Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

29 juin 2010

Mme Woerth a un Dada bling-bling, c’est une drôle de DAM’s

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:00


Madame Woerth peut bien démissionner de Clymène, cette curieuse société qui perd l’argent de madame Bettencourt, elle a une autre activité bien plus excitante !

Florence Woerth, qui est une féministe convaincue, s’occupe avec ses amies à jouer avec de beaux étalons. Les scénaristes de desesperate housewife peuvent aller se rhabiller.
En effet, elle a créé l’écurie Dam’s, à l’actionnariat exclusivement féminin, parce que c’est une façon « originale et trendy d’élargir un réseau féminin de manière agréable et conviviale », précise-t-elle.

Florence Woerth a fondé cette écurie en avril 2008 avec quatre autres femmes d’affaires et « épouses de » rencontrées dans les loges des champs de courses : Nathalie Bélinguier, présidente de la Fédération Internationale des Gentlemen-Riders (FEGENTRI) et femme de Bertrand, président du PMU ; Nicole Seroul, épouse de Jean-Claude, président du Groupe Direct Presse spécialisé dans les chevaux ; Dominique Hazan, directrice (et femme du PDG) des marques de prêt-à-porter George Rech et Apostrophe ; et enfin Rejane Lacoste, épouse de Michel, l’héritier de l’empire au crocodile dont elle a été la dircom. L’écurie compte aujourd’hui 27 membres qui ont acheté leurs actions 15 000 € l’unité.

Le député Verts Noël Mamère a dénoncé dimanche sur Radio J un « conflit d’intérêts » entre la création par Florence Woerth d’une écurie avec l’épouse du président du PMU et le fait que « quelques mois plus tard », son mari, ministre du Budget, ait présenté une loi sur l’ouverture des jeux en ligne.

Monsieur Mamère cherche la petite bête. Monsieur Woerth ne s’occupe pas des affaires de son épouse, il l’a dit, et reste « déontologiquement très à l’aise ». Tout cela n’est que coïncidence, « la réalité c’est que Eric Woerth est un garçon d’une rigueur extraordinaire (…) il vit modestement, il aime la montagne et la varappe », a du reste déclaré le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, sur Europe 1.

Que son épouse aime fréquenter les multi-milliardaires le laisse de marbre. Cela ne le concerne pas. D’ailleurs, il y a peut-être un régime particulier, dans la maison Woerth. Pour monsieur c’est un bouillon de poule et un steack tartare, pour madame c’est toast au caviard et une langouste… allez savoir… l’amour c’est tout ce qu’il y a d’électrique : les opposés s’attirent.

Il y avait un ascète au gouvernement, et on ne le disait pas…

Par Rimbus pour son blog

28 juin 2010

Les mauvais élèves du Sénat

Filed under: 10 - Chronique de la haine ordinaire — iledere @ 12:00

Si le socialiste Alain Anziani (Gironde) est le mieux classé de la région, le Modem Didier Borotra (Pyrénées-Atlantiques) est parmi les sénateurs français les moins assidus
Difficile de mesurer l’assiduité des sénateurs qui, contrairement aux députés, ne sont pas pointés lors des séances publiques.
Lyon Capitale a donc dépouillé les journaux officiels de l’année passée pour voir qui sont les bons et les mauvais élèves du Palais du Luxembourg, en se basant sur une dizaine de critères.

Le résultat n’est pas du tout flatteur pour les élus de la région : Alain Anziani, sénateur de Gironde, est le premier à la 25e place.

Mais surtout, seuls neuf sénateurs sur vingt-deux sont dans la première moitié du classement.

La lanterne rouge revient à Didier Borotra, sénateur des Pyrénées-Atlantiques, 341e sur 343 sénateurs : aucune proposition de loi, aucune intervention en séance publique ou commission et seulement une question écrite en un an. Une place au fin fond de la classe qui n’a semble-t-il pas surpris ses collègues : « Anecdote révélatrice, écrit Lyon Capitale, tous les sénateurs que nous avons contactés ont deviné que Didier Borotra était la lanterne rouge. »

Le classement des sénateurs de la région :

25. Alain Anziani (PS) Gironde
37. Gérard César (UMP) Gironde
38. Jean-Louis Carrère (PS) Landes
44. Marie-Hélène des Esgaulx (UMP) Gironde
65. Annie Jarraud-Vergnolie (PS) Pyrénées-Atlantiques
75. Aymeri de Montesquiou (RDSE) Gers
78. Claude Bérit (PS) Dordogne
127. Michel Boutant (PS) Charente
145. Bernard Cazeau (PS) Dordogne
191. Nicole Bonnefoy (PS) Charente
199. Françoise Cartron (PS) Gironde
200. David Soulage (Centre) Lot-et-Garonne
219. Xavier Pintat (UMP) Gironde
257. Auguste Cazalet (UMP) Pyrénées-Atlantiques
263. Michel Doublet (UMP) Charente-Maritime
264. Daniel Laurent (UMP) Charente-Maritime

268. Raymond Vall (RDSE) Gers
272. Philippe Madrelle (PS) Gironde
313. Claude Belot (UMP) Charente-Maritime
330. Philippe Labeyrie (PS) Landes
333. Jean-François Poncet (UMP) Lot-et-Garonne
341. Didier Borotra (Centre) Pyrénées-Atlantiques

Isabelle Raynaud pour « Sud Ouest »

Bachelot : le piston du fiston

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 7:37

rbScandale : la ministre de la Santé coupable de népotisme, accuse Noël Mamère, qui parle de « voyous au sommet de l’Etat ».

Avec les scandales qui s’accumulent ces dernières semaines au sommet de l’Etat, les membres du gouvernement coupables formant désormais une liste longue comme un jour sans pain (Blanc, Yade, Joyandet, Amara, Estrosi, Hortefeux et Woerth bien sûr, résumé de toutes ces affaires dans le dernier paragraphe de notre billet du 22 juin), même les électeurs de droite ne peuvent plus nier que la Sarkozie représente le modèle de la république bananière. Il n’est que de lire les réactions courroucées des lecteurs du Figaro, pourtant par définition on ne peut plus indulgents avec l’UMP-de-leur-coeur, pour s’en persuader définitivement. Dans ce contexte, le retentissant coup de gueule de Noël Mamère, prononcé au micro de Radio J (et repris par Le Point), exprime à merveille le ras-le-bol général : « Au sein du gouvernement, il y a des gens qui n’arrêtent pas d’expliquer qu’il faut se serrer la ceinture, qui sont les chantres de la tolérance zéro et qui s’appliquent à eux mêmes le principe de l’impunité« , tonne le député Vert.

« Je ne suis absolument pas d’accord avec ceux qui disent aujourd’hui que la débâcle des Bleus est à l’image de ce qui se passe dans les cités. Je trouve que c’est scandaleux, c’est montrer encore une fois que les populations des banlieues ne seraient que des délinquants, des trafiquants de drogue et des voyous. En fait, les voyous, c’est pas dans les cités qu’ils se trouvent, c’est au sommet de l’Etat et dans les élites, les gens qui prennent des libertés avec l’argent public, qui prennent des libertés avec les principes démocratiques. » Une colère qui sonne d’autant plus juste que Mamère pointe un scandale dont on a très peu parlé : « Quand Mme Bachelot, la main sur le coeur, et de manière très solennelle nous dit qu’elle va s’occuper de ce qui ne la regarde pas, c’est-à-dire de changer les responsables de la Fédération de football, et pendant le même temps, engage son propre fils qui est céramiste à la direction du Centre français d’éducation à la santé, mais pour qui nous prend-on ? » Bonne question !

Le piston du fiston
« Le népotisme désigne une pratique qui, pour un responsable (élu, haut fonctionnaire, notable, dirigeant d’entreprise…), consiste à distribuer des honneurs, des avantages ou des emplois à des membres de sa famille, à des amis ou à des proches, plutôt qu’aux personnes qui y ont droit (logement, par exemple) ou qui sont les plus compétentes (promotion, attribution de postes). Le népotisme est donc un abus d’influence et d’autorité qui génère des injustices en écartant « ceux qui ne sont pas de la famille« . Il s’apparente au clientélisme, voire à des pratiques mafieuses » : (définition extraite du formidable Dictionnaire de la toupie). (more…)

27 juin 2010

La croissance française confirmée à 0,1% au 1er trimestre

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

L’économie française a marqué le pas au premier trimestre avec une maigre croissance de 0,1% confirmée par l’Insee et due uniquement aux exportations, tous les moteurs internes étant à l’arrêt.
Les comptes nationaux détaillés publiés vendredi confirment l’estimation de 0,1% fournie le 12 mai, en révisant à la marge certaines composantes. La croissance du quatrième trimestre a en revanche été révisée en hausse de 0,1 point à +0,6% mais sur l’ensemble de 2009 le produit intérieur brut s’est contracté de 2,5%, du jamais vu depuis 60 ans.

Pour cette année, le gouvernement table sur une croissance de 1,4% et l’Insee, dans sa note de conjoncture publiée mercredi, a la même prévision. (voir
Mais le petit 0,1% du premier trimestre fait bien mal débuter l’exercice après l’accélération en trompe-l’oeil de la fin 2009, qui était due en grande partie à la prime à la casse automobile.
La consommation des ménages, en hausse de 1,0% au dernier trimestre 2009, a stagné (0,0%) sur les trois premiers mois de 2010 et l’investissement des entreprises (-1,0%) a reculé pour le huitième trimestre consécutif. L’investissement des ménages (-0,6%) et celui des administrations publiques (-1,5%) ont aussi diminué et la consommation publique, à l’image des dépenses des ménages, a stagné.
« Tous les moteurs internes de la croissance sont aujourd’hui éteints: sans la contribution positive du commerce extérieur, le PIB aurait baissé de 0,3%« , observe Alexander Law, économiste au cabinet de recherche Xerfi.
« Le message est clair: les ménages sont à bout de souffle, les entreprises n’y arrivent plus et les dépenses et investissements publics sont à bout de souffle ».

BAISSE DU TAUX D’ÉPARGNE
Soutenues par la reprise du commerce mondial et la dépréciation de l’euro, les exportations ont augmenté de 4,1% au premier trimestre (3,9% en première estimation), ce qui a plus que compensé un gain de 2,1% des importations.
Le commerce extérieur a du coup apporté 0,4 point à la variation du PIB alors que les autres contributions ont été négatives: -0,2 point pour la demande intérieure hors stocks et -0,2 point également pour les variations de stocks.
La contribution des stocks a été révisée en baisse de 0,1 point mais ce chiffre négatif « laisse espérer un rebond au deuxième trimestre grâce aux reconstitutions de stocks », estime Laurence Boone de Barclays Capital.
Les résultats détaillés des comptes nationaux révèlent par ailleurs que le revenu disponible brut des ménages a progressé de 0,4% au quatrième trimestre, après une hausse de 0,2% lors des trois mois précédents. Mais les prestations sociales ont ralenti, les impôts augmenté et l’inflation a accéléré, si bien que le pouvoir d’achat du revenu disponible brut a diminué de 0,1%, après une stabilité au quatrième trimestre.

Par unité de consommation, c’est-à-dire en tenant compte de la composition des ménages, le pouvoir d’achat a reculé de 0,3%. (more…)

Woerth, Bettencourt, Guillon… Un parfum de république bananière

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:33

Ami Sarkozyste, est-ce vraiment pour cela que tu as voté ?

Woerth, Kouchner, Blanc, Joyandet… Tous ces ministres ont en commun d’avoir franchi les limites de l’indécence, au mépris de l’intérêt général qu’ils sont censés servir… et d’avoir été malgré tout maintenus dans leurs fonctions. Finalement, Jean-françois Copé a bien raison de redouter une «nuit du 4 août».

Il y a eu l’affaire de l’EPAD, celle d’un fils prodigue que son papa voulait imposer à la tête d’un organisme des Hauts-de-Seine brassant des milliards d’euros. Le symbole même du néopotisme d’Etat. Le signe absolu et, qui plus est, assumé, revendiqué, du mélange des genres entre la politique et le business…

Il y aura désormais l’affaire Woerth-Bettencourt qui, elle aussi, marquera au fer rouge un système, le sarkozysme, qui s’est affranchi, le front haut, de toutes les règles morales ontologiquement nécessaires à la poursuite de l’intérêt général. D’un côté, le ministre-chasseur de fraudeurs fiscaux ; de l’autre, son épouse, conseillère financière de l’une des premières fortunes de France dont on sait désormais qu’elle, Liliane Bettencourt, ou son entourage, ont pris des libertés coupables avec les règles fiscales (A ce sujet d’ailleurs, ne ratez pas le numéro de Marianne de samedi dans lequel nous publions des documents exclusifs qui prouvent que la Justice avait en main, dès 2008, tous les éléments pour lancer à l’encontre de Mme Bettencourt une enquête fiscale en bonne due et forme).

Dans toute autre démocratie digne de ce nom, les Etats-Unis par exemple, si souvent pris en exemple par nos gouvernants, Eric Woerth aurait déjà été évincé du gouvernement, commission d’enquête parlementaire et mea culpa public à la clé. Tout comme Bernard Kouchner n’aurait jamais dû politiquement survivre aux révélations du journaliste Pierre Péan sur ses accointances coupables avec des dictateurs africains … Tout comme le secrétaire d’Etat Christian Blanc aurait dû partir en fumée après les révélations du « Canard Enchaîné » sur ses 12.000 euros de cigares achetés aux frais de la princesse… Tout comme Alain Joyandet n’aurait pas dû rester une seconde de plus au gouvernement après l’histoire de son aller-retour express à Haïti en avion privé à 116.000 euros, et encore plus après les révélations sur ses affaires immobilières à Saint-Tropez…
Mais non, ils sont toujours là, insubmersibles, indéboulonnables, inébranlables. Mieux, et on le voit encore dans l’affaire Woerth, le Président de la République et le Premier ministre, et avec eux tous les mainates de l’UMP, se sont empressés de jouer les témoins de moralité d’un ministre en plein conflit d’intérêt. Qu’on se le dise : en France, le conflit d’intérêt n’existe plus. Tout est possible. Surtout, ne vous gênez pas… (more…)

26 juin 2010

Parisot ne fait pas appel de sa condamnation aux prud’hommes

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

Laurence Parisot aurait-elle toute sa tête occupée à penser à son immanquable reconduction aux commandes du Medef ? Pourtant, faute d’autre candidature, le trône du mouvement patronal lui est acquis. Alors, quand le Medef laisse passer la date butoir du 11 juin pour faire appel de sa condamnation face à Jacques Creyssel, ex-directeur général du syndicat patronnal, peut-on considérer ça comme un oubli?
En réalité, selon nos informations, Laurence Parisot aurait préféré se contenter de ce jugement assez défavorable plutôt que se risquer à interjeter appel à seulement quelques jours du Congrès du mouvement patronal.
En mars dernier, les prud’hommes avaient reconnu que le licenciement de Jacques Creyssel était « sans cause réelle et sérieuse », permettant à l’ex-directeur général du Medef d’obtenir la coquette somme de 736 438 euros, soit davantage que ce que coûte au Medef la baisse des cotisations obtenue par ses adhérents en 2010.
Licencié en juillet 2008 pour «fautes graves», Jacques Creyssel se voyait reprocher par la présidente du Medef, de l’avoir laissée dans l’ignorance de certains errements de la gestion du 1% Logement, gestion à laquelle le Medef est associé. Au centre de la dispute entre les deux poids lourds de l’organisation patronale : le financement de l’association Entreprise et logement (AEL). L’ex-délégué général soutenait que sa patronne était «parfaitement au courant» du financement d’AEL par le Medef dès l’automne 2007.

Emmanuel Lévy pour Marianne2.fr

Fonctionnaires : vers un gel des salaires ?

Filed under: 03 - Economie,08 - Santé-Services publics — iledere @ 6:30

Avant les négociations triennales dans la Fonction publique vendredi, le gouvernement a exclu mardi une baisse des traitements, mais sans démentir l’option d’un gel évoqué par le quotidien Les Echos, alors que les syndicats s’inquiètent pour le pouvoir d’achat.

« On ne baissera pas le traitement des fonctionnaires. Évidemment que non ». On a avec Georges Tron (secrétaire d’Etat à la Fonction publique) » une négociation salariale « qui commence bientôt, c’est une négociation qui vaut sur les trois années prochaines, on va en discuter », a déclaré le ministre du Travail Eric Woerth.

« La rémunération dun fonctionnaire, ce n’est pas uniquement le point d’indice », car « il y a une deuxième partie » qui est « lévolution du fonctionnaire dans une grille de rémunérations. Ca, c’est à peu près 2% par an », de hausse moyenne de pouvoir d’achat, a-t-il ajouté.

Alors que les négociations salariales commencent vendredi par un « bilan » souhaité par le gouvernement, Les Echos ont affirmé mardi que Bercy et Matignon envisageaient « un gel pur et simple du point d’indice« , ce que le gouvernement n’a ni confirmé ni démenti auprès de l’AFP.

« Les négociations commencent vendredi », a-t-on seulement commenté à Matignon.

« L’exécutif se dirige vers une position ferme« , croit savoir le quotidien économique, selon qui « l’idée d’un gel triennal » gagne du terrain.

Le point d’indice fixe en moyenne 80% du salaire pour 5,2 millions de fonctionnaires. Les primes (en moyenne 20% du salaire), les promotions, et l’intéressement collectif découlant d’une nouvelle loi doivent cependant faire progresser le pouvoir d’achat, selon le gouvernement.

« Nous ne travaillons pas sur une baisse du pouvoir d’achat ou du niveau de vie des fonctionnaires« , a également déclaré le secrétaire d’Etat au Budget François Baroin à l’Assemblée, interrogé par le député socialiste François Eckert sur un « gel du point d’indice« . (more…)

25 juin 2010

Sarkozy à La Courneuve en catimini : quel aveu d’échec !

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Hier soir Nicolas Sarkozy s’est rendu en Seine Saint-Denis durant 3 heures. A cette occasion, il est revenu dans la Cité des 4000 à La Courneuve. Il y a 5 ans, il avait promis de « nettoyer » le quartier, rongé par le trafic de drogue, à l’origine de la mort d’un enfant victime d’une balle perdue.

Il y 5 ans Nicolas Sarkozy transformait à plusieurs reprises La Courneuve en plateaux de télévision. L’exploitation médiatique du drame de La Courneuve devait alors permettre au candidat Sarkozy de montrer au pays ce qu’il ferait pour l’ensemble des banlieues. Cinq ans après, il est contraint de venir au milieu de la nuit en catimini car à La Courneuve comme en Seine-Saint-Denis, son bilan en matière de sécurité publique et d’actions dans les quartiers populaires n’est pas glorieux : quel aveu d’échec !

Escalade de la violence
Ces dernières semaines, nous avons assisté à plusieurs opérations policières qui font suite à une escalade de la violence avec un jeune homme de 28 ans décédé après avoir été atteint d’une balle en plein cœur et d’une mère de famille blessée à la jambe par une balle perdue au Mail de Fontenay.

Depuis des mois, nous alertons sur la dégradation de la situation sociale et de la sécurité. Notre territoire a besoin d’une véritable stratégie en matière de sécurité publique avec une police rétablie dans ses missions de proximité, d’investigation, et de rétablissement de l’ordre.

En 5 ans, si les immeubles ont changé dans une partie de la cité – une partie seulement-, la spirale négative n’est pas enrayée : une souffrance des habitants au quotidien, pour lesquels le sentiment d’injustice est profond, les inégalités et l’entre-soi qui gagnent du terrain.

A La Courneuve et en Seine Saint-Denis, nous sommes habitués aux visites ministérielles. Notre département en détient même le record : une tous les 3 jours en moyenne ! Les ministres passent, les problèmes restent ! Si au moins cette visite nocturne du président de la République pouvait servir à quelques chose…

Par Stéphane TROUSSEL Conseiller général (PS) de La Courn…

Guillon, Porte et Morel à la trappe: applaudissements à l’Elysée

Filed under: 05 - Presse, média, Internet,20 - UMP — iledere @ 6:29

Le PDG de Radio-France, Jean-Luc Hees et le directeur de France Inter, Philippe Val, auront beau avancer tous les arguments de la terre et jouer de toutes les contorsions, les limogeages consécutifs de Stéphane Guillon, Didier Porte et François Morel seront forcément interprétés comme une capitulation en rase campagne.

Jamais responsables de l‘audiovisuel public, depuis l’installation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, n’auront cédé avec autant de zèle aux oukases d’un pouvoir, et plus largement d’une classe politique, excédés par les billets au vitriol d’un trio de saltimbanques que l’on exécute aujourd’hui, sans ménagement.

On peut tout reprocher aux trois intéressés – le caractère délibérément provocateur et souvent pyromane de leurs interventions, l’outrance, la vulgarité de certains propos et les franchissements de ligne jaune – mais quels que soient les débordements, ce tir groupé de licenciements est une faute inexcusable. La liberté d’expression, même quand elle devient l’argument moteur des pires provocateurs, est un bien trop précieux pour qu’on la bafoue…

En aurait-il été exactement de même, si le PDG de la Maison Ronde ne devait pas son mandat au chef de l’Etat et le directeur de France Inter son fauteuil à la première dame de France, Carla Bruni? Je ne le pense pas. Bien évidemment, on ne peut faire qu’une lecture politique de cet épisode désastreux qui jette forcément un voile de suspicion sur le mode de gouvernance d’une entreprise où règne depuis ce matin un certain malaise. Ne parlons pas de maladresse, de décision inévitable ou de précipitation: toute interprétation autre que politique relèverait de la farce.

Certes, les dirigeants de Radio-France auront beau jeu de rappeler que les bornes ayant été franchies et les trois zigotos avertis à de multiples reprises, il fallait que la sanction tombe et que les saltimbanques payent. On rétorquera que les millions d’aficionados d’Inter n’ont jamais semblé choqués, au point d’exiger ces trois têtes que s’empresse d’offrir à leur actionnaire une équipe dirigeante décidée à faire place nette.

Tout cela nous renvoie à des pratiques et à une époque que l’on pensait ensevelies à jamais. Et tout cela augure assez mal de ce qui s’annonce à France Télévisions, où Nicolas Sarkozy s’apprête à installer une nouvelle équipe. Le limogeage de Stéphane Guillon et de ses deux comparses est en tous les cas la première démonstration, in vivo, que la loi Sarkozy réformant le mode de nomination des PDG de chaînes de service public comportait bien en son sein les gènes malsains d’une reprise en main. Et Radio France en est le laboratoire.

Ironie du sort, mais pas fait du hasard, Canal+ a profité aujourd’hui de l’officialisation de l’éviction de Guillon de France Inter pour annoncer qu’elle reconduisait le contrat de ce dernier, pour la huitième année de suite, au sein d’une chaîne dont le PDG, Bertrand Méheut, n’est pas nommé par le chef de l’Etat

Par Renaud Revel pour son blog « Immédias »

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