Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

26 septembre 2010

Affaire Liliane Bettencourt : Le médecin aurait détruit son expertise

Filed under: 09 - Evènement,20 - UMP — iledere @ 6:30

Lepoint.fr publie cette information en exclusivité. Le médecin aurait admis avoir détruit le dossier de la riche héritière immédiatement après avoir reçu la convocation par la police.

L’affaire Liliane Bettencourt n’en finit pas de rebondir… Selon Le Point qui publie cette information en exclusivité, « un médecin parisien qui avait attesté, en février 2009, que Liliane Bettencourt était en bonne santé et que son état ne justifiait aucune mesure de protection a admis, au cours de son audition par la police, avoir détruit l’ensemble des pièces relatives à l’examen subi par la milliardaire. »

Selon le site du Point, « lundi 20 septembre, une perquisition a eu lieu à son cabinet, dans le 16e arrondissement de la capitale. Mandatés par la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui instruit un complément d’information sur la procédure pour « abus de faiblesse » visant François-Marie Banier, les enquêteurs cherchent à savoir si des éléments médicaux contredisant le certificat du médecin n’auraient pas été soustraits par lui à la justice. »

Ce neuropsychiatre, le docteur R., aurait  reconnu, dans une déposition, recueillie le 16 septembre par la brigade financière, qu’il avait « détruit le dossier médical de Liliane Bettencourt immédiatement après la convocation de la police« . Laquelle convocation lui aurait été adressée par téléphone deux jours auparavant. Le point affirme qu' »en présence des policiers, le médecin a indiqué avoir également effacé la cassette sur laquelle il avait dicté le texte de son rapport, qui lui avait été commandé par l’avocat Fabrice Goguel, alors conseil de la milliardaire. » Toujours selon Le Point, le rapport d' »examen médico-psychologique » du Dr R., qualifié d' »expertise privée », daté du 19 février 2009, avait été remis à la justice le 27 avril suivant, dans le but de justifier le refus de Mme Bettencourt de se soumettre à l’expertise requise par le procureur Philippe Courroye.

Le chef du parquet de Nanterre avait officiellement mandaté un neuropsychiatre expert, le Dr Azouvi, afin qu’il examine la milliardaire et se prononce sur son éventuel état de faiblesse. Après avoir accepté le principe d’un examen, Liliane Bettencourt avait, par courriers successifs, obstinément refusé toute expertise.

Fragilité psychologique ?
A l’origine du feuilleton, l’état de fragilité psychologique supposé de l’héritière de L’Oréal. Sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, accuse le photographe François-Marie Banier, d’avoir capté près d’un milliard d’euros de dons divers grâce à l’emprise psychologique qu’il exerçait sur la vieille dame. Ce dernier se voit encore accablé par un nouveau témoignage d’une amie de Liliane Bettencourt. Entendue le 15 septembre, Monique de Libouton, 87 ans, brosse le portrait d' »une femme d’une intelligence supérieure, » « isolée » de sa famille et de ses amis par l’artiste qu’elle qualifie de « gourou ». Maniant « la cajolerie autant que la méchanceté » avec Mme Bettencourt, François-Marie Banier n’aurait  « pas de limites », raconte Mme de Libouton. « Il y a environ un an ou deux, Liliane m’a dit que François-Marie Banier lui demandait de l’argent, qu’elle refusait mais qu’elle finissait toujours par céder », explique-t-elle. (more…)

25 septembre 2010

Marisol Touraine à Sciences Po sur les retraites : le compte-rendu

Filed under: 06 - Travail-Entreprises — iledere @ 12:00

La journée de mobilisation d’hier offre nous rappelle combien le sujet des retraites est d’actualité. Le gouvernement a éructé son antienne, reprise par toute la presse à la botte du pouvoir : le PS ne fait que critiquer et n’a pas de propositions… Une contre-vérité pitoyable lorsque l’on est un peu attentif aux travaux menés par les socialistes et pilotés par Marisol Touraine. Laquelle était d’ailleurs venue exposer les solutions socialistes à La Rochelle.
Le 13 septembre dernier, le PS a organisé une AG, toujours avec Marisol Touraine pour une réforme juste des retraites. Nous publions ici le compte-rendu de son intervention.

Remerciements et excuses pour un retard du à un conflit de temps limite au Parlement : le gouvernement exige que l’on siège toute la nuit pour que le texte des retraites soient voté avant jeudi soir. Les sujets les plus complexes, comme la pénibilité du travail, ne seront abordés que tard dans la nuit, sans respect pour la transparence du débat public. Le débat parlementaire n’est qu’un moment du débat public, mais son utilité ne doit pas être sous-estimée. La presse relaie une image défaitiste pour l’opposition de ce débat. Dès mardi, le gouvernement a acté l’existence d’un contre-projet socialiste. Le PS ne s’est pas contenté d’instrumentaliser l’affaire Woerth Bettencourt ; la majorité a acté l’existence d’un contre-projet porté par le groupe socialiste.

Le débat sur les retraites est extrêmement politique. Il s’agit de trouver un moyen, un comment résorber le déficit à venir, estimé à 45 milliards autour de 2020-2025, et 70 milliards/an dès 2050. On a tenté de dépeindre le PS comme un parti irresponsable. Or le discours même de la droite est empreint de mauvaise foi. En effet, la droite explique que l’enjeu est uniquement démographique : population inactive et âgée en croissance. Mais cette donne démographique n’est pas une nouveauté : la réforme Fillon de 2003 a été conçue pour répondre à ce défi, et s’ingéniait à financer à 100% le régime de retraite en 2020. Les données démographiques n’ont surprises personne, c’est la crise, avec la baisse des cotisations et de la croissance, qui a bouleversé la donne. C’est là un nœud du débat : il n’est pas question que les salariés et les retraités subissent seuls les conséquences de la crise de 2008 sur les finances publiques.

Le projet socialiste repose sur trois propositions fortes:
–          Pour que la réforme des retraites soit juste et acceptée, l’effort doit être partagé : les hauts revenus et les revenus du capital doivent être mis à profit. Mettre à contribution pour les comptes sociaux (et pas pour les comptes publics) les intéressements permet de rendre compte des nouveaux systèmes de rémunérations des entreprises. En effet, aujourd’hui, les systèmes d’intéressements sont doublement intéressants pour les entreprises : en plus de conserver ses fonds propres, les entreprises ne sont pas soumises à la cotisation sociale, garante de notre modèle de société.
–          Le relèvement de l’âge légal n’a aucun sens sans une remise en cause de la politique de l’emploi, en particulier des jeunes et des seniors. 38% d’emploi des 50-65 ans en France, qui la classe lanterne rouge. L’Allemagne est à plus de 50% ; sans pour autant être première au palmarès. Il faut remettre à l’emploi les seniors pour lancer la dynamique de cotisation. Le sujet est tellement sensible que F.Fillon a proposé de créer une indemnisation pour ces salariés sans emplois et sans retraites : les comptes de l’assurance chômage ou des partenaires sociaux seraient alors grévés par ces dispositions. (more…)

Xynthia: les sinistrés victimes des manoeuvres politiques

Filed under: 15 - Fédération 17,16 - Ile de Ré — iledere @ 6:30

Les victimes de la tempête Xynthia attendent toujours de connaitre le sort final qui sera réservé à leurs habitations. Un dernier rapport d’expertise diminue la part des zones noires. Mais entre récupérations politiques et rapport officieux, les sinistrés semblent être les grands oubliés des manoeuvres politiciennes.

L’indemnisation des victimes de la tempête Xynthia est devenue un terrain de manœuvres politiques. Dernier épisode en date, la révélation d’un rapport d’experts par le Figaro (21/09) suggérant aux Pouvoirs Publics de réduire de 25% le nombre de maisons promises à la destruction et classées en zone noire pour cause de trop grande exposition aux dangers d’inondation. « L’arrivée de ce rapport nous a fait plaisir, nous a déclaré Renaud Pinoit, vice-président de l’AVIF (Association des victimes des inondations de la Faute-sur-Mer et de ses environs). Nous avons demandé avec insistance que les experts viennent sur le terrain, au lieu de dessiner les zones depuis leur bureau de Paris ou de Poitiers. Et ils sont venus nous voir et ont rencontré les élus. » Appel pressant encouragé par des historiens et des chercheurs, tel Thierry Sauzeau dont nous publions le point de vue (voir document ci dessous). Un seul élu n’a pas été consulté: Philippe de Villiers, le président du Conseil Général. Ce qui lui a permis d’exiger – et d’obtenir – du ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo qu’il se démarque du rapport. Pis. Il s’est même aventuré à prétendre que les maisons écartées de la démolition par les experts devenaient invendables. Ce qui se révèle faux après enquête. Ce sont les Domaines qui se sont portés acquéreurs, quoi qu’il arrive, s’engageant, au nom de la solidarité nationale, à racheter généreusement, parfois jusqu’à 10% au-dessus de la valeur estimée, les habitations de ceux qui le souhaitaient, à condition qu’ils habitent dans une zone définie depuis avril, offre valable jusqu’à fin octobre. Bref, une habitation peut ne plus être classée en zone noire et pourtant être rachetée par les Domaines. Mais Philippe de Villiers tient à montrer qu’il est le meilleur défenseur des sinistrés. Quitte à tordre la réalité. Et quitte à retarder une fois encore la résolution des problèmes des sinistrés. « Les habitants ont besoin de savoir très vite et de façon définitive où sont placées leurs maisons, poursuit Renaud Pinoit ». Invité à participer à la conférence de presse du Président du Conseil général, il a pris ses distances. Et a publié sur le site de l’association, le tracé des nouvelles zones. Il lui avait pourtant été demandé de les garder pour lui, discrètement, comme pour ne pas officialiser le rapport. (more…)

24 septembre 2010

«Elargir» le mouvement: le casse-tête des syndicats

Filed under: 06 - Travail-Entreprises,09 - Evènement — iledere @ 12:00

A La Rochelle se sont 13.500 manifestants qui ont défilé hier au départ de la place de Verdun (notre photo)…,. Avec en fin de manifestation une radicalisation du mouvement qui s’est traduite par un blocage de la rocade.

Selon la CGT, «près de trois millions de manifestants» ont manifesté ce jeudi contre le projet de loi sur les retraites: un seuil psychologique, en hausse par rapport au 7 septembre (la CGT parlait alors de 2,75 millions), qui évoque évidemment d’autres journées très réussies dans le passé, comme le 19 mars 2009 ou les plus bondées des manifs anti-CPE en 2006.

D’après le ministère de l’intérieur, en revanche, ils n’étaient que 997.000. Là encore, un seuil psychologique, celui du million, serait franchi… mais à la baisse puisque le ministère de l’intérieur parlait le 7 septembre au soir de 1,12 million de personnes dans les cortèges partout en France .

A nouveau, l’écart entre les chiffres officiels et syndicaux est béant. Cette guerre des estimations, alimentée par l’absence de comptages fiables, est habituelle. Mais cette fois, elle vire à la caricature. Pas étonnant, car c’est bien une bataille  pour la conquête de l’opinion qui se joue. Un mano a mano dont il est difficile de prédire l’issue, alors que le projet de loi sur les retraites vient d’être adopté par les députés et sera examiné au Sénat à partir du 5 octobre.

L’intensité de cette guerre des nerfs fut très palpable peu avant 13 heures, place de la Bastille. Le cortège parisien allait s’élancer, les responsables syndicaux parlaient avec les journalistes, dans une cohue plus grande encore que d’habitude, les caméras ayant débordé le service d’ordre.

Soudain, une dépêche de l’Agence France-Presse tombe sur les téléphones mobiles : l’Elysée évoque une «baisse sensible» du nombre de grévistes et de manifestants. «Cela signifie que soit les Français considèrent que tout cela est derrière eux, soit qu’ils adhèrent davantage (à la réforme), soit les deux», dit la dépêche, citant une «source» à l’Elysée. La «source» non identifiée? Bien évidemment le conseiller social de l’Elysée, Raymond Soubie, gourou social de Nicolas Sarkozy et véritable artisan de la réforme des retraites… (lire notre portrait de Raymond Soubie ici).

Pourtant, au même moment, les syndicalistes, eux, ont déjà une tout autre vision de la journée.

Certes, le taux de grève dans le secteur public est en baisse : –5% dans la fonction publique de l’Etat d’après les chiffres du ministère du travail, –4,5% à l’hôpital, –0,35% dans la fonction publique territoriale. Il baisse également à la RATP, à la SNCF… Selon la CGC, l’Unsa et la CFDT, le nombre de grévistes baisse aussi dans le privé – la CGT, elle, évoque «plus d’arrêts de travail dans les entreprises privées». Mais à l’unisson, tous évoquent un nombre de manifestants en hausse: «Il y a en moyenne 10% de personnes de plus dans les cortèges», estime François Chérèque (CFDT), sur la base des «textos» arrivés de province. Là encore, la guerre des chiffres fait rage: à Paris, Toulouse, Marseille, Bordeaux, les syndicats évoquent une légère hausse. La police, elle, parle d’une baisse…

«Le gouvernement était persuadé que la résignation allait l’emporter, mais la mobilisation est très réussie», se félicite Bernard Thibault. Derrière la banderole, le leader de la CGT est collé tout contre son collègue Chérèque, signe extérieur d’unité… «Il y a un peu moins de grévistes mais la mobilisation est aussi forte que le 7 dans les rues», estime Alain Olive (Unsa).

«Une telle mobilisation est exceptionnelle à la rentrée : ça grandit, ça s’amplifie», dit Bernadette Groison (FSU). «La mobilisation s’enracine dans le pays», veut croire Annick Coupé (Sud). «On monte d’un cran», dit Jean-Claude Mailly (FO), seul à rester avec ses troupes en arrière pour marquer sa différence…

Et maintenant? «Avec une telle ampleur, la mobilisation ne va pas s’arrêter du jour au lendemain», espère Thibault. «Si pour le gouvernement ce n’est pas suffisant, on remettra le couvert», dit Chérèque. Vendredi matin, tout ce petit monde se retrouve donc pour décider de la suite. Le principe d’une journée de manifestations le samedi (le 2 ou le 9 octobre) semble acquis. «Deux jours de grève en un mois, c’est dur pour beaucoup dans le privé, cela valide notre analyse» d’une action le week-end, dit Chérèque. Annick Coupé (Solidaires) veut elle aussi une «mobilisation citoyenne» en fin de semaine. D’autres initiatives pourraient suivre: une autre journée de grève similaire à celle d’aujourd’hui en octobre lors de l’examen au Sénat, des actions locales sur le terrain… (more…)

Bonne nouvelle : Terra Nova s’éloigne du neolibéralisme

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

Revenant d’un colloque du FMI à Oslo, son président Olivier Ferrand appelle à une expansion salariale qui tourne le dos aux politiques économiques menées par la droite et la gauche ces vingt dernières années. Le problème est qu’il n’en tire pas encore les conséquences.

La fondation socialiste Terra Nova a été invitée au forum commun du FMI et de l’OIT. Pour Olivier Ferrand, qui préside aux destinées de ladite fondation, l’invitation – dont on suppose qu’elle a pu être suggérée au patron du FMI – a valeur de reconnaissance : Olivier Ferrand le signale dès les premières lignes de son papier publié dans l’édition de Echos du 21 avril. Mais la vraie bonne nouvelle est ailleurs. Dans cet article, Olivier Ferrand montre qu’il s’est convertit à la thèse de la paupérisation des classes moyennes.

Depuis la crise financière de 2008, deux thèses s’affrontent de façon feutrée :
– la première considère que la crise est due aux excès de la finance et des banques; on en sortira donc par une régulation plus sévère des activités financières ainsi que par l’assainissement des finances publiques. La majeure partie des économistes en vue – Daniel Cohen, Jacques Attali, Christian de  Boissieu – s’efforcent de diffuser cette analyse. Du côté du PS, Dominique Strauss-Kahn mais aussi François Hollande ou Manuel Vals sont sur cette ligne;

– la seconde juge que les subprime ne sont pas seulement dues à la rapacité des banquiers mais sont la conséquence lointaine d’un phénomène qui dure depuis vingt ans : on a prêté de l’argent aux classes moyennes pour leur permettre de continuer à consommer au delà de ce qu’elles gagnent. Autrement dit, le modèle néolibéral a affaibli considérablement la demande mondiale; on en sortira donc en redonnant du pouvoir d’achat aux salariés pour faire repartir la croissance.

Jusqu’à présent, on aurait été porté à penser que Terra Nova fait plutôt partie du premier courant de pensée, celui des la gauche libérale. Or, la tribune d’Olivier Ferrand montre une évolution certaine. Manifestement le patron de terra Nova a été impressionné par les chiffres de l’OIT : la crise a mis 30 millions de personnes au chômage (75% dans les pays développés !), ce qui porte à 210 millions le nombre de chômeurs officiels dans le monde, soit 7% de la population mondiale active. Parmi eux, 80% de jeunes. (more…)

23 septembre 2010

Révélation : quand Gérard Longuet était arrosé par la Poste

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 12:30

Incroyable. Selon Martin Hirsch les ministres des PTT, et d’autres responsables politiques recevaient des timbres de collection d’une grande valeur, dans la plus grande opacité, jusque dans les années 1990. Premier visé : Gérard Longuet, actuellement président du groupe UMP du Sénat.

C’est devenu habituel : lorsque Martin Hirsch publie un livre, il « balance » une personnalité publique, de façon codée. En juin dernier, dans « Secrets de fabrication », il avait conté la radinerie d’un très grand patron français, qui avait refusé de l’aider dans sa lutte contre la pauvreté. Il s’agissait en fait de Louis Schweitzer, à l’époque PDG de Renault-Nissan.
Cette fois-ci, dans son essai intitulé « Pour en finir avec les conflits d’intérêts », à paraitre le 29 octobre aux éditions Stock, l’ex-Haut-commissaire aux solidarités raconte comment la Poste, entreprise publique, gâtait ses ministres de tutelle, en leur attribuant « des timbres d’une valeur de plusieurs milliers d’euros chaque année (…) ainsi qu’à quelques autres responsables publics, très haut placés ». Hirsch de donne pas de nom, mais il suffit de regarder un calendrier politique. Qui était ministre des Postes et télécommunications en 1986-1988 (gouvernement Chirac) puis en 1993-1995 (gouvernement Balladur) ? Gérard Longuet, actuel président du groupe parlementaire UMP au Sénat, et très écouté à l’Elysée.

Donc à lire Martin Hirsch, Gérard Longuet a reçu  des « épreuves de luxe »,  « d’une valeur marchande bien supérieure (aux timbres premiers jours, très cotés, NDLR) : ils présentaient par leur nombre restreint une rareté qui les différenciait. Ce système était l’un des mieux gardés de la République. Probablement seuls les bénéficiaires connaissaient ce stratagème astucieux et lucratif ».

Puis Hirsch raconte comment en travaillant dans la Commission pour la transparence financière de la vie politique, il s’était aperçu qu’entre les déclarations de patrimoine (sur l’honneur) de certains il y avait un hiatus entre l’entrée et la sortie. « Apparaissait en cours de mandat dans le patrimoine d’une personnalité une maison dans le sud de la France. (more…)

Péchenard : je protège mon fils ? Et alors ?

Filed under: 09 - Evènement — iledere @ 6:30

Invité au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le patron de la police, est revenu sur son intervention suite a l’interpellation de son fiston pour conduite en état d’ivresse et insulte à agent. Le premier flic de France n’a pas fait amende honorable. Pour la droite décomplexée, le privilège indu doit s’assumer haut et fort.

Il y a « un pic de menace incontestable » en matière de terrorisme. Voilà le message qu’était venu délivrer le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard au micro d’Europe 1. Et le patron de la DGPN de préciser disposer « d’indications sérieuses émanant de renseignement fiables » concernant une menace d’attentat.

Bref, le DGPN est venu faire le service après vente de la nouvelle contre offensive médiatique lancée par le gouvernement à la veille de la grande manifestation de demain, jeudi 23 septembre, point d’orgue de la lutte contre la réforme des retraites. Mais l’interview ne s’est pas limitée aux questions de terrorisme, Frédéric Péchenard est en effet au cœur du dispositif policier, et à ce titre quelques sujets méritaient d’être évoqués. Et ils l’ont été.

« La presse a révélé un incident qui concerne votre fils, un peu rebelle, mineur à l’époque», interroge malicieusement Jean-Pierre Elkabbach. Visiblement, Frédéric Péchenard ne s’attendait pas à cette question. D’ailleurs, cela fait déjà deux minutes sur les dix que va finalement compter l’interview que le journaliste consacre à des sujets polémiques qui impliquent le grand flic. On est loin du sujet du jour, le terrorisme, pour lequel il s’est déplacé : écoutes téléphoniques illégales comme le révèle le Canard enchainé de ce mercredi 22 septembre ; plainte contre X du Monde, suite à l’enquête visant à identifier la taupe gouvernementale qui a fournit les PV d’audition au quotidien (l’affaire David Sénat révélée par Marianne2) ; et enfin l’intervention de Frédéric Péchenard pour éviter que son fiston qui a insulté les flics ne connaisse le même traitement que l’ado de base au commissariat de Montreuil.

Petit moment de sidération…mais il se reprend en trois temps.

D’abord le chef de la maison poulaga se félicite du soutien inconditionnel que lui ont apporté « tous les syndicats » de la police qu’il remercie « particulièrement ». Et il y a de quoi au regard de leurs déclarations. Pour Jean-Claude Delage d’Alliance : Péchenard n’est pas un «homme à vouloir de passe-droit (…) On fait sortir un procès-verbal pour déstabiliser un grand flic». Idem chez Unité police : Nicolas Comte se dit «surpris» que cette «affaire sorte maintenant» et «par la tournure qu’elle prend». (more…)

22 septembre 2010

Centre d’appels : Sarkozy promet au Maroc de ne pas toucher à ses emplois

Filed under: 03 - Economie,21 - Mensonges de Sarko — iledere @ 12:00

Vous vous souvenez des promesses du gouvernement, via le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, de lutter contre les délocalisations de postes dans les centres d’appels ? Pour lutter contre ce fléau, Wauquiez avait proposé d’organiser des assises sur les centres d’appels. Ces assises devaient avoir lieu à la rentrée et avait déclenché un véritable tollé au Maroc. Wauquiez avait annoncé, le 12 juillet dernier, la volonté du gouvernement français d’organiser des assises sur les centres d’appels dès la rentrée. Cette annonce intervenait au lendemain de la suppression de 800 emplois au sein de Teleperformance. Les syndicats avaient fustigé le transfert de l’activité de l’entreprise vers la Tunisie et le Maroc, tandis que Teleperformance justifiait ces licenciements par une baisse d’activité liée à la crise et non à un transfert d’activité vers des pays à bas coûts.

L’enjeu est important : ce domaine d’activité emploie environ 300 000 personnes dont près de 60 000 dans les centres d’appels à l’étranger alors que le secteur n’avait délocalisé que 10 000 postes en 2004. Sur ces 60 000 délocalisés, 30 000 salariés travaillent à partir du Maroc, 12 000 de la Tunisie, le reste est réparti entre le Sénégal et l’île Maurice. Cette annonce avait choqué les responsables Marocain, principal bénéficiaire de ces délocalisations. La proximité du pays, ses bas salaires, sa culture francophone sont de nombreux atouts pour le pays.

Depuis cette annonce, la rentrée est finalement passée. Le gouvernement ne parle plus de ces fameuses assises. S’agit-il, comme d’habitude, d’un effet d’annonce ? Oui et non. En plus des effets d’annonce dont est friand le gouvernement, la protestation de nos amis les dirigeants du Maroc a eu un grand impact. Comme avec l’affaire des ROM, le gouvernement annonce, puis voit ensuite comment gérer les effets de bord ! Toujours est-il que l’affaire semble en cours d’être enterrée et la France aurait fait des promesses au Roi du Maroc. Au pied du mur, le gouvernement aurait informé le roi du Maroc que les assises auraient lieu mais que les emplois Marocains ne seraient pas du tout visés. Le Maroc représentant 50% des délocalisés Français des centres d’appels, il semble bien que ces derniers aient été promptement sacrifiés sur l’autel de l’amitié Franco-Marocaine !

Par Eugène pour son blog « économique et social« 

La légion d’honneur fait moins réver…

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:34

Un ancien combattant à Sarkozy : « votre politique commence à trop ressembler à celle que je partais combattre le 6 janvier 1944 »
Il refuse une « fausse distinction grotesque » et dénonce la dérive d’extrême droite du pouvoir sarkozyste.

Il s’appelle René Heitz, ancien combattant de la seconde guerre mondiale censé être honoré par le pouvoir sarkozyste d’un « diplôme d’honneur ». Mais comme le médecin anesthésiste Anne-Marie Gouvet, élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur pour récompenser l’action humanitaire qu’elle mène depuis trente ans, ou encore le professeur au collège de France Jacques Bouveresse, lui aussi concerné par une éventuelle Légion d’honneur*, René Heitz refuse cette distinction.
Il s’en explique dans une lettre ouverte au président de la République publiée par Mediapart :

« Je reçois, aujourd’hui, une lettre de Madame le maire de Saint-Ismier, m’informant que le Président de la République a sollicité tous les maires afin qu’ils remettent le «Diplôme d’Honneur aux Combattants de la Deuxième Guerre Mondiale». (…) Cela m’a paru si grotesque que j’ai tout d’abord cru à un canular mais, à l’examen, il s’agissait bien de ce que je lisais. Alors je me suis demandé à quoi peut bien servir un tel document. A attester que j’ai réellement combattu pour mon pays ? J’ai dans mon bureau mon Livret Militaire. (…) Alors quoi ? Une récompense ? Elle ne saurait être comparée aux distinctions qui m’ont été décernées, je veux parler de la croix de guerre et de la Presidential Unit Citation. De toute façon je ne cherche nullement à en tirer gloire, je n’ai jamais porté ces décorations et peu de gens savent qu’elles m’ont été décernées. A la réflexion, j’ai compris l’utilité de ces hochets distribués en votre nom. Vous espérez qu’ils vous rapporteront quelques milliers de voix supplémentaires aux prochaines élections ! Faut-il que vous vous sentiez en mauvaise posture pour ratisser aussi large ? Ce que vous ignorez, c’est que pour les quelques vieux combattants de cette époque encore en vie, tout ce qui compte c’est d’être en paix avec leur conscience.
Sachez, Monsieur le président, que vos fausses distinctions leurs sont indifférentes. Alors, Monsieur le président, le bout de papier que vous allez faire distribuer n’a pour moi aucune valeur et je n’en veux pas. Je n’en veux pas parce qu’il est distribué dans l’espoir de consolider une politique que je trouve néfaste. Et elle est néfaste parce que c’est une politique de division, de rejet et d’asservissement.
C’est la politique du fort contre le faible, des financiers contre les citoyens.
C’est la politique de la suspicion permanente.
Elle commence à trop ressembler, cette politique, à celle que je partais combattre le 6 janvier 1944 à 18 ans, en revêtant l’uniforme de la 2ème
D.B. Pour toutes ces raisons, je ne me rendrai pas à l’invitation qui m’est faite par le maire de Saint-Ismier et je continuerai mon combat contre les forces et les hommes qui menacent notre laïcité et notre démocratie, jour après jour. »

Un « diplôme d’honneur » ? Mais l’honneur, pour René Heitz, consiste justement à refuser de cautionner cette imbécile opération de communication sarkozyste pour dénoncer, et avec quelle force, le caractère extrême droitiste du régime imposé au pays par le président des riches et des racistes ! (more…)

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