Mais pourquoi les « grands journalistes » ne défendent-ils pas leur confrère humilié par Xavier Bertrand?
Je sais que certains posteurs ont déjà traité de cette terrifiante bande vidéo, mais je me permets à mon tour d’apporter mon grain de sel.
Sur les ondes de Public Sénat, Xavier Bertrand a réglé quelques comptes avec un journaliste du Courrier Picard. Voici la séquence:
[dailymotion=http://www.dailymotion.com/swf/xc2lt3]
Evidemment, tout le monde s’amuse de voir ainsi un malheureux journaliste se faire étriller par le terrible M. Bertrand.
Pas moi.
Car cette séquence a quelque chose d’effrayant.
Quelle victoire pour un politique de la stature de Bertrand que de se payer un journaliste absolument pas rompu aux techniques de la télévision, apeuré par le decorum et perdant de fait tous ses moyens! Et le téléspectateur averti aura noté combien Gilles Leclerc s’est montré confraternel envers son collègue de la presse régionale en volant à son secours tel Grouchy au secours de Napoléon à Waterloo.
Cette séquence en dit long sur la conception des rapports entre journalistes et politiques selon Xavier Bertrand. Elle en dit long sur la violence dont certains politiques sont prêts à faire preuve envers la presse et les journalistes dès lors que ceux-ci ne jouent pas le jeu convenu et ne bénéficient pas de la mobilisation de vieille garde éditoriale préoccupée de sauver le soldat Chabot.
Peillon ne vient pas à un débat télé, et c’est la mobilisation générale des journalistes institutionnels. Bertrand crucifie un journaliste, le maltraite, l’injurie, et c’est le silence absolu. Etonnant.
Pourquoi défendre Arlette Chabot et pas Nicolas Totet? Pourquoi ce silence? Pourquoi cette indifférence?
Par Bruno Roger-Petit pour « le post »
Note de la rédaction du Post: Sur Le Post, le rédacteur en chef ajdoint du Courrier Picard à Saint-Quentin revient sur ce qu’il l’appelle « l’acharnement de Xavier Bertrand ». Il explique pourquoi selon lui, Xavier Bertrand s’en est pris au journaliste.
Nicolas Totet revient sur cette interview: « D’entrée, il avait décidé de me fusiller. Je suis tombé dans un traquenard.«



Quoiqu’il en soit M. Bertrand ne dit pas que des bêtises …
Pourquoi ? mais tout simplement parce que ce journaliste a été très mauvais, c’est flagrant sur la vidéo et comment dans ce cas défendre la nullité d’un confrère …
Ce qui en dit long sur le caractère de Bertrand, à Paris c’est une carpette devant le nabot, mais dans son village ce doit être le coq !