Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

30 avril 2010

Point de vue

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:27

Nous avons assisté, la semaine dernière, à un échange court mais lourd de sens. Alors que Benoît Hamon expliquait qu’il ne fallait pas, selon lui, que le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 ait le profil d’un Papandreou (l’actuel premier ministre grec, issu des rangs du PASOK, qui applique une cure d’austérité à son pays conformément aux attentes des institutions économiques internationales), Jean-Christophe Cambadélis a rapidement riposté sur son blog, parlant de « faute politique ». Non, on n’aurait pas le droit d’accuser Papandreou de « restaurer l’ordre ancien », selon Jean-Christophe, car l’ordre ancien, en Grèce, ce serait la dictature des colonels ; oui, ce serait tout à « l’honneur » des socialistes de « redresser leur pays », fut-ce en respectant les canons de l’orthodoxie libérale internationale. Étrange conception de l’histoire, qui ne conçoit « d’ordre » que celui de la dictature, et fait l’impasse sur les 20 dernières années d’hégémonie intellectuelle de la droite démocratique !

Cette montée au filet rapide n’a rien d’un hasard, pas plus que la sortie préalable du porte-parole du PS n’est anecdotique. Et il est important de voir, derrière les petites phrases, le débat de fond qui a soudainement émergé.

2008 a été un cataclysme financier, économique, mais également un cataclysme idéologique. Par l’absurde, par avec des dégâts humains et sociaux terribles, a été démontré ce que beaucoup prêchaient (dans le désert) jusque là : le caractère profondément vicié de la mondialisation ultralibérale de ces 20 voire 30 dernières années. Une mondialisation caractérisée notamment par une « émancipation » de la finance, avec des banques ne faisant plus correctement leur métier de soutien de la croissance, et par une détérioration du rapport entre capital et travail. Détérioration s’accompagnant d’une déconnexion croissante du revenu et du salaire, se traduisant, pour les classes supérieures, par l’explosion des bonus et autres stock options, et dans les catégories les plus défavorisées, par un fort développement des revenus compensatoires (RSA, etc.), sans augmentations de salaire.

La crise a balayé ces certitudes, et battu en brèche les lois d’airain que l’on nous rabâchait jusqu’alors. Elle aurait donc dû ouvrir un boulevard à la gauche, et notamment à ceux à gauche qui dénonçaient cela depuis des années. Mais il n’en a rien été. Empêtrée dans des contradictions internes, morcelée dans des considérations nationales (il n’y a plus d’Internationale Socialiste digne de nom), la gauche est restée immobile, comme paralysée par l’ampleur de l’opportunité. Elle a perdu l’initiative et laissé la droite (qui n’a – naturellement – pas tergiversé devant l’occasion de reprendre la main) camoufler ses responsabilités dans la crise en entonnant le chant consensuel de la « moralisation du capitalisme ».

Oui, la gauche européenne est pour l’instant en difficulté. Elle n’a pas su réclamer que les banques, sauvées de leur propre incurie par l’argent du contribuable, soient nationalisées. Nous avons perdu le premier round. Mais la bataille n’est pas finie. On voit bien que la colère mondiale et nationale n’est pas encore retombée contre ce système absurde, qui ne trouve rien de mieux que reprendre à pas de loup son fonctionnement antérieur, maintenant que le vent du boulet est retombé. Il y aura d’autres rounds – à commencer, en France, par l’élection présidentielle de 2012. Allons-nous enfin les assumer en tant que tels ?

Même s’ils s’en défendent, beaucoup pensent tout bas, en regardant l’effondrement de la côte de popularité de Nicolas Sarkozy, que ce sera une élection facile, et que la seule question qui se pose vraiment est celle du nom du candidat qui aura l’honneur d’aller battre le président déchu. Il n’y a pas de pire poison pour la gauche, car cette certitude nous éloigne des efforts nécessaires à la reprise du combat – qui en réalité n’a pas encore vraiment commencé – pour un autre modèle de développement et de mondialisation. Elle nous pousse à choisir la pente douce et confortable de l’alternance automatique. Le pire, si l’on peut dire, est que cette stratégie peut, électoralement parlant, fonctionner. Il se peut même, parlons franchement, que les milieux économiques qui bénéficient le plus de l’actuel système décident discrètement de soutenir notre camp politique. Car où se situerait leur avantage, pour préserver leurs acquis – dans une droite dévitalisée et impopulaire, ou dans une gauche-infirmière, réformant à la marge pour prendre soin des exclus et des victimes du système, faisant les gros yeux tout en réparant les dégâts de la crise pour en revenir, au bout du compte, au statu quo ante ? Une gauche qui « moralise » le capitalisme, c’est à dire qui édicte des règles de bonne conduite qui seront déjouées et contournées, n’en doutons pas, en quelques mois ? Une gauche capable de faire passer, avec le sourire, des réformes qui, entre les mains de la droite, mettraient la population dans la rue ?

Il n’y aurait pire cadeau empoisonné que de se retrouver face à cette alternative : soit une droite Sarkozy, soit une gauche d’alternance, qui ferait le « sale boulot » comme nombre de social-démocrates en Europe actuellement. Une gauche … Papandreou. Qui marginalise et étouffe la possibilité d’une vraie gauche d’alternative, celle-là même qui représenterait un vrai danger pour le système à bout de souffle.

Cela nous renvoie à nos propres responsabilités. Et je voudrais ici tout particulièrement m’adresser à ceux de mes camarades socialistes qui, au cours des dernières années, ont défendu la priorité du combat social au sein de notre parti. Et qui aujourd’hui s’inquiètent d’une possible « papandreouisation » de notre famille politique à l’approche de la présidentielle.

Dans les mois décisifs qui s’annoncent, à travers les conventions relatives à notre projet et les futures primaires, quelle sera leur attitude ? Se disperser dans des tactiques à courte vue ? Rejoindre une autre ligne politique au sein du parti, plus « centriste », dans l’espoir de peser dessus et de la gauchir quelque peu ? Fabriquer une candidature de témoignage, pour se compter sans se mettre en danger ? Ou au contraire, vont-ils, à chaque étape, exiger un débat de clarification sur la stratégie de rupture à adopter face à la crise ? Vont-ils exiger que les socialistes se prononcent sur cette question très simple : voulons-nous, oui ou non, (re)devenir les inventeurs du possible, construire un nouveau socle idéologique, et pas seulement nous mettre sous l’arbre et attendre que le fruit de la présidentielle nous tombe dans les mains ?

L’année qui vient peut être une longue succession d’affrontements de tranchée et de débats tactiques, comme le PS l’a fait trop souvent ces dernières années, et en particulier à son dernier congrès. Ou alors, ceux qui se revendiquent de son aile gauche peuvent peser pour en faire un vrai moment de réorientation. Les primaires qui couronneront cette période prendraient alors une tout autre coloration, et pourraient constituer un grand moment de mobilisation populaire en faveur d’un changement complet de paradigme économique et social.

Le premier test de cette volonté sera sur les retraites. Alors que les syndicats semblent hésiter, et que l’opinion publique, elle, est clairement opposée à toute modification de l’âge légal de départ en retraite, le PS a toute latitude pour être ferme sur le sujet. D’autres questions suivront. Celle de la révolution fiscale. Celle de la politique salariale. Celle des modalités du libre échange. Celle du rôle et de l’orientation de l’Internationale Socialiste, et de la sociale-démocratie européennes, toutes deux fantomatiques.

Julien Dray pour son blog

18 réponses à “Point de vue”

  1. mes remerciements pour cet article, et ton blog par la même occasion

  2. eva R-sistons dit :

    Babelouest pense bien et écrit bien.

    Vous allez avoir des démangeaisons en lisant ça:

    http://r-sistons.over-blog.com/article-nigel-farage-l-union-europeenne-totalitaire-et-les-citoyens-abuses-50016585.html

    eva, ancienne militante du PS. Vaccinée !

  3. babelouest dit :

    @ gaudard
    Ma proposition n’a rien à voir avec le modèle nord-coréen à mon avis, excepté une certaine forme d’isolement volontaire. Elle s’appuie sur ce que le régime (oui, régime, dictatorial et hautain) actuel veut étouffer : la fraternité, la solidarité, en toute égalité (oui, c’est insupportable pour certains), et en bout de compte la liberté. Actuellement, seul le pognon est libre, alors que c’est une arme à surveiller de près.

    Notre ami Olivier a mis de l’eau dans son vin : c’est pourquoi mes idées auront parfois tendance à dépasser son programme, qui de toute façon n’a pas les mêmes bases. Voilà plus de quarante ans que je n’ai pas lu Marx (en prévision de l’oral obligatoire du Bac), il ne doit pas m’en rester beaucoup dans la tête…

    Admettez que si l’on veut faire quelque chose qui tienne la route, il est indispensable de s’affranchir de l’environnement mondial, basé sur la finance échevelée et mortifère. Cela oblige, dans un tout premier temps, à apporter des entorses aux « bonnes manières » internationales, qui bloquent toute contestation des Seigneurs de la Guerre du Profit. Bien sûr, on risque là d’être un peu à l’écart des propositions socialistes, trop « sages », mais surtout trop consensuelles vis-à-vis de la situation actuelle pour être efficaces. Qui au PS conteste le traité de Lisbonne ? C’est pourtant la pierre de touche de nos ennuis actuels, avec les autres accords antérieurs qu’il contient implicitement ou explicitement.

  4. gaudard dit :

    @babelouest
    c’est une proposition « agressive » qui déborde largement le NPA sur sa gauche, et qui nous menerait tout droit au modèle Nord Coréen….. et à ses délices!
    Courage camarade, on y arrive!

  5. babelouest dit :

    @ gaudard
    Je ne partage absolument pas votre point de vue, et de loin. Les banques sises en France doivent être nationalisées. Excepté bien sûr celles qui relèvent encore du secteur mutualiste (excepté leurs sièges, le crédit Agricole, le crédit Mutuel…. sont dans ce cas), c’est l’État qui doit les prendre en main sans indemnisation des actionnaires. Il doit aussi s’accaparer les filiales françaises des banques étrangères. Les banques d’affaires doivent immédiatement être démantelées, tout simplement, et leurs dirigeants remerciés, avec une indemnité de départ correspondant à celle d’un employé ordinaire.

    Non, cela ne coûtera pas cher ! Bien sûr, il faut sortir de l’Union Européenne, quitte à garder l’euro en tant que monnaie papier selon un taux de change quotidien avec le franc retrouvé (ou un autre nom). Et enfin libres, il sera possible de casser les reins des grands groupes français ou étrangers qui accaparent nos richesses, et empoisonnent notre vie avec leurs produits. Le contrôle des changes sera pointilleux, y compris et surtout pour toutes les grosses transactions financières. En revanche, les humains pourront circuler mieux qu’aujourd’hui.

    Cela permettra de mettre en place une nouvelle société, où le bénéfice ne sera pas exclus, mais le profit, si. Où la solidarité prendra la place de la compétition : certains n’aimeront pas, les plus requins. Les autres apprécieront.

    Voilà ce que j’aimerais qui arrive, et non je ne suis pas socialiste : qui parmi les dirigeants actuels du PS oserait endosser un programme pareil ? SR, peut-être ?

  6. gaudard dit :

    Pathétique le Julien!!
    « La crise a balayé ces certitudes, et battu en brèche les lois d’airain que l’on nous rabâchait jusqu’alors. Elle aurait donc dû ouvrir un boulevard à la gauche, et notamment à ceux à gauche qui dénonçaient cela depuis des années. Mais il n’en a rien été. »
    Son explication et propositions un peu courtes….. NOUS n’avons rien pu proposer(en dehors des bons sentiments et des principes, valeurs, et généralités habituelles, ce qui est bien mais totalement insuffisant)
    Ce que nous avons manqué totalement c’est la réponse aux questions nombreuses et certaines en forme de SOS que nous adressent nos concitoyens et surtout parmi eux les + faibles et les plus marginalisées….. Nous avons répondu + ou – bien aux questions du Parti, des élus,des courants, des ambitions internes

    «  »Oui, la gauche européenne est pour l’instant en difficulté. Elle n’a pas su réclamer que les banques, sauvées de leur propre incurie par l’argent du contribuable, soient nationalisées. » »

    Alors la il y va fort, d’abord les banques qui ne se sont jamais mal portées en France, qui sont vite revenues à des bénéfices tes importants, n’ont pas été sauvées par l’argent du contribuable , il faut laisser ces contre vérités qui font bien à gauche au NPA (elles ont tout remboursé et encore avec intérêt!!! l’état et le contribuable y ont gagné….. il vaut mieux que nos arguments ne soient pas basés sur des mensonges et approximations..
    Quant à les nationaliser, hé camarade réveille toi, je sais que tu as été trotskiste mais quand même!!j’espère que tu défendras cette thèse dans notre futur projet, non je blague
    Cout d’une nationalisation du secteur bancaire en France: 200 Milliards d’euros (presque un budget annuel de l’état! combien d’hôpitaux ,d’écoles, ….. pour ce prix, et puis on n’est plus en 81
    les banques françaises font une partie importante de leur activité et profits à l’étranger, et 1 quart de l’activité bancaire en France est faite par des banques étrangères! quel casse tête c’était + simple avant!
    Alors oublions les solutions du passé, et imaginons le monde du futur: c’est difficile mais la grandeur de la politique, l’honneur du parti et de ses militants et l’angoisse de nos concitoyens nous obligent

  7. babelouest dit :

    @ Monique Ayrault
    La dette ? C’est un truc qui a été imposé par les banques pour se faire des sous sur les citoyens-contribuables-travailleurs. Pour tout ce qui est dette d’État envers elles, y compris des intérêts aux taux déraisonnables, il suffit, mais surtout il faut la décréter nulle et non avenue : il n’y aura qu’à sortir de la zone où l’euro est monnaie unique, tout en gardant cette monnaie en tant que moyen de paiement en espèce (les agences sauront facilement faire la conversion sur les comptes de leurs clients). La volonté politique de mettre ce petit arrangement en place suffit. Malheureusement, avant 2012 je doute que ce soit possible.

  8. Monique Ayrault dit :

    Ce n’est pas gagné 2012, n’oublions pas 2002, l’histoire doit nous mettre en garde…
    et si’ l’on se retrouve au pouvoir et que l’on raccommode les méfaits de la droite, vu la dette on ne réparera pas tout.
    Il reste des priorités, la fiscalité, l’école…les services publiques, l’hôpital…
    Le tout solidarité, « les « petitsvieux » pardon …ça ne construit pas une réforme forte…
    et j’aimerai ne plus entendre : « bof, la gauche c’est comme la droite »
    et pourtant, localement non , la gauche n’est pas comme la droite…
    Mais avant tout la-haut, c’est retrouver son poste d’élu…
    Je sais je ne suis pas une analyste politique de haut niveau mais traduis ce que j’entends autour de moi ….

  9. babelouest dit :

    @ La main gauche
    Je suis bien d’accord, la pénibilité est une notion très difficile à manier. A preuve, actuellement un conducteur de TGV (mon beau-frère est chef de traction, il en connaît un rayon) d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le même conducteur sur les motrices à vapeur. c’est un travail qui réclame de l’attention, mais qui n’est plus ce qu’on appelle pénible comme peut l’être celui du type sur son marteau-piqueur ou sur son épandeur manuel à goudron. Effectivement, il y a un ensemble comportant la médecine du travail, l’inspection du travail, les conditions de vie hors du travail aussi…

    « Ils » sont les plus forts, parce que les gens le croient et l’acceptent. Les syndicats aussi, surtout au niveau national mais pas seulement, ne font rien pour aider, et se contentent de palabres convenus, lénifiants et inutiles pour simplement que les négociateurs continuent à n’être que cela (avec tous les avantages auxquels ce statut donne droit), et pas les vrais délégués des militants de base.

    Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
    Je veux de la poudre et des balles.
    Victor Hugo, Les Orientales, 1829

  10. La main gauche dit :

    Pour parler un peu des retraites… et la réforme de « nationaux » (pour reprendre un terme cher à notre Belgo local) qui se prépare et, dont le sézame paradigmatique a été trouvé en la personne « pénibilité », pénibilité qui servira à faire passer la couleuvre pour tout ces pseudo-réformateurs et quelque soit la crèmerie (parti de gôache et de drôate et syndicats new-age donneurs de change des premiers) … la scène est posée, le rideau levé, les acteurs connaissent leur rôle par coeur…

    Un simple transfert analogique à titre de démonstration, remplacer « pénibilité » par « sécurité » (cette sacro-sainte sécurité !!)… or donc, dans l’absolu et en appliquant le même style de tsunami consensuel qu’est devenu la pénibilité pour la retraite, un pilote d’avion pourrait donc faire les trois 8 et claquer à 65 ans du moment qu’il compensera par un départ anticipé… les utilisateurs d’un tel système n’auront qu’à espérer une activité volcanique intense et régulière ou prier tous leurs saints !!^^

    Et sans parler (en fait si, parlons-en aussi) du fait que toute décision liant pénibilité et retraite ne sera au final qu’un médiocre transfert de quelques inégalités réelles vers des inégalités perçues, qui ne manqueront pas de donner par la suite une série de parties facile à la droite pour nous en coller une couche le moment venu (droite qui n’a pas caché son plaisir de laisser venir, servi sur un plateau syndical, la pénibilité dans le débat) (dixit la stigmatisation des cheminots, des fonctionnaires sur d’autres thèmatiques que nous avons pu expérimenter ces derniers temps)..

    Bref, laisser le moindre bout du bout de la moitié d’un petit auriculaire dans ce genre d’ineptie, même avec les meilleures intentions du monde et au-delà, et ces des années de beurre dans les épinards pour le Medef et la droite.
    La pénibilité ne se traite à mon avis qu’en plongeant les deux pieds dans les conditions de travail, le code du travail, le renfort des capacités et efficacités de la médecine du travail et de l’inspection du travail mais surtout pas dans une réforme des retraite.

    Bonne journée et désolé pour la longueur du post

  11. la grignette dit :

    On dirait que les choses se clarifient, souhaitons que nombre de camarades lisent ce blog et participent. A part cela, Julien Dray a très bien posé le problème et je suis d’accord avec Babelouest.

  12. Serge dit :

    Je rejoins Babelouest lorsque qu’il dit :
    « L’important, ce sont les humains, les rapports entre eux, et le souci de les voir logés, nourris, soignés, éduqués correctement. Tous. Ou du moins il faut y tendre ».
    Si effectivement notre futur candidat s’appuie sur ces bases, elles sont simples et compréhensibles pour tous, nous serions une majorité à y adhérer.
    Ce n’est pas du populisme mais elles répondent aux aspirations légitimes de chacun d’entre nous.

  13. babelouest dit :

    @ Exec T
    Ce qu’on peut reprocher à un certain nombre d’ dirigeants du PS, c’est justement de ne se préoccuper guère que d’économie, alors que celle-ci ne doit être qu’une composante non prioritaire du tissu national. On reproche à la droite de mettre l’accent sur les bons résultats financiers, ce qui enchante bien entendu les banques, et les gros porteurs de liquidités en général. Est-ce bien le but principal ? Qu’on me permette d’émettre un doute.

    L’important, ce sont les humains, les rapports entre eux, et le souci de les voir logés, nourris, soignés, éduqués correctement. Tous. Ou du moins il faut y tendre. La réussite personnelle, tonitruante et facteur d’inégalités tout aussi criantes doit être laissée aux WASP, qui ont une conception de la vie bien dangereuse.

  14. Exec T dit :

    Le socialisme en France ne se préoccuperait donc pas de l’économie?
    Comment construire un projet de société si l’on fait l’impasse sur cette question cruciale et récurrente (les ordres au 18e siècle, le rapport au travail salarié au 19e siècle). peut on encore se satisfaire de l’organisation économique et financière telle quelle est.
    Quant aux idées, si soi-même on ne le sent pas trop, il n’y a pas de honte à s’informer. Au hasard : Paul Jorion, Pierre Larrouturou, ah, il a quitté le PS…

  15. mutuelle dit :

    je suis tout à fait d’accord avec vous @la main gauche

  16. babelouest dit :

    Un PS qui ne répond toujours pas à la demande réelle des travailleurs, et des très nombreux qui n’ont qu’un emploi précaire, très précaire ou inexistant, ce PS-là devra s’attendre à une mobilisation des électeurs à l’assaut de nos rivières, et de nos petits chemins de promenade. Est-ce bien son but ? Il lui suffit de rester aussi vain qu’actuellement malgré quelques déclarations plus fermes.

    Ce ne sera pas sans propositions, cependant. Mais pour que ces suggestions passent le barrage local, et soient prises en compte au niveau national, il faudra que des porteurs de bonne parole acceptent de se « mouiller », quitte à risquer l’exclusion. Cette hypothèse est malheureusement à envisager, tant certains sont embrigadés dans une spirale néolibérale préjudiciable à l’ensemble de nos concitoyens.

  17. La main gauche dit :

    L’alternance facile pour éponger et la droite reprendra la main pour remettre un coup de barre en 2017… les retraites.. le simple fait d’accepter de réformer les retraites sans mettre tout le reste sur la table n’augure rien d’éclatant..

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