Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

18 septembre 2010

Faire reculer Sarkozy !

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:06

Plus de trois millions dans la rue le 23 !
Les manifestations du 7 septembre ont été un immense succès. Pour une reprise du combat social, nous démarrons plus fort que lors du sommet atteint le 24 juin. Après le refus de Sarkozy-Fillon de reculer sur les 62 ans l’intersyndicale a décidé de nouvelles actions le 15 septembre et une journée de grève et de manifestations le 23 septembre. Le succès et la force de ces prochaines échéances seront déterminants pour les suites du mouvement social et pour préparer une issue victorieuse.

Nous sommes, à l’évidence, dans un mouvement d’ampleur comparable à ceux de 1995, 2003, 2006 et 2009. Les débats sur le « blocage » du pays ou la reconduction des grèves en témoignent. C’est sans doute ce qui a amené Bernard Thibault à déclarer « On peut aller vers un blocage, vers une crise sociale d’ampleur. C’est possible… Plus l’intransigeance dominera, plus l’idée de grèves reconductibles gagnera les esprits » (Le Monde du 10 septembre).

A la différence de 2003 et de 2009, nous affrontons un gouvernement usé, qui n’est pas adossé à une victoire récente, comme celles de 2002 et de 2007, mais qui, miné par les affaires, approche d’une épreuve qui exige qu’il apparaisse consensuel pour ne pas sacrifier ses chances en 2012.

La posture de Sarkozy-Fillon-Wœrth ressemble à celles de Juppé en 1995 ou Villepin en 2006. A une différence près : c’est l’engagement du locataire de l’Elysée.

Sarkozy s’entête, car il espère porter l’affrontement à un niveau politique que les syndicats ne pourraient pas assumer seuls. Il peut faire adopter sa contre-réforme à la majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat. Mais, pour l’instant, plus il s’entête, plus il nourrit la mobilisation sociale.

L’enjeu est là pour le mouvement syndical : conserver son unité et adopter un calendrier de mobilisation qui permette à chacun de se retrouver dans l’action sans écarter aucune forme. Plus de trois millions dans la rue le 23 septembre ! C’est l’objectif à dépasser alors que tous les « grands » médias disent que les 60 ans c’est fini puisque l’Assemblée nationale vient de le voter !

La responsabilité des socialistes et de la gauche
Pour assurer la victoire, accompagner la mobilisation à chaque nouveau palier, il faut que la perspective d’un gouvernement de la gauche unie prenne forme.

Seule la crédibilité de cette perspective autorisera les secteurs les plus solides du mouvement social à se lancer dans une action durable, assurés que leur effort peut avoir un débouché.

La pierre est donc dans le camp des partis de gauche. Une déclaration commune, par laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre ce qui, d’ores et déjà, fait accord entre eux, donnerait crédit au débouché politique nécessaire pour libérer les énergies :

  • l’abrogation de la contre-réforme Sarkozy-Woerth,
  • le respect de l’âge légal de 60 ans pour avoir le droit de partir à la retraite,
  • le financement des retraites en prenant sur les profits,
  • une politique de plein emploi qui assurera les ressources des organismes de protection sociale.

Tout en clarifiant certaines de ces déclarations récentes, en particulier sur l’allongement de la durée de cotisation, le Parti socialiste devrait prendre l’initiative d’une rencontre et proposer une déclaration commune de toute la gauche et l’organisation de meetings des partis de gauche sans exclusive dans toute la France.

Mobilisation sociale et débouché politique sont désormais liés. Chacun dans ses responsabilités doit désormais s’atteler à assurer le succès de l’une et de l’autre.

Les éditos de « la lettre de Démocratie et Socialisme« 

Une réponse à “Faire reculer Sarkozy !”

  1. babelouest dit :

    Pour une mobilisation sociale, il est nécessaire que tous poussent dans le même sens. Je crains que les têtes des centrales syndicales ne fassent obstacle à un véritable mouvement général, en raison des liens plus ou moins amicaux qui se sont tissés entre elles et les pontes du pouvoir politique. Ce ne serait pas la première fois, que des mouvements prometteurs soient cassés par ceux-là mêmes qui sont sensés porter à ceux qui nous oppriment les souhaits et les exigences de la classe du bas, et non l’inverse. C’est bien pourquoi les syndicalistes craignent tant les coordinations qui se passent de leurs services, quand elles ne les éjectent pas des salles de délibérations.

    A part une infime minorité, il ne faut pas oublier que nous sommes tous dans la même galère, y compris ceux…. qui ne l’ont pas compris, justement.

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