Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.
De mardi 20 à jeudi 22 juillet, une poignée de députés ont débattu de la réforme des retraites au sein de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Ces débats étaient cruciaux, puisque le texte ainsi modifié sera celui présenté à l’ensemble des députés, à compter du 7 septembre prochain.
Au final, si 108 amendements (sur 419 présentés) ont été adoptés (dont un quart émanant de l’opposition), le texte final a peu changé.
Mais qu’a-t-on appris ?
1. Le gouvernement n’a pas inclus dans le projet présenté les quelques mesures de recettes nouvelles marginales, sous prétexte qu’il faudra en débattre à l’occasion de la prochaine loi de finances pour 2011. L’argument est hypocrite: le gouvernement pouvait parfaitement prévoir un collectif budgétaire additionnel. Mais en reportant ainsi le débat et le vote parlementaires, il pourra plus facilement masquer le faible niveau des contributions nouvelles qu’il demande aux hauts revenus et au capital pour le financement des retraites. La loi de finances, avec la discussion d’ensemble sur la rigueur qui s’annonce, est un cadre plus large qui sied bien à qui veut «noyer le poisson.»
Rappelons que ces contributions étaient de toutes façons modestes, comparés aux 25 milliards d’euros d’économies générés par les mesures d’âge ou de convergence public/privé : hausse de la tranche supérieure de l’impôt sur les revenus de 40 à 41% (+230 millions de recettes attendues) ; relèvement modeste des prélèvements concernant les revenus du capital et du patrimoine, de l’impôt sur les plus-values de cessions de valeurs mobilières et immobilières, du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et intérêts (+265 millions d’euros) ; suppression du crédit d’impôt sur les dividendes perçu par les actionnaires (+645 millions d’euros) ; taxation à l’IR des plus-values de cession d’actions et d’obligations(+200 millions d’euros) ; relèvement des taxes sur les stock-options (70 millions d’euros).
On savait déjà que le projet du gouvernement laissait un déficit annuel de 15 milliards d’euros ad vitam eternam. Avec cet examen incomplet du projet de réforme, le flou est encore plus grand.
2. Le gouvernement n’a pas non plus voulu discuter de la pénibilité au motif que des concertations sont toujours en cours avec les partenaires sociaux. Rappelons que la proposition retenue par le gouvernement est l’une des plus contestables: le handicap à 20% doit être avéré et certifié pour permettre un départ anticipé dès 60 ans.
«Nous créons un droit nouveau.» s’était félicité Nicolas Sarkozy sur France 2 le 12 juillet dernier. C’était faux, la pénibilité était l’un des fondements des régimes spéciaux. Eric Woerth ne disait d’ailleurs pas autre chose quand on l’interrogeait sur son refus de généraliser la prise en compte de la pénibilité à des métiers jugés usant: «on ne va pas recréer des régimes spéciaux». Et oui… Depuis près d’une décennie, les gouvernements successifs ont tenté d’aligner tous les systèmes sur le régime commun du secteur privé, moins protecteur.
Il y a deux ans, les discussions entre Medef et syndicats de salariés échouaient à nouveau sur la dite pénibilité. Qu’a fait le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand ? Rien. Tout simplement rien. Il s’est presque frotté les mains. (Lire la suite…)

Une copie du site internet du Ministère français des affaires étrangères annonçait le 14 juillet que la France s’apprêtait à restituer 17 milliards d’euros à Haïti, en tant qu’ancienne puissance colonisatrice. Le canular, préparé à Montréal, n’aurait semble-t-il pas fait rire à Paris.
Nous sommes en janvier 2012. La zone euro a explosé et la monnaie unique est un échec. C’est une note de 30 pages. Elle contient des centaines de chiffres. Son auteur, Mark Cliffe, est l’économiste en chef d’ING, banque néerlandaise. Sous le titre Quantifier l’impensable, le chercheur a tenté de mesurer, pour les clients de sa banque, l’impact économique de deux scénarios évoqués par certains au plus fort de la crise grecque.
Je ne savais dans quelle rubrique classer cette info. Je l’ai mis dans « humour » alors que pour l’extrême droite nationaliste Suisse, il ne s’agit pas de burlesque mais d’un projet d’avenir… Mais que voulez vous les zozos me font rire… Cela dit je serais curieux de connaître l’opinion des français frontaliers…
Les informations de Mediapart qui ont lancé
Sur la
Au moment où les micro-partis sont scrutés à la loupe par la commission des comptes de campagne, sur son site de relations avec ses élus, l’UMP publie une note juridique qui précise les conditions de mise en place d’une telle structure. Si la note est prudente, elle incite fortement les élus à se tourner vers ce type de solutions pour financer leurs campagnes électorales.
Le feuilleton
Ah, la Suisse ! Ses banques, ses journalistes… Nicolas Sarkozy a beau tout faire pour les ignorer, les Helvètes sont omniprésents dans le débat politique hexagonal. L’affaire Woerth-Bettencourt est là pour le rappeler.
