Section socialiste de l'île de Ré
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. Jean Jaures – Psiledere@aol.com

21 septembre 2010

BANKSTERS français: remboursez !

Filed under: 03 - Economie,07 - Justice — iledere @ 12:00

Et voilà encore une information qui tombe à pic ! des banques Française sont mises à l’amende , après les opérateurs télécom en leur temps pour entrave à la concurrence sur les dos des clients. Voilà des pratiques récurrentes qu’il va falloir réguler à coup de class-actions un jour!

On va faire simple :

385 millions d’amende pour 11 banques : La Banque de France, BPCE, la Banque postale, BNP-Paribas, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Crédit du Nord, Crédit Industriel et Commercial (CIC), LCL, HSBC et Société Générale. Elles ont crée un bidule le CEIC pour fabriquer des faux coûts de traitement de chèques.

Et on apprend que : «La création de la CEIC, qui ne correspond à aucun service rendu, a eu pour conséquence d’augmenter artificiellement les coûts supportés par les banques remettantes ce qui a ainsi pesé directement ou indirectement sur le niveau des prix des services bancaires», selon l’Autorité de la concurrence.

Donc ces banques nous ont fait payer plus cher que prévu. Et on apprend que le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, La Poste, les Caisses d’Epargne et la BNP. L’amende a également été majorée pour le Crédit Mutuel, les Caisses d’Epargne, Société Générale, le Crédit Agricole, la BNP et LCL, (ont) déjà condamnées en 2000 pour entente.

Des récidivistes de l’entente sur le dos des clients ! On ne vas pas entendre les sarkozystes réclamer une loi bien sûr !

Et d’après l’Autorité de la concurrence, ce bidule bancaire a augmenté de 220 millions d’euros les prix payés par les clients entre 2002 et 2007. Après avoir mis fin à cette manne, l’Autorité affirme poursuivre l’étude de l’ensemble des commissions interbancaires relatives aux cartes bancaires. Là encore doit y avoir du pactole soutiré aux clients.

Alors, la solution est simple : les banques doivent rembourser les clients avec production d’intérêt au taux légal et s’excuser par courrier à leur frais auprès de chaque client. Ce n’est pas à l’état de toucher l’amende ! Il a été complice de tout ça en laissant faire , donc lui aussi devrait en toute logique se faire taper sur les doigts: que les ministres des finances de 2002 à 2007 soient obligés de s’excuser de ne rien avoir fait !

Par RVA pour Intox2007

Le Plan Alzheimer de Nicolas, Guillaume et François Sarkozy

Filed under: 08 - Santé-Services publics — iledere @ 6:00

Le Plan Alzheimer de Nicolas, Guillaume et François SarkozyVendredi dernier, de retour en France, Nicolas Sarkozy a tenu une réunion de suivi du plan Alzheimer : les « aînés » sont un électorat important pour celui qui se veut le candidat des seniors. Cette réunion fut l’occasion d’une communication présidentielle partielle, un exercice de propagande digne de la Corée du Nord.

Le plan de Nicolas le président…
Sarkozy a rappelé combien cette affaire d’Alzheimer est importante : son plan, énoncé en février 2008, coûtera 1,6 milliard d’euros, pour partie du recyclage d’un précédent plan lancé sous le gouvernement précédent. Son objectif initial était de « construire un parcours personnalisé pour chaque malade, depuis le diagnostic jusqu’à la prise en charge à domicile et le cas échéant en établissement.» Dix-sept expérimentations ont été conduites depuis 2009. A l’annonce du plan, la faiblesse des moyens prévus avait été soulignée. Une partie du plan, avait promis Sarkozy, serait financé … par les malades eux-mêmes, par le biais d’une augmentation des franchises médicales mises en oeuvre dès janvier 2008 ! Cette péréquation, par ailleurs incroyablement injuste, est également fausse, tant il est impossible de garantir l’affectation de ces recettes nouvelles à la lutte contre la maladie.

Après le « succès des 17 expérimentations de Maisons pour l’accueil et intégration des malades d’Alzheimer », Nicolas Sarkozy a décidé de généraliser le dispositif dès 2011. On oublierait presque les 2,5 milliards d’euros d’économies sur l’assurance maladie sur lesquels travaillent les ministres Bachelot et Baroin pour la même année.

800 000 Français sont affectés par Alzheimer ou une maladie assimilée, rappelle le dossier de presse élyséen. Seuls 450 000 d’entre eux sont suivis médicalement, dont 300 000 « bénéficient d’une prise en charge au titre de l’affection longue durée

Nicolas le guérisseur…
Il faut lire le dossier de presse pour mesurer le narcissisme du propos présidentiel.

Primo, Nicolas s’approprie les résultats récents de la recherche contre la maladie : en résumé, c’est grâce à lui si la recherche a progressé : sous la rubrique intitulée « Un effort de recherche sans précédent qui porte déjà ses fruits », les conseillers de l’Elysée expliquent que « le plan prévoit un effort de recherche sans précédent.» En fait, la Sarkofrance a financé 92 projets de recherche, pour 44 millions d’euros au total, soit … 480 000 euros par recherche. Cet effort « sans précédent » représente 6% du coût du bouclier fiscal, ou un gros tiers des dépenses élyséennes. Mais ce n’est pas tout : « 67 nouveaux chercheurs ont été recrutés depuis le début du plan .» Soixante-sept chercheurs !! Incroyable ! (more…)

20 septembre 2010

Changez de vie, trahissez !

Filed under: 11 - société — iledere @ 12:00

Peut-on redevenir soi même autrement et d’ailleurs, quand est ce que l’on est soi même au cours de sa vie changeante ? Pour Jean-Pierre Martin, auteur d’Eloge de l’apostat, la « Vita Nova » mérite d’être vécue : encore faut-il savoir trahir son camp et survivre.

Changer de vie pour quoi être ? Le magazine Sciences Humaines (www.scienceshumaines.com) qui a consacré de nombreux articles sur le sujet, a relevé un amusant « syndrome de la chambre d’hôte », rêve n°1 cultivé par tous ceux qui sont làs de leur routine citadine. Edifiant : pour changer de métier mais aussi de vie, 2500 Français créent un gîte rural chaque année. Résultat, depuis 1990, leur nombre est passé de 4 500 à plus de 30 000. Ce contingent pourtant qui a décidé de faire le grand saut dans l’inconnu et le risque est restreint puisqu’ ils sont 7 millions de citadins à rêver de refaire leur vie dans la luzerne. Derrière la grande rêverie statistique, ce sont des ruptures personnelles, des « scénarios de crise », moins que des réflexions apaisées, qui poussent à bousculer son destin. Le sociologue Claude Dubar a qualifié cette négociation introspective de « conversion identitaire ».

Un professeur de philosophie en master 2 à Lyon, Jean-Pierre Martin, va plus loin encore dans cette proximité avec le lexique religieux, si proche de « la table rase » des révolutionnaires, et du slogan sur la Rupture d’un candidat à la présidentielle. A ses yeux, le changement individuel est un héroïsme moderne, bien plus difficile à exercer qu’on ne l’imagine. Il s’agit même de l’équivalent d’un apostat en pays laïque. En effet, il s’agit de renoncer à une foi ou un idéal sans pour autant se déshonorer. C’est ce que Jean-Pierre Martin nomme la « Vita Nova », dans son (bel) essai Eloge de l’apostat (Seuil). Cobaye de lui-même, il appartient à cette génération mai-68 multiforme.

« Si je tiens compte du statut social, de mon parcours officiel, de ma place dans le monde, je dénombre, à partir de l’adolescence au moins cinq vies qui se découperaient à peu près ainsi : étudiant mal dans sa peau, ouvrier provisoire, baba cool assez speed, artisan et apprenti pianiste de jazz, enseignant dans le secondaire et, depuis (faut-il dire enfin ?) professeur d’université » se décompte t-il. Si l’on ajoute qu’il fut un étudiant maoïste, versé dans les rangs militarisés de la Gauche Prolétarienne et qu’il parvint à s’en arracher, Martin a connu les chrysalides les plus douloureuses. « Nous sommes des êtres changeants et métamorphiques, pas des soldats de plomb » soutient-il. A quel moment est-on soi même ? (more…)

Hortefeux flirte avec les démons xénophobes et populistes

Filed under: 20 - UMP — iledere @ 6:30

Brice Hortefeux en conférence de presse à Grenoble, le 5 août 2010 (Robert Pratta/Reuters)

Un air nauséabond souffle sur la France, et l’on comprend que c’est un peu toute la planète qui s’en aperçoit quand on voyage ou qu’on lit la presse étrangère. Quelque chose est en train de se passer au « pays des droits de l’homme ».

Les vieux démons de la xénophobie et du populisme antirépublicain avaient peut-être été enterrés trop vite. En 2009, le débat sur « l’identité nationale » avait déjà mis quelques puces à quelques oreilles. Mais après tout, la question paraissait en soi légitime. Et puis comme les ficelles politiciennes étaient trop grosses et que le prétendu « grand débat » tourna au café du commerce, la baudruche se dégonfla rapidement.

Chassés par la porte de l’entrée « immigration », les vieux démons sont pourtant en train de revenir par la fenêtre « sécurité ».

Xénophobie, populisme et antirépublicanisme
Depuis le mois de juillet, en effet, il ne s’agit plus simplement de désigner des problèmes de délinquance précis et de leur déclarer la guerre. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre la délinquance et ses figures-repoussoirs habituelles (les bandes de jeunes, les fous criminels sexuels).

Cela, nous le connaissions depuis longtemps, et le petit jeu qui va avec : la droite contre la gauche, les syndicats de police contre les magistrats, les emballements médiatiques à chaque fait divers sortant un peu de l’ordinaire (un ordinaire fait de petits problèmes qui concernent un peu tout le monde dans la vie quotidienne, ce qui n’intéresse évidemment personne).

Mais depuis cet été, quelque chose a changé : le gouvernement actuel s’attaque désormais à des catégories de population. C’est le démon de la xénophobie qui s’agite.

Mais il ne revient pas seul. Son petit frère, le démon du populisme et de l’antirépublicanisme, n’est jamais loin. Plusieurs indices de sa présence ne trompent pas. D’abord, ce démon aime qu’on vénère les chefs, qu’on ne discute pas l’autorité, qu’on ne perde pas de temps à parlementer et qu’on ne fasse pas de compromis. Si le Chef dit quelque chose, cela doit devenir immédiatement réalité !

Ce satané démon…
Le démon ne supporte pas la séparation des pouvoirs, ni l’indépendance de la justice, ni la liberté des journalistes, ni l’autonomie relative des fonctionnaires, pas même la légitimité des élus locaux. On est avec lui ou contre lui, et tout est bon pour réaffirmer son pouvoir. Le mensonge n’est pas glorieux mais il est nécessaire, le démon a dit qu’on ne devait pas hésiter.

On pourra toujours dire plus tard « je ne savais pas » (que j’avais sur mon bureau une circulaire sur l’expulsion des Roms) ou « vous m’avez mal compris » (je parlais des Auvergnats, pas des Arabes). Le principe est clair : nul ne doit résister. Ainsi le démon pousse t-il le Chef à détourner les missions de l’administration pour protéger un de ses lieutenants quand le scandale menace.

Il pousse aussi un autre à dire que ceux des élus qui ne pensent pas comme on doit penser (par exemple sur la vidéosurveillance) sont des traîtres et que c’est à cause d’eux que tout va mal. Il pousse encore le Chef, son staff et un truc qui s’appelle le Parlement à laisser le ministre de l’Intérieur réformer la justice des mineurs (en instaurant la comparution immédiate pour eux) au mépris des travaux en cours au ministère de la Justice.

Il a même soufflé hier au même ministre de l’Intérieur (récemment condamné par cette maudite justice à cause des pressions du démon de la xénophobie) que les magistrats ne devraient plus être des fonctionnaires d’Etat mais des personnes élues localement. Et pour les « rapprocher du peuple » encore plus, il pense comme le Chef qu’on pourra leur adjoindre des jurés populaires au tribunal correctionnel. (more…)

19 septembre 2010

Sommet de révison des OMD : où est la voix de la France ?

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:00

Il est nécessaire que le sommet de révision des OMD (objectifs du Millénaire pour le développement) qui s’ouvre à NEW YORK le 20 septembre 2010 apporte des
avancées.

Rappelons que les objectifs visés ont notamment pour ambition de lutter contre la pauvreté, la faim, la maladie, les mortalités infantiles. Le Parti socialiste
souhaite la réussite du sommet, ce qui passe par la confirmation des objectifs et la révision à la hausse des moyens et des outils qui leurs sont alloués.
Dix ans après la signature de la déclaration initiale, le respect des engagements pris doit être une obligation. Il est temps de passer aux actes. En l’état, et au-delà des seules déclarations d’intention, les pays les plus riches du monde manquent de volonté politique pour assurer une traduction concrète des objectifs.
Concernant les moyens, il convient de rappeler fortement les engagements pris de consacrer 0.7% du PNB au financement de ces objectifs ainsi que la mise en place
d’une taxation des transactions financières dont les ressources viendraient s’ajouter, et non se substituer, à celles de l’APD. La recherche de financements innovants,
notamment une taxation des transactions financières, doit être placée au coeur des négociations en cours.
Il faut mieux soutenir les mécanismes de mobilisation des ressources domestiques des pays les plus pauvres : la lutte contre l’évasion fiscale et la promotion de la
transparence des revenus des entreprises multinationales exerçant dans ces pays constitue un axe essentiel dans la lutte contre la pauvreté.
De même, les engagements pris au sein des OMD en faveur des populations vulnérables doivent être garantis, notamment par des éléments concrets sur les
mécanismes de suivi des engagements.
Au-delà du seul respect des engagements, la transposition dans le droit positif des OMD est nécessaire. Le Pacte International relatif aux droits économiques sociaux et culturels (PIDESC) de 1976 a été complété en 2008 par un protocole additionnel. La signature et la ratification de ce protocole reste toujours en attente et la France doit enfin s’engager à NEW YORK à le ratifier rapidement.
Les citoyens doivent enfin pouvoir être associés en profondeur à la définition, la mise en oeuvre et le suivi des stratégies de développement, à travers une participation
accrue des Parlements et des organisations de la société civile et une reconnaissance du rôle des collectivités locales dans la mise en oeuvre des programmes de coopération. En choisissant à ce jour de ne faire aucune place aux ONG française au sein de la délégation française, et contrairement à de nombreuses délégations nationales, Nicolas Sarkozy confirme le mépris qu’il manifeste à leur égard. Il est encore temps de revoir cette attitude, à deux jours de l’ouverture du Sommet.

Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à l’aide au développement, à la francophonie et aux droits de l’homme.

Le bouclier fiscal, meilleur ami du pouvoir d’achat …. des plus riches !

Filed under: 03 - Economie,20 - UMP — iledere @ 6:30

Rabotage des niches fiscales, c’est l’expression à la mode au gouvernement. Cependant certaines sont intouchables, bien que ruineuses, pour le budget de l’Etat, comme la TVA sur la restauration, la « niche Copé » ou le très symbolique … bouclier fiscal !

François Baroin est à la recherche d’économies pour équilibrer le budget. S’il a du baisser pavillon sur la TVA réduite de la restauration et sur la « niche Copé » : « un boulet à 22 milliards … / …  » qui  » … / … exonère d’impôt sur les sociétés (33,3%) les plus-values encaissées par des personnes physiques ou morales (holdings) en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans » comme l’écrivait Libération, il en fera de même sur la mesure emblématique de Nicolas Sarkozy : Le bouclier fiscal à 50%

Même si ce « bouclier » est une goutte d’eau face au déficit de la France, il est assez détestable de constater que les efforts demandé à l’ensemble des français ne s’appliquent pas aux plus fortunés d’entre eux !

Le président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée, Jérôme Cahuzac, a bien essayé de proposer :  » … / … d’inclure le bouclier fiscal dans le coup de rabot prévu par le gouvernement sur les niches fiscales » ainsi que la :  » niche Copé » arguant que  » Cela soulagerait un peu les salariés » Rien n’y fera !

Et pourtant, en observant les derniers chiffres communiqués par le ministère du Budget révélés, jeudi 16 septembre, par Le Parisien et l’AFP, le bouclier fiscal à 50% des revenus a coûté en 2009 679 millions d’euros à l’Etat. Nous dit Challenge Le Point de son côté précise : « En 2008, l’Etat avait restitué environ 563 millions d’euros « 

Dans le détail : «  18.764 contribuables en ont bénéficié, soit un chèque moyen de 36.186 euros, mais la répartition est nettement inégalitaire: les 9.789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun, tandis que les 1.169 les plus fortunés (6% des bénéficiaires) ont empoché un chèque du Trésor de 362.126 euros en moyenne, soit plus de 62% de l’enveloppe totale … / … « 

Un peu choquant en période d’austérité, « Mais il n’est pas question pour le gouvernement de renoncer au principe du bouclier fiscal », a prévenu mercredi la ministre de l’Economie, Christine Lagarde  » – Le Point

Une façon d’assurer, en quelque sorte, aux plus riches d’entre nous, une garantie de pouvoir d’achat !

Pouvoir d’achat si bien décrit par le candidat Sarkozy en 2007 : «  Je veux être le Président du pouvoir d’achat. Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public … / … Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges. Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010 … / …  » – Source Abécédaire 2007 Nicolas Sarkozy

Si la très grande majorité des français a l’impression de s’être faite avoir, il en existe, par contre, qui sont très contents de leur pouvoir d’achat ! Exemple : Olivier Dassault qui écrivait à Xavier Bertrand, une lettre du 7 avril 2010, publiée par Rue89

« Cher Xavier,
Tes prises de position sur le maintien du bouclier fiscal me réjouissent. Je suis consterné de l’attitude irresponsable et des reculades de certains de nos collègues. Quel signal politique envoyons-nous à nos électeurs et aux Françaises et aux Français qui souhaitent réussir ? Il ne faut nous étonner ni de l’abstention -qui est une protestation violente contre les égarements de notre politique-, ni des délocalisations, ni de l’exil de celles et ceux qui sont les moteurs de la croissance et de la consommation. Nous devons tenir le cap ! Tu peux être certain de ma détermination et de mon soutien. Avec mes amitiés et mes félicitations pour ton courage. Olivier Dassault.
»

Alors, vous voyez, promesse tenue …
Pa Slovar pour son blog

18 septembre 2010

Faire reculer Sarkozy !

Filed under: 13 - PS — iledere @ 12:06

Plus de trois millions dans la rue le 23 !
Les manifestations du 7 septembre ont été un immense succès. Pour une reprise du combat social, nous démarrons plus fort que lors du sommet atteint le 24 juin. Après le refus de Sarkozy-Fillon de reculer sur les 62 ans l’intersyndicale a décidé de nouvelles actions le 15 septembre et une journée de grève et de manifestations le 23 septembre. Le succès et la force de ces prochaines échéances seront déterminants pour les suites du mouvement social et pour préparer une issue victorieuse.

Nous sommes, à l’évidence, dans un mouvement d’ampleur comparable à ceux de 1995, 2003, 2006 et 2009. Les débats sur le « blocage » du pays ou la reconduction des grèves en témoignent. C’est sans doute ce qui a amené Bernard Thibault à déclarer « On peut aller vers un blocage, vers une crise sociale d’ampleur. C’est possible… Plus l’intransigeance dominera, plus l’idée de grèves reconductibles gagnera les esprits » (Le Monde du 10 septembre).

A la différence de 2003 et de 2009, nous affrontons un gouvernement usé, qui n’est pas adossé à une victoire récente, comme celles de 2002 et de 2007, mais qui, miné par les affaires, approche d’une épreuve qui exige qu’il apparaisse consensuel pour ne pas sacrifier ses chances en 2012.

La posture de Sarkozy-Fillon-Wœrth ressemble à celles de Juppé en 1995 ou Villepin en 2006. A une différence près : c’est l’engagement du locataire de l’Elysée.

Sarkozy s’entête, car il espère porter l’affrontement à un niveau politique que les syndicats ne pourraient pas assumer seuls. Il peut faire adopter sa contre-réforme à la majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat. Mais, pour l’instant, plus il s’entête, plus il nourrit la mobilisation sociale.

L’enjeu est là pour le mouvement syndical : conserver son unité et adopter un calendrier de mobilisation qui permette à chacun de se retrouver dans l’action sans écarter aucune forme. Plus de trois millions dans la rue le 23 septembre ! C’est l’objectif à dépasser alors que tous les « grands » médias disent que les 60 ans c’est fini puisque l’Assemblée nationale vient de le voter !

La responsabilité des socialistes et de la gauche
Pour assurer la victoire, accompagner la mobilisation à chaque nouveau palier, il faut que la perspective d’un gouvernement de la gauche unie prenne forme.

Seule la crédibilité de cette perspective autorisera les secteurs les plus solides du mouvement social à se lancer dans une action durable, assurés que leur effort peut avoir un débouché.

La pierre est donc dans le camp des partis de gauche. Une déclaration commune, par laquelle ils s’engagent à mettre en œuvre ce qui, d’ores et déjà, fait accord entre eux, donnerait crédit au débouché politique nécessaire pour libérer les énergies :

  • l’abrogation de la contre-réforme Sarkozy-Woerth,
  • le respect de l’âge légal de 60 ans pour avoir le droit de partir à la retraite,
  • le financement des retraites en prenant sur les profits,
  • une politique de plein emploi qui assurera les ressources des organismes de protection sociale.

Tout en clarifiant certaines de ces déclarations récentes, en particulier sur l’allongement de la durée de cotisation, le Parti socialiste devrait prendre l’initiative d’une rencontre et proposer une déclaration commune de toute la gauche et l’organisation de meetings des partis de gauche sans exclusive dans toute la France.

Mobilisation sociale et débouché politique sont désormais liés. Chacun dans ses responsabilités doit désormais s’atteler à assurer le succès de l’une et de l’autre.

Les éditos de « la lettre de Démocratie et Socialisme« 

une autre croissance pour une autre société

Filed under: 03 - Economie — iledere @ 6:30

(Dessin : Louison)La quête du progrès social n’est pas à l’évidence chose aisée. Plein-emploi, relance de la croissance économique dominé par le social, ré-industrialisation…, seuls ces objectifs intermédiaires pourront guider la France vers ce but ultime. Troisième volet de la conclusion du livre «La Déglobalisation» de Jacques Sapir à paraître prochainement.

L’objectif prioritaire doit être celui du progrès social, et pour cela il importe d’atteindre le plein-emploi. Redisons le, il est vain de chercher ne serait-ce que le statut quo en matière sociale avec un chômage officiel de plus de 8% (avant la crise) -ce qui veut dire un chômage réel de 12% à 14%-. Il ne peut y avoir de politique sociale ambitieuse que sur la base du retour à la croissance économique, mais cette croissance sera à son tour directement influencée par son contenu social. Plus que jamais ce que nous voyons à l’œuvre c’est l’unité du social et de l’économique.

L’objectif peut donc sembler ambitieux. Il l’est si nous restons dans les cadres actuels. Pour tout dire, il devient même impossible. Il n’y a pas alors d’autre voie que celle du « moins disant », du «moins coûtant », initiée par la concurrence acharnée du tous contre tous, et qui nous conduira inéluctablement à une dégradation constante de notre cadre social. Toute relance de la consommation ne peut ainsi que se transformer en un facteur supplémentaire de déséquilibres extérieurs. Même une relance par l’investissement se heurtera au fait qu’aux prix actuels, et au taux de change actuel, il serait plus profitable d’investir hors de France. Il est au contraire plus que raisonnable si nous acceptons de sortir de ces mêmes cadres, dont nous avons vu qu’ils causent – rien que pour le seul libre-échange – un chômage net de près de 5% de la population active.

L’ambition ne consiste pas ici en une relance de la croissance à l’identique, mais à mettre en place un nouveau schéma de développement qui puisse assurer à la fois une forte proportion d’emplois industriels parmi les emplois créés et un faible niveau de pollution dans ces emplois industriels, soit directement (par réduction des diverses nuisances), soit indirectement (par réduction des distances parcourues en transport). L’importance de la part des emplois industriels dans le total des emplois à créer provient du fait que ces emplois sont mieux payés que les emplois de services liés aux aides à la personne. En fait derrière cet objectif, se profile un vrai choix de société.

Voulons-nous avoir une société structurée autour de la finance, du tourisme et des services à la personne ? Ceci implique d’énormes écarts de revenus et la consolidation d’une couche minuscule de super-riches, au détriment de l’immense majorité. Ou bien, voulons-nous une société structurée autour d’un cœur industriel important, mais se faisant dans des conditions renouvelées (1) ? Une telle société est le gage d’un meilleur partage de la valeur ajoutée et de la richesse nationale, et elle est porteuse à la différence de la première de plus de valeurs de solidarité et de coopération.

C’est pourquoi il faut à la fois se fixer comme objectifs le plein-emploi (objectif quantitatif), le développement de techniques visant à la durabilité sociale et écologique (objectif qualitatif) et la ré-industrialisation (objectif sectoriel). (more…)

17 septembre 2010

Continental : le référendum de la honte

Filed under: humour — iledere @ 12:00

Ça passe son temps à geindre et ça se pavane en voiture de sport
« C’est purement et simplement du chantage. Nous avons assisté à un racket social« . Le PDG de Continental France ne décolère pas après le coup de force de lundi. Les organisations syndicales ont en effet « forcé » les actionnaires de Continental réunis en assemblée générale extraordinaire, à se prononcer par référendum sur leur Plan de Sauvegarde des Profits. Un plan approuvé à 52% qui prévoit une réduction des dividendes du titre et des profits du groupe contre une augmentation générale des salaires.

« C’était ça ou la fermeture de tous les sites et donc la mort du groupe » affirme le représentant de l’intersyndicale « les salariés de Continental ne pouvaient plus continuer dans ces conditions. Je pense que les actionnaires ont choisi la voie de la raison« .

Malgré tout, la direction de Continental ne désarme pas. Jugeant cette consultation « illégale« , elle déplore le machiavélisme du procédé. « Les syndicats ont menti aux actionnaires. Quand je les entends dire que les salariés sont exsangues, c’est une imposture! Vous savez on vit très bien en France avec le SMIC« . En visite sur le parking de l’usine de Foix, le président du conseil de surveillance a invité les journalistes à admirer « les mégane et les laguna flambant neuves de ces pauvres miséreux ». Avant d’ajouter : « Quand on est au bord de la ruine, on ne dépense autant d’argent pour tuner sa voiture. Regardez moi ce becquet arrière. Et j’en connais même qui ont des écrans plats! »

Au Medef, c’est la résignation qui prévaut. « Vous savez, ce n’est pas la première consultation du genre. Bien souvent les patrons sont mis devant le fait accompli. On vous demande d’abord de geler vos bonus, de supprimer votre retraite chapeau et votre golden parachute. Puis c’est les stock options, les profits, etc….c’est sans fin » soupire Laurence Parisot. La cause de ce désastre? « La mondialisation » s’exclame la patronne des patrons. « La mondialisation du syndicalisme est un frein à la compétitivité et à la croissance. Les grèves sont internationales dorénavant. Nous n’avons plus aucune marge de manœuvre. Notre capital pèse peu face à leur force de travail« .

Alors comment lutter face à ce nouveau péril rouge? « L’espoir c’est la conquête spatiale et la vie extraterrestre. Quand on pourra délocaliser la production sur Pluton, ils feront moins les malins les prolos! ».

Par Jean-Pierre Martin pour son blog « un petit cadre dans une grosse boiboite ou le bonheur d’être banquier, riche et français et de se lever tôt le matin’

« Page précédentePage suivante »

Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons Creative Commons