Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

31 août 2010

Entre Besson et Hortefeux, c’est chaud !

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:15

( Dessin : Louison )La préparation du débat sur la nouvelle loi immigration génère un affrontement feutré entre le ministre de l’Intérieur et celui de l’immigration. L’une des meilleures prises du « sarkozysme de gauche » est menacée d’une OPA par les sarkozystes de droite. Ambiance.

La préparation du débat sur la nouvelle loi immigration génère un affrontement feutré entre le ministre de l’Intérieur et celui de l’immigration. L’incarnation du « sarkozysme de gauche » est menacé d’une OPA par les sarkozystes de droite. Ambiance.

La préparation du débat, en septembre à l’Assemblée nationale, sur le projet de loi « relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité », donne lieu à un affrontement entre Brice Hortefeux et Eric Besson. Les deux ministres ne sont pas d’accord sur les amendements à apporter au texte, présenté au conseil des ministres en mars dernier. Lors d’une réunion cette semaine à Matignon, le ministère de l’Intérieur a proposé un amendement visant à retirer la nationalité française aux « polygames », genre Liès Hebbadj, l’homme aux quatre  « épouses »  (ou maîtresses, au choix) en tchador de la banlieue de Nantes.
Pour y parvenir les juristes de l’intérieur ont bâti un « délit de polygamie de fait, escroquerie, abus de faiblesse », détaillé samedi dans Libération . Trois « faits » qu’il faudrait cumuler pour se voir condamner par un tribunal à la déchéance de nationalité…
La construction juridique fait frémir à la Chancellerie, et provoque des mines de dégoût au ministère de l’Immigration.

Eric Besson fait savoir à Matignon et à l’Elysée qu’il veut appliquer « Grenoble, tout Grenoble, rien que Grenoble ». Car dans son discours de Grenoble, le 30 juillet, le président a parlé de la sécurité, mais pas la polygamie. Donc Besson propose de priver de la nationalité les personnes condamnées pour un crime (donc aux assises) à une peine de plus de cinq ans, à condition qu’elles aient acquis la nationalité française depuis moins de 10 ans et qu’elles ne deviennent pas apatrides de ce fait. Et c’est tout. Michèle Alliot-Marie serait sur la même ligne. On reviendrait à la situation d’avant 1998. On attend l’arbitrage de Matignon et de l’Elysée (surtout ce dernier) pour la semaine prochaine…
Pour Besson, c’est pas de chance. En mars dernier il pensait avoir trouvé le moyen de présenter un projet « de gauche », consacré notamment à la répression des employeurs de travailleurs sans papiers, avec notamment un article qui accentuait la pression sur les donneurs d’ordre, les grandes entreprises. Cela devait masquer l’aspect répressif du projet de loi, qui facilite les expulsions d’immigrés irréguliers, réduit le pouvoir des juges, allonge la période de rétention possible, etc.   Six mois plus tard, le virage sécuritaire est pris, la chasse aux Roms est ouverte officiellement, même s’il s’agit plus d’esbroufe que d’une politique véritablement nouvelle. (more…)

Clôture de l’Université d’été 2010

Filed under: 15 - Fédération 17 — iledere @ 6:30

Je ne résiste pas au plaisir de publier le discours d’Olivier Falorni lors de la séance de clôture de l’Université d’été de La Rochelle. Et merci à Leslie de me l’avoir transmis…

Mes chers camarades, mes chers amis,

En ouvrant cette séance de clôture de notre Université d’été, je veux avant toute chose vous dire, au nom de tous les militants de la Charente-Maritime, combien nous avons été heureux et fiers de vous accueillir toujours aussi nombreux dans notre belle ville de La Rochelle.
Cette Université d’été a été, je le crois, une belle Université d’été, une Université d’été majeure et pas seulement parce qu’elle fêtait cette année ses 18 printemps. […]
Cet été fut un été en pente raide, un été particulièrement rude pour les valeurs qui fondent notre République.
Un Premier Ministre, que plus personne ne regrette d’ailleurs, disait en son temps que « la pente était raide mais que la route était droite ».
Et bien aujourd’hui, pour Sarkozy, la route est sans doute droite, la ligne est même droite extrême pour ne pas dire extrême droite.
Et sur la pente raide qu’il a choisi d’emprunter, sur cette pente glissante de la démagogie, du populisme et de la xénophobie, on s’en prend aux Roms, aux gens du voyage, aux réfugiés de la misère et de la guerre, aux orphelins d’un toit ou d’une nation, aux Français jugés un peu louches car ils ne sont pas de souche.
Sans oublier ceux bien sûr que notre Ministre de l’Intérieur, tout de même condamné pour injures raciales, appellent si affectueusement les Auvergnats et qui, dans un amalgame odieux digne du pire des café du commerce, sont assimilés à des polygames effrénés ou à des exciseurs fanatiques.
Tout ceci est assez indigne et Sarkozy se comporte en fait comme un dealer de peur, un dealer de violence et je vous le dis, mes camarades, la gauche doit lutter avec force contre tout phénomène d’accoutumance à cet empoisonnement méthodique de notre humanisme républicain.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : ces coups de menton autoritaires ne sont que l’ultime avatar de la stratégie du coup d’éclat permanent qui vise à faire oublier l’essentiel.
Ils résonnent d’abord et surtout comme un terrible flagrant déni d’échec en matière de sécurité.
La sécurité est un droit essentiel en République mais dans la société violente de M. Sarkozy, on préfère stigmatiser, humilier, expulser, enfermer plutôt que d’affronter les vrais problèmes.
Contrairement au credo affiché, il ne s’agit pas d’être efficace, mais de frapper fort devant les médias et d’impressionner l’opinion publique. (more…)

30 août 2010

Affaire Woerth-Bettencourt : le procureur général « envisage de saisir la Cour de justice »

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Le procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal « envisage de saisir la cour de justice de la République » à propos des infractions présumées de prise illégale d’intérêt et de favoritisme du ministre du travail Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, selon le Journal du dimanche de dimanche.

Selon l’hebdomadaire, un courrier du 11 août de l’ex-ministre de l’environnement et avocate Corinne Lepage (Cap21) est « à l’origine de ce nouveau front judiciaire ». « J’estime, au regard de la Constitution, que le procureur Nadal a le droit d’actionner la Cour de justice. Je lui ai demandé de le faire, quitte d’ailleurs à ce qu’à l’arrivée, elle lave M. Woerth de tout soupçon« , a expliqué la députée européenne à l’hebdomadaire.

Le JDD affirme que M. Nadal a réclamé « la communication de tous les éléments du dossier pénal susceptibles de concerner une éventuelle prise illégale d’intérêt ou un délit de favoritisme » au procureur général de Versailles, supérieur hiérarchique du procureur Philippe Courroye à Nanterre, où est traité le tentaculaire dossier Bettencourt.

Le procureur général aurait également réclamé « une copie du rapport de l’inspection générale des finances » à l’actuel ministre du budget François Baroin. Selon ce rapport, M. Woerth ne serait pas intervenu dans le dossier Bettencourt lorsqu’il était ministre du budget. L’entourage de M. Nadal indique, toujours dans le JDD, attendre d’avoir évalué « la pertinence des documents » avant de voir « s’il y a lieu de saisir la commissions des requêtes« .

Interrogée sur la base qui permettrait au procureur général de saisir la Cour de justice, Mme Lepage a dit avoir « visé les deux infractions supposées reprochées à M. Woerth » lorsqu’il était ministre du budget : « son intervention éventuelle en matière fiscale pour un contribuable employeur de son épouse et aussi la vente des terrains de l’Oise« .

LEMONDE.FR avec AFP

Des bons pour les « salauds de pauvres » !

Filed under: 07 - Justice — iledere @ 6:30

Dans le cadre de la démarche présidentielle visant à occuper le terrain médiatique et à préparer la contre-offensive de la rentrée, elle-même rampe de lancement pour 2012, chacun est plus ou moins libre d’apporter une pierre.
Certains relaient le président. Ainsi on a vu M. Ciotti proposer la pénalisation des parents dont les enfants ne respectent pas les injonctions judiciaires au risque de friser la faute pénale du fait d’autrui et l’inconstitutionnalité. D’autres poussent le bouchon un peu plus loin et peuvent se faire « recadrer » par le gouvernement. Cela a été le cas pour M. Estrosi pourtant ministre – bonjour la cacophonie, mais l’essentiel n’est-il pas de faire du bruit ? –  avec sa mise en cause des maires qui, pour le coup, va au-delà du programme de Grenoble.

Un autre député, Edouard Courtial a également pointé le nez pendant le week-end en suggèrant que l’allocation de rentrée scolaire puisse être libérée en bons d’achat ! Il s’agit d’empêcher des parents d’user de cet argent à d’autres fins. Certains achèteraient des téléviseurs plutôt que des vêtements pour les enfants et des cartables ! Le système préconisé copierait les chèques-restaurant. Il faut moraliser l’usage de cette allocation.

Et d’expliquer qu’« Il s’agit de replacer la responsabilité de chacun au cœur de notre contrat social. Avec le respect de l’autorité, l’effort individuel et la méritocratie, vous avez les marqueurs du sarkosysme. Cette proposition de loi s’inscrit au croisement des valeurs ». (JDD du 15 août). 115 députés UMP l’auraient déjà signée.

M. Courtial admet lui-même que ce n’est sans doute qu’une minorité de bénéficiaires qui détournent de son objectif premier l’argent de cette allocation de rentrée scolaire. A notre connaissance il n’y a pas un problème d’une ampleur telle – la Caisse nationale d’allocations familiales n’aurait pas manqué de soulever le problème – qu’il faille monter un dispositif comme celui qui est proposé. Parmi les 2 millions et plus de bénéficiaires, c’est marginalement que certains investissent dans des dépenses  de biens de consommation ou autres apparemment non liées à la rentrée scolaire.

Et d’ailleurs qui dit que si le téléviseur est payé avec cette allocation qui, rappelons-le, s’élève à 280 à 306 euros selon l’âge de l’enfant, c’est avec un autre argent que les enfants sont équipés pour la rentrée. En d’autres termes la question posée est bien de savoir si les enfants disposent de ce dont il est nécessaire pour effectuer leur rentrée. Cette rentrée est censée avoir un certain coût régulièrement et scientifiquement calculé et l’allocation est censée compenser ce surcoût au regard des dépenses courantes, sinon en totalité, du moins en large partie. (more…)

29 août 2010

Entre 60 et 62 ans, on ne fait pas joujou !

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

Daniel Cohn-Bendit ne sait pas la différence entre 60 et 62 ans au travail. Il a jamais vu un ouvrier carreleur à genoux, ni une femme de service poussant son chariot, ni une serveuse et ses phlébites à répétition, il n’a pas idée d’une rentrée des classes pour un instituteur de 62 ans, ni comment vivrait chaque jour une infirmière en poste dans sa 63e année.

DCB croit que c’est une question de « marqueur » pour se distinguer sur les estrades. Ce n’est pas lui qui travaille de nuit, ni « posté » en trois huit. Il ne pense ni aux chauffeurs, ni aux nettoyeurs, ni aux ouvriers agricoles.

DCB n’a pas idée de l’importance des plus belles années de la retraite entre 60 et 65 ans après 40 ans de labeur. Il faut avoir souffert au travail pour comprendre enfin le bonheur de quelques années de repos en bonne santé. Daniel Cohn-Bendit fait joujou entre révolutionnaire et réactionnaire, comme si cela n’avait pas un sens pour des millions de salariés souvent épuisés vers 55 ans.

Et les jeunes qui n’ont pas de boulot savent aussi ce que c’est que d’en attendre pendant 2 ou 3 ans de trop entre 25 et 29 ans… Ce qui sera pire en allongeant la durée du travail jusqu’à 62, âge légal et surtout 67, âge de la retraite à taux plein.

DCB va peut aussi nous dire que ce n’est pas un « marqueur » d’exiger une retraite à taux plein à 60 ans, 75 % de reversement, calculée sur 10 ans ou sur les 6 derniers mois, indexée sur les salaires, sans retraite inférieure au Smic. Pour lui, ce sont des détails et sous prétexte de ne pas être « anticapitaliste », ce sont des détails qu’il faut laisser de côté pour gagner des électeurs du Modem, c’est à dire de la droite : mais ce serait ainsi que la gauche perdrait des millions d’électeurs de gauche qui ne votent plus parce qu’on ne s’intéresse plus à ces « détails » qui pour eux sont essentiels.

Gérard Filoche pour « Démocratie et socialisme »

Mettons le Chômage et l’Emploi au cœur des débats de 2012

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:22

Parce que près de 5 millions de nos Concitoyennes et Concitoyens, inscrits à Pôle Emploi dans les catégories A, B, C, D et E, sont au Chômage ou dans une situation de grande Précarité (soit près de 20% de la population active).

Parce que plusieurs autres millions travaillent dans des conditions souvent pénibles et indignes qui ne leur permettent pas de vivre (temps partiels subis).

Parce que la Précarité des parcours professionnels s’intensifie (plus encore depuis 2007).

Parce que l’État institutionnalise cette précarisation (par, entre autres, la mise en œuvre du rSa) tout en exonérant massivement les entreprises de cotisations sociales, et en leur accordant d’énormes allégements fiscaux (baisse de la TVA dans la restauration).

Parce que les inégalités ne cessent de se creuser, et plus encore depuis «la crise». Que les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Parce que le Chômage est instrumentalisé aux fins de peser sur les salaires et les conditions de travail de celles et ceux qui en ont.

Parce que, SURTOUT, AVANT TOUT, le Chômage massif et la Précarité croissante sont le principal facteur d’Insécurité Sociale qui conditionne la plupart des grands sujets de société (économie parallèle, travail dissimulé, délinquance, financement des Retraites, de l’Assurance-maladie, de l’Éducation, perception et acceptation de l’immigration…).

Parce que les grandes formations politiques occulteront, une fois de plus, la question prioritaire du Chômage et de l’Emploi derrière des écrans de fumée dont on connaît d’avance les foyers : Insécurité, Immigration, Identité nationale, Europe, Mondialisation, et même Écologie (une cause à laquelle nous sommes sensibles mais qui ne doit pas reléguer nos problèmes au second plan)…

Parce que, au final, les millions de Concitoyennes et Concitoyens touchés par le Chômage, la Précarité et la dégradation des conditions de travail et de rémunération seront, une fois de plus, les grands oubliés et les laissés-pour-compte des débats politiques et sociaux de 2012.

Notre association se doit de prendre l’initiative.

Pourquoi maintenant ?

Parce que nous n’aurons sans doute déjà pas assez de 16 mois (de septembre 2010 à décembre 2011) pour tenter de mobiliser l’énorme Force politique et sociale que représentent ces millions de Concitoyennes et Concitoyens aux parcours professionnels précarisés, voire anéantis par de longues périodes de Chômage. (more…)

28 août 2010

Affaire Bettencourt: l’Ordre des médecins décide de s’en mêler

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:00

Gilles Brücker.Les secrets révélés par l’affaire Bettencourt sur les pratiques des professionnels de santé entourant l’héritière de L’Oréal ébranlent l’institution médicale. Au point que le Conseil national de l’Ordre, garant du respect «des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine», souhaite des éclaircissements sur les agissements de ceux et celles qui prodiguent leurs soins à Liliane Bettencourt.

Pour ce faire, son président, Michel Legmann, vient, en toute discrétion, de demander au Conseil départemental de Paris de diligenter une enquête et de convoquer les médecins impliqués, afin qu’ils soient entendus en vue d’une éventuelle procédure disciplinaire.

Un docteur réputé, désigné exécuteur testamentaire par la vieille dame, fonction dotée d’un million d’euros, des batailles de diagnostics contradictoires, des associations de lutte contre le sida destinataires de largesses inhabituelles: le monde médical ne bruisse que de cette histoire à tiroirs multiples depuis la conférence internationale sur le VIH, à Vienne, en Autriche. Elle a coïncidé, fin juillet, avec la parution des premiers articles de presse concernant, notamment, Gilles Brücker et sa compagne Christine Katlama.Ces deux professeurs des universités concentrent les interrogations, même s’ils ne seront pas les seuls à devoir rendre des comptes à leurs pairs. Lui est spécialiste en épidémiologie des maladies transmissibles et dirige le GIP-Esther, une structure publique engagée dans la lutte contre le sida en Afrique et en Asie du Sud-Est. Co-fondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, Gilles Brücker a travaillé au cabinet de Bernard Kouchner, alors ministre de la santé, avant de prendre, en 2002, la tête de l’Institut de veille sanitaire pendant cinq ans.

Christine Katlama exerce au service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière et milite activement pour l’accès aux traitements antirétroviraux dans les pays du Sud.

Ils franchissent le seuil de la maison Bettencourt dans les années 1990 par l’entremise de François-Marie Banier, ami d’enfance de Gilles Brücker et parrain de leur fils Gaspard. Leurs détracteurs leur reprochent d’avoir pris le parti du photographe dans l’affaire l’opposant à la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers, en faisant passer leurs intérêts personnels avant le serment d’Hippocrate.

Devenu le «médecin coordonnateur» de Liliane Bettencourt, comme il se qualifie lui-même, Gilles Brücker décrit leurs relations  – médicales et pas seulement d’amitié – à l’occasion de son audition par la brigade financière, le 6 octobre 2008, dans le cadre de la plainte pour «abus de faiblesse» déposée contre François-Marie Banier.

Devant les policiers, il explique comment, à tel moment, il lui conseille «d’accepter le principe d’une intervention chirurgicale». À tel autre, il l’oriente vers un médecin traitant, pour son suivi régulier, installé comme elle à Neuilly-sur-Seine. À plusieurs reprises aussi, il met en cause les certificats médicaux de ses confrères quand leurs diagnostics établissent une altération de ses facultés mentales, alors que lui-même juge son état de santé «excellent». Il en est convaincu, la plainte contre son ami n’a pas lieu d’être: sa patiente est «une personne parfaitement présente dans les conversations, parfaitement cohérente dans ses jugements et très lucide sur ses choix à elle». (more…)

Etudiants : Sarkozy fait volte-face sur le cumul aide au logement et demi-part fiscale

Filed under: 03 - Economie,04 - Emploi formation — iledere @ 6:29

Annoncée officiellement début juillet, la suppression du cumul entre les aides au logement étudiant et la demi-part fiscale proposée à leurs parents est finalement écartée. Une victoire pour les syndicats et les étudiants, qui en dit long sur la difficulté que va avoir le gouvernement à respecter ses engagements en matière de réduction de la dépense publique.

Le gouvernement n’est pas au bout de ses peines pour réduire le déficit public. Le mois d’août n’est pas encore achevé qu’il se voit déjà contraint de renoncer à certaines mesures d’économies budgétaires annoncées en juillet.

A l’issue d’une rencontre hier avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy a officiellement renoncé à interdire, pour les étudiants et leurs parents, le cumul entre les aides personnalisées au logement et la demi-part fiscale pour enfant à charge. Le président de la République a hésité jusqu’au dernier moment entre la modulation du non-cumul en fonction des revenus des parents (« Les Echos » du 25 août) et sa suppression pure et simple. La seconde avait le mérite d’être plus lisible, même si elle prive l’Etat de plusieurs centaines de millions d’euros, selon Bercy (423 millions selon le premier syndicat étudiant, l’Unef)

650.000 bénéficiaires
Cette somme devait contribuer à la réduction des dépenses d’intervention (aides aux entreprises, aides sociales, etc.), à hauteur de 5 % l’an prochain et de 10 % sur trois ans. Mais la fronde des syndicats étudiants et autres associations familiales ont eu raison des arguments budgétaires. De fait, l’aide au logement, accordée à tous les niveaux de revenus, est souvent la seule allocation perçue par les étudiants des classes moyennes. Au total 650.000 étudiants en profitent aujourd’hui, pour un montant moyen d’environ 200 euros par mois. Et 80 % d’entre eux sont aussi rattachés au foyer fiscal de leurs parents, ce qui permet à ces derniers de déduire une demi-part fiscale supplémentaire. (more…)

27 août 2010

Présidentielle : Sarkozy décroche dans les intentions de vote

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 12:00

Le chef de l’Etat conserve toujours un socle solide de soutiens. Mais il peine de plus en plus à rassembler au second tour.

Attention, danger. Jusqu’à maintenant, Nicolas Sarkozy était impopulaire mais résistait plutôt bien dans les intentions de vote pour la prochaine présidentielle. Ce n’est, semble-t-il, plus le cas. Le chef de l’Etat serait très sèchement battu au second tour de ce scrutin par Martine Aubry (53 % des voix contre 47 %) et écrasé par Dominique Strauss-Kahn (59 % contre 41 %), selon une enquête TNS-Sofres Logica pour « Le Nouvel Observateur » publié jeudi. Des écarts sans précédent dans ce type de sondage : l’occupant de l’Elysée était crédité jusqu’alors de 48 % face à la première secrétaire du PS et au directeur général du FMI. Même François Hollande, selon TNS-Sofres, ferait jeu égal avec Nicolas Sarkozy qui, maigre consolation, battrait d’une courte tête son adversaire de 2007, Ségolène Royal (51 % contre 49 %).

Les responsables de la majorité considéraient le score de 48 % attribué jusqu’alors au président sortant comme plutôt encourageant dans le contexte actuel de crise et de défiance de l’opinion. Les résultats de l’enquête de TNS-Sofres devraient les alarmer. Certes, le chef de l’Etat réaliserait encore un bon score au premier tour en arrivant en tête avec de 26 à 29 % des suffrages en fonction du candidat socialiste. Un résultat d’autant plus méritant que le sondage a été effectué avec les candidatures de Dominique de Villepin (entre 6 et 8 % des voix) et d’Hervé Morin (de 1 à 2 %). Comme le montre toutes les études d’opinion, Nicolas Sarkozy conserve toujours un socle solide de soutiens. Mais il peine de plus en plus à rassembler au second tour. Les électeurs de François Bayrou au premier tour (entre 6 et 7 %) « se reporterait majoritairement sur Dominique Strauss-Kahn au second », indique Carine Marcé, de TNS-Sofres. « Tout comme la moitié de ceux ayant choisi Dominique de Villepin et un tiers de ceux ayant voté Marine Le Pen. »

Calmer un peu le jeu
L’offensive sécuritaire lancée cet été par le chef de l’Etat ne semble pas lui permettre de capter comme espéré les voix des électeurs du Front national. Et elle lui aliène, en revanche, le soutien d’une bonne partie de l’électorat de centre droit. « Nicolas Sarkozy a eu tort de programmer l’agenda médiatique des dix-huit prochains mois sur le thème des insécurités, à un moment où, au sortir de la crise, la thématique qui importe aux Français n’est pas celle-là, mais est celle des injustices, estime le sociologue Denis Muzet. Et sa stratégie de présence là où les problèmes d’insécurité se posent, si elle a fonctionné entre 2003 et 2008, ne fait plus aujourd’hui recette. Elle exacerbe, au contraire, le sentiment d’insécurité », ajoute-il. Dans un sondage Ipsos pour « Le Point », publié jeudi, seuls 44 % des personnes interrogées contre 55 % font confiance au président pour lutter contre l’insécurité.

Est-ce ce décrochage qui a conduit Nicolas Sarkozy à calmer un peu le jeu mercredi, comme François Fillon la veille ? En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a demandé à ses troupes de « redoubler de dialogue, de pédagogie, face aux inquiétudes et interrogations » et de « redoubler de courage » face « aux critiques, souvent excessives et infondées », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. « Nous ne céderons pas à ceux qui cherchent la polémique systématique et nous ne devons pas tomber dans une confrontation stérile », a prévenu Nicolas Sarkozy, pour qui la rentrée s’annonce au fil des jours de plus en plus difficile.

STEPHANE DUPONT pour Les Echos

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