Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

12 juin 2010

Sortie de crise : les diafoirus again…

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Tandis que la ministre de l’Economie estime que la France est dans une « période plutôt d’après-crise », son collègue de la Relance émet des réserves, en raison notamment d’un investissement privé insuffisant.

Les données de l’Insee sur l’emploi salarié, qui font état d’une légère hausse au premier trimestre, sont « le signe que nous entrons dans une période plutôt d’après-crise« . C’est ce qu’a déclaré la ministre de l’Economie et de l’Emploi, Christine Lagarde, lors de son passage sur France Info jeudi 10 juin. « Pour la première fois depuis le premier trimestre 2008, l’emploi salarié augmente en France, c’est vraiment une bonne nouvelle », a-t-elle déclaré.

« C’est le signe que nous entrons dans une période qui est plutôt une période d’après-crise« , a-t-elle ajouté. Mais elle a toutefois nuancé: cela « ne signifie pas que les effets de la crise sont résorbés, ni qu’on aura dorénavant chaque trimestre des chiffres positifs ».

Interrogée sur les raisons de cette petite éclaircie, Christine Lagarde a mis en avant les chiffres positifs en matière de croissance enregistrés depuis le deuxième trimestre 2009.

Retour du beau temps sur les CDI
« Graduellement, les entreprises ont commencé à restocker, puis, au fur et à mesure que des commandes se précisent, que le livre de commandes se consolide un peu, certaines entreprises ont recommencé à embaucher« , a-t-elle déclaré.

« On a très clairement ce mouvement-là au niveau de l’intérim mais également maintenant au niveau des contrats à durée indéterminée, donc des emplois plus solides, c’est particulièrement vrai dans le secteur des services, mais pas dans le secteur industriel », a-t-elle ajouté.

L’économie française a regagné 27.900 postes dans l’ensemble des secteurs, soit une hausse de 0,2% par rapport au trimestre précédent, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. L’évolution sur un an reste négative (moins de 123.500 postes ou moins 0,7%).

Mais « l’investissement privé n’est pas au rendez-vous »
De son côté, le ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, Patrick Devedjian, a estimé jeudi que la France n’était « pas totalement sortie de la crise », en raison notamment d’un investissement privé toujours insuffisant.

« Nous ne sommes pas (…) totalement sortis de la crise, (…) notamment parce que l’investissement privé n’est pas encore au rendez-vous », a déclaré Patrick Devedjian, lors d’une visite d’un chantier de logements sociaux à Lille, entrepris dans le cadre du plan de relance.

Avec une croissance de 0,1% au premier trimestre 2010, qui fait suite à une croissance positive aux trois derniers trimestres 2009, « on est certes formellement sorti de la crise, puisque nous ne sommes plus en récession, mais cette croissance reste faible« , a-t-il expliqué.

« En revanche, l’investissement public continue de jouer un rôle important » pour soutenir la croissance, a-t-il ajouté. Il s’est félicité de la « réactivité avec laquelle aussi bien les préfets que les collectivités locales ont mis en œuvre le dispositif du plan de relance« .

Etablissant un nouveau bilan de ce plan, le ministre a annoncé que « plus de 34,2 milliards ont été à ce jour injectés dans l’économie française », ce qui représente « plus de 88% des sommes annoncées par les pouvoirs publics sur la période 2009-2010 pour faire face à la crise ». L’Etat a ainsi « investi dans plus de 1.500 chantiers dans les infrastructures et le bâtiment« , a-t-il précisé.

(Nouvelobs.com)

Nota : si nous sortons de la crise, Devedjian perd son job et si nous nous enlisons dans cette crise c’est Lagarde qui risque d’en pâtir… Pas étonnant qu’ils aient quelques divergences…

2 réponses à “Sortie de crise : les diafoirus again…”

  1. babelouest dit :

    Bien d’accord, La Main Gauche. SI (oui, SI) crise il y a, elle a à peine débuté pour nous simples consommateurs-producteurs européens. Plutôt qu’une crise, il s’agit d’un effort délibéré de tuer nos économies afin de nous assujettir davantage. Les responsables, les coupables ? Le banques bien sûr, et leurs alter égos les fonds de placement, les compagnies d’assurances, leurs sujets dévoués les instituts de notation financière et les instituts de sondages, mais aussi les médias du premier plan, en particulier la télévision.

    La crise agitait ses bras décharnés, ses mains squelettiques au risque de faire peur ? Maintenant, maintenant seulement elle arrive. Bien que fabriquée, elle n’en sera pas moins épouvantable. Celle de 1929, plus spontanée et provoquée par un enchaînement de stupidités, fut moins grave car elle ne fut qu’un simple épiphénomène sur un tissu économique intact. Il aura fallu malgré tout une guerre mondiale, et plus de cent millions de morts, pour en venir enfin à bout. Que coûtera ce désastre-ci ?

  2. La main gauche dit :

    … et quand on a rien fait d’autre que sauver les fesses et les deniers des responsables, que peut alors être « une période d’après crise » ?.. si ce n’est « une période d’avant crise » ? ..

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons