Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

27 juillet 2010

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.

Filed under: 21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 6:30

Pénibilité et retraites : la nouvelle manoeuvre de Sarkozy.De mardi 20 à jeudi 22 juillet, une poignée de députés ont débattu de la réforme des retraites au sein de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Ces débats étaient cruciaux, puisque le texte ainsi modifié sera celui présenté à l’ensemble des députés, à compter du 7 septembre prochain.

Au final, si 108 amendements (sur 419 présentés) ont été adoptés (dont un quart émanant de l’opposition), le texte final a peu changé.

Mais qu’a-t-on appris ?
1. Le gouvernement n’a pas inclus dans le projet présenté les quelques mesures de recettes nouvelles marginales, sous prétexte qu’il faudra en débattre à l’occasion de la prochaine loi de finances pour 2011. L’argument est hypocrite: le gouvernement pouvait parfaitement prévoir un collectif budgétaire additionnel. Mais en reportant ainsi le débat et le vote parlementaires, il pourra plus facilement masquer le faible niveau des contributions nouvelles qu’il demande aux hauts revenus et au capital pour le financement des retraites. La loi de finances, avec la discussion d’ensemble sur la rigueur qui s’annonce, est un cadre plus large qui sied bien à qui veut «noyer le poisson

Rappelons que ces contributions étaient de toutes façons modestes, comparés aux 25 milliards d’euros d’économies générés par les mesures d’âge ou de convergence public/privé : hausse de la tranche supérieure de l’impôt sur les revenus de 40 à 41% (+230 millions de recettes attendues) ; relèvement modeste des prélèvements concernant les revenus du capital et du patrimoine, de l’impôt sur les plus-values de cessions de valeurs mobilières et immobilières, du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et intérêts (+265 millions d’euros) ; suppression du crédit d’impôt sur les dividendes perçu par les actionnaires (+645 millions d’euros) ; taxation à l’IR des plus-values de cession d’actions et d’obligations(+200 millions d’euros) ; relèvement des taxes sur les stock-options (70 millions d’euros).

On savait déjà que le projet du gouvernement laissait un déficit annuel de 15 milliards d’euros ad vitam eternam. Avec cet examen incomplet du projet de réforme, le flou est encore plus grand.

2. Le gouvernement n’a pas non plus voulu discuter de la pénibilité au motif que des concertations sont toujours en cours avec les partenaires sociaux. Rappelons que la proposition retenue par le gouvernement est l’une des plus contestables: le handicap à 20% doit être avéré et certifié pour permettre un départ anticipé dès 60 ans.

«Nous créons un droit nouveau.» s’était félicité Nicolas Sarkozy sur France 2 le 12 juillet dernier. C’était faux, la pénibilité était l’un des fondements des régimes spéciaux. Eric Woerth ne disait d’ailleurs pas autre chose quand on l’interrogeait sur son refus de généraliser la prise en compte de la pénibilité à des métiers jugés usant: «on ne va pas recréer des régimes spéciaux». Et oui…  Depuis près d’une décennie, les gouvernements successifs ont tenté d’aligner tous les systèmes sur le régime commun du secteur privé, moins protecteur.

Il y a deux ans, les discussions entre Medef et syndicats de salariés échouaient à nouveau sur la dite pénibilité. Qu’a fait le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand ? Rien. Tout simplement rien. Il s’est presque frotté les mains. (Lire la suite…)

26 juillet 2010

Les Yes Men prennent le Quai d’Orsay pour cible

Filed under: humour — iledere @ 12:00

Une copie du site internet du Ministère français des affaires étrangères annonçait le 14 juillet que la France s’apprêtait à restituer 17 milliards d’euros à Haïti, en tant qu’ancienne puissance colonisatrice. Le canular, préparé à Montréal, n’aurait semble-t-il pas fait rire à Paris.

Les Yes Men, deux militants américains qui se sont rendus célèbres en créant de faux sites web qui mettent les gouvernements et les grandes entreprises dans l’embarras, ont maintenant des disciples à Montréal.
Dans une supercherie mise en ligne le 14 juillet, ces derniers s’en sont pris à la France, qui, depuis, cherche à effacer leurs traces sur le web. Dans un pastiche du site web du Quai d’Orsay, sur lequel apparaissait une vidéo d’une conférence de presse ainsi qu’un communiqué de presse, on pouvait lire que la France comptait restituer à Haïti près de 17 milliards d’euros. Cette somme, expliquait la « porte-parole » du Quai d’Orsay dans la fausse vidéo, équivalait à la somme, majorée d’intérêts de 5%, que le petit pays antillais a versée à l’ancien colonisateur de 1825 à 1952 en échange de son indépendance. Cette nouvelle, qui a vite fait le tour de la planète médiatique, a été démentie par le Quai d’Orsay. Vendredi dernier, le 16 juillet, le faux site web, qui était à l’adresse www.diplomatiegov.fr, a été bloqué par les autorités françaises pour réapparaître ailleurs.

Interrogées hier par La Presse, des sources du ministère des Affaires étrangères de l’Hexagone n’ont pas caché que des efforts étaient toujours déployés pour nettoyer l’internet de la supercherie. Une poursuite contre le groupe qui est à l’origine de la farce n’est pas exclue. Malgré la mise en garde des autorités françaises, les instigateurs de la farce, regroupés dans le Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés d’Haïti (CRIME), promettent de continuer leur croisade contre le gouvernement français. « Notre manière à nous de poursuivre la France, c’est sur le web« , a dit une porte-parole du collectif lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à Montréal jeudi 22 juillet. Masquée, cette dernière a refusé de révéler son identité. Trois de ses comparses, aussi présents, portaient eux aussi un loup noir. « Nous avons consulté un avocat qui nous a dit qu’il était mieux de ne pas nous identifier », a répondu la porte-parole anonyme. (Lire la suite…)

Sortir de l’euro ? Le rapport qui fait peur

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Nous sommes en janvier 2012. La zone euro a explosé et la monnaie unique est un échec. C’est une note de 30 pages. Elle contient des centaines de chiffres. Son auteur, Mark Cliffe, est l’économiste en chef d’ING, banque néerlandaise. Sous le titre Quantifier l’impensable, le chercheur a tenté de mesurer, pour les clients de sa banque, l’impact économique de deux scénarios évoqués par certains au plus fort de la crise grecque.

1/ La sortie de la Grèce de la zone euro.
2/ L’éclatement pur et simple de la zone euro.
L’économiste ne se prononce pas sur la probabilité de ces deux hypothèses (ni sur ses convictions personnelles vis-à-vis de la monnaie unique), mais, puisque le débat est sur la table et que certains l’évoquent ouvertement, « quelqu’un doit faire le sale boulot », dit-il ironiquement. Il a donc mesuré aussi scientifiquement que possible l’impact des deux scénarios, en faisant tourner ses logiciels.

Des monnaies dévaluées
Et le constat de Mark Cliffe est édifiant ! Même si l’éclatement de la zone euro est préparé suffisamment en amont pour ne pas affoler les marchés, celui-ci aurait un très grave impact sur toute l’économie européenne. Même sur l’Allemagne. Dès 2012, la production baisserait de 4 % à 9 % dans les États membres – mais aussi en Grande-Bretagne et en Europe centrale -, tandis que la plupart des nouvelles monnaies nationales perdraient la moitié de leur valeur.

Outre les aspects légaux sur lesquels Mark Cliffe ne s’étend pas et l’inévitable crise de confiance que cela provoquerait sur les marchés (qui prêtent beaucoup d’argent à la zone euro puisqu’aucun pays n’est en excédent budgétaire), l’économiste explique que, dans le second scénario, celui d’une implosion de la zone euro, les gouvernements de chaque pays auraient rapidement à défendre leur crédibilité devant les acteurs financiers qui seraient d’autant plus cruels avec des nations européennes dont la plupart n’ont pas été de bons élèves ces dernières années. Pour convaincre les marchés, chaque pays devrait évidemment accentuer les mesures de rigueur un peu partout en Europe.

La France perdrait 5 % de PIB
Jusque-là, tout cela relève de l’analyse. Mais la partie la plus intéressante de cette étude, ce sont les hypothèses chiffrées contenues dans la note de l’économiste.

Dans le cas d’une sortie de la Grèce de la zone euro, l’économiste table sur une baisse de 7 % du PIB grec au bout d’un an. Autant dire le grand plongeon. L’impact sur les autres pays serait, en revanche, beaucoup plus limité (vu le poids économique de la Grèce dans les échanges intracommunautaires). La France et l’Allemagne ne souffriraient ainsi que d’une baisse de leur PIB respectif de 1 %. Le second scénario, celui d’une implosion de la zone euro, fait, en revanche, froid dans le dos. Cliffe estime qu’il « coûterait » 9 % de PIB à la Grèce ou à l’Irlande. Et près de 4 % à l’Allemagne. Quant à la France, son PIB perdrait en deux ans 5 % de PIB ! Des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas, les plus ouverts sur leurs voisins, seraient dans une situation encore plus périlleuse.

Autres conséquences : la baisse des cours de Bourse, des prix de l’immobilier, ainsi qu’un séisme pour les banques européennes, aujourd’hui toutes très engagées dans tous les pays européens. Les différents pays ne pourraient plus emprunter sur les marchés dans des conditions favorables (à l’exception de l’Allemagne) et devraient financer leurs déficits en empruntant à des taux dignes de l’usure, et ceci, quel que soit le scénario retenu. Et pour cause ! La sortie de la Grèce de la zone euro jetterait la suspicion sur tous les autres pays en difficulté. Et, bien évidemment, sur le concept même de zone euro.

Déflation en Allemagne et en France
Il reste les aspects monétaires. Dans le scénario un, la Grèce dévaluerait sa nouvelle monnaie de 80 % vis-à-vis de l’euro. En cas d’implosion de la zone euro dans son ensemble, la monnaie grecque serait dévaluée de 50 % par rapport au nouveau deutsche mark, le « nouveau franc », de 11 %, et la « lire », de 22 %. Quant au chômage, les prévisions de Mark Cliffe parient sur un taux de chômage de 13,8 % en France (25 % en Espagne). L’Espagne et le Portugal auraient à combattre une inflation proche de 10 %, tandis que l’Allemagne et la France seraient, elles, face à un choc déflationniste qui gagnerait ensuite les États-Unis.

Conclusion de Mark Cliffe : « Nous n’évoquons pas les avantages et inconvénients à long terme d’un éclatement de la zone euro et on peut toujours discuter des chiffres. Mais ce qui est sûr, c’est que les conséquences immédiates d’un tel choix provoqueraient un tel traumatisme que ceux qui proposent la fin de l’union monétaire comme solution à la crise doivent l’avoir en tête. »

Par Romain Gubert pour « les coulisses du Business« 

25 juillet 2010

La Grande Suisse, dernière lubie des populistes

Filed under: humour — iledere @ 12:00

Je ne savais dans quelle rubrique classer cette info. Je l’ai mis dans « humour » alors que pour l’extrême droite nationaliste Suisse, il ne s’agit pas de burlesque mais d’un projet d’avenir… Mais que voulez vous les zozos me font rire… Cela dit je serais curieux de connaître l’opinion des français frontaliers…

L’extrême droite suisse souhaite agrandir le pays en annexant des régions frontalières allemande, française, autrichienne et italienne, rapporte Gazeta Wyborcza.
L’Union démocratique du centre (UDC) avait émis cette idée en juin dernier et elle vient juste de soumettre une ébauche de proposition appelant à modifier la constition afin de rendre possible un élargissement. Les régions en question sont le Land allemand de Bade-Wurtemberg, les départements français Alsace, Savoie, Jura et Ain, les provinces italiennes d’Aoste, Côme, Varèse et Bolzano, ainsi que la région autrichienne du Vorarlberg.

Si le projet de l’UDC était mis en oeuvre, la population suisse augmenterait de 17 millions d’habitants, contre 7 actuellementn et Stuttgart deviendrait sa plus grande ville. « Nous devrions faciliter l’integration de ces régions qui souffrent de la gouvernance de la classe politique européenne qui ne s’interresse de toute façon pas à eux. Leurs citoyens ont jalousement lorgné sur notre Etat autonome et rêvent d’une démocratie à visage humain », expliquent les politiciens de l’UDC.

Les autorités suisses n’ont pas fait de commentaires sur ces propositions, qui ont toutefois beaucoup amusé à l’ambassade d’Allemagne, à Berne. Ses employés se seraient demandé quand la Suisse « commencerait à réclamer un accès à la mer« . Mais leur bonne humeur a été éclipsée par les résultats d’un sondage de l’hebdomaire suisse Die Weltwoche. Il a révélé que 63% des 1 800 Allemands, Italiens et Autrichiens des régions frontalières interrogés se déclarent en faveur d’un rattachement à la Suisse. Ce n’est guère surprenant étant donné que les salaires suisses sont bien plus élevés qu’en Allemagne par exemple et que les Allemands représentent déjà la majorité des maitres de conférence dans de nombreuses universités suisses.

Gazeta Wyborcza sur « Presseurop.eu« 

Affaire Bettencourt: la cour d’appel donne raison à Mediapart

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 6:30

Les informations de Mediapart qui ont lancé l’affaire Bettencourt relèvent de « la légitime information du public ». Non seulement notre journal n’a commis aucun délit avec la révélation des enregistrements réalisés par l’ex-majordome de Liliane Bettencourt, mais il n’a fait que son devoir : informer sur des faits d’intérêt général. Ainsi en a jugé la cour d’appel de Paris dans ses arrêts rendus, vendredi 23 juillet, où elle confirme intégralement le jugement de première instance qui, le 1er juillet, avait jugé « d’intérêt public » notre travail.

Il s’agit là d’une importante victoire pour la liberté de la presse en France, tant la genèse médiatique de cette affaire a mis en évidence, jusque dans notre profession, les frilosités françaises en matière de droit du public à l’information.

En faisant minutieusement son travail journalistique avant de décider de publier des extraits des enregistrements clandestins réalisés au domicile de Mme Bettencourt, Mediapart avait évidemment pris toutes ses précautions, aussi bien professionnelles que juridiques. Et nous avions évidemment réfléchi posément au respect de la vie privée de personnes enregistrées à leur insu, principe démocratique auquel nous sommes particulièrement attachés, autant sinon plus que d’autres, par expérience vécue.

Avec l’appui de nos conseils, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, dont le talent professionnel doublé de fortes convictions nous est d’une aide infiniment précieuse, nous avons donc assumé un choix conforme à notre conception démocratique de l’information: l’origine illicite des enregistrements, dont nous avions évidemment vérifié l’authenticité, ne saurait entraver la révélation de faits d’intérêt public concernant le respect de la loi fiscale, les financements de partis ou de personnalités politiques, le fonctionnement et l’indépendance de la justice ou l’avenir de l’actionnariat d’une grande entreprise.

En conséquence de quoi, Mediapart a écarté tout ce qui relevait de l’intimité de la vie privée pour ne s’en tenir qu’aux informations relevant de ces registres et dont l’impact public, depuis la mi-juin, nourrissant un large débat politique, montre a fortiori la pertinence.

Les arrêts de la cour d’appel de Paris valident totalement notre choix et le travail qui en a résulté. La justice inflige ainsi un cinglant désaveu à tous ceux qui, au nom du pouvoir en place, se sont cru autorisés à calomnier et diffamer notre journal, au point de l’accuser de «méthodes fascistes». Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, que nous poursuivons en justice, sera encore plus à la peine, après cette décision d’appel, pour justifier cette grossière diffamation. (Lire la suite…)

24 juillet 2010

Le racisme à visage découvert

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Sur la Burqa, on a entendu tout et son contraire. Difficile de se faire une opinion !!! Allons donc jeter un oeil chez nos voisin pour connaître leur point de vue.. Voici celui de Madeleine Bunting, journaliste à « The Guardian » :

En adoptant la loi sur le voile intégral, l’Assemblée nationale a voulu « libérer » les femmes. Mais la libération ne se décrète pas et, surtout, l’Etat n’a pas à se mêler de ce que doivent porter les femmes.

Cela fait froid dans le dos. Les députés français ont voté, le 13 juillet, une loi qui interdit le port du voile intégral dans l’espace public. Il faut espérer que ce texte extraordinaire [qui sera soumis au Sénat en septembre] finira par être censuré [par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme]. Après tout, même le Conseil d’Etat avait signalé en mai qu’une interdiction totale irait à l’encontre de la Constitution.

Le débat sur le voile permet en toute légitimité de mettre au pilori un tout petit nombre de femmes en raison de ce qu’elles portent. Des hommes politiques français ont décrit le voile intégral comme un “cercueil ambulant” ; des commentaires diffusés sur Internet décrivent des femmes “qui se cachent sous une couverture” et “sortent avec un sac sur la tête”. En France, le nombre de celles qui dissimulent leur visage sous une burqa ou un niqab est estimé [par le gouvernement] à 2 000, sur un total de 5 millions de musulmans. La réaction [des politiques] est donc totalement disproportionnée. Soyons clairs : le niqab et la burqa sont des interprétations extrêmes de la tenue modeste prescrite aux femmes par l’islam. Peu d’islamologues préconisent leur port et beaucoup le déconseillent. Le voile intégral est aussi étranger à nombre de cultures musulmanes qu’il l’est à l’Occident. Et même s’il existe des patriarcats où des femmes pourraient être encouragées, voire contraintes à le porter, ces cas ne doivent en aucun cas être généralisés.

Minijupe, sari, niqab ou burqa : même combat
Aujourd’hui, un nombre croissant de jeunes femmes choisissent de porter le voile intégral parce qu’elles y voient un moyen d’affirmer leur identité. En invoquant l’autorité de l’Etat pour réglementer les codes vestimentaires dans les lieux publics, on étend considérablement les pouvoirs de ce dernier sur un aspect du comportement des citoyens qui relève largement du privé. Du moment qu’on est habillé, l’espace public occidental est entièrement libre : c’est une évidence dans toutes les capitales européennes. Les femmes qui portent les minijupes les plus courtes s’assoient dans le bus à côté d’autres femmes habillées en sari, en tenue de ville ou en salwar kameez [tenue indienne composée d’un pantalon et d’une tunique]. Aucun des codes culturels exprimés par ces vêtements n’est considéré comme relevant de l’Etat. Et ils ne doivent pas l’être. En Occident, les lieux publics ont joué un rôle crucial dans l’apparition d’une culture de la tolérance ; c’est dans cet espace que des étrangers se côtoient même s’ils ne partagent parfois rien d’autre qu’un lieu géographique pendant un temps limité – cinq minutes de queue à un arrêt de bus, par exemple. Nous avons surmonté et toléré des différences de classe, de culture, de nationalité et de race dans nos rues et sur nos places. (Lire la suite…)

Incroyable: UMP continue à susciter des micro-partis

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:00

Au moment où les micro-partis sont scrutés à la loupe par la commission des comptes de campagne, sur son site de relations avec ses élus, l’UMP publie une note juridique qui précise les conditions de mise en place d’une telle structure. Si la note est prudente, elle incite fortement les élus à se tourner vers ce type de solutions pour financer leurs campagnes électorales.

Surveillés à la loupe ces temps-ci, notamment par la commission des comptes de campagne, les micro-partis sont un élément fondamental, légal et assumé du processus de financement des campagnes électorales de l’UMP.
Mais depuis les révélations sur les partis satellites de Woerth et la collecte de fonds londonienne de Laurent Wauquiez, l’offensive anti micro-partis bat son plein. se poursuit, le site des élus de l’UMP, relations-elus.org, continue à inciter ses élus à mener ce type de structures. Ainsi, sur le site des élus de l’UMP, relations-elus.org, une note juridique très pédagogique est réservée aux « associations de soutien, partis politiques locaux et campagne électorale ». De façon très pédagogique « toi aussi, crée ton micro-parti », la note explique les avantages en nature que des élus en campagne pourraient retirer de ces partis-satellites.

Avec force précaution juridique sur la constitution d’une telle opération –l’UMP se doutait-il qu’il jouait avec le feu ?- mais sans ambiguïtés, la note incite les élus à abandonner toute association loi 1901 pour monter leur parti et financer ainsi leurs campagnes électorales: « Pendant l’année précédant l’élection, il convient d’être particulièrement attentif au rôle que sont susceptibles de jouer dans votre campagne électorale les associations du type « association de soutien » ou « association des amis du candidat », qui ne sont pas autorisées à financer la campagne, sauf à être constituées en parti politique ». (Lire la suite…)

23 juillet 2010

La banque Dexia a refusé un retrait de 500.000 euros à Bettencourt

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le feuilleton Bettencourt continue. Les dénégations de pucelle éffarouché de Woerth n’y feront rien, l’UMP s’est fait prendre lesdeux mains dans le pot à confiture… Et si le pouvoir compte beaucoup sur le juge Courroye (surnommé « Courroye de transmission » du fait d’une certaine servilité vis à vis de son pote Sarkozy), pour enterrer judiciairement l’affaire, il n’en reste pas moins que les preuves et les indices qui s’accumulent tous les jours sous les yeux des contribuables vont finir par faire ouvrir les yeux aux derniers sceptiques. seuls les zélotes Sarkozystes resteront droits dans leur bottes. Mais ils sont incurables…

La banque où l’ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007 a refusé, au préalable, un retrait de 500.000 euros à la milliardaire.

La banque Dexia, où l’ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007, a refusé au préalable un retrait de 500.000 euros à la milliardaire, révèle l’hebdomadaire Marianne à paraître samedi 24 juillet.

« Devant l’énormité d’un tel retrait, et craignant sans doute d’avoir à se justifier devant Tracfin, l’organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de capitaux, les responsables de la banque (…) ont refusé de lui accorder une telle somme », précise l’hebdomadaire, qui s’interroge sur la destination de cet argent.

150.000 euros pour la campagne de l’UMP
Dans un entretien accordé début juillet à Mediapart, l’ex-comptable a évoqué un financement politique illégal par le couple Bettencourt, assurant notamment que le ministre du Travail, Eric Woerth, trésorier de l’UMP, avait reçu 150.000 euros en espèces au printemps 2007 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Entendue par les policiers, Claire Thibout est revenue partiellement sur certaines de ses déclarations mais a maintenu ses accusations sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, qualifiées de calomnieuses par Eric Woerth et l’Elysée.

« Pour donner enveloppe »
Selon Marianne, les agendas de l’ancienne comptable et du gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, saisis par les policiers au cours de leurs perquisitions, font bel et bien état de rencontres entre le gérant de fortune de la milliardaire et Eric Woerth en janvier 2007.

Dans l’agenda de Claire Thibout, un rendez-vous avec Patrice de Maistre serait mentionné, le jeudi 18 janvier, où serait indiqué: « Pour donner enveloppe qui donnera à Patrice« . Dans celui de Patrice de Maistre, un rendez-vous avec Eric Woerth serait indiqué, dans un « café« , le vendredi 19 janvier.

(Nouvelobs.com avec AFP)

La Suisse, angle mort de la Sarkozie

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Ah, la Suisse ! Ses banques, ses journalistes… Nicolas Sarkozy a beau tout faire pour les ignorer, les Helvètes sont omniprésents dans le débat politique hexagonal. L’affaire Woerth-Bettencourt est là pour le rappeler.

Le 13 juillet, devant les caméras de France 2, Nicolas Sarkozy n’a pas prononcé le mot « Suisse ». Bien sûr, la Suisse et Genève n’ont, dans les aventures et péripéties de l’affaire Woerth, qu’un rôle de plaque tournante, de lieu annexe où se numérotent les comptes bancaires de Liliane Bettencourt et d’autres Français fortunés. Mais il y avait peut-être aussi, dans cette absence de la Suisse du discours sarkozien, comme un lapsus. Un instant freudien, lui-même hérité de l’histoire déjà longue des relations entre une France toujours prête à mimer sa grandeur et une Suisse considérée comme une vague province, luxueuse, mais une province quand même.

Quant à Sarkozy et la Suisse, c’est aussi, depuis cinq ans, un voisinage ressenti souvent comme une encouble [un embarras – le mot est typiquement suisse], presque un énervement, parfois même une affaire personnelle. C’est ainsi que, en mai 2005, le quotidien [de Lausanne] Le Matin est le premier de la francophonie à briser l’omerta sur la fuite à New York de l’épouse de celui qui n’est encore que ministre de l’Intérieur. Cécilia, révèle le journal sur plusieurs pages, est partie rejoindre Richard Attias, fameux publicitaire du groupe Publicis, responsable également de l’intendance du Forum de Davos. La tradition du secret, des lois françaises plus sévères, auxquelles on peut ajouter les liens de nombre d’éditeurs de presse français avec le président, tout cela avait servi de digue. Celle-ci rompue, l’affaire montrait à un Sarkozy agacé qu’il ne pouvait contrôler les médias de toute la francophonie. “Les journaux français se sont servis du Matin pour reprendre l’info”, poursuit Peter Rothenbühler, à l’époque rédacteur en chef du quotidien de Lausanne. Sarkozy, au prétexte que 150 exemplaires du quotidien sont distribués à Thonon, déposa plainte. “On était presque fiers”, sourit Rothenbühler. Le tribunal donna raison sur l’essentiel au Matin, condamné pour la forme à 1 franc symbolique de dédommagement. Reste que Sarkozy, qui voit des conspirations partout, chercha longtemps à savoir comment ce journal suisse, là-bas, avait pu obtenir ces infos. Ridicule : tout le petit monde politico-médiatique parisien en faisait ses gorges chaudes. Le ministre, devenu président, parla en termes rudes du Matin à un ambassadeur suisse et, dit-on, évoqua même le quotidien félon avec Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale en charge des Affaires étrangères. (Lire la suite…)

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