Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 juillet 2010

Quand les vieux beaux regrettent le temps d’avant. Michel Sardou inside

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

Il  avait déja donné sa vision de la femme dans les années 80 , aujourd’hui il reprend le même thème et commence sa chanson de la même façon .

Dans un voyage en absurdie
que je fais lorsque je m’ennuie
j’ai imaginé sans complexe
qu’un matin je changeais de sexe
que je vivais l’étrange drame
d’être une femme.

Notons déja que pour lui être une femme est un drame.

Inversons pour voir ce que ça fait  « j’ai imaginé sans complexe qu’un matin je changeais de sexe, que je vivais l’étrange drame d’être un homme ». Moins crédible non ?

La suite est un vibrant plaidoyer contre les femmes qui font carrières et pour leur retour  dans le giron des hommes.

Le clip suffit d’ailleurs à comprendre ce qu’est une femme pour Michel Sardou :  Jeunes, jolies, assez peu vêtues elles se déhanchent et minaudent. Et visiblement il regrette bien que nous ne soyons pas toutes comme ça.

Depuis les années 80
Les femmes sont des hommes à temps plein
fini les revendication
ce qu’elles ont voulu maintenant elles l’ont
ce sont toutes des femmes accomplies
sans vraiment besoin d’un mari
femmes capitaines de sociétés
elles ont d’autres chats à fouetter
de conseil d’administrations, de longs diners en réunions
passer en coup de vent chez le coiffeur
se maquiller dans l’ascenseur

Parceque travailler à l’extérieur c’est être un homme ?

Et puis il s’agit d’une contre vérité, les femmes ne sont pas des hommes à temps plein. Elles le sont au boulot lorsqu’elles ont la chance d’avoir effectivement un temps plein (puisque le temps partiel est surtout réservé aux femmes) et surtout elles sont 4 fois plus à temps plein que les hommes lorsqu’il s’agit du travail domestique.

Quand aux femmes dans les conseils d’administration et les longs diners elles existent bien heureusement, mais elles y sont très minoritaires comme chacun sait. (more…)

Pour Sarkozy, tous les chemins mènent aux Roms

Filed under: 11 - société,20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:55

Les événements de Saint-Aignan servent de prétexte au gouvernement pour sortir de son chapeau une série d’annonces qui ramèneront vers Sarko l’électorat de droite. Et peu importe que toute la communauté des gens du voyage soit sanctionnée à cause d’une poignée de délinquants. Tout est bon à prendre pour gagner des voix.

Les événements de Saint-Aignan n’ont rien de commun ni d’acceptable. Mais un barrage de police forcé et des événements sur lesquels la justice doit faire le jour ne peuvent pas servir de prétexte à une campagne propagandiste de la part du pouvoir. En la matière, la République se définit ainsi : c’est l’ordre républicain qui allie droit à la sécurité publique et droit de chaque citoyen à la sûreté. La République ce n’est pas la démagogie ni la stigmatisation. Souvenons nous des campagnes haineuses en Italie à l’égard des « Roms » : ont-elles réglé quoi que ce soit ? Elles ont réglé l’issue des élections au bénéfice de la droite : cela n’a pas échappé à l’Elysée.

En fanfare, une réunion consacrée aux « gens du voyages » a donc été organisée à l’Elysée.
Que nous annonce donc le gouvernement ? Que l’Administration fiscale va contrôler les déclarations de citoyens français ? On s’étonne que cela n’ait pas été le cas depuis toujours… L’étonnement passé, on ne peut reprocher à dix inspecteurs des impôts de regarder quelques déclarations fiscales. Pour le reste, on nous annonce le démantèlement de camps illicites. Certes mais c’est bien le moins que l’on fasse respecter la loi à condition que l’Etat lui-même la respecte et offre des possibilités de relogement, nous y reviendrons. Glorieusement, on va reconduire à la frontière les « roms » roumains ou bulgares, qui n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec les événements de Saint-Aignan mais qu’importe ! Ils paieront pour d’autres… Les échanges de policiers instruiront certainement la Police nationale française sur la considération dont jouissent certains citoyens roumains dans leur pays, considération qui explique une bonne part de l’immigration illégale « rom »… Quant aux aires d’accueil, le département des Hauts-de-Seine ne servira pas d’exemple puisqu’il fuit ses obligations légales depuis des années.
Comme à son habitude, le pouvoir entretient la confusion : entre les « roms » et les « gens du voyages ». « Gitans », « manouches », « roms » sont pêle-mêle utilisés dans un esprit cynique qui consiste à tout mélanger pour être plus sûr que plus personne ne comprendra les tenants et les aboutissants de la question. Parmi les clichés utilisés par le pouvoir, on a échappé à une loi protégeant les hérissons du barbecue… (more…)

30 juillet 2010

Le Syndicat national des journalistes aux côtés de Mediapart

Filed under: 05 - Presse, média, Internet — iledere @ 12:00

Le Syndicat national des journalistes annonce  «qu’il se porte en justice, aux côtés de Mediapart et de ses journalistes, dans la plainte en diffamation déposée contre le secrétaire général de l’UMP qui s’est permis, le 6 juillet dernier, de les accuser d’utiliser des « méthodes fascistes »». Mediapart publie ci-dessous ses deux communiqués.

La nécessité de la liberté de la presse réaffirmée par la justice
Merci aux juges qui ont réaffirmé, ce vendredi 23 juillet 2010, que les articles attaqués relèvent de la «légitime information du public».   Ils sont bien sur la même ligne que les juges de la première instance qui avaient rappelé, le 1er juillet dernier, que la publication des extraits des écoutes réalisées au domicile de Liliane Bettencourt contenaient bien des informations d’intérêt général. Cette dernière, ainsi que Patrice de Maistre, demandaient en référé aux juges d’ordonner l’interdiction de toute diffusion de ces enregistrements en ce qu’ils étaient une atteinte à la vie privée de leurs clients. Déboutés, les plaignants avaient fait appel de cette première ordonnance.

Les juges, en rappelant aujourd’hui l’équilibre nécessaire «entre le droit au respect à la vie privée et la liberté de l’information», sont également dans le droit fil des textes européens et de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg sur la liberté de la presse, «pierre angulaire de la démocratie».

Médiapart, Le Point, le Point.fr et les journalistes voient ainsi leur travail d’enquête pleinement reconnu, n’en déplaise à toutes celles et ceux, politiques compris jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, qui les ont mis en cause et insultés abondamment ces dernières semaines.    Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, aux côtés de ses confrères depuis le début, tient à les féliciter de faire honneur ainsi à une profession si souvent décriée. Nul doute que les citoyens pourront continuer à être aussi bien informés que possible sur cette affaire d’Etat constituée par les multiples facettes du tentaculaire dossier Woerth/Bettencourt.

Le SNJ rappelle qu’il se porte en justice, aux côtés de Mediapart et de ses journalistes, dans la plainte en diffamation déposée contre le secrétaire général de l’UMP qui s’est permis, le 6 juillet dernier, de les accuser d’utiliser des «méthodes fascistes».

Paris, ce 25 juillet 2010

Dès le 8 juillet, le SNJ avait publié le communiqué qui suit.

Affaires et politiques – Haro sur les journalistes !

De Paris jusqu’à Vesoul (où Alain Joyandet vilipende les journalistes de France 3), c’est une véritable chasse aux journalistes qui a été lancée par quelques-uns des plus hauts responsables du gouvernement et de la majorité au pouvoir en France.

Après les révélations des journalistes de Médiapart, du Canard Enchaîné et de la presse en général sur l’utilisation des fonds publics et les multiples affaires Woerth/Bettencourt, les journalistes semblent bien devenus les « nuisibles » à abattre. (more…)

L’interdiction de la corrida, plus qu’une histoire de taureaux

Filed under: 09 - Evènement,11 - société — iledere @ 6:30

Le 28 juillet, la Catalogne est devenue la deuxième région autonome d’Espagne à bannir la tauromachie. Alors que les anti-corridas se réjouissent de cette décision, la presse conservatrice s’insurge contre ce qu’elle considère comme une atteinte aux traditions du pays.

On parle de taureaux, mais c’est l’Espagne dont il est question », titre ABC dans son édition du 28 juillet. Le Parlement catalan vient d’adopter le 28 juillet, à une courte majorité (68 votes contre 55), l’interdiction des corridas sur son territoire à partir de 2012. Pour le quotidien conservateur, ce vote historique signifie bien plus que la fin d’une tradition folkorique. « Associer la corrida avec la culture et l’histoire de l’Espagne n’est pas un ‘espagnolisme’, mais une évidence. » L’enjeu est donc bel et bien politique, et le journal fustige ce qu’il considère comme un « nettoyage culturel » de la Catalogne par les nationalistes locaux.

El Periódico de Catalunya juge ces arguments « malhonnêtes » et accuse les conservateurs d’essayer de détourner la question des corridas. « Ce qui est vraiment en jeu est un choix moral, de respect pour la vie, d’horreur envers une activité où les hommes se divertissent en torturant des animaux. Et ce choix est approuvé par des Catalans et des non-Catalans, des Espagnols et des étrangers. »

Le journal catalan analyse également l’évolution du débat, depuis le lancement fin 2008 d’une pétition citoyenne. À l’époque, l’initiative législative populaire de l’organisation Prou (« assez » en catalan) en faveur de l’interdiction des corridas en Catalogne avait recueilli 180 000 signatures, avant que le sujet ne soit inscrit à l’ordre du jour du Parlement. Les arguments avancés par chaque camp étaient alors de deux ordres : « la souffrance des animaux d’un côté, et le poids historique et culturel de l’art tauromachique de l’autre. Un an et demi après, la controverse a changé de sujet », rapporte El Periódico de Catalunya. Le journal constate qu’il s’agit aujoud’hui surtout d’un débat politique guidé par des arguments préélectoraux.

El País relève néanmoins une incohérence dans le débat : le fait que la question des « correbous », ces courses de taureaux très populaires dans le sud de la Catalogne, ait été délibéremment écartée du vote parlementaire. Jusqu’à présent, aucun parti politique, pas même les nationalistes catalans, n’a osé remettre en cause cette pratique centenaire, alors que des animaux subissent des formes de maltraitance pendant ces manifestations. Et si, dans certains villages, la tradition veut qu’on mette le feu aux cornes des bêtes, ses défenseurs répliquent que « ces taureaux ne sont pas tués, ce qui rend la pratique acceptable. » Dès qu’il est question de tradition, on voit bien que la politique n’est jamais très loin.

Marianne Dardard pour Courrier international

29 juillet 2010

La France voulait en découdre avec Al-Qaida »

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 12:00

Après l’annonce, le 25 juillet, de l’exécution de Michel Germaneau, otage français retenu par le groupe Al-Qaida au Maghreb islamique, la presse africaine fustige l’attitude de Paris. Elle considère que l’opération militaire menée par la France et la Mauritanie le 22 juillet n’a fait qu’empirer la situation.

Le 26 juillet, le président français Nicolas Sarkozy a confirmé la mort de Michel Germaneau, un humanitaire français de 78 ans, qui avait été enlevé au Niger le 19 avril dernier par Al-Qaida au Magheb islamique (AQMI). Ses ravisseurs ont affirmé l’avoir tué samedi 24 juillet, en représailles au raid militaire conduit, au nord du Mali, conjointement par la France et la Mauritanie, qui avait fait six morts parmi les terroristes. Cette opération, menée le 22 juillet, visait à tenter de libérer Michel Germaneau avant l’expiration de l’ultimatum fixé au 26 juillet par l’AQMI.

22 Septembre, un quotidien de Bamako, interprète l’affaire différemment. Pour ce journal, Michel Germaneau « a été tué le 22 juillet dans l’opération militaire conduite par Paris, soutenu par l’armée mauritanienne qui lui servait surtout de guide et d’interprète ». Des moyens militaires importants avaient été mobilisés pour cette opération, mais ils n’avaient pas permis la localisation de l’otage. « L’impression qui se dégage, c’est qu’il fallait en découdre avec l’AQMI, même si Germaneau devait y perdre la vie », ajoute 22 Septembre. Le quotidien insinue que Paris était peut-être convaincu de son décès, avant même le lancement de l’opération, en raison de la santé précaire de l’otage – qui, cardiaque, n’avait plus de médicaments.

Pour L’Indépendant de Bamako, le raid français s’est terminé en désastre. Non seulement l’otage n’a pu être libéré, mais au moins six terroristes auraient été tués et plusieurs autres faits prisonniers, or « le pire était à craindre de la part de l’AQMI en termes de représailles ». Selon ce journal, l’échec du raid a provoqué l’incompréhension de Madrid vis-à-vis de la France, qui ne l’avait pas consulté. Or deux otages espagnols sont encore aux mains de l’AQMI et leur sort « ne tient plus qu’à un fil », ajoute L’Indépendant.

La maladresse de l’opération représente également « une humiliation pour le Mali, dont le gouvernement n’a probablement pas été informé et dont les troupes n’ont pas participé à l’opération », déplore le quotidien malien Le Républicain qui y voit un signe d’isolement ou de manque de confiance. « Peut-être parce que la Mauritanie serait plus déterminée que le Mali à lutter contre Al-Qaida » ? interpelle-t-il.

Le quotidien burkinabé Le Pays est moins sévère vis-à-vis de la France. Selon lui, l’opération redonne un peu d’espoir, car, malgré la mort de l’otage français, « l’AQMI n’est plus aussi insaisissable qu’elle le paraissait. Une de ses bases a bel et bien été identifiée. L’assaut militaire a réussi à la nettoyer de ses terroristes ».

Anne Collet pour Courrier international

Têtes pensantes
L’islamologue et professeur d’université suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan profite de sa présence à Bamako, où il participe à un colloque sur les musulmans des pays francophones, pour réagir au décès tragique de l’otage français Michel Germaneau, tué le 24 juillet par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Dans une interview accordée au quotidien malien L’Indépendant, Ramadan prône une meilleure coordination des Etats concernés ainsi qu’une vraie politique éducative à l’égard des jeunes susceptibles de se faire enrôler. « Ce ne sont pas les jeunes manipulés par les salafistes qu’il faut viser, mais les têtes pensantes qui sont derrière eux. La voie des armes n’est pas la meilleure des solutions. Seule une véritable bataille pédagogique en viendra à bout« , a-t-il estimé.

Drapeau : veni, vidi, violi

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 6:32

Fini de rire ! Interdiction de déconner, désormais, avec le fier drapeau français, qu’il s’agisse de le brûler en place publique ou de le ridiculiser en photo. Il en va de l’honneur national – quand même… Ceux qui tenteraient de passer outre, détestables personnages prêts à violer la loi, n’ont qu’à bien se tenir : le châtiment sera à la hauteur de l’outrance… euh, pardon : de l’outrage.

En l’un de ces emballements sémantiques dont les ténors de la droite régimaire se sont donnés le mot, Fredé(nic le langage) Lefebvre a livré son sentiment (mesuré) quant aux révélations quotidiennes accablant chaque jour davantage son compagnon de parti, Éric Woerth.

En l’espèce ?

Il s’agit, affirmait le porte-parole en une ridicule tribune publiée il y a quinze jours sur France Soir, d’un « viol collectif de nos principes » – rien de moins.

Et le même de réitérer, il y a quatre jours lors d’un meeting d’été des jeunes UMP, qualifiant « de « viol collectif » ce que les médias font subir aux Woerth », rapporte Libération, qui précise : « La salle est comblée. »
Voilà : comblée
« Il ne faut pas avoir peur du mot », expliquait Frédéric Lefèbvre face au reproche fait à ceux de son parti d’user trop facilement du terme « guerre ».
Et tu devineras sans peine que la phrase peut s’appliquer à l’ensemble de son œuvre : ne jamais avoir peur des mots, c’est le secret.
Quitte à les forcer, un soir au coin d’une ruelle sombre, pour mieux leur faire perdre tout sens et toute réalité.

De l’outrance à l’outrage, il n’y a qu’un pas – et deux lettres.
Et tu me pardonneras de lier cette (aussi incroyable qu’indéfendable) formulation – Éric Woerth et Madame en pleine tournante, sauvagement pénétrés jusqu’à ce que mort médiatique s’ensuive – à cette loi passée comme un drapeau à La Poste, qui punit désormais d’un juste châtiment ceusses qui oseraient manquer de respect au national étendard.

Un rapprochement malvenu ?
C’est pourtant là chose semblable : tu n’attenteras pas à l’image de nos augustes personnalités politiques, pas plus qu’à celle de notre tricolore drapeau.
Et je suis sûr – pour rester dans le registre sexuel – que tu as noté que le prétendu outrage au drapeau ayant provoqué le vote de cette loi indigne – photo où un jeune homme se torchait avec la bannière nationale – était d’abord une histoire de fesses.
Lui mettait notre drapeau dans son cul.
C’est inacceptable. (more…)

28 juillet 2010

L’UMP pourrait payer pour les emplois fictifs imputés à Chirac

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (AFP)Nicolas Sarkozy aurait promis à son prédécesseur que l’UMP rembourserait le coût des emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, ce qui permettrait à Jacques Chirac de ne pas être condamné.

Nicolas Sarkozy aurait promis à Jacques Chirac que l’UMP rembourserait le coût des emplois présumés fictifs de chargés de missions à la Ville de Paris qui sont l’objet du procès de l’ancien chef de l’Etat, croit savoir Le Canard enchaîné du mercredi 28 juillet. Nicolas Sarkozy aurait pris cet engagement auprès de son prédécesseur lors d’un déjeuner dans le restaurant parisien Tong Yen le 15 juin dernier, écrit l’hebdomadaire satirique.

Contacté par Reuters, l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas fait de commentaires. Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre n’a pu être joint dans l’immédiat.

Un éventuel remboursement de l’UMP permettrait d’obtenir le retrait de la constitution de partie civile de la Ville de Paris, le maire socialiste actuel, Bertrand Delanoë, ayant proposé cet arrangement publiquement en novembre 2009.

En principe, pas de condamnation de Chirac
Le procès Chirac aurait cependant lieu mais le tribunal statuerait alors sans plaignant ni accusation car le parquet a requis un non-lieu à la fin de l’instruction et ne demandera donc pas, en principe, de condamnation de Jacques Chirac.

Sur décision d’une juge d’instruction, l’ancien président de la République doit être jugé, soit en novembre, soit en février prochain au tribunal correctionnel de Paris pour « détournement de fonds publics » avec neuf autres prévenus pour 21 emplois présumés fictifs de chargés de mission à son cabinet de maire de la capitale entre 1992 et 1995. La date finale du procès sera arrêtée en octobre. Elle dépend de l’éventuelle jonction d’une autre affaire similaire où Jacques Chirac est mis en examen à Nanterre.

La facture des emplois fictifs présumés retenus dans le renvoi de Jacques Chirac – d’autres étant présumés mais prescrits – est chiffrée à 3,5 millions d’euros dans l’ordonnance de renvoi. La facture globale serait de cinq millions d’euros, selon la municipalité.

L’ancien président nie que les emplois aient été fictifs et entend plaider la relaxe à son procès. Les employés en question ne travaillaient pas pour le RPR, prédécesseur de l’UMP mais auraient bénéficié de rémunérations de pure complaisance. Il n’avait donc jusqu’ici jamais été question d’un remboursement ni par l’UMP, ni par aucun des bénéficiaires des emplois en question, à l’exception notable du syndicat FO, qui a reversé à la Ville les salaires du chauffeur de son dirigeant Marc Blondel qu’elle avait pris en charge.

(Nouvelobs.Com avec Reuters)

C’est la guerre entre David Douillet et Rama Yade

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

L’ancien judoka ne cache pas son intérêt pour le poste de secrétaire d’Etat aux Sports. Réplique cinglante de celle qui occupe le fauteuil : « Il mériterait la ceinture noire du ridicule ».

David Douillet « mériterait la ceinture noire du ridicule ». Rama Yade n’a pas fait dans la dentelle, lundi 26 juillet, pour renvoyer le judoka dans les cordes. Car il ne peut y avoir qu’un seul secrétaire d’Etat aux Sports et Rama Yade n’a guère apprécié que David Douillet dise son intérêt pour le poste.

Critiquée par le député UMP pour ses commentaires sur l’équipe de France de football, lors de la Coupe du monde, Rama Yade assume. Elle dit ne pas regretter ses propos sur les Bleus: « C’est mon travail de dire qu’il y a trop d’argent dans le football. J’étais même en deçà de la réalité« , déclare-t-elle sur Europe-1. Et qu’importe si David Douillet n’est pas d’accord : « nous on ne commente pas, on travaille« , assure la secrétaire d’Etat aux Sports.

« J’accepterais »
Chacun à sa place, donc. Pour l’instant ? Car David Douillet ne s’en cache pas, il pense avoir les épaules pour le job. « Si Nicolas Sarkozy me le proposait, j’accepterais« , a reconnu David Douillet dans un entretien paru jeudi dans Var matin. « Mon ambition est de servir l’intérêt général. Ma satisfaction: contribuer à faire avancer quelque chose ou améliorer le système« .

La colère de Rama Yade a pour premier effet de pousser David Douillet à calmer le jeu. « A aucun moment je ne me déclare candidat à un poste en particulier. Je suis un jeune élu du peuple qui a beaucoup à faire avec son mandat parlementaire« , écrit sur son blog le député UMP – David Douillet est d’ailleurs passible de sanctions financières pour absentéisme répété à l’Assemblée nationale.

« Ma réponse à la rumeur reste la même : ‘Si Nicolas Sarkozy me le proposait, j’accepterais. Mon ambition est de servir l’intérêt général. On n’a pas besoin d’être ministre pour être dans l’action. En politique, c’est l’énergie que vous mettez qui compte. Pas un mot de plus, pas un mot de moins« , insiste David Douillet.

Populaires
Entre David Douillet et Rama Yade, ce n’est pas forcément l’ancien judoka qui pèse le plus lourd. La secrétaire d’Etat reste la plus populaire des membres du gouvernement. Mais David Douillet peut lui aussi s’appuyer sur de bons sondages. Il fait partie des personnalités préférées des Français, selon l’Ifop. En outre, son expérience d’élu peut lui laisser l’espoir de faire mieux que Bernard Laporte, lui aussi ancien sportif, et éphémère secrétaire d’Etat au début du quinquennat.

Le prochain remaniement gouvernemental est prévu pour le mois d’octobre. S’il respecte ce tempo, Nicolas Sarkozy a donc tout le temps de la réflexion. Le président de la République pourrait d’ailleurs remplacer le secrétariat aux Sports par un ministère plein. Actuellement, Roselyne Bachelot cumule la Santé et les Sports.

(BL – Nouvelobs.com)

27 juillet 2010

Wauquiez pérore, SFR va en Algérie…

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 12:00

Alors que Laurent Wauquiez vient d’annoncer l’organisation d’«Assises des centres d’appels» afin de lutter contre la délocalisation outre-Méditerranée de ces plateformes téléphoniques, SFR persiste et signe en annonçant l’implantation d’un nouveau centre d’appel en Algérie.

Le 12 juillet, Laurent Wauquiez semblait bien décidé à partir en guerre contre les délocalisations des centres d’appels. Si le secrétaire d’Etat à l’Emploi ne prévoyait pas de grand chambardement, il annonçait au moins la tenue d’« Assises des centres d’appels », une décision saluée par les syndicats des télécoms qui réclament depuis un an l’impossibilité pour les concessions publiques de délocaliser. Mais voilà que l’opérateur de téléphonie mobile SFR vient de jeter de l’huile sur le feu. Selon un communiqué de la CFE-CGC et de l’UNSA télécoms, SFR s’apprêterait à implanter un nouveau centre d’appels en Algérie. Un projet qui a fait bondir les syndicats, ces derniers considérant la décision de l’opérateur comme une « véritable provocation ». Explications d’une délocalisation annoncée.

Comme bon nombre de grandes entreprises, SFR a choisi de confier à une entreprise spécialisée le traitement de ses plateformes d’appels. Il existe des centaines d’entreprises de ce genre en France. Teleperformance, Arvato, Webhelp constituent les principaux acteurs de ce marché florissant. Webhelp, « opérateur international de centre d’appels » essentiellement implanté au Maroc, a en charge l’externalisation des services clients d’SFR, de La Redoute, des Pages jaunes et bien d’autres.

Sur son site, Webhelp a tout prévu, pour convaincre les plus sceptiques, un onglet « Pourquoi externaliser son centre d’appels ? » présente les nombreux avantages de l’externalisation. Le vocabulaire est soigneusement choisi, il n’y est jamais question de délocalisation mais toujours d’« externalisation », un terme qui renvoie à un concept plus positif, celui de l’entreprise qui fait appel à un sous-traitant pour gérer ses plateformes téléphoniques. Un terme plus technique aussi et donc plus flou qui a le mérite d’englober l’idée de délocalisation sans avoir à la nommer. Webhelp préfère parler d’« externalisation offshore ».

Pour séduire ses clients, le site assure par exemple que de nombreux reportages ou articles ont « attiré l’attention des directions générales sur les bénéfices induits que l’on peut classer en trois catégories ». Après la baisse des coûts pour l’entreprise, Webhelp vante la « flexibilité accrue en raison de la souplesse de la législation ». Comme ça c’est clair, inutile de s’embarrasser à sauver de l’emploi en France puisque la loi permet de délocaliser à tout bout de champ en toute impunité. Laurent Wauquiez a du pain sur la planche, pas sûr que ses « Assises » suffisent à refroidir des entreprises passées maître dans l’art de la délocalisation. (more…)

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