de ménages français, 35 000 contributions sur l’identité nationale aient été «postées» sur le site créé à cet effet. Les sondages révèlent que les Français n’expriment aucun doute sur leur sentiment patriotique. Les réticences naissent quand l’Etat déstabilise les convictions de chacun, à force de bavures policières, d’insécurité sociale et d’erreurs judiciaires. Quand 5 400 immigrés sans papier se mettent en grève, soutenus par la totalité des syndicats, Eric Besson explique qu’il fera fermer les employeurs concernés (une mesure impraticable), et il publie une circulaire de régularisation taillée sur mesure pour en exclure le plus grand nombre : il faudra justifier de 5 ans de travail en France, d’une ancienneté d’au moins 12 mois dans l’entreprise, et d’une promesse d’embauche supérieure à 12 mois d’emploi pour bénéficier de la clémence soudaine et contrainte des services de l’identité nationale. 5 400 sans-papier menacent-ils l’emploi des Français ? Eric Besson est coincé dans une posture idéologique stupide dont il ne sait se sortir. En quelques mois, il est devenu le symbole de la droite recomplexée. (more…)

Mais quand est-ce que ça va péter ?

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:01

52.000 chômeurs de plus en octobre, on n’en est plus à ça près. Dans 2 jours, on n’en parlera plus. Oubliés les 52.000. Et on attendra le 26 décembre pour connaître la prochaine hécatombe. Ça fait un an que ça dure. Et ça va durer comme ça encore pendant un an au moins. Quand est-ce que ça va péter ?

Plus il y a de chômeurs en France et moins ça bouge !
Nous sommes bien placés ici pour l’observer, nous qui pronostiquions en novembre 2008 + 1 million de chômeurs en 2009.
«Chômage Année Noire», voilà comment elle s’appelait notre opération de sensibilisation de l’opinion, initiée en janvier dernier sur Actuchomage.org pour dénoncer et anticiper ce qui allait se passer : la Bérézina sur le front de l’emploi, alors que le gouvernement réformait à la hâte, à la cosaque, l’Assédic et l’ANPE pour en faire le génialissime Pôle Emploi aujourd’hui désorganisé et débordé.

«Chômage Année Noire», c’était notre message lors des grandes manifestations du début de l’année, quand les syndicats se mobilisaient pour le maintien du pouvoir d’achat dans la fonction publique.
Beau résultat : Les salaires sont bloqués (enfin pas tous) et on licencie 2.000 gugusses par jour, samedis et dimanches compris, depuis 12 mois !

600.000 chômeurs de plus dans la seule catégorie A (on vous épargne les autres catégories et toutes les trappes à chômeurs qui permettent d’en escamoter quelques centaines de milliers d’autres), ça nous donne 1,5 à 2 millions de Citoyennes et Citoyens directement ou indirectement impactés par le licenciement d’un proche (enfants, conjoints, parents…).
Ajoutés aux 2 millions de demandeurs d’emploi comptabilisés fin 2008, aux mille et une frustrations sociales et à l’arrogance de certains, tous les ingrédients sont réunis dans la bombonne pour une bonne grosse explosion. Sauf qu’il ne se passe rien, QUE DALLE !

Certains argueront que «tous les Français, riches ou pauvres, salariés ou chômeurs, sont touchés. C’est dur pour tout le monde. C’est la crise mon pauvre monsieur». Ben tiens ! Et celui-là, ce majeur tendu vers le ciel, tu le vois ?
Parce que tu crois vraiment que tout le monde est touché par la crise, toi ? Tu penses que face à cette «vilaine récession», on est tous logés à la même enseigne et qu’on doit faire bloc derrière notre classe dirigeante (politique et économique) qui, en matière d’économies et de modération «salariale», donne si bien l’exemple.
Mais non, pauvre banane, t’es en train de te la faire mettre bien profond, la crise, et sans vaseline (y’a des moments où il faut se lâcher !).
T’as pas encore pigé qu’on se fout ouvertement de ta gueule, que le pognon coule à flot dans les poches de ceux qui étaient déjà blindés. (more…)

La malnutrition au banquet des puissants ?

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 6:00

Combien d’enfants, dans le monde, sont-ils atteints par la malnutrition ? Aussi étrange que cela puisse paraître, une telle évaluation est difficile à établir. La malnutrition d’un enfant peut en effet être globale, massive, se traduire alors par un manque global de calories journalières. Mais elle est aussi délétère par ses aspects qualitatifs : le manque de vitamines A, qui rend aveugle, d’iode, qui provoque l’arriération mentale, le fer, qui affaiblit les défenses immunitaires et expose à toutes les infections…

La malnutrition agit donc sur les enfants de multiples manières. Ils meurent très rarement de « faim », mais souffrent parfois définitivement de ce que la malnutrition provoque. Chaque année, entre 150 000 et 200 000 enfants perdent la vue faute de vitamine A ; 780 millions d’êtres humains — dont la moitié sont des enfants — sont carencés en iode, alors même que la quantité d’iode nécessaire à une vie entière tient dans une cuillère à café.

Au total, la mort de la moitié des 26 000 enfants de moins de cinq ans qui disparaissent chaque jour est imputable à la malnutrition. Chacune des quatre maladies qui emportent le plus d’enfants : le paludisme, la rougeole, les infections respiratoires et les déshydratations diarrhéiques ne sont mortelles que si elles surviennent sur des organismes affaiblis par des apports alimentaires insuffisants en quantité et en qualité.

Un quart de ces enfants meurent pendant le premier mois de leur vie. Ceci relève en grande partie de l’effondrement de la pratique de l’allaitement maternel, directement imputable à la pression commerciale et publicitaire des grandes multinationales du lait en poudre. Dans un pays aussi pauvre que le Niger, où les femmes ont en moyenne plus de sept enfants au cours de leur vie, l’allaitement maternel est tombé au dessous de 20 %.

Les organisations du système de l’ONU ne cessent de tenter d’alarmer l’opinion internationale sur le thème de la malnutrition qui atteint désormais un milliard d’êtres humains sur la planète. L’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) estime que 150 millions d’enfants souffrent de carences nutritionnelles qui auront un impact définitif sur leur développement, ce qui représente un tiers des enfants de moins de cinq ans des pays en développement, un quart à l’échelle du monde. Ces enfants sont les plus nombreux en Asie du Sud, compte tenu de son poids démographique. Mais en proportion, c’est l’Afrique qui reste le continent le plus touché : elle dénombre à elle seule la moitié des décès de jeunes enfants alors qu’elle ne compte que moins du quart des enfants du monde.

Un tel constat impose bien entendu une analyse des causes d’une telle situation, causes enchevêtrées les unes aux autres, qui tiennent tout autant à des facteurs politiques, économiques, démographiques que climatiques.

Il est indubitable que l’aveuglement des politiques porte ici une responsabilité majeure. Systématiquement, l’agriculture vivrière du nord comme du sud a été sacrifiée au profit des cultures de rente, seules réputées de taille à apporter aux pays pauvres les devises qui leur manquent. La crise actuelle n’a fait qu’augmenter cette propension : moins de 10 % des investissements mondiaux vont aujourd’hui vers l’agriculture, contre 20 % dans les années 1980 et ils ne se dirigent que très peu vers les petites exploitations familiales, seules capables d’enrayer efficacement la malnutrition. Le schéma industrialiste appliqué à l’agriculture entre pour beaucoup dans la situation actuelle. (more…)

28 novembre 2009

Frédéric Lefebvre expulsé de Twitter en 24 heures

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

Frédéric Lefebvre avait déjà protesté quand il n’avait pu porter toute la parole de l’UMP à l’AFP. Nul doute qu’il doit aujourd’hui ressentir de l’aigreur à être réduit au silence sur Twitter. Le compte de celui qui a également été éjecté de l’Assemblée a été bloqué en quelques heures par la volonté d’une foule de détracteurs-farceurs. Le webmestre du présent blog est heureux d’y avoir participé…)

La aussi brève que houleuse histoire entre @FLefebvre_UMP et les twitterers (les utilisateurs de Twitter) a commencé mercredi vers 17h00. Oubliés ses propos de mai dernier : « Les minimessages de Twitter, c’est pour faire chic, mais c’est pas là que ça se passe. » Pas à une contradiction près, il entend même soigner son entrée.

Opportuniste, il se paye d’emblée les journalistes (très nombreux sur le réseau de microblogging). Le CSA vient de mettre en demeure M6 et d’annoncer des poursuites contre Canal +. Pas question de laisser passer l’occasion. Le porte-flingue dégaine :

« Que cela serve de leçon à la presse… »

« On est les Eric Besson de Twitter »
Succès immédiat. Le nombre de followers (les utilisateurs qui le suivent) monte en flèche. Il devient en quelques heures la personnalité francophone la plus citée sur Twitter.

Mais ses followers ne comptent pas tous se comporter en amis et, avec d’autres twitterers, lancent immédiatement une opération qui aurait pu être baptisée « Report for spam pour @FLefebvre_UMP », du nom du bouton qui permet de bloquer les spammeurs après un nombre important de signalements.

Une opération agrémentée de formules de bienvenue que l’on a déjà connues plus chaleureuses. Ce qui fait écrire le lendemain à l’intéressé sur ce même compte : (more…)

Travail illégal… La leçon de pipeau de Besson

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Tandis qu’Eric Besson annonce qu’un millier de sans-papiers pourraient être régularisés, le gouvernement français menace de fermeture administrative les entreprises qui emploient des personnes en situation irrégulière.
C’est en effet le sens d’une « nouvelle loi » qui devrait être proposée par un gouvernement qui joue toujours avec les mêmes grosses ficelles : un problème=une loi… Sauf que les ficelles sont usées. Les lois sanctionnant les entreprises qui emploient des travailleurs non déclarés existent déjà !

Elles permettent se sanctionner financièrement les entreprises et leurs dirigeants, lesquels peuvent même craindre la suspension de leurs droits civiques ainsi leur droit à des subventions publiques. Une fois de plus le gouvernement agite la menace d’une loi pour camoufler sa volonté de ne pas appliquer celles qui ont déjà été votées…
De plus, la soudaine gesticulation des deux ministres Besson et Woertz arrive, mais c’est certainement une coïncidence, au moment ou la France va avoir l’obligation de se conformer à une directive européenne n° 2009/52 CE du 18 juin 2009 prévoyant des normes minimales concernant les sanctions et les mesures à l’encontre des employeurs de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.

Cette directive a été adoptée le 19 février 2009 par 522 voix pour (dont des socialistes européens) 105 voix contre et 34 abstention et doit être transposée dans l’ordre interne avant le 20 juillet 2011. (more…)

27 novembre 2009

Le gouvernement ne connait pas la crise

Filed under: 12 - Brèves,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 17:32

Communiqué de presse de René DOSIERE

Le gouvernement ne connait pas la crise

Alors que le gouvernement mène une politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations, l’analyse approfondie du document budgétaire consacré aux cabinets ministériels montre que les effectifs globaux des cabinets ont augmenté, eux, de 11,1% en 2009.
S’agissant des rémunérations, l’augmentation atteint la progression vertigineuse de 56,8% (38,6 millions d’euros contre 24,6 millions en 2008).
En outre, les indemnités de sujétions particulières (autrement dit les primes de cabinet) augmentent de 20,6% (31,7 millions en 2009 contre 26,2 millions en 2008).
Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français.
Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie : les emplois d’intendance (cuisiniers, hôtellerie) augmentent de 17,8% et on compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet !
Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est
« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. »

Télécharger l’intégralité du dossier en cliquant ICI

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