Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 mars 2010

Clash au sein de l’UMP, qui défend Accoyer

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:04

Le parti rappelle à l’ordre le député villepiniste Jean-Pierre Grand, qui a qualifié Bernard Accoyer de « plus mauvais président de l’Assemblée nationale de la Ve République ».

Le ton monte au sein de l’UMP. Le parti a pris samedi 27 mars la défense du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, que le député villepiniste Jean-Pierre Grand avait qualifié de « plus mauvais président de l’Assemblée nationale de la Ve République« .
« Ce type de comportement dans une même famille politique est inacceptable« , a réagi le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé, dans un communiqué. « M. Grand, plutôt que de manier l’invective à l’égard des siens, serait sans doute mieux inspiré de ne pas atteindre à travers son président l’institution à laquelle il appartient. » « Par ailleurs« , a-il- ajouté, « il devrait savoir que tout ce qui est excessif et blessant est forcement inutile et dégradant pour celui qui s’y livre« .

« Cire-pompes »

Samedi, le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand s’est était pris violemment à Bernard Accoyer en le qualifiant de « cire-pompes de ceux qui l’ont mis en place« . Il reprochait au président de l’assemblée des déclarations au Figaro daté de samedi: « Dominique de Villepin n’a jamais été élu. Par ses conseils et par ses actes, il ne s’est jamais vraiment illustré sur le terrain politique. Doit-il venir troubler le nécessaire rassemblement de la majorité?« .
« Bernard Accoyer est un grand président de l’Assemblée nationale« , affirme (sans rire… NdW) Dominique Paillé ajoutant: « C’est sous son magistère qu’a été notamment adoptée et mise en oeuvre la réforme constitutionnelle qui donne au Parlement davantage de pouvoirs et de présence dans l’élaboration de la politique nationale et dans la vie démocratique du pays« . Source AFP

Est-il possible de penser que la tension dans la majorité viendrait de la claque des régionale et de l’inlassble dégringolade sondagière du Leader Minimo ?

Nicolas Sarkozy au plus bas depuis 2007
Avec seulement 30% de satisfaits, le président Nicolas Sarkozy enregistre une baisse spectaculaire de 6 points par rapport à février, selon le baromètre Ifop paru dans le Journal du dimanche du 28 mars. La cote de popularité de Nicolas Sarkozy atteint ainsi son niveau le plus bas depuis son élection à la présidentielle en 2007.
Au total, 30% des personnes interrogées se déclarent plutôt et très satisfaites de Nicolas Sarkozy comme président de la République, contre 65 % plutôt et très mécontentes (contre 63% en février).
5% des sondés ne se prononcent pas contre 1% le mois précédent.

Fillon perd 1 point et passe sous la barre des 50 %
Les indications de ce baromètre, avec une cote de popularité de Nicolas Sarkozy la plus basse depuis son élection, reflètent la même tendance observée par d’autres instituts les jours derniers.
La cote de popularité du Premier ministre passe sous la barre des 50% qu’il avait atteinte en février reculant d’un point à 49 %. 45% des personnes interrogées se déclarent plutôt mécontentes ou très mécontentes de François Fillon, en baisse de 3 points par rapport à février. 6% ne se prononcent pas (+4 points)

Source NouvelObs.com
– Sondage réalisé sur un échantillon de 1.872 personnes, âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française, interrogées chez elles par téléphone du 18 au 26 mars 2010).

Hésitante sur sa stratégie, Ségolène Royal joue à cache-cache avec le PS

Filed under: 13 - PS,15 - Fédération 17 — iledere @ 6:29

Mardi 23 mars, pour son retour sur la scène nationale après une campagne victorieuse sur ses terres de Poitou-Charentes, Ségolène Royal s’est d’abord livrée à l’un de ses exercices favoris : briller par son absence. Pour l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, éviter de participer à la photo de famille organisée dans l’après-midi au siège du PS, c’était créer l’événement.

Reçus par Martine Aubry, les présidents de région socialistes réélus le 21 mars ont diversement apprécié. Leurs réactions oscillaient entre l’agacement – « sans doute a-t-elle de bonnes raisons de ne pas être là, mais je ne me satisferai pas d’un positionnement tactique« , a prévenu François Patriat, élu en Bourgogne – et l’indifférence polie – « c’est dommage que tout le monde ne soit pas là », a ironisé Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.

Pour ne pas avoir à commenter l’absence de la présidente du Poitou-Charentes, Mme Aubry a préféré éviter les micros. Refusant d’entrer « dans le petit bal des personnalités », Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l‘Association des régions de France (ARF), n’a pu réprimer un léger mouvement d’humeur. « On s’en bat l’oeil, le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure« , a-t-il lancé.

Au cours de cette réunion, la direction du PS et les présidents de région socialistes ont décidé de resserrer leurs liens. Une rencontre aura lieu une fois par trimestre et le président de l’ARF – Alain Rousset est candidat à sa propre succession mais Michel Vauzelle, président de PACA, a également fait acte de candidature – sera désormais associé aux travaux du bureau national.

Si Ségolène Royal a fait faux bond à l’invitation de la première secrétaire, c’est, explique son entourage, qu’elle préparait son passage au journal de 20 h 00 de TF1. Une apparition télévisée au cours de laquelle elle n’a pas vraiment clarifié son positionnement et sa stratégie. « Je peux être candidate à l’élection présidentielle (…) mais je peux aussi ne pas l’être », a-t-elle indiqué avant de constater qu’à l’heure actuelle elle n’était « pas candidate ».

« Peser très fortement »
Mme Royal, qui a fait part de son « intention de peser très fortement sur le débat d’idées« , a finalement rejoint ses collègues au dîner organisé à la présidence du conseil régional d’Ile-de-France par Jean-Paul Huchon. L’eurodéputé Harlem Désir représentait la direction du Parti socialiste en l’absence de Martine Aubry. Les agendas des deux grandes figures féminines du PS, qui ne se sont plus croisées depuis un meeting commun en mai 2009 à Rezé (Loire-Atlantique) pendant la campagne des européennes, sont décidément difficilement conciliables.

Selon un sondage publié mercredi 24 mars par BVA, la première secrétaire apparaît comme la principale bénéficiaire de la nette victoire remportée par la gauche lors des élections régionales. Une large majorité (65 %) des personnes interrogées considère que Martine Aubry sort davantage renforcée de ce scrutin que Ségolène Royal. Un tiers (32 %) estime au contraire que c’est à cette dernière que profite le plus la vague rose du 21 mars.

Jean-Michel Normand pour « Le Monde.fr »

30 mars 2010

L’Affaire Coca-Cola

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

« Une fois que vous aurez vu ce documentaire, votre Coke n’aura plus jamais le même goût. »
Ainsi débute le synopsis du récent documentaire L’affaire Coca-Cola réalisé par German Gutierrez et Carmen Garcia, deux montréalais engagés et mettant en scène le directeur de l’organisation Stop Killer-Coke, Ray Rogers .

Si vous pensez que l’époque des Western est terminée, détrompez-vous. Le Far West contemporain se situe en Colombie, où la filiale de Coca-Cola mène une lutte acharnée contre le syndicalisme pour faire régner les lois du marché. L’empire de la boisson gazeuse est soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de huit chefs syndicaux. L’opération est simple. Pendant les négociations pour de nouvelles conditions de travail, des militants de partis extrémistes financés par différentes entreprises, y compris Coke, intimident les employés et les organisations syndicales pour interrompre les pourparlers. Coca-Cola est ainsi accusée de s’être servie de groupes paramilitaires pour arriver à ses fins.

Ces évènements font partie d’un phénomène plus vaste en Colombie. En effet, il est dangereux de défendre les droits des travailleurs dans ce pays. Depuis 2002, pas moins de 470 syndicalistes ont été assassinés. Ces meurtres mettent en péril l’existence même des syndicats dans ce territoire d’Amérique du Sud. Que je sois bien clair, ce n’est pas le siège social de la compagnie Coke à Atlanta qui commande ces meurtres et ces enlèvements. Mais c’est de la responsabilité de celle-ci de s’assurer que cela ne se produise pas dans les filiales que la compagnie contrôlent. Il suffirait pour Coca-Cola de retirer la licence en Colombie jusqu’à ce que de nouvelles mesures soient prises.

En attendant, le documentaire L’affaire Coca-Cola suit la saga judiciaire de deux avocats américains qui poursuivent la compagnie pour qu’elle soit responsable de ses actes à l’extérieur de la juridiction américaine. Les deux hommes exaspérés essaient de stopper l’hémorragie qu’une entreprise de leur pays a causée. Cette affaire est pour moi la conséquence d’un capitalisme sauvage. Quand avons-nous, comme société, accepté d’abdiquer contre une fabrique de boissons gazeuses ?

Qu’on se le tienne pour dit. La société Coca-Cola n’a pas que du rouge sur son logo. Elle en a aussi sur les mains.

http://films.onf.ca/l-affaire-coca-cola/

Par Oli_gauthier pour AgoraVox

Le plan d’économies d’Eric Woerth … ou de François Baroin ?

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:31

Le plan d'économies d'Eric Woerth ... ou de François Baroin ?La nouvelle a été insuffisamment commentée. Quand la Commission européenne a critiqué les prévisions de croissance économique amenées par le gouvernement français pour justifier la réduction de ses déficits publics sous la barre des 3% du PIB d’ici 2013, Eric Woerth, alors ministre du budget, avait promis un nouveau plan d’économies qu’il devait présenter à Nicolas Sarkozy en avril ou mai. Mais le 23 mars dernier, François Baroin l’a remplacé…

La France a promis de réduire son déficit budgétaire, de 8,2% en 2009 à 3% du PIB en 2013. Dès 2007, Nicolas Sarkozy fraîchement élu était allé négocier un sursis d’un an. Puis, crise aidant, il a obtenu encore une année supplémentaire de répit. Il faut avouer que la chute des recettes fiscales, alliée au coûteux et inutile paquet fiscal de l’été 2007, n’arrangeait pas les choses. Le remplaçant Baroin hérite d’une difficile situation. Il a trois leviers.

Rester optimiste
Depuis que Nicolas Sarkozy a été élu, les prévisions françaises ont été systématiquement contredites par la réalité. En quasiment trois ans de gouvernance, Sarkozy n’a été prudent qu’une fois, quand la prudence le servait politiquement. En 2009, la récession a atteint 2,2% du PIB, malgré un rebond de +0,6% au quatrième trimestre. Pour 2010, le gouvernement est resté sur une estimation à 0,75% de la croissance du PIB quand tous les instituts de prévision tablaient plutôt pour 1,5%. Le scenario français est doublement périlleux : pour 2011, les experts prévoient +1,6%, contre 2,5% à Bercy. Pire, la France n’a jamais connu +2,5% de croissance annuelle pendant trois années consécutives depuis … 1990. Comment croire à cette prévision fantaisiste, après la «plus grave crise que le monde ait connu depuis les années 30», comme tout le monde se plaît à nous le rappeler ? Les signes d’une reprise molle se précisent. L’iNSEE annonce un petit +0,2% de progression du PIB pour le 1er trimestre 2010. La reprise faiblit même dans le secteur des services.

Couper dans les dépenses
Fin janvier dernier, Eric Woerth avait aussi annoncé qu’il cherchait 50 milliards d’euros d’économies, « sur environ 1000 milliards d’euros de dépense publique« , soit sept fois plus que les économies attendues de la révision générale des politiques publiques (RGPP). En début d’année, Eric Woerth a organisé une première session de sa conférence sur les déficits publics et rencontré Michel Camdessus. Il espère s’abriter derrière ce dernier pour mettre en place une règle institutionnelle de maîtrise des dépenses publiques, comme par exemple l’inscription de l’équilibre budgétaire dans la Constitution. L’exercice est avant tout une tartufferie de communication. Proclamer l’équilibre budgétaire est une chose, le réaliser en est une autre.

La Commission européenne a noté que seuls 3 pays de l’UE ont réussi à maintenir leurs déficits publics sous la fameuse barre des 3%: la Suède, la Bulgarie et l’Estonie. Concernant la France, l’analyse publiée par la Commission est la suivante: (more…)

29 mars 2010

Quand une député UMP promeut son bouquin aux frais de la princesse…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Chantal Brunel, député UMP de Seine-et-Marne, fait la promotion de son dernier livre auprès de ses administrés… en leur envoyant des courriers promotionnels estampillés « Assemblée Nationale ». Etonnant, pour une député membre de la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale chargée de vérifier et d’apurer les comptes…

Chantal Brunel est député de Seine-et-Marne depuis 2002, conseillère régionale et ancienne porte-parole de l’UMP. Défenseure des droits des femmes et de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, elle sévit aussi à la Commission des affaires économiques et à la Commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes…

Cachet de la Poste faisant froid (dans le dos)
Le 20 mars dernier, la dame a fait parvenir à un certain nombre de ses administrés une missive les invitant le samedi 27 mars à un « café littéraire » en l’honneur de la sortie de son bouquin « Pour en finir avec les violences faites aux femmes » (dans lequel elle se déclare au passage favorable à la réouverture des maisons closes). Au menu de la sauterie, une séance dédicace destinée à promouvoir son ouvrage. Jusque là, tout va bien. Sauf qu’un lecteur avisé de LMOUS remarque que le courrier est imprimé sur une lettre à entête de l’Assemblée Nationale. Et que l’enveloppe est estampillée « Palais Bourbon », donc affranchie aux frais de la princesse. Un vrai conte d’orfraie !

Assemblée Nationale bien généreuse…
Contactée par courriel, Chantal Brunel nous explique que, personnellement, elle ne touche rien de cette vente car les « encaissements vont à l’association Demain Autrement« . De plus, nous déclare-t-elle, « l’Assemblée Nationale supporte les envois de documents comme beaucoup d’autres. De même que les Maires ne payent pas personnellement les frais d’envoi des bulletins municipaux [pourtant souvent] bien moins consensuels que mon livre! » Livre qui a en outre « pour objet de relayer [son] travail parlementaire puisqu[‘elle s’est] engagée sur les derniers textes de loi dans ces domaines« . Tout va bien, donc… (more…)

Taxe carbone : Aujourd’hui, un Ministre ça ne ferme plus sa gueule et ça ne démissionne pas !

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! »

C’était il y a bientôt vingt ans, nous rappelait Gilles Johnson sur son Blog : « Juste avant le déclenchement de la Guerre du Golfe, en janvier 1991, Jean-Pierre Chevènement, démissionnait avec éclat de son poste afin de protester contre la décision de la France de participer à la coalition menée par les Etats-Unis devant libérer le Koweit de l’Iraq … / …  »

Oui, mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, comme Jean-Louis Borloo ou Chantal Jouanno, on mange son chapeau et on cherche à trouver à tous prix des responsables tout en prenant soin de garder son poste !

Pour Nicolas Sarkozy, dont le bilan est trop maigre pour figurer un jour dans les livres d’histoire, la mise en place d’une taxe carbone était comparable à :  » l’abolition de la peine de mort et à la légalisation de l’avortement  »
Disons le tout net : L’abandon de la taxe carbone ne nous empêchera pas de dormir ! Ce nouvel impôt qui ne disait pas son nom allait une fois de plus gréver le pouvoir d’achat de français, déjà mis à mal par la crise économique.
Et au delà d’un argument électoral destiné à capter le votre écologiste, c’était surtout, un habile moyen de créer de nouvelles recettes pour compenser la suppression de la taxe professionnelle !
D’ailleurs à ce jour, nul n’a été capable de nous expliquer comment cette taxe « indolore » pour le budget des particuliers pouvait rapporter 2,5 milliards d’euros au budget de l’état !

Pour mémoire, nous vous rappelons comment cette taxe devait en principe fonctionner

Compensations et dérogations.
La taxe carbone, dans un premier temps, « aurait des effets analogues à une hausse du prix du pétrole ou du gaz », relève le rapport. Une hausse qui pourrait aggraver les difficultés financières de certains ménages modestes, par exemple. Le rapport envisage donc des mécanismes de compensation, voir d’exonération. « Des redistributions de la recette, aussi forfaitaires que possible pour ne pas affaiblir l’impact incitatif du signal prix qui est recherché, sont à accepter pour certains ménages ou certains secteurs », avait ainsi concédé la commission Rocard.

Mais les compensations doivent rester limitées afin de ne pas annuler l’effet incitatif de la taxe sur la consommation d’énergie.

Assiette de la taxe.
Elle s’appliquera aux consommations d’énergie fossiles -pétrole, gaz, charbon- des ménages et des entreprises. Concrètement, elle portera pour les ménages sur les transports et les modes de chauffage. Elle concernera d’autre part les entreprises qui ne sont pas déjà assujetties au système européen de quotas de CO2, pour éviter une double imposition des émissions de carbone. (more…)

28 mars 2010

Guerre des égos chez les présidents socialistes

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:29

719318.1269706913.jpgC’est une saine émulation qui fait un peu désordre. Au lendemain de la victoire du 21 mars, pas moins de trois socialistes se disputent la présidence de l’Association française des régions (ARF). Face au sortant Alain Rousset (Aquitaine), Michel Vauzelle (PACA) et Jacques Auxiette (Pays-de-Loire) sont d’ores et déjà en lice. Sans doute, fallait-il s’y attendre. A force d’être congratulés pour leurs scores mirifiques, présentés comme la fierté du parti et les éclaireurs de la reconquête, certains présidents de régions risquaient de se pousser du col. Il a suffi qu’Alain Rousset tarde à faire acte de candidature pour que la place soit considérée comme étant à prendre. Le premier à monter au créneau fut Michel Vauzelle, qui a annoncé ses ambitions dés le lendemain du second tour. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments » a-t-il très solennellement lancé lors d’une non moins solennelle conférence de presse dans sa permanence marseillaise. « Pendant 12 ans, on a eu un très bon président, mais je pense qu’il faut qu’on se fasse entendre davantage si on veut essayer de faire entendre raison au président de la République » a aimablement ajouté Vauzelle.

Samedi, lors du Conseil national qui se tenait à la Mutualité, ce fut au tour de Jacques Auxiette de monter à la charge. Le président des Pays de Loire s’est dirigé d’un pas décidé vers les tables de la presse pour annoncer sa candidature. « Le vrai problème, ce sont les rapports entre l’Etat et les régions : le contrat a été rompu » assure Auxiette. La veille, au terme de son élection, il s’en était violemment pris au gouvernement, assurant avoir « pris l’initiative de la fronde des présidents de régions ». Peut-être, Alain Rousset regrette-t-il de n’avoir pas daigné répondre à la question de sa candidature lui avait été posée mardi 23 mars à l’issue de la photo de famille prise avec Martine Aubry. Dans son entourage, on assure en tout cas que le président de la région Aquitaine sera candidat.

Cette course à la présidence est lancée alors que, ces derniers jours, les grandes voix du parti se sont efforcées de mettre en garde ceux qui prendraient le risque de gâcher la fête en relançant la guerre des égos. Compte tenu de la forte confrontation qui s’annonce autour de la réforme territoriale engagée par le gouvernement, la présidence de l’ARF – qui n’a jamais vraiment coordonné l’action des régions alors que l’engagement avait été pris, en 2004, de rendre plus lisible l’action des présidents socialistes en assurant la promotion de dispositifs convergents – devient en effet une tribune de choix.

L’élection aura lieu lors de l’assemblée générale du 7 avril et les candidatures devront être déposées avant le jeudi 1er avril. D’ici là, les égos auront peut-être le temps de se redimensionner. Et la direction du PS l’occasion de faire preuve de sa capacité de conviction. A moins que d’autres vocations ne se manifestent. Pour l’heure, aucun signe annonciateur d’une candidature n’a été capté en provenance de Poitiers… Ségolène Royal n’avait-elle pas dans le passé vainement tenté de décrocher la présidence de l’ARF ?

Jean-Michel Normand pour « Puzzle socialiste« 

Le blues des gendarmes

Filed under: 08 - Santé-Services publics,11 - société,20 - UMP — iledere @ 6:30

Le commandant de gendarmerie Jean-Hugues Matelly qui vient d’être radié des cadres par « mesure disciplinaire », et sur décret du président de la République française, pour avoir critiqué le rattachement de son arme [1] au ministère de l’intérieur, n’est pas un cas isolé : le colonel Philippe Espié, ancien commandant du groupement de gendarmerie de l’Ardèche (et actuellement en poste à Haïti), avait également exprimé ses réserves, dans un lettre adressée il y a quelques semaines au préfet de son ancienne affectation…

« De ce qu’il me remonte du terrain, l’intégration de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur n’est pas particulièrement bien vécue par les personnels de l’Arme, qui n’y trouvent aucun intérêt ni aucune plus-value », écrivait le colonel Espié au préfet de l’Ardèche, en janvier dernier – un an après l’intégration de la gendarmerie nationale, de statut militaire, au sein du ministère de l’Intérieur :

— les gendarmes n’ont pas le « sentiment d’être mieux défendus aujourd’hui qu’ils ne l’étaient au ministère de la Défense » ;
— les responsables du ministère de l’Intérieur « n’ont pas une connaissance précise et complète de notre Arme et de son fonctionnement » et « encore moins (de son) statut militaire, un gendarme restant pour eux un policier avec un képi » ;
— le colonel Espié « craint que cette intégration décidée par le politique ne conduise à court terme au démembrement de l’institution », préférant « l’émulation » qui était la règle entre la police nationale et la gendarmerie ;
— les militaires « ne se reconnaissent pas dans les pratiques actuelles » du ministère de l’Intérieur, (notamment la « cogestion permanente hiérarchie-syndicats ») ;
— les gendarmes d’ailleurs « se sentent attaqués en permanence par (ces) syndicats » de police que l’officier qualifie de « très corporatistes ».

Risques pour la démocratie

Laurent Mucchielli, sociologue au CNRS, a étudié les conséquences de ce rapprochement entre policiers et gendarmes, et met l’accent – dans une récente « Note d’étape sur la fusion progressive de la gendarmerie et de la police » (PDF) – sur « l’éviction des gendarmes des agglomérations » et la disparition de la dualité police-gendarmerie qui « va dans le même sens que la disparition annoncée du juge d’instruction : les choses seront assurément plus simples, mais elles seront aussi plus risquées pour la démocratie ».

Le chercheur note au passage que « la fusion des deux polices sur le plan du renseignement fera disparaître un des éléments de la culture professionnelle des gendarmes (…) au sens de “l’information générale”, en liaison avec la doctrine de la “surveillance générale” et avec la nécessité d’être immergé dans un territoire et une population. Il ne s’agit pas pour les gendarmes d’une activité particulière et d’un type d’unité spécialisée, mais d’une mission générale relevant de la moindre brigade territoriale. En ce sens, c’est aussi le modèle de la proximité des gendarmes qui serait démembré ». (more…)

27 mars 2010

Qui est caricatural  : 
Guillon ou Besson  ?

Filed under: humour — iledere @ 12:00

Le ministre de l’Identité nationale s’en prend à l’humoriste, après une chronique, lundi matin, sur France Inter.

Sacré Besson. Toujours pas remis de la chronique de l’humoriste de France Inter Stéphane Guillon (voir ci dessus) qui l’accusait lundi avec ses mots et son style d’avoir fait le jeu du Front national en organisant un débat sur l’identité nationale  ! Et voilà le ministre des charters qui traite Guillon de « lâche » et réclame un « face-à-face avec lui à la radio ».
Le ministre ne s’est visiblement pas satisfait des « excuses » de Jean-Luc Hees, PDG de Radio France. Commentant la chronique de Guillon, il a jugé que « ce sont les propos et les méthodes de facho déguisés derrière un look bobo et un prêt à penser supposé gaucho ». Pour lui, « ça en dit long sur les dérives que de telles outrances et de telles attaques puissent être portées sur une radio de service public à une heure de grande écoute sans que ça soulève autre chose que des excuses dites par le président de Radio France à un site Internet ».
Des excuses qui, du reste, passent mal. « Ces menaces proférées contre le droit à la caricature, contre le droit d’expression et de critique sur cette radio et contre sa rédaction sont scandaleuses et dangereuses », avait, dès lundi, estimé le SNJ-CGT. Mardi, la Société des producteurs et la Société des journalistes de France Inter ont jugé que « d’autres “victimes” de l’humoriste, également malmenées sur leur physique, n’ont pas eu droit à la même compassion de la part du PDG. Parce qu’elles ne faisaient pas partie du gouvernement  ? Ce genre d’attaque peut ne pas faire rire, mais le droit à la caricature existe ». (more…)

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