Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 mars 2010

Hésitante sur sa stratégie, Ségolène Royal joue à cache-cache avec le PS

Filed under: 13 - PS,15 - Fédération 17 — iledere @ 6:29

Mardi 23 mars, pour son retour sur la scène nationale après une campagne victorieuse sur ses terres de Poitou-Charentes, Ségolène Royal s’est d’abord livrée à l’un de ses exercices favoris : briller par son absence. Pour l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, éviter de participer à la photo de famille organisée dans l’après-midi au siège du PS, c’était créer l’événement.

Reçus par Martine Aubry, les présidents de région socialistes réélus le 21 mars ont diversement apprécié. Leurs réactions oscillaient entre l’agacement – « sans doute a-t-elle de bonnes raisons de ne pas être là, mais je ne me satisferai pas d’un positionnement tactique« , a prévenu François Patriat, élu en Bourgogne – et l’indifférence polie – « c’est dommage que tout le monde ne soit pas là », a ironisé Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.

Pour ne pas avoir à commenter l’absence de la présidente du Poitou-Charentes, Mme Aubry a préféré éviter les micros. Refusant d’entrer « dans le petit bal des personnalités », Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l‘Association des régions de France (ARF), n’a pu réprimer un léger mouvement d’humeur. « On s’en bat l’oeil, le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure« , a-t-il lancé.

Au cours de cette réunion, la direction du PS et les présidents de région socialistes ont décidé de resserrer leurs liens. Une rencontre aura lieu une fois par trimestre et le président de l’ARF – Alain Rousset est candidat à sa propre succession mais Michel Vauzelle, président de PACA, a également fait acte de candidature – sera désormais associé aux travaux du bureau national.

Si Ségolène Royal a fait faux bond à l’invitation de la première secrétaire, c’est, explique son entourage, qu’elle préparait son passage au journal de 20 h 00 de TF1. Une apparition télévisée au cours de laquelle elle n’a pas vraiment clarifié son positionnement et sa stratégie. « Je peux être candidate à l’élection présidentielle (…) mais je peux aussi ne pas l’être », a-t-elle indiqué avant de constater qu’à l’heure actuelle elle n’était « pas candidate ».

« Peser très fortement »
Mme Royal, qui a fait part de son « intention de peser très fortement sur le débat d’idées« , a finalement rejoint ses collègues au dîner organisé à la présidence du conseil régional d’Ile-de-France par Jean-Paul Huchon. L’eurodéputé Harlem Désir représentait la direction du Parti socialiste en l’absence de Martine Aubry. Les agendas des deux grandes figures féminines du PS, qui ne se sont plus croisées depuis un meeting commun en mai 2009 à Rezé (Loire-Atlantique) pendant la campagne des européennes, sont décidément difficilement conciliables.

Selon un sondage publié mercredi 24 mars par BVA, la première secrétaire apparaît comme la principale bénéficiaire de la nette victoire remportée par la gauche lors des élections régionales. Une large majorité (65 %) des personnes interrogées considère que Martine Aubry sort davantage renforcée de ce scrutin que Ségolène Royal. Un tiers (32 %) estime au contraire que c’est à cette dernière que profite le plus la vague rose du 21 mars.

Jean-Michel Normand pour « Le Monde.fr »

19 réponses à “Hésitante sur sa stratégie, Ségolène Royal joue à cache-cache avec le PS”

  1. hpai dit :

    Si elle peut ne pas être candidate…..Voila une bonne nouvelle….et un éclair de lucitude….
    Pourvu qu ‘il soit suivi d ‘effet.

  2. babelouest dit :

    L’Europe à laquelle nous avons rêvé a commencé d’exister un peu. Mais dès Pompidou, et l’entrée de la Grande-Bretagne et de son Commonwealh cette grande idée a été balayée par des politiciens qui étaient déjà des financiers avant d’être simplement humains.

    Ces financiers ont commencé volontairement à brûler les étapes de l’élargissement avant tout approfondissement, afin que l’économique prime absolument, et que la conscience européenne des citoyens n’ait pas le temps de s’éveiller. C’est pourquoi aujourd’hui que ces mêmes financiers nous en donnent la possibilité grâce à ce traité de Lisbonne, faut-il sauter sur l’occasion pour s’éloigner de ce trou à rats qu’est l’Union européenne de l’argent, et de l’hégémonie de quelques firmes mondiales. Nous en profiterons pour repartir en direction d’une Europe sociale et humaine. Si c’est une Utopie, elle est à notre portée si nous acceptons de prendre cette décision. Toutes les forces de la gauche se doivent de tendre vers cette solution. Le reste de la politique sous tous ses aspects en découle.

  3. La main gauche dit :

    L’Europe n’a pas démarré à 27 ancore moins à 29 ou 32.. la multiplicité des « cartes » et l’inhomogénéité est simplement à chaque fois une simple situation présente à considérer comme temporaire et à en tirer le parti qu’ on a la volonté d’en tirer.. ensuite, il y a effectivement un second volet qui traduit la différence entre compromis et complaisance, c’est le concept d’objectif et surtout associer à l’objectif, le calendrier.., le compromis avance, la complaisance stagne, et forcément qu’il faut aboutir à une carte homogène en introduisant à un moment un calendrier qui s’impose à tous.. l’un n’empêche pas l’autre… je concède que tout ceci est peut-être tout simplement naïf..

  4. la grignette dit :

    @ la main gauche – chaque carte dépend de l’a suivante, on ne peux faire une europe monétaire sans qu’elle soit sociale , sinon on fait un machin à deux vitesses, une CAC 40 et une autre à la va comme j’te pousse. Une europe politique sans qu’elle soit sociale et monétaire, sinon on arrive à désespérer des peuples comme la Grèce en ce moment, et une europe sociale, politique, monétaire et géographique, car seuls quelques états peuvent s’allier ET se défendre efficacement et démocratiquement. Le problème, c’est qu’on n’a rien fait dans l’ordre. Par où commencer ? la monnaie, la géographie, le politique, le social ?

    On en est arrivé à un stade où l’idée européenne (soit disant française, mais là j’ai encore dans l’idée que depuis la dernière guerre nous avons un pilote) se retrouve dominée par un seul pays et pas celui qu’on aurait voulu. On a l’euro ou l’euromark ?

    Reste encore un autre sujet de préoccupation, le PS s’organise, fête sa victoire, Aubry va dévoiler ses idées dans un journal bientôt … on n’est plus aux régionales ou chacun avait fait son programme dans sa région, çà fait une tripatouillée de gagnants pleins d’égos. Quand je pense le gagnant UMP d’Alsace a avoué le soir des élections que si les alsaciens avaient voté à droite, c’est parce qu’ils craignaient pour leur « exception » !!!! Qui a oublié de leur dire qu’ils ne perdaient rien à attendre ?

    Explique moi où est la cohésion à Solférino ? Qu’est-ce qui se trame au gouvernement bis ? Si on attend que le million de chômeurs rayés des cadres se mette en route, prévenez qu’on prépare les boissons et les sandwichs, on se mettra au bord de la route. Quand verra-t-on les gosses mendier ? Ont-ils au moins une idée de solution à proposer ? Je quitte, cela vaut mieux.

  5. La main gauche dit :

    je suis persuadé que t’interdire n’est pas au programme du taulier, La Grignette. Et je subodore un poil qu’il craint moins une idée « pas catholique » qu’une « trop catholique » !^^..

    Bon, pour ce qui est de l’Europe, nous avons au bas mot au mois 3 cartes de l’Europe, une géographique (qui fait d’ailleurs débat), une politique ( qui reprend en écho le débat sur la 1ère carte) et une monétaire.. tout ça parce que chacun fait un peu son marché comme il veut, on est donc plus à une carte près et on pourrait lancer la 4ème, l’Europe humaine, sociale…il suffit d’être 2 au moins au départ…

  6. la grignette dit :

    @ la main gauche – Ce n’est pas un jeu de cache-cache, quand on fait appel aux militants ET aux sympathisants lors des scrutins, on accepte les discussions après et avant les prochains. Babelouest n’est pas le seul à ne pas être inscrit au PS, et comme des milliers d’autres il a voté PS aux régionales. Il est bon d’entendre leurs appels et leurs avis. Il serait bon aussi que les têtes dirigeantes en tiennent compte de temps en temps ce qui n’est pas une coutume. Ce ne sont pas des variables d’ajustement.

    Les français sont arrivés à un point de rupture dangereux et pour les appareils des partis et pour le gouvernement, si Solférino veut redevenir le grand parti qu’il a été il est temps qu’il prenne position et cette position doit être A GAUCHE, avec les ouvriers, les cadres, les chômeurs, les mères de familles qui rament pour garnir la gamelle de leurs gosses, les scolaires qui ne mangent qu’une fois par jour « à la cantine » et à qui on apprend rien ou presque.

    Perraud a fait une réflexion qui m’a fait penser à un autre temps, libre à lui de se croire détenteur de la pensée universelle, ce n’est pas de cette façon qu’il va convaincre les jeunes abstentionnistes de s’engager, ni de leur inculquer une quelconque pensée politique.

    Maintenant, si vous voulez parler de discussions « à l’intérieur du parti », ce que mon expérience me dit, c’est zéro, quelques réunions où on se retrouve à cinq pelés et trois tondus, les inamovibles dont je suis, et RIEN. Si un bulletin épisodique du fédéral … faut bien encourager les troupes. Je n’ai de relations valables et instructives qu’avec les commentaires des blogs.

    A vous de m’interdire maintenant si mes idées ne vous paraissent « pas catholiques » !

  7. babelouest dit :

    @ la main gauche
    « .. et enfin, puisque le PS est la force actuellement dominante à gauche, il faudra bien sûr que ça se fasse dans le respect des règles définies par les militants (compris tout simplement dans le respect des militants).. »

    Je me permets d’insister, parce que cela me paraît important. Selon ses options, le PS sera « la force dominante à gauche », ou une force dominante, mais pas à gauche, dans un centre moins bien défini. Il me semble qu’un sursaut à gauche se dessine, il ne faut pas en rester là, et aller plus loin. Sinon, le PS restera le PS, mais pour paraphraser C. de Gaulle, il ne suffit pas de sauter comme un cabri en criant « la gauche, la gauche » pour en être digne.

    Les militants ont assurément leur mot à dire, ce sont eux qui sont la base du mouvement. Ensuite, ce seront les électeurs qui jugeront. A moins de se retrouver enfumés comme c’est déjà arrivé dans le passé, et de suivre non le parti qui correspond à leur intérêt, mais celui qui aura trouvé le look le plus favorable, ils choisiront l’arbitre de leur destinée pour 5 ans, et les représentants qui pourront mettre en œuvre la meilleure voie pour eux (et non pour quelques-uns comme maintenant).

    Pourvu que le PS ne tourne pas le dos à la Gauche ! Ce serait aussi tourner le dos à l’intérêt du plus grand nombre.

  8. La main gauche dit :

    ça joue aussi à cache-cache dans les commentaires.. aucun aspect n’est à négliger, et, si Babelouest met en avant le programmatique et une action en cohérence bien sûr, il a raison.. mais la tête est forcément un aspect primordial, puisqu’il lui faudra être sincère et courageu(se) en rapport au programmatique.. et enfin, puisque le PS est la force actuellement dominante à gauche, il faudra bien sûr que ça se fasse dans le respect des règles définies par les militants (compris tout simplement dans le respect des militants)..
    Concernant l’Europe, faut-il ou non poser le postulat du bulldozer ?.. je pense qu’il est important de poser en premier le postulat de la différence entre compromis et complaisance, et qu’un pays de 60 millions d’habitants est légitime à ne pas abandonner à la complaisance et pour la photo un certain nombre de valeurs.. le bulldozer n’est après tout qu’une conséquence potentielle à ne pas écarter totalement !

    bonne journée

  9. babelouest dit :

    @ Perraud
    Je suis venu ici sur une suggestion de la Grignette. Je ne suis pas encarté au PS. Mon seul souci est de rappeler non des statuts que je ne connais pas, non « les valeurs du Parti », mais les valeurs humaines en général pour lesquelles il me paraît indispensable de se battre. C’est pourquoi je donne mon avis, qui n’est que le mien. Si le PS accepte de se rendre compte que cette Europe définie par Lisbonne est délétère pour tous ou presque, qu’il faut en sortir au plus vite et avoir un autre regard sur ce que l’on appelle le profit, alors oui le PS peut s’enorgueillir de faire partie de la gauche et d’en prendre la tête. Si, à grands renforts de langue de bois, il se contente de condamner des détails, et garde l’essentiel de ce système qui écrase la plupart et favorise quelques financiers, c’est lui-même qui s’exclut de la Gauche.

    Je le rappelle, ce n’est que mon avis, il n’engage que moi, et on ne peut exclure quelqu’un qui n’est jamais entré. En fonction de la réponse, s’il y en a une, ce sera peut-être ma dernière intervention ici. Messieurs les censeurs….

  10. la grignette dit :

    En plus c’est pas sympa de vous attaquer systématiquement à Ségolène, elle a assez de boulot à conserver les 600 emplois chez Heuliez alors que le gouvernement s’acharne « discrètement » à casser cette entreprise pour ne pas chercher des complications du côté du cöté du C.N.

    Peut-être que les militants qui « espépient » et suivent les statuts à lalettre pourraient imaginer des initiatives d’inspiration populaire, comme former une société à actionnaires multiples qui seraient des « militants » et des sympathisants de toute la France. Cà, ce serait une première !

    Je suis militante et « femme encartée » et pour moi l’Europe, je ne m’en suis jamais cachée, a toujours été une mauvaise idée à compter du moment où on a dépassé certaines frontières, d’abord l’exception anglaise, puis tous les pays de l’est … j’ai voté NON, je n’ai rien voté d’autre. Une Europe économique, sociale, commerciale (et encore) à cinq, c’était viable. Là, c’est une pétaudière. Avec , en plus un espèce d’arpion qui se prend pour le trou du monde et qui s’en va chanter « aux amérique » qu’on est leurs meilleurs amis et que LUI est le digne et véritable représentant de cette Europe d’opérette.

    NON, je ne suis pas d’accord pour participer à cette guerre en Afghanistan, ni pour aller soutenir les dictateurs africains, ni même pour qu’on abandonne la base de OUAKAM au Sénégal, qui est un véritable pays ami, ni pour faire une base militaire en pays arabe… c’est là que sont les dépenses excédentaires, pas dans l’éducation nationale. Et ce ne sont pas nos dirigeant qui le disent, ils pensent à 2012 !

    Lisez un peu sur Médiapart l’article « la bérézina des cultivateurs de la plaine de Berre » où vous verrez que le boulot d’un parti c’est d’imaginer et intervenir pour que les exploitations agricoles qui nous nourrissent ne disparaissent pas, au grand bénéfice des gens du CAC40, les actionnaires du grand commerce.

    Si faire de la politique, c’est aligner des mots et non faire des actions concrètes (même en alignant des mots pour faire un programme qui serait composé d’idées) j’obéirai aux statuts et vous demanderai de me foutre à la porte !

  11. la grignette dit :

    Cher Perraud « nul ne peut se soustraire à nos règles sous peine d’être exclus » ……. c’est du style tu l’aimes ou tu le quitte ?

    Tu finiras par me donner l’impression que les éléphants se sont transformés en … »dinausaures » !

  12. @ Perraud
    Pas mieux…

  13. perraud dit :

    Chers(es) camarades,
    Le Parti socialiste a des statuts, nul ne peut se soustraire à nos règles sous peine d’être exclu.
    Ne nous trompons d’adversaire!, c’est la politique de Sarkosy et de son gouvernement qu’il faut combattre.
    Pour le reste, chacun a le droit de s’exprimer dans le respect de nos valeurs et de nos statuts.
    Il n’est interdit à personne de se présenter en dehors du parti pour des élections, mais il en supporte les conséquences

  14. babelouest dit :

    @ « le Belge »
    Le National détruit des emplois, parce qu’il se laisse mener par l’internationale. c’est là qu’il faut intervenir. Il faut que les décisions nationales le soient, qu’elles ne soient pas téléguidées par Bruxelles, donc par la City, Wall St, les Think Tanks de Washington.

    Au boulot, pour renverser la vapeur, et renvoyer Bruxelles à ses chères études !

  15. babelouest dit :

    Qu’on ne m’en veuille pas, il m’arrive d’être têtu. Dans mon esprit, le candidat(e) du PS n’est pas naturellement celui de la gauche. Il ne peut le devenir, que si le PS lui-même accepte de jouer le jeu de la gauche, c’est-à-dire de prendre en compte les fondamentaux de celle-ci. Le citoyen, l’humain doit reprendre la place que la droite (aidée parfois) lui a fait perdre : la première. Le financier, l’économique, doivent retourner à leur place : des moyens, non des buts. Même si pour cela des pseudo-aberrations économiques doivent se mettre en place. Le profit doit perdre sa place prépondérante, redevenir une simple variable d’ajustement : actuellement c’est l’emploi, c’est la vie même de nos concitoyens qui en tient lieu, et c’est inadmissible.

    Donc, le PS doit redevenir le parti qui dirige, tout simplement parce que son programme l’y conduit naturellement. Si ce programme n’est pas à la hauteur de ce challenge, que les candidats se recyclent dans l’épicerie ou le ressemelage de chaussures. Nous aurons tous perdu.

    Martine Aubry présidente ? Pourquoi pas, si elle renie les idées de son père, et passe nettement plus à gauche, plus près de ceux qui souffrent. Je le répète, le salut passe par la sortie de l’UE, par la fin du profit en tant que but, par un ressaisissement qui évincera les financiers, les grands patrons de leur prééminence olympienne.

  16. Belgo5.0 dit :

    sur le bénéfice des Régionales pour Martine, c’est un bénéfice d’appareils.
    LES SCRUTINS DEMONTRENT que ce n’est pas parce qu’on domine un appareil qu’on domine le débat d’opinions et inversément.
    Les partis sont essentiels dans l’investiture, ça c’est exact, mais ils émanent de l’opinion (sauf les partis verrouillés)

    Donc l’antagonisme est un antagonisme d’idées, de méthodes, d’appareils. Rien n’est joué pour 2012. Rien.

  17. Belgo5.0 dit :

    si elle veut gagner des points, ya pas de secret : elle fera des initiatives politiques. A priori son fonds de commerce est Régional,
    et si on va au fond des choses, les Régions contrebalancent le niveau National. Que fait le National : il détruit des emplois.
    Donc logiquement, elle va mobiliser les Régions sur l’objectif du plein-emploi…

    « le Belge »

  18. Serge dit :

    Les élections régionales sont passées, la « messe » est dite, Ségolène ROYAL a été nettement élue, c’est incontestable.
    La seule question que certains d’entre nous sont en droit de se poser, pourquoi la Présidente de notre Région a-t-elle sollicité les votes des militants PS pour être tête de liste de notre parti ?
    En effet, que ce soit au niveau des meetings et des affiches de campagne, le PS a été totalement occulté (sur les affiches, logo du PS de la grandeur d’un demi timbre postal !).
    Par ailleurs, la liste des colistiers PS en Charente-Maritime, votée majoritairement par le conseil fédéral, a été nettement édulcorée.
    Sa stratégie peut-être respectée mais il fallait qu’elle s’abstienne de demander le soutien du PS par le vote des militants, dès lors qu’elle avait décidé de réduire le PS, dans sa diversité, à « une peau de chagrin ».
    Sa critique permanente de « l’appareil politique » est peu crédible eu égard au fait qu’elle avait sollicité elle-même d’être candidate au poste de « Premier Secrétaire » du PS.
    D’écarter des « PS » dès lors qu’ils ne sont pas formatés comme elle entend, va à l’encontre du pluralisme de notre mouvement.
    L’impact démesuré des « égos » au détriment de l’intérêt général ne risque t-il pas d’être de plus en plus démobilisateur pour amener principalement les « abstentionnistes » à participer aux scrutins électoraux ?
    Serge MARNAY

  19. babelouest dit :

    Valse-hésitation entre des divas et des ego. Le problème est-il vraiment là ? Pour le moment, on attend de voir ce que le PS acceptera de mettre dans la corbeille de noces, la proposition de contrat entre son ou sa candidat(e) future(e) et les électeurs. S’il se contente de mesures ponctuelles, juste capables d’adoucir tout l’attirail sauvage de lois plus ou moins appliquées, de décrets, d’ordonnances que le gouvernement actuel a imposé au pays, voter PS ne présentera aucun intérêt. Si (disons-le franchement) c’est un DSK qui brigue les suffrages, chacun sait très bien que la continuité avec la période Sarkozy sera assurée sans faille ni réajustement. Il ne pourra être que le candidat d’un néolibéralisme un peu plus circonspect, mais certainement encore plus « efficace » que ce que nous connaissons.

    Il faut donc assez vite définir ce que j’ai appelé la proposition de contrat, car les candidats à la candidature PS ne seront certainement pas tous d’accord avec certains points, voire avec la plupart de ceux-ci. Les militants (je n’en suis pas) voteront pour l’une ou l’autre motions : à elles de se montrer assez hardies dans leurs perspectives. Si aucune ne l’est suffisamment, il sera judicieux que les citoyens se tournent vers un autre parti plus courageux.

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