La gauche s’empare de l’affaire Woerth
L’opposition ne faiblit pas, face au refus d’explications précises d’Eric Woerth. Après que la droite a fait corps mardi derrière l’actuel ministre du travail (lire notre article), à la veille de la manifestation contre la réforme des retraites qu’il porte, la gauche a décidé de ne pas lâcher l’affaire. Et attaque même de plus belle.
La palme de l’offensive la plus brutale revient à Ségolène Royal. Dans un message adressé mercredi 23 juin en début d’après-midi aux adhérents de Désirs d’avenir (que l’on peut retrouver en ligne ici), la présidente de la région Poitou-Charentes estime que «le système Sarkozy est corrompu»: «Servile devant l’argent-roi, cette équipe gouvernementale lamentable qui nous gouverne s’est disqualifiée. On comprend enfin pourquoi Nicolas Sarkozy défend avec tant d’acharnement son bouclier fiscal qui protège les très grandes fortunes amies». Et Royal d’exprimer son «dégoût» en découvrant que «Nicolas Sarkozy (…) a dans son carnet d’adresses, une multi-milliardaire conseillée pour ses placements financiers par le ministre du budget! Nul doute qu’il pourrait lui donner de meilleures idées».
Dans le même temps, mercredi après-midi, Eva Joly a tenu conférence de presse, pour répondre à l’annonce par le ministre du travail d’une plainte en diffamation de son épouse à l’encontre de l’eurodéputée écologiste (lire ici). «Toute volonté d’arrêter le débat public par l’intimidation est malvenue», a-t-elle estimée, s’amusant presque de l’attaque en justice: «J’ai vécu six années durant menacée et protégée (durant l’instruction de l’affaire Elf, ndlr), ce n’est pas une poursuite en diffamation qui va m’arrêter…»
En outre, l’ancienne magistrate a également jugé «très inquiétantes les attaques au pénal contre la presse; dans d’autres pays, cela se répare au civil». Et de lâcher: «Si la diffamation est un moyen d’obtenir que l’on se taise, je suis prête à assumer une condamnation tout en ayant raison, rejoignant une longue liste de coupables de diffamation qui avaient malgré tout raison.»
Pour Eva Joly, soutenue par Cécile Duflot, Noël Mamère ou Yannick Jadot, «dans une démocratie normale, nous devons pouvoir être assurés que les décisions du ministre du budget ne puissent nullement être influencées par d’autres acteurs». Or, explique-t-elle, «Madame Woerth n’est pas secrétaire, mais a fait HEC et fait partie des cinq employés de la société qui gère la fortune de Mme Bettencourt. On peut donc penser qu’elle y est active. Il y a une contradiction à être ministre du budget en charge de gérer et faire rentrer l’argent dans les caisses de l’Etat, et avoir sa femme employée dans une structure qui, d’évidence, travaille à ne pas faire rentrer tout l’argent dû à l’Etat, pour le dire comme ça».
Enfin, l’eurodéputée a considéré que «dire “Mme Joly est méchante et moi je suis gentil”, ou “Je n’ai pas une tête à couvrir de l’évasion fiscale”, ça ne suffit pas à clore le débat». Avant de rebondir sur la révélation de la décoration de la Légion d’honneur de Patrice de Maistre – gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt – par Eric Woerth en 2008 (lire notre article): «Cela me rappelle le dossier Elf, quand j’avais menacé de perquisitionner les locaux de la Légion d’honneur, car tous les mis en examen avaient été décorés. A vous, journalistes, de vérifier les éloges qui méritaient alors décoration.» (Lire la suite…)

Même si le gouvernement a mis en marche sa machine à communiquer. Les Français sont toujours : « 56% à être hostiles à la
On parle beaucoup de «la fin de la retraite à 60 ans». Mais on ne dit pas qu’il va s’agir, pour un salariat de plus en plus confronté au chômage et à la précarité, de travailler jusqu’à 67 ans.
Il y a deux ans, on la surnommait la droite snif-snif. La multiplication des annonces antisociales du gouvernement Sarkozy avait révélé l’ampleur de la rupture. La crise est arrivée, et Sarkozy fut contraint de renoncer à certaines d’entre elles, et de jouer les gauchistes sur toutes les tribunes internationales qui s’offraient à lui. Depuis l’automne dernier, une autre séquence s’est ouverte, plus grave, plus décisive pour le président français : des accusations de népotisme aux privilèges cachés des ministres, des interventions présidentielles dans les médias au cumul des mandats de ses collaborateurs, le camp présidentiel est devenu la caricature d’une «droite sans gêne», qui ne voit pas, ne comprend pas quel mal il y a à continuer d’agir comme elle le fait.>
La contre-réforme Sarkozy-Woerth sur les retraites est brutale, provocatrice et injuste.
Et si les terroristes islamistes étaient d’abord et avant tout des “cornichons“, souvent bien plus stupides et maladroits que véritablement dangereux ?
Les affaires et révélations de combines, petites et grosses, sont si nombreuses ces derniers temps, qu’elles donnent le tournis. Voici une liste non exhaustive de 18 affaires mêlant argent, pouvoir et souvent les deux, qui empoisonnent la vie présidentielle depuis janvier dernier.
Leur seule manière d’être une équipe, ce n’est pas quand ils jouent, mais quand ils refusent de s’entraîner
A quoi ressemble un marchand d’armes ? Est-ce que le mal est inscrit sur ses traits, transparent ? Ou bien arbore-t-il au contraire une ganache de pékin moyen ? Question d’importance. La tenue du salon de l’
