Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

19 septembre 2010

Le bouclier fiscal, meilleur ami du pouvoir d’achat …. des plus riches !

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 6:30

Rabotage des niches fiscales, c’est l’expression à la mode au gouvernement. Cependant certaines sont intouchables, bien que ruineuses, pour le budget de l’Etat, comme la TVA sur la restauration, la « niche Copé » ou le très symbolique … bouclier fiscal !

François Baroin est à la recherche d’économies pour équilibrer le budget. S’il a du baisser pavillon sur la TVA réduite de la restauration et sur la « niche Copé » : « un boulet à 22 milliards … / …  » qui  » … / … exonère d’impôt sur les sociétés (33,3%) les plus-values encaissées par des personnes physiques ou morales (holdings) en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans » comme l’écrivait Libération, il en fera de même sur la mesure emblématique de Nicolas Sarkozy : Le bouclier fiscal à 50%

Même si ce « bouclier » est une goutte d’eau face au déficit de la France, il est assez détestable de constater que les efforts demandé à l’ensemble des français ne s’appliquent pas aux plus fortunés d’entre eux !

Le président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée, Jérôme Cahuzac, a bien essayé de proposer :  » … / … d’inclure le bouclier fiscal dans le coup de rabot prévu par le gouvernement sur les niches fiscales » ainsi que la :  » niche Copé » arguant que  » Cela soulagerait un peu les salariés » Rien n’y fera !

Et pourtant, en observant les derniers chiffres communiqués par le ministère du Budget révélés, jeudi 16 septembre, par Le Parisien et l’AFP, le bouclier fiscal à 50% des revenus a coûté en 2009 679 millions d’euros à l’Etat. Nous dit Challenge Le Point de son côté précise : « En 2008, l’Etat avait restitué environ 563 millions d’euros « 

Dans le détail : «  18.764 contribuables en ont bénéficié, soit un chèque moyen de 36.186 euros, mais la répartition est nettement inégalitaire: les 9.789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun, tandis que les 1.169 les plus fortunés (6% des bénéficiaires) ont empoché un chèque du Trésor de 362.126 euros en moyenne, soit plus de 62% de l’enveloppe totale … / … « 

Un peu choquant en période d’austérité, « Mais il n’est pas question pour le gouvernement de renoncer au principe du bouclier fiscal », a prévenu mercredi la ministre de l’Economie, Christine Lagarde  » – Le Point

Une façon d’assurer, en quelque sorte, aux plus riches d’entre nous, une garantie de pouvoir d’achat !

Pouvoir d’achat si bien décrit par le candidat Sarkozy en 2007 : «  Je veux être le Président du pouvoir d’achat. Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public … / … Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges. Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010 … / …  » – Source Abécédaire 2007 Nicolas Sarkozy

Si la très grande majorité des français a l’impression de s’être faite avoir, il en existe, par contre, qui sont très contents de leur pouvoir d’achat ! Exemple : Olivier Dassault qui écrivait à Xavier Bertrand, une lettre du 7 avril 2010, publiée par Rue89

« Cher Xavier,
Tes prises de position sur le maintien du bouclier fiscal me réjouissent. Je suis consterné de l’attitude irresponsable et des reculades de certains de nos collègues. Quel signal politique envoyons-nous à nos électeurs et aux Françaises et aux Français qui souhaitent réussir ? Il ne faut nous étonner ni de l’abstention -qui est une protestation violente contre les égarements de notre politique-, ni des délocalisations, ni de l’exil de celles et ceux qui sont les moteurs de la croissance et de la consommation. Nous devons tenir le cap ! Tu peux être certain de ma détermination et de mon soutien. Avec mes amitiés et mes félicitations pour ton courage. Olivier Dassault.
»

Alors, vous voyez, promesse tenue …
Pa Slovar pour son blog

2 réponses à “Le bouclier fiscal, meilleur ami du pouvoir d’achat …. des plus riches !”

  1. babelouest dit :

    J’apporte l’allumette…

  2. Valentini dit :

    Leur lucidité et la nôtre

    Le monde, en France, allait, tu t’ bouges le cul, bouseux, changer de base. Et papa Schulz médiatique, d’y ajouter un supplément d’âme économique, t’as trente ans de retard, merdeux! Son estimation est au radar. Flash sur les pâquerettes. Cette base est à cent mil euros ou rien! Adieux au prolétariat, vive le sociétariat! Casseroles, klaxons, un monde propriétaire qui fait aimer l’hyper-propriétaire, à nous les fonds de pension! D’édito en édito, to be or not to be, un mot anglais, une tonne d’idéologie, le monde, comme la terre, tournait, autour de lui-même, de gauche à droite, atome méthodologique doté d’une inclination praxéologique. Cette France-là-tralala, en grandes toilettes, pratique, qui a l’ouvrier chinois pour amant, ne lésine pas, elle entonne le grand air de l’économie nationale, projetée en gros, sur les écrans, avec un sens incroyable de la justice et du plateau, en passe de devenir proverbial: plus, plus!
    Le culot vous pose tout de suite son bipède standard à haut standing, moderne jusque dans le détail, travailler, et dynamique, en l’air, qui soulève la poussière, gagner. Le monde ébouriffé bougeait, c’était acquis; et pis quoi! pas d’ bol! im-pré-voyance im-prévisible, patatrac et tras! Après une virée nocturne, abracadabrantesque et branlante, à l’hôtel-resto des oliviers, en direction de la lumière, paf! Tout juste un an après le grand concert médiatique, au profit des opprimés du CAC 40 et esclaves du travail, agences de notations, marchés boursiers, traders, journalistes économiques, club des petits actionnaires, jeux de doigts et striptease à Wall street, crapahutant à l’ombre de l’état-caca, voilà la présidence, sur son cul lumineux. Comme une ombre qui rend hommage au changer la vie socialiste, lancé, il y a trente ans, par le meilleur ministre-ouvrier de France, et reniflé, en catimini, il y a trois ans par le ramoneur-en-chef de la France qui roucoule au coin du feu.

    Sauf que, boum, aux armes, au lieu de boom fin d’alarme, ça n’a été qu’un cri dans l’azur tricolore, encore une grande idée électorale, et foudroyante, de gauche: nous d’abord! Nous, la France actionnariale, nous la France boursicotière, la France hypercotée, ah mais, ah mais, ah mais, plus jamais ça, ils vont payer, la France, en panne d’identité, nageant dans les eaux glacées de l’égoïsme et prenant des airs de Milady éclaboussée, pour dire la moralité amorale: parmi nous, nous les faiseurs-diseurs de grands chemins aventureux, il y a des gens vraiment qui exagèrent, moralisons! Moralisons!

    Et alors, prolétaires, qu’avons-nous vu? Le même mouvement, comme en 40, gémir sur le rapport malsain à l’argent, pleurer sur la pénibilité de l’entreprise à payer de bons salaires, heureusement qui peut le plus, peut le moins, s’attendrir sur les porteurs de double képi, être général et maréchal, ce n’est pas incompatible, tout de même, et s’il y en a un aujourd’hui qui ne peut pas penser à être président, c’est bien lui! Tel est en l’état, le mouvement qui se livre à ce qu’il fait de mieux: la caporalisation des esprits. Son principe est simple: quand c’est fini, ça recommence. Ce mouvement, soyons justes, ne pense pas qu’à danser le tango avec la police. France-proprio a aussi une idée fisc, bien sûr vidée de tout apriori: libérer les acteurs du progrès entravé par le travail, sauver les décideurs du meilleur des mondes pour tous, tous pour eux, délivrer les agents de la raison économique de l’irrationalisme social, bref, soustraire tous les enfants du père-la-bougeotte à l’odieuse et énorme main étatique, par trop pesante et visible, qui dépouille nos-enfants-hydro-étatiques-assistés, en les pétrifiant, à la russe. France médusée a horreur des clichés, ça lui fait une gueule en miroir, inexplicable dont l’excuse est: c’est pas moi, c’est l’autre! Un amour platonique de la culture.

    Trente et trois années plus tard, prolétaires, nous sommes forcés de reconnaître que beaucoup d’eaux capitalistes, pour une part, prenant leurs sources à Vichy et Baden-Baden, ont fini par liquider tous les ponts d’or élevés au cours des trente glorieuses. Notre travail n’a pas été inutile, NOS-ENFANTS actionnaires, qui savent ce qu’ils font, en profitent. Alors que nous, nous en profitons pour dire notre détestation de l’argent, c’est mal, et en dénonçant nos bienfaiteurs qui travaillent, qui travaillent, jour et nuit, pôv’ cons! Mais il y a une explication, somme toute plate et banale, néanmoins rationnelle. Ces ponts, où dansait le zouave ouvrier, étaient en fait d’horribles digues qui empêchaient de voir l’horizon mondialisé. Comme les seins bouchent la femme. Et, mais là, blind, blind, accessoirement, ces ponts jetaient aussi une ombre hermétique, sombre histoire, sur l’illumination du mont-saint-Michel élyséen. Après installation du puissant marché marémoteur, l’esprit français réformé brille sur ce level playing field, un champ économique total ultraplat. Et donc, dans cet espace de vérité dernière où nagent morues, maquereaux, requins, la moindre saillie se remarque. En voici une qui mérite un arrêt social sur image maladive:

    « lorsque vous travaillez, vous avez un salaire. Vous payez l’impôt. Lorsque vous êtes arrêté, vous avez une indemnité qui compense le salaire que vous n’avez plus. Pourquoi cette indemnité serait exonérée d’impôt si c’est un revenu de remplacement de votre travail ? »

    Une mesure élémentaire de justice sociale, qui comporte un volet budgétaire, pas de revenu sur le dos du contribuable, sans contribution à l’effort national, et un volet de fraternité monétaire, pas de voix au chapitre économique, sans pupitre patrimonial, qui lui, et c’est déjà pas si mal, contribue au bonheur. La démocratie actionnariale, en majesté, et sa hiérarchie de grands consommateurs-usuriers, dont le mot d’ordre est :vivez sans entraves! Vos clients usagés, jetez-les! Dans ces conditions, le monde ouvrier forcément, lui aussi, a changé, il est à poil, qu’il aille se faire rhabiller, si ça lui chante! Car France-outil-yacht le proclame: j’y suis! J’y reste! Figure de zouave, en liberté, à la Marylin Monroe, disant au pied du mur, ich bin ein polizeipräsident! Image complétement timbrée, avec en filigrane, un espoir, la Commune! Le temps est venu pour nous, prolétaires, de revendiquer plus que la retraite à 60 ans, la direction et l’organisation de la vie sociale, en France et dans le monde.

    Contre la faillite capitaliste, prolétaires, aucune hésitation, tous ensemble,
    soyons ludiques! Les actions au feu! Et leurs maîtres au milieu!

Laisser un commentaire

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons