Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

23 avril 2010

Le gouvernement belge d’Yves Leterme démissionne

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

Un conseil des ministres a acté, jeudi 22 avril à mi-journée à Bruxelles, la démission du gouvernement de coalition dirigé par Yves Leterme. Le premier ministre chrétien-démocrate flamand est parti, peu avant 14 heures, pour le palais de Laeken, où il devait rencontrer le chef de l’Etat, le roi Albert II. Ce dernier va prendre un délai de réflexion avant toute initiative.

La perspective de nouvelles élections se profile. Le scrutin pourrait avoir lieu au mois de juin, peut avant que la Belgique prenne, le 1er juillet, la présidence tournante de l’Union européenne. Autre hypothèse : le roi ferait traîner les choses afin de permettre au gouvernement de trouver en quelques jours un accord sur le dossier institutionnel qui l’a fait chuter.

La nouvelle démission de M. Leterme a été causée par l’Open VLD, le parti des libéraux flamands. Il a décidé, jeudi midi, de quitter la coalition en évoquant une rupture de confiance au sein de la coalition à cinq qu’il formait avec les chrétiens démocrates flamands et trois partis francophones (socialistes, centristes humanistes et libéraux réformateurs).

SCISSION DE BRUXELLES-HAL-VILVORDE
L’Open VLD exigeait une solution aux problèmes institutionnels et, notamment, la scission de la circonscription électorale et de l’arrondissement judiciaire bilingues de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Les francophones s’y opposent toujours mais avaient accepté le principe d’une négociation, sur la base d’une note rédigée par le commissaire royal chargé des réformes institutionnelles, Jean-Luc Dehaene. Ce dernier a annoncé la fin de sa mission mardi soir et passé la main au premier ministre. Jeudi midi, les partis francophones, soulignant le caractère déraisonnable d’une crise politique, ont répété qu’ils étaient prêts à négocier.

Les libéraux flamands n’ont pas été convaincus. Comme d’autres partis flamands (et y compris des députés du CD&V, le parti de M. Leterme) ils proposent désormais le vote par la majorité flamande, en séance publique de la chambre des députés, d’une proposition organisant la fameuse scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Des députés réclamaient un tel vote dès jeudi après-midi, quitte à aggraver les tensions.

Les partis francophones disposent encore de moyens de recours pour empêcher temporairement le vote mais une telle procédure condamnerait, irrémédiablement cette fois, le gouvernement Leterme. Elle marquerait surtout le début d’une véritable crise de régime qui pourrait conduire à une rupture définitive entre Flamands et francophones.

Jean-Pierre Stroobants pour « Le monde.fr »

7 réponses à “Le gouvernement belge d’Yves Leterme démissionne”

  1. Il faut rendre la Belgique aux Belges, et la retirer des pattes des politiciens. 1/un vote direct par commune pour savoir si la gestion de la commune doit être traite en Français ou en Néerlandais:Il n’y a pas de langue belge à part le charmant accent. 2/un vote démocratique direct pour définir le choix entre un pays 2 communautés ou 3 régions autonomes sous gestion indépendante, 3/un vote démocratique pour savoir ce qu’il faut faire avec le roi.il faut reconnaitre qu’il n’est pas trés efficace mais sympathique,un peu cher…. un lillois ou Rijselman comme on veux!

  2. babelouest dit :

    @ Serge : sans vouloir être méchant (tout petits mes enfants m’appelaient Mouton, no comment), je crains que les vraies solutions, pas celles qui brassent du vent, ne peuvent venir que de remises en cause radicales de la situation actuelle. S’il n’y avait une pression médiatique extrême et omniprésente pour en amortir l’aspect mortifère et ignoble, celle-ci est en effet insupportable puisque le nombre de personnes qui en meurent dans le monde chaque jour est énorme. Il y a de quoi vivre tous (je parle du monde entier)dans des conditions sans doute meilleures que ce que j’ai connu dans les années 50 ici, en France. Et encore, à la campagne, sur certains points nous étions favorisés par rapport à d’autres. Je repense au documentaire Aubervilliers (Eli Lotar, 1945) : ce n’était pas vraiment l’allégresse, on peut certainement faire mieux même dans des endroits aussi difficiles que Mogadiscio.

    Au lieu d’aider ceux qui ont des besoins naturels, cruciaux et urgents, le système actuel, dont je me dois de rappeler que les dirigeants du PS et ses élus n’ont aucunement dénoncé son caractère délétère par leurs proclamations et surtout par leurs votes, ce système enfonce de plus en plus de gens dans une spirale de dettes et de contraintes intolérable pour des gens de gauche et fiers de l’être.

    Comment ne pas être « extrême », puisque ceux qui disent rester dans la mesure ne sont qu’inutiles face aux défis lancés par les « fricocrates » ? Ce qui est qualifié d’extrême n’est qu’une saine position vraiment à gauche : le reste n’est que de la logorrhée sans signification ni efficacité.

  3. Serge dit :

    Tiens curieux après l’Italie, c’est la Belgique qui subit l’échec de « la coalition ».
    Attention à ne pas faire la même conne… « chez nous ». !
    Les politiques, qui se disent « ni de gauche ni de droite » ou critiquent l’archaïsme des partis, finissent par détourner les électeurs des urnes ou les orienter vers les extrêmes.

  4. la grignette dit :

    Zut, comme je suis une immigrée de deuxième génération (mais oui Monsieur Besson ), je n’aurai même plus le moyen d’aller me réfugier en Wallonie ?

  5. Exec T dit :

    @ babelouest

    Je propose un remake de JFK à Berlin.

    Casting : le PR avec son navion Air France One.
    Storyboard : entouré de vapeurs et de cendres volcaniques Nicolas S. sort de son avion entouré de ses gardes du corps Brice H et Frédérique L. Face à une foule hagarde il prononce cette phrase qui restera dans l’Histoire « Je suis un bruxellois ». Ensuite image d’un pont aérien entre Paris et Bruxelle pour alimenter la capitale de la francophonie en disques de Doc Gynéco (stock important) et de Carla B.

  6. babelouest dit :

    Oui, bon, j’ai suivi un peu le truc sur le blog de Jean Quatremer de Libé (avec lequel j’ai eu très souvent des empoignades). On peut dire que c’est une situation que les flamands font tout pour la pourrir irrémédiablement, et créer la scission définitive entre les provinces flamandes (qui utilisent des dialectes dont même les néerlandais comprennent très difficilement le sens) et la Wallonie cent pour cent francophone. Ce non-sens ne peut que discréditer l’Europe un peu plus. Rappelons que Bruxelles, et sa banlieue immédiate, sont presque totalement francophones, mais complètement entourées des flamands qui veulent en prendre possession. Quid des fonctionnaires européens, qui naturellement ne parlent pas le flamand, pas vraiment une langue puisque même pas stabilisé et doté d’une grammaire et d’un dictionnaire cohérents ?

    L’U.E. çà sent vraiment mauvais tant c’est mis en place en dépit du bon sens.

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