Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 mai 2010

Le Tulius Detritus de Moselle se prend les peids dans la toile…

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,20 - UMP — iledere @ 12:30

Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle demandeur d’anonymat des blogueurs ou l’arroseur arrosé …

Anonymat des blogueurs : quand le sénateur cachait son identité

Jean-Louis Masson crée la polémique depuis plusieurs jours, pour avoir proposé une loi mettant fin à l’anonymat des blogueurs. Un anonymat qui lui a pourtant été très utile il y a quelques années.

Jean-Louis Masson, sénateur non-inscrit de Moselle, est devenu en quelques jours une véritable célébrité sur le web, s’attirant les foudres de la « toile ». La raison ? Le sénateur  a déposé le 3 mai dernier une proposition de loi visant à mettre fin à la possibilité pour les blogueurs non professionnels de rester anonymes.

Le sénateur s’inquiète, notamment, de la multiplication des « propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés », selon lui, sur Internet.

Le web s’est depuis mobilisé contre la mesure, et plusieurs acteurs de l’Internet français ont publié, mercredi 26 mai, un appel accompagné d’une pétition contre la proposition.
Plus encore, le passé sulfureux du désormais « fameux » sénateur de Moselle refait surface. Car l’homme, souvent présenté comme procédurier, a un passé plutôt lourd concernant l’anonymat.

Un an d’inéligibilité
La première affaire le concernant remonte à 1983. Jean-Louis Masson est alors candidat aux élections municipales de Metz face au maire sortant de centre-droit, Jean-Marie Rausch.

Durant la campagne, il se dit victime de tracts diffamatoires et anonymes. Or en réalité, comme le révèle en 2000 l’Express, ces attaques venaient… de lui-même. Jean-Louis Masson aurait tenté par cette manoeuvre de discréditer son adversaire, en lui faisant porter la responsabilité du tract. Découvert, il sera alors obligé de retirer sa liste.

Deuxième affaire, plus récente celle-ci. En décembre 1997, un arrêt du Conseil Constitutionnel destitue Jean-Louis Masson de ses fonctions et le condamne à un an d’inéligibilité alors qu’il vient d’être réélu comme député de la 3ème circonscription de la Moselle.
Sa faute ? Avoir financé la campagne d’un candidat, Gabriel Crippa, présenté pourtant contre lui. Il s’avérera que l’objectif réel de Gabriel Crippa était de pilonner la véritable adversaire de Jean-Louis Masson, Nathalie Griesbeck, soutenue par… Jean-Marie Rausch, encore maire de Metz.

Deux affaires qui viennent donner un tout autre éclairage à la polémique lancée par le sénateur de Moselle.

Stéphanie Hancq, Nouvel Obs lu sur « In-ven terre »



Le président n’est pas un juré

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 6:30

La policière municipale qui est morte à Villiers sur Marne le 20 mai dernier, tuée en service à cause d’une fusillade dont les auteurs continuent à être recherchés activement, s’appelait Aurélie Fouquet (Le Figaro, Le Monde).

Tout, depuis, s’est déroulé selon une logique à la fois sincère et prévisible. Il y a un rituel qui suit les tragédies. Celle-ci n’a pas dérogé au processus :
Désespoir de la famille et des proches.
Une information médiatique honnête et grave. Avec de la compassion.
Un émoi public indiscutable.
Indignation des collègues d’Aurélie et solidarité.
Déclarations émues et fermes des ministres, notamment du ministre de l’Intérieur.
Affirmation de la nécessité d’armer les polices municipales.
Travail inlassable des enquêteurs pour interpeller les malfaiteurs avec déjà quelques succès.
Présence du président de la République aux obsèques de la victime qui a été citée à l’ordre de la Nation et s’est vue remettre à titre posthume les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

A cette occasion, discours de Nicolas Sarkozy fustigeant à juste titre « la lâcheté, la barbarie » des criminels et rendant hommage à la police qui constitue « le premier rempart de notre sécurité » (Le Parisien).

Jusque-là, rien d’étonnant dans ces manifestations qui constituent un parcours obligé pour tous ceux qui de près ou de loin sont touchés par une mort bouleversant une famille et interpellant l’Etat. Aucune hypocrisie, l’émotion est vraie et les honneurs mérités. Avec le caractère funèbre et surréaliste de ces récompenses qui sont octroyées quand tout est fini, trop tard.

Mais le président de la République a ajouté : « Tous les meurtriers d’Aurélie Fouquet, je le dis devant son cercueil, seront punis avec la sévérité qu’exige l’ignominie de leur crime. Je n’appelle pas à la vengeance, j’appelle à une justice, à une justice ferme, à une justice implacable« .

Avec ce propos dont je comprends qu’il ait été tenu, on quitte le domaine des certitudes, du réel. On entre dans le domaine des voeux pieux. Le président de la République s’engage pour une justice qui ne dépend pas de lui, au nom de jurés dont il ne sait pas, dont personne ne sait ce qu’à Créteil, dans quelques années, ils décideront. Il y a dans l’expression de son désir de rigueur extrême une légitimité que l’avenir peut-être altérera. Entre aujourd’hui et demain, une différence, un gouffre peut-être ?  Que dira, que diront les accusés ?  Avoueront-ils ou non ? Quelle sera leur personnalité ? Quels seront leurs avocats ?  Qui sera le ou la présidente ? Et l’avocat général ? Comment plaidera le conseil de la famille Fouquet ? Le jury sera-t-il à la hauteur des crimes qu’il sera appelé à juger, à sanctionner ? L’écoulement du temps infléchira-t-il l’exigence de rigueur ou non ? Les crimes seront-ils moins présents dans les têtes ? Les médias subtilement, comme il est fréquent, ne viendront-ils pas au soutien des accusés ?

On ne peut absolument rien dire de l’avenir judiciaire. Le président le veut mais le peuple sera le maître. On peut espérer comme lui, c’est tout. Mais il serait imprudent et d’ailleurs inutile d’affirmer.

Prévisibilité du politique. Imprévisibilité du judiciaire, surtout sur le plan criminel.

Le président n’est pas un juré.

Philippe Bilger pour « justice au singulier »

30 mai 2010

Dennis hoper a pris la route

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 13:21

Mort d’un géant du cinéma

Dennis Hopper a tourné dans plus de 150 films. Il est aussi reconnu comme réalisateur, peintre, poète et photographe dont les expositions ont été fréquentées par des milliers de visiteurs.

C’est un grand du cinéma américain s’affirmant hors des sentiers balisés d’Hollywood qui est mort d’un cancer samedi à Los Angeles.
Dennis Hopper, c’est d’abord un rebelle, qui pense, vit, crée à contre-courant.

Dennis Hopper fait ses débuts d’acteur avec un petit rôle dans le film « Johnny Guitar ». C’est aux côtés de James Dean, à qui il voue une immense admiration, qu’il commence réellement sa carrière cinématographique. Il tient ainsi un rôle dans « La Fureur de vivre » (1955) et dans Géant (Giant) (sorti en 1956), deux des trois films de la courte carrière cinématographique de James Dean.
La mort de James Dean dans un accident de voiture en 1955 affecte profondément le jeune Hopper, et c’est peu de temps après cela qu’il entre en conflit avec le réalisateur expérimenté Henry Hathaway sur le film « From Hell To Texas ». Le comportement de Hopper sur le tournage est tel qu’il est banni de Hollywood pendant plusieurs années. Dans l’impossibilité de jouer au cinéma, Hopper se tourne vers la photographie et réalise la couverture de l’album « River Deep – Mountain High » de Ike et Tina Turner (1966).

Bien que Hopper ait tourné avec John Wayne, ce n’est que lorsqu’il joue avec Peter Fonda et réalise Easy Rider qu’il impressionne durablement l’establishment hollywoodien. Il a reçu le prix de la meilleure première œuvre au festival de Cannes 1969.

Ce film est un road movie qui est devenu culte depuis l’emblème de la génération hippie des années 1960-1970. Il raconte l’échappée de deux jeunes motards, Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper), qui après avoir vendu une grosse quantité de drogue, décident d’employer leur bénéfice pour quitter Los Angeles afin d’aller participer à la célébration du Mardi gras à La Nouvelle-Orléans. Durant leur traversée des États-Unis, les protagonistes vont rencontrer une communauté hippie et leur mode de vie. Participant illégalement à un défilé, ils se retrouvent rapidement en prison où ils rencontrent George Hanson (Jack Nicholson), celui-ci se joignant à eux par la suite. Les trois compères vont alors découvrir l’Amérique profonde, raciste et conservatrice, qui refuse l’évolution des années 1960.

Avec une bande son en or massif, (steppenwolf, notamment, avec « Born to be wild ») Dennis hoper fut le premier à choisir des morceaux extérieur au film, c’est à dire des musiques existant déjà.. D’ailleurs, « Easy Rider » est également le titre d’une composition du groupe Iron Butterfly, durant les années 1960, et d’un album des Byrds contenant le morceau enregistré pour le film. Il a aussi inspiré un morceau à Jimi Hendrix portant le même nom !

Alors le meilleur hommage que nous puissions rendre à un rebelle de génie qui n’a jamais été à la soupe de l’establishment hollywoodien c’est de revoir ce film, ce que je vais faire ce soir. C’est ICI que les vilains pirates pourront le télécharger. Comptez environ 1 heure. Merci qui ?                    ;-)

Et en prime une petite mise en situation ci dessous…

Bonne route Dennis

Alain Renaldini

Les Chauffeurs de Bus bientôt équipés de pistolets à billes

Filed under: humour — iledere @ 12:27

JPEG - 97.4 koFace à la recrudescence des actes de violence gratuite perpétrés par les voyous, une solution s’est tout naturellement imposée au gouvernement : le Taser. Simple mais il fallait y penser, le Taser met rapidement et efficacement un terme à toute manifestation de désapprobation envers l’utilisateur (user).

Malheureusement, François Mitterrand a inventé le concept de « Conseil d’Etat » qui s’oppose à la transposition en Droit français du deuxième amendement de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. Le gouvernement doit trouver des solutions alternatives. Il en va de notre sécurité.

Si tout va mieux pour la police municipale, le drame de la mort d’Aurélie Fouquet ayant permis à la population de prendre brutalement conscience des difficultés de ce métier et à Brice Hortefire de promulguer un décret autorisant les policiers municipaux à s’armer de Tasers, il n’en va pas de même des chauffeurs de bus, vigiles, concierges, instituteurs, artisans, commerçants, toujours exposés à la menace d’une injure, d’un coup, d’un caillassage, d’un 6.35, d’un bazooka, d’un ICBM à triple tête nucléaire.

Certes, le Taser n’a pas encore pleinement démontré son efficacité contre des individus équipés d’une mitrailleuse lourde, mais des tests prometteurs sont en cours dans la région de Kaboul. Pour des raisons logistiques, les otages n’ont pas encore pu en transmettre les résultats. Il n’en demeure pas moins qu’on comprend mal pourquoi son utilisation n’est pas tout simplement généralisée.

La rédaction, sur le terrain, a pu prendre la mesure de l’utilité du Taser. Jean-Louis B., policier municipal à Pouilly-les-Fouilles, verbalise un conducteur indélicat qui s’est garé sur une place payante sans s’acquitter de la redevance communale de stationnement. « Mais, Officier, c’est juste pour cinq minutes. Je vais acheter une baguette. » Vaine tentative d’amadouer l’agent des forces de l’ordre par une adhésion probablement feinte aux valeurs de l’identité nationale. « Dura lex, sed lex, Monsieur », répond le policier. « Je considère, Officier, que je paie assez d’impôts locaux comme ça », rétorque le contrevenant. « Bzzz ! » lance le policier qui clôt par là même la conversation. Le contrevenant convulse ridiculement sur la voie publique.

Le Taser offre donc la possibilité de couper court à toute forme de discussion inutile par impulsion électrique, sans aucun risque pour la santé de la cible, un peu comme une exécution ratée dans l’Etat de Virginie. Momo K. en témoigne : « J’adore convulser », si bien que rien ne peut légitimement s’opposer à la distribution de cet outil de travail le plus largement possible. Le Taser est le gage d’une conversation assainie, cantonnée à ses fondamentaux. Le dialogue social pourrait s’en trouver simplifié et quelques convulsions de Bernard Thibault pourraient suffire à un allongement de la durée de cotisation.

Toutefois, le Conseil d’Etat, sinistre institution crypto-soviétique affidée du Conseil constitutionnel, interdit au gouvernement d’autoriser le Taser pour un usage quotidien et convivial. En attendant que Nicolas Sarkozy mette définitivement un terme au gouvernement des juges, il convient de trouver des solutions alternatives. Ce pourquoi Brice Hortefire incite les professions à risque à se doter d’un armement plus facilement disponible : le pistolet à bille. « En visant bien, on peut toucher l’œil » confirme une source proche du dossier. Et en plus on peut en trouver chez Toys’r’us facilement.

Alfred-Georges pour « Brave Patrie »

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le cumul des mandats

Filed under: 13 - PS,14 - Refondation du PS — iledere @ 6:53

dessin : RodhoPhilippe Baumel, membre du Conseil national du PS, dénonce une fois de plus le cumul des mandats. Cette pratique est selon lui en train de tuer le débat politique, en empêchant l’émergence de nouvelles personnalités et d’idées neuves.

« Touche pas au grisbi » ! Les tontons flingueurs adeptes du cumul de mandats ont dégainé. Martine Aubry est en ligne de mire et derrière elle l’idée d’une adaptation de la vie politique de notre pays aux nécessités de sa démocratisation et de sa revitalisation. L’idée d’aboutir à une règle générale sans délai et sans dérogation gêne. Elle gêne peu de monde mais elle gêne ceux qui, depuis plusieurs décennies, accaparent les mandats et accumulent les sièges.

La décentralisation appliquée sans limitation du cumul des mandats a sans doute été une erreur : Au lieu d’enrichir le débat national des expériences locales, au lieu d’irriguer la démocratie locale d’une plus grande compréhension des enjeux qui déterminent notre devenir, le cumul a – au contraire – réduit le débat politique à une longue suite de conflits quasi-féodaux sans vision ni pensée dépassant les différents fiefs concernés. L’appauvrissement du « débat d’idées » au sein de notre démocratie ne doit-il pas à cette passion irraisonnée pour l’accumulation de mandats par un nombre restreint de personnes ?  Le cumul c’est, d’abord, la stérilisation du débat politique !

Le cumul des mandats à un effet indirect qui rejoint celui précité : empêcher à la fois le renouvellement politique et l’émergence d’idées nouvelles. Un cumulard n’a qu’une peur : ne plus cumuler, ce qui équivaut dans son esprit à ne plus exister. Aussi excelle-t-il dans l’art d’écarter les concurrents et prétendants potentiels à sa succession, dans l’exercice de désignation de candidat de son parti inoffensifs pour lui dans son orbite immédiate. Guy Carcassonne l’a d’ailleurs démontré : nombre d’élus favorisent l’ascension de femmes ou d’hommes assez médiocrement préparés à l’exercice de mandats et dont le talent politique est loin d’être avéré. Le cumul c’est, aussi l’émergence de personnalités interchangeables et sans vraie envergure.

Le cumul est donc un frein à l’émergence de nouveaux responsables politiques en France : combien d’élus sont-ils issus du monde ouvrier ? Combien de jeunes élus comptons-nous ? L’hypocrisie relative à la « parité » ou à la « diversité » sert le plus souvent de paravent à un accaparement des postes clés de la démocratie locales ou des circonscription législatives et sièges de sénateurs au bénéfice d’une caste de plus en plus réduites d’élus dont on s’aperçoit qu’ils ont commencé leur carrière dans les années 1970… Haro sur les concurrents potentiels ! Haro sur les idées nouvelles !

Tout cela se nourrit de l’argument le plus fameux : être élu national pour défendre sa collectivité locale ! Toute grande ville, toute métropole aurait droit à son député-maire ou à son sénateur-maire, dont la population serait « fière » (sic). C’est en fait une conception assez détestable de la République et de la décentralisation que de considérer que les citoyens seraient traités différemment selon qu’ils seraient représentés par un édile parlementaire ou non… Le cumul c’est donc aussi une potentielle atteinte à l’esprit républicain.

Trop de professionnels du cumul et trop peu de professionnalisme en politique ? La question pour la République est de revivifier son débat national et de faire vivre sa démocratie locale. La question pour la Gauche est d’anticiper cette évolution en faisant émerger nouveaux responsables et nouvelles idées, cela passe – entre autres – par un changement de fonctionnement, par de nouvelles règles. La rénovation en cours, largement soutenue par les militants, doit maintenant se concrétiser au sein du Parti Socialiste avant d’irriguer en 2012 l’ensemble de la société française.

Philippe Baumel pour « Marianne 2″

29 mai 2010

Royan tabloïd

Filed under: 15 - Fédération 17,20 - UMP — iledere @ 12:33

Le feuilleton politique royannais vient d’entrer dans une phase cruciale avec la démission d’une partie suffisante du Conseil municipal pour que le retour aux urnes s’impose.

Rappelons rapidement le contexte : une gigantesque maison de retraite luxueuse dans laquelle les résidents sportifs et bronzés élisent systématiquement les candidats les plus nuls, ceux qui leur ressemblent. Ceux de l’UMP, en l’occurrence. Mais, on aurait trop tendance à l’oublier, il y a toujours pire que la nullité qui, au fond, n’est que la moyenne entre le positif et le négatif. Le député-maire, Didier Quentin, a en effet trouvé pire que lui. L’exploit est d’importance et doit être salué à sa juste valeur. D’autant qu’il s’agit de ses anciens amis !

Très habiles, les dissidents, ils ont utilisé Didi comme cheval de Troie pour entrer ou se maintenir au Conseil et y obtenir des postes. Mais très vite les enjeux de pouvoir ont créé une fracture qui n’a fait que s’élargir avec la « crise de l’eau ». Résumons : le maire souhaite laisser la gestion de cette ressource qui coule de source à la société qui propose les meilleurs tarifs. Voilà qui n’est pas du goût de ceux qui entretiennent depuis des années des relations « amicales » avec l’exploitant menacé de perdre son monopole. Alors de coups fourrés en chausse-trappes, on en arrive à ce que la commune, qui a toujours été mal gérée, ne soit plus gérée du tout. Nous, on n’a pas vraiment vu la différence… mais, à la Préfecture les gros bonnets ont trouvé que cela faisait désordre. Cela fait désordre…

Et la gauche dans tout ça ? On vous l’a dit, on est à Royan ! Les actifs sont minoritaires. Néanmoins, une liste d’union menée par un socialiste avait obtenu quelques sièges, lors du dernier scrutin. Manque de bol, ce socialiste s’est comporté à la manière d’un DSK ralliant le FMI. Lui, il a rallié les dissidents (UMP comme le maire UMP) pour tenter de mettre Didi Quenquen Tintin en minorité alors que l’unique élu communiste restait prudemment à l’écart des combats de la droite vieillissante contre la droite sénile. (more…)

Chute spectaculaire des départs en retraite à la SNCF

Filed under: 11 - société — iledere @ 6:30

Seuls 40 % des cheminots qui pouvaient prendre leur retraite l’an dernier sont effectivement partis. C’est le résultat des incitations au prolongement d’activité mises en place en 2008.

La réforme des régimes spéciaux de retraite, entrée en vigueur en 2008, a des effets beaucoup plus importants que prévu à la SNCF. Les mesures mises en place pour que les cheminots travaillent plus longtemps jouent déjà à plein, si l’on en croit un premier bilan réalisé par le ministère du Budget. « La fin des mises à la retraite d’office a entraîné un important mouvement de recul des départs, observe un rapport budgétaire publié cette semaine. Ainsi, seuls 40 % des agents en situation de pouvoir partir à la retraite en 2009 sont effectivement partis » : 4.800, contre une prévision de 7.700 (- 37 %). Encore cette estimation date-t-elle de l’automne dernier. « Entre ce moment et la fin de l’année, la tendance au recul des départs s’est encore amplifiée. »

Cette petite révolution pour le groupe public se solde par des économies pour l’Etat, qui subventionne tous les ans la caisse de retraite de la SNCF, un régime particulièrement déséquilibré (il compte presque deux fois plus de pensionnés que de cotisants). Elles restent très limitées toutefois : 31 millions d’euros, sur une subvention totale de 3 milliards.

Un coût pour l’entreprise
Pour la SNCF, en revanche, la réforme est coûteuse puisque les agents les plus âgés, et donc les mieux rémunérés, restent en poste (« Les Echos » du 10 février).

Dans la fonction publique d’Etat, c’est la réforme de 2003 qui produit ses effets. Au fur et à mesure que la durée de cotisation s’allonge - un trimestre par an jusqu’en 2012, comme dans le privé -, les fonctionnaires sont contraints de partir plus tard. Ils sont également nombreux, 28 %, à prolonger leur activité au-delà de ce qui est nécessaire. Résultat, on a recensé 68.000 départs l’an dernier, contre 81.000 en 2007 et 2008. L’âge moyen du départ a reculé de 4 mois l’an dernier, pour atteindre 59,7 ans chez les civils. Le report n’était que de 2 mois par an en 2006, 2007 et 2008. « Cette accélération s’explique aussi par la crise, affirme Anne Baltazar (FO). Certains fonctionnaires ont retardé leur départ parce que l’emploi de leur conjoint était menacé dans le secteur privé. »

L’accélération est notable pour les agents classés en catégorie active, comme les policiers, les douaniers ou les contrôleurs aériens, qui peuvent partir dès 50 ou 55 ans. Ils ont retardé leur départ de 3 mois en moyenne en 2009, contre 1,5 mois les années précédentes. « Depuis 2004, la part des agents de catégorie active radiés après 55 ans a augmenté de 17 points (passant de 31 % à 48 %) », note le rapport. Ces départs plus tardifs ont permis une économie de 250 millions d’euros.

VINCENT COLLEN pour Les Echos

28 mai 2010

La démolition en marche de nos acquis sociaux

Il y a soixante-six ans, les résistants avaient inventé une société plus juste. Aujourd’hui, elle est en pièces.

Les jours heureux. Merveilleux titre qui claque comme une insolente promesse d’espoir dans la nuit noire de 1944. Il fallait un sacré culot aux chefs de la Résistance, des gaullistes aux communistes, réunis clandestinement le 15 mars de cette année, pour adopter à l’unanimité le programme du Conseil national de la Résistance (son titre faisait référence à un film et une pièce de théâtre à succès). Non content de préparer la libération de la France, celui-ci posait déjà les bases d’une «véritable démocratie économique et sociale» : la Sécu, les retraites par répartition, les droits des travailleurs dans l’entreprise, les services publics… toutes ces réformes engagées à la Libération en sont issues.

Un monument pour l’Histoire, une vieillerie que ce programme éblouissant ? En plein débat sur les retraites, il se révèle d’une brûlante actualité. Denis Kessler, l’ex vice-président du Medef, ne s’y était pas trompé, lui qui déclarait en octobre 2007 au magazine Challenges à propos de la liste des réformes à engager par Nicolas Sarkozy : «C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance».

Sa réédition aux éditions de La Découverte, soixante-six ans plus tard, va bien au-delà de la leçon d’Histoire. Jean-Luc Porquet, le journaliste du Canard enchaîné auquel revient cette initiative, a voulu montrer, spécialistes à l’appui, «comment Sarkozy accélère sa démolition». Vingt-cinq ans de détricotage de notre système social, des retraites à la Sécu (la gauche socialiste n’est pas épargnée), sont racontés avec les dates clés, montrant ce qu’on n’avait pas forcément saisi à chaud : la logique perverse du démantèlement global de notre système de protection. En 1993, la réforme du gouvernement Balladur apparaît ainsi comme un des points de rupture essentiels ayant provoqué une baisse de l’ordre de 36% du niveau des retraites en raison du changement de leur mode de calcul : allongement de la durée de cotisation, prise en compte de la moyenne des 25 meilleures années au lieu des 10, et indexation sur le coût de la vie au lieu de l’évolution des salaires. (more…)

La crise n’est pas seule responsable des 138 milliards d’euros de déficit de 2009 !

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:25

138 milliards d’Euros, vous avez bien lu !

Cela correspond au déficit des comptes de l’Etat Français pour 2009, que la Cour des Comptes vient de valider, tout en émettant quelques réserves.
Et surtout en précisant au passage que :  » la dégradation des finances publiques n’était pas due uniquement à la crise« 

Face à ces chiffres qui donnent le tournis, le Président n’a trouvé qu’une basse polémique pour éviter le sujet :  » Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans… On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu. » – Source Le Point

Et si vous et votre gouvernement avaient évité de gaspiller l’argent depuis 2007, Monsieur le Président : « On aurait beaucoup moins de problèmes si vous vous étiez abstenu  »

Car, le constat est édifiant lorsqu’on lit ce qu’écrit la Cour des Comptes sur votre vague de « générosité depuis 2007

 » … / … la Cour a établi que la crise économique et les mesures adoptées pour y faire face ont alourdi le déficit de l’Etat de près de 63 milliards d’euros par rapport à celui constaté en 2008, soit les trois quarts de son aggravation totale elle-même chiffrée à 82 milliards d’euros.

« Tous les clignotants budgétaires et financiers sont au rouge », a souligné Didier Migaud en insistant sur le fait que la dégradation des finances publiques n’était pas due uniquement à la crise.

« Certaines mesures prises avant la crise ont eu des effets sur 2009 et certaines pratiques anciennes ont perduré pendant la crise, comme l’insuffisante sécurisation des recettes de l’Etat », a-t-il dit.

Il a notamment épinglé les allègements fiscaux consentis en 2007 et 2008 qui ont engendré des surcoûts de 5,2 milliards d’euros en 2009 ou le coût de la loi Tepa (travail, emploi et pouvoir d’achat) de 2008 qui a atteint l’an dernier 9,7 milliards d’euros. Il a aussi dénoncé « de nouvelles mesures fiscales adoptées en cours d’année et qui ont généré une baisse des recettes de 1,4 milliard d’euros », visant là la baisse de la TVA dans la restauration entrée en vigueur le 1er juillet … / …  » – Source L’Express

Alors, pas de quoi pavoiser et surtout chercher des excuses au travers de « procès en sorcelleries » foireux ! (more…)

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