Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 novembre 2009

Dubaï, la fin d’un rêve

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Dans les sables de la péninsule arabique, une famille voulait créer une nouvelle cité-monde, entre Orient et Occident. Aujourd’hui, les Maktoum luttent pour la survie financière de leur ville et pour protéger son autonomie politique.

Après l’euphorie, la gueule de bois… Sévère, douloureuse, et parfois même totalement inattendue. En 2009, après plusieurs années d’expansion vigoureuse, la croissance moyenne dans les pays du Golfe ne devrait pas dépasser les 2,5 % dans le meilleur des cas. C’est, certes, mieux que la récession qui frappe l’Europe et les États-Unis, mais c’est un net ralentissement qui pénalise la grande majorité des projets qui foisonnaient dans la région.
Licenciements, faillites, hausse des taux d’intérêts, interrogations sur les capacités de remboursement de sociétés dont certaines tenaient le haut du pavé il y a peu… voilà les thèmes devenus prégnants aujourd’hui, remplaçant tous les discours à propos du boom économique impressionnant du Golfe. Honneur aux champions, le plus touché est, bien entendu, Dubaï, membre de la fédération des Émirats arabes unis. Après une décennie d’euphorie, de surenchères et d’extravagances hôtelières et touristiques, le « Hong-Vegas du Golfe », comme aimaient à le surnommer ses laudateurs, paie le prix fort. Longtemps porté par une activité de construction effrénée, la cité-État voit pratiquement tous ses chantiers tourner au ralenti ou être à l’arrêt, en raison de l’éclatement de la bulle immobilière. Même l’emblématique Burj Dubai, la tour la plus haute du monde, n’en finit pas d’être achevée.
« La nuit, nombre d’immeubles de la ville sont plongés dans l’obscurité, y compris les bâtiments destinés à l’habitation. Cela accroît la sinistrose », raconte une restauratrice française qui se prépare à quitter le pays, faute d’avoir réussi à rentabiliser son établissement.
Selon les dernières statistiques, le marché immobilier a perdu de 40 % à 70 % de sa valeur. La raison est simple : la spéculation effrénée a porté le marché à des valeurs jamais atteintes (une simple villa à Dubaï pouvait se vendre à plus de 5 millions de dollars). De même, de nombreux appartements ont été vendus sur plan et ont changé de propriétaires une bonne dizaine de fois, avant même les premiers travaux, avec, à chaque transaction, des hausses moyennes de 15 % de la valeur de l’actif.
Certains acheteurs, qui avaient investi au plus haut de la bulle en s’endettant, ont trop tardé avant de réaliser leurs bénéfices. Ils se retrouvent dans une situation particulièrement difficile. Comme le signalait le site Arabianbusiness.com, l’un des métiers les plus demandés aujourd’hui dans l’émirat est celui de recouvreur de créances. Un chiffre en dit long sur la situation : un crédit immobilier sur quatre ne serait pas remboursable… On comprend dès lors pourquoi les grands noms de la construction à Dubaï sont surveillés comme le lait sur le feu. L’annonce, en février dernier, de la mise sous chapitre 11 (loi destinée à protéger une entreprise en faillite de ses créanciers) de la filiale américaine du groupe Emaar, a créé la consternation dans les milieux d’affaires du Golfe.
Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs alarmistes envoient le cours de l’action de la société au tapis. Et la contagion menace. Dans un rapport récent, la banque d’affaires koweïtienne Markaz a mis en garde contre un effondrement du marché immobilier au Qatar, l’autre pays de la région à avoir connu une activité frénétique dans la pierre. « La bulle immobilière va aussi y éclater, ce n’est qu’une question de temps », pronostique l’économiste en chef d’une grande banque d’Abou Dhabi. « Le problème, c’est que cela risque de provoquer un effet domino et emporter des sociétés de la région qui ont placé une partie de leurs avoirs dans le bâtiment.» (more…)

La TVA, les restaurateurs et la concurrence pure et parfaite…

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Le Parlement ne touchera pas à la baisse de la TVA sur la restauration. Certains sénateurs avaient pourtant tenté de revenir sur ce coûteux cadeau fiscal qui n’a pas provoqué la baisse des prix espérée. Une belle illustration des limites de la théorie standard appliquée au steak frites…

En proposant à l’unanimité, dans la matinée du 23 novembre dernier, un amendement au projet de loi de finances proposant le retour à une TVA à 19,6 % dans la restauration, la commission des Finances du Sénat savait déjà que cette proposition serait rejetée en séance plénière. Pour autant, les sénateurs, par ce mouvement d’humeur, ont voulu signifier aux cafetiers et autres restaurateurs le sentiment général de l’opinion à leur sujet : dans un contexte où les déficits explosent, où l’argent public se fait rare, il paraît de plus en plus difficile de justifier ce cadeau de 2,5 milliards d’euros fait à un secteur aussi peu soumis à la concurrence internationale.

Un cadeau significatif

Un cadeau fort significatif, car cette baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 %, dès lors qu’elle n’est pas répercutée sur les prix, s’est traduite par une très forte progression des marges, un peu comme si votre patron, du jour au lendemain, décidait de vous augmenter de 25 % ou 30 %… A dire vrai, officiellement, cela ne devait pas se traduire comme ça. Non seulement les prix devaient baisser − de près de 11,8 % nous annonçait très précisément Le Figaro en avril dernier, au lendemain de l’annonce de la mesure −, mais la profession devait investir dans la rénovation de ses établissements et négocier avec les organisations syndicales de salariés une revalorisation des salaires et des statuts afin de rendre le secteur plus attractif, notamment auprès des jeunes.

Aujourd’hui, on est loin de ce résultat : les prix ont baissé de 1,2 % en juillet, de 0,2 % en août et sont restés stables depuis. Et les négociations sociales se déroulent dans un climat assez peu favorable, le patronat se refusant à satisfaire les attentes des syndicats. (more…)

26 novembre 2009

Chômage : on atteint des sommets

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 15:26

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi et n’ayant pas du tout travaillé pendant le mois d’octobre a augmenté plus fortement en octobre qu’en septembre (+ 2 %), a dévoilé la chaîne d’information LCI, jeudi 26 novembre à la mi-journée.
Alors que les chiffres officiels doivent être rendus publics à 18 heures, la chaîne d’information en continu indique sur son site Internet que « les chiffres ne sont pas bons pour le mois d’octobre » et « révèlent même l’ampleur inquiétante de la hausse du chômage« .

En septembre, le nombre d’inscrits au chômage n’ayant pas du tout travaillé (catégorie A) avait augmenté de 21 600 (+ 0,8 % sur un mois, + 25,1 % sur un an) et de 44 900 (+ 1,2 % sur un mois, + 20,8 % sur un an) en incluant les demandeurs d’emploi avec une activité réduite (catégories A, B, C).
Une nouvelle fois le nombre de demandeurs d’emploi en France devrait dépasser les 2 millions 500.000.

Mais ce chiffre reflète-t-il vraiment toute la réalité du chômage dans le pays ? Sans doute pas…

Ce chiffre de 2 millions 500.000 chômeurs fait la une des journaux et il est l’objet de quasiment tous les commentaires politiques. Il correspond à la catégorie de référence dans les statistiques du Pôle emploi (catégorie A). Pour faire simple, il s’agit des chômeurs qui n’ont aucune activité.

Mais il ne faut pas oublier qu’il y a également des demandeurs d’emploi qui travaillent ponctuellement, par exemple en intérim. Eux aussi sont comptabilisés. Soit plusieurs centaines de milliers de personnes en plus dans les statistiques des demandeurs d’emploi.
François, par exemple. Il habite en banlieue parisienne, à Maisons-Lafitte. A 50 ans, cet ancien électricien rêve de retrouver un vrai emploi à durée indéterminée. Mais, en attendant, faute de mieux, il doit se contenter de courtes missions d’intérim en tant qu’agent d’accueil. (more…)

La tournée de Nicolas Sarkozy en banlieue ne fait pas recette

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

 Pensant que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes le président de la république a tenté de rejouer les shérifs en banlieue . Raté. Le PS dénonce une ficelle un peu grosse à quelques encablures des élections régionales et surtout pointe l’échec de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité.

Le thème de la table ronde à laquelle assistait Nicolas Sarkozy au Perreux est à lui seul parlant : “Agir pour la sécurité des Français”.

De nombreux observateurs voient là une entrée en campagne basée sur la sainte trinité “identité, immigration, insécurité” qui avait largement contribué à la victoire présidentielle de l’ancien ministre de l’intérieur.

C’est justement sur ce dernier point que le bât blesse. Le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité n’est pas bon alors qu’il est en charge du dossier depuis 2002. Dans certains domaines, les atteintes aux personnes entre autres, la situation s’est même dégradée et ce malgré la mobilisation générale du gouvernement décrétée en septembre pour tenter d’enrayer la détérioration des statistiques de la criminalité.

Dés lors, la seule solution pour cantonner le FN dans la perspective des régionales consiste, au-delà de la simple agitation, à des effets d’annonce : triplement du nombre de caméras de surveillance, mesures fiscales pour débusquer les dealers et, à défaut de plombier polonais, stigmatisation de l’immigré et du clandestin. “Tant que je serai président de la République, je n’accepterai pas une régularisation globale de ceux qui n’ont pas de papiers parce que c’est contraire aux idées que je me fais des valeurs de la République.”

Chez Sarko ya tout ce qu’il faut. Habile président qui souffle le chaud et le froid capable dans le même déplacement d’ajouter “Toute forme d’amalgame entre la délinquance et l’immigration serait particulièrement odieux, et la France doit rester un pays d’ouverture. (more…)

Menaces chinoises sur la reprise

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:29

Pour rééquilibrer durablement l’économie mondiale, il faut réorienter l’économie chinoise vers son marché intérieur. Ce qui profiterait aux Chinois eux-mêmes, qui ont le droit de s’attendre à ce que la croissance soit utilisée pour financer un système de santé et des mécanismes de protection sociale.

Barack Obama était en Chine cette semaine pour sa première visite dans ce qui est devenu le partenaire privilégié, tant politique qu’économique, de la superpuissance américaine à l’échelle mondiale. Iran, Afghanistan, Corée du Nord, Copenhague… les dossiers épineux étaient nombreux sur la table, mais aucun n’a progressé de façon significative. C’est le cas en particulier du dossier de la réévaluation de la monnaie chinoise.

Ces dernières années, les surplus commerciaux croissants de l’économie chinoise ont été le pendant des déficits, eux aussi croissants, des Etats-Unis. Ils sont donc une des causes profondes de la crise dont nous sommes peut-être en train de sortir lentement : les Américains se sont endettés de façon de plus en plus excessive pour consommer davantage que ce qu’ils produisent avec l’argent chinois − l’argent que les Chinois leur prêtent parce que, eux, consomment moins que ce qu’ils produisent, et cela également dans des proportions croissantes.

Pour l’instant, la Chine, un pays de 1,4 milliard d’habitants, a toujours une structure économique de « petit pays », plus proche de celle des Pays-Bas que des Etats-Unis ou de l’Europe : aux Etats-Unis ou en Europe, le commerce extérieur à la zone pèse en effet de l’ordre de 20 % du produit intérieur brut (PIB), tandis qu’en Chine il dépasse les 80 %… Pour espérer rééquilibrer l’économie mondiale, et donc limiter le risque d’une prochaine crise, il serait indispensable de réorienter l’économie chinoise en priorité vers son marché intérieur.

Ce n’est cependant pas du tout la voie que sont en train de prendre les autorités chinoises. Le plan de relance fantastique lancé début 2008, et qui a rencontré un certain succès à court terme, reste essentiellement un plan de relance des exportations chinoises. Il a été associé en particulier à une politique de réancrage du yuan, la monnaie chinoise, sur le dollar, alors qu’au cours des années précédentes, les autorités chinoises l’avaient laissé se réévaluer quelque peu. Et cela alors que le dollar baisse par rapport aux autres monnaies, et notamment à l’euro. Manifestement, le lobby des industries exportatrices est infiniment plus puissant à Pékin que celui des paysans chinois de l’intérieur, qui aimeraient bien profiter un peu eux aussi de la croissance et avoir enfin un système de santé qui fonctionne, des mécanismes de protection sociale… Il faut dire que la Chine présente cette situation extraordinaire d’être à la fois la dernière grande dictature communiste au monde et un paradis ultralibéral où, notamment, les syndicats libres sont interdits… (more…)

25 novembre 2009

Réforme des collectivités locales : le coup de gueule de Laurent Fabius et des élus socialistes

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Laurent Fabius donne, dans Le Monde, une interview au nom du PS. « Le malaise des élus locaux » dont il se fait l’écho est bien réel. La réforme des collectivités locales pose selon lui un triple problème : financier avec le charcutage des ressources financières des collectivités (lié notamment à la suppression de la taxe professionnelle) ; territorial avec le démantèlement des services publics de proximité (on pense par exemple à la privatisation annoncée de La Poste), et démocratique avec les magouilles en cours sur le mode d’élection des conseillers territoriaux et les tripatouillages de la carte électorale au profit de l’UMP.

Je n’évoquerai ici que la suppression de la taxe professionnelle qui est, en elle même, absolument scandaleuse. Dans l’absolu, réduire les charges qui pèsent sur certaines entreprises (les PME exportatrices par exemple) pourrait être une bonne idée. Nicolas Sarkozy et François Fillon réussissent le tour de transformer un vrai débat en une crise profonde qui dépasse largement les seuls élus de l’opposition.

Les propos de Nicolas Sarkozy qui dénonçait vendredi « la folie fiscale » des régions (20 d’entre elles sont aujourd’hui gérées par la gauche) constituent un cas d’école de mauvaise foi : en transférant aux collectivités locales de nouvelles responsabilités sans jamais associer les ressources financières correspondantes, le Président adopte l’attitude du pompier pyromane qui, après avoir allumé l’incendie, s’étonne de la gravité des dégâts.

Aujourd’hui, on taille dans le vif en supprimant une des ressources financières essentielles des collectivités locales : la taxe professionnelle. Les compensations ne seront pas à la hauteur. Entre 20 et 30% de coupes dans les budgets d’investissement des collectivités, c’est autant d’établissements scolaires qui ne sortiront pas de terre, de programmes de logements sociaux qui seront abandonnés, d’équipements de proximité (gymnases, crèches, etc.) qui passeront à la trappe. (more…)

Sondages régionales : la gauche profite des déboires de Sarkozy

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 6:30

La vie politique est décidément pleine de paradoxes. Le dernier sondage en date sur les prochaines élections régionales fait apparaître une poussée de l’ensemble des listes de gauche, et une baisse sensible de l’UMP.

Un signe que les divisions et les querelles de personnes à gauche comptent moins, dans la période actuelle, que le rejet croissant de la politique de Nicolas Sarkozy.

C’est une inversion complète par rapport aux élections européennes de juin, certes marquées par une abstention record supérieure de plus de la moitié de l’électorat, mais dont le président de la République avait tiré comme leçon qu’il était imbattable, malgré la crise économique.

Une erreur d’appréciation qui l’a sans doute conduit à penser qu’il pouvait passer en force sur ses réformes, et en particulier sur celle de la taxe professionnelle qui lui a mis à dos les élus locaux, acteurs-clé de la campagne des régionales.

La gauche mène de 13 points sur la droite
Le sondage Opinionway-Fiducial pour le Figaro et LCI (réalisé à partir d’un échantillon représentatif de 1 002 personnes), publié samedi, donne, si les élections avaient lieu ce dimanche :

  • un total de 44% des voix à la gauche (PS, Europe Ecologie, Front de gauche) dans son ensemble
  • 31% pour la droite (UMP, Nouveau Centre et Alliance écologique indépendante)
  • Le Front National obtiendrait 9%, le Modem 7%, et le NPA 4%

En moins de deux mois, selon le même baromètre, l’UMP a perdu 4 points, et le PS en a gagné 3. (more…)

24 novembre 2009

Jean-Claude Juncker : « Nicolas m’a tuer !»

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Le Premier ministre du Luxembourg serait devenu le premier président du Conseil européen sans le veto posé, jeudi en début de soirée, par Nicolas Sarkozy. Selon mes informations, ses vingt-six partenaires étaient pourtant prêts à l’élire à leur tête, avec le ferme soutien d’Angela Merkel, la chancelière allemande. Même la Grande-Bretagne, satisfaite d’avoir obtenu le ministère européen des affaires étrangères, avait accepté ce fédéraliste convaincu, membre du Conseil européen depuis janvier 1995. « C’est une date qui comptera dans l’histoire de l’Europe », s’est félicité Sarkozy à l’issue du sommet. Effectivement, ce n’est pas tous les jours que la France se comporte comme le Royaume-Uni.

Tout s’est joué avant le dîner qui devait débuter à 19 heures, jeudi soir. Le Suédois Fredrik Reinfeldt, qui assume la présidence tournante de l’Union, s’entretient avec Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown. Il teste le nom de Juncker avec le soutien de la chancelière qui fait valoir qu’il est très largement soutenu par les chefs de gouvernement. Mais Sarkozy s’oppose fermement à la nomination du Premier ministre luxembourgeois, sans en donner de raison, semble-t-il. Reinfeldt, qui veut un consensus pour cette première élection, met alors fin à la réunion et va prévenir Juncker du veto français : il lui demande de retirer sa candidature au profit du premier ministre belge, ce qu’il fait. « S’il y avait eu vote, Sarkozy aurait été isolé », assure un diplomate : « si personne n’est enthousiasmé par Herman Van Rompuy, personne n’a rien contre lui non plus, c’est cela sa chance ». Le chef de l’Etat français a justifié cette volonté de consensus : « Nous avons voulu qu’il n’y ait pas de perdant ». On peut le comprendre, puisqu’il aurait sans doute été ce perdant.

Interrogé jeudi soir sur ce veto, Sarkozy a nié l’affaire avec aplomb, en se moquant des « sources luxembourgeoises » : « est-ce que Mme Merkel a proposé cet après-midi M. Juncker ? Je vous regarde bien en face : c’est une fausse information (…) Dites bien à votre source qu’on doit la fermer tout de suite. Parce que des sources pareilles (…) j’en ai vu des mauvaises sources, mais celle-là (…) C’est peut-être une source luxembourgeoise ? », a-t-il conclu en rigolant. (more…)

Industrie pharmaceutique : un dossier remarquable de La Marseillaise du 26/10/09

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 6:23

Industrie pharmaceutique. Reçus le 26 octobre 2009 à l’Elysée, les grands groupes de ce secteur réclament une part de gâteau plus importante.

La recherche sacrifiée sur l’autel du profit
Le Conseil stratégique des industries de santé (Csis) – qui réunit les dirigeants des principaux groupes pharmaceutiques français – a été reçu par le Président de la République à L’Elysée. Selon les membres du G5 (Sanofi-Aventis, Pierre Fabre, Servier, Ipsen et le Laboratoire de fractionnement des biotechnologiques) cette réunion « marquera une étape clé dans la reconnaissance des industries de la santé comme secteur stratégique. »

Parmi les axes de réflexion proposés par le G5 (1) : Utiliser les fonds du Grand emprunt pour que les équipes de recherche françaises de rang international soient orientées vers des priorités stratégiques thérapeutiques nationales ; supprimer tout ou partie des taxes payées par l’industrie pharmaceutique pour les entreprises qui s’engagent à consacrer des montants équivalents au financement de projets de recherche en France. Enfin le G5 se prononce pour que l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé, créée en avril dernier devienne « une agence de financement par projet pour pérenniser et accroître à long terme l’aide de l’Etat afin d’éviter de couper la dynamique naissante. »

Applications rentables

Bien sur, il faut décoder ce discours officiel. Dans un communiqué, la Cgt recherche publique et la Cgt Sanofi soulignent : « Cette politique s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (Snri) que vient de lancer le gouvernement en mettant en avant un nombre limité de grandes priorités scientifiques essentiellement tournées vers des applications à court terme (…) Les axes de recherche développés par l’industrie pharmaceutique correspondent essentiellement aux pathologies représentant un marché important, délaissant nombre de pathologies affectant les pays en voies de développement. »

Ce communiqué signale également que « Du côté de l’Inserm, un plan stratégique est actuellement en préparation, qui devrait être voté par le Conseil d’Administration du 3 décembre 2009. Ce plan reproduit le même discours que les dirigeants de Sanofi-Aventis (…) Autrement dit, l’Inserm se prépare à faire les premières étapes du développement du médicament dans le cadre des futurs Instituts Hospitalo-Universitaires, se substituant ainsi aux industries pharmaceutiques. (more…)

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